AccueilCalendrierFAQRechercherMembresS'enregistrerConnexion

Partagez | 
 

 Le bureau de Kain

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : 1, 2, 3  Suivant
AuteurMessage
Kain
Vampire
Kain

Messages : 717
Le bureau de Kain Empty
MessageSujet: Le bureau de Kain   Le bureau de Kain Icon_minitimeDim 29 Jan 2012 - 19:04

Kain s'était approprié le bureau des anciennes propriétaires du lieu. Il n'avait pas encore eu le temps de refaire la décoration, s'étant contenté de trier tous les dossiers présents, gardant les plus intéressant et se séparant du reste.

Il y avait donc au centre de la pièce un imposant bureau, dans un style victorien/moderne, d'un gout plus que douteux, sur lequel était posé de nombreux papier, dans une disposition presque maniaque.
Le fauteuil du vampire était en cuir, et semblait bien confortable, au contraire des sièges en bois pour les personnes venant s'entretenir avec lui.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Anonymous

Le bureau de Kain Empty
MessageSujet: Re: Le bureau de Kain   Le bureau de Kain Icon_minitimeDim 29 Jan 2012 - 19:57

Tonton Jo"Demain, huit heures."

Pour sûr ç'avait été une réponse plutôt concise ; on ne pouvait pas dire que mon futur employeur potentiel était des plus loquaces. Mais pas de problème, je saurais m'en accommoder. Sans doute une question de caractère culturel : il y a des nations qui ont plus le sens de l'hospitalité que d'autres tout comme il y en a qui ont plus le sens du discours téléphonique. Il fallait avouer que moi non plus je ne l'avais pas trop. Embrouillé, je sors des phrases on ne peut plus banales lorsque je suis au combiné, parfois même je me trompe en parlant. Pour ma défense, je ne suis vraiment pas habitué à tout ça. En fait, nous étions tellement pauvre là-bas en Amérique que nous n'avions même pas de logement avec douche. Enfin si, douches communes, mais avec ce vieux pervers qui avait emménagé sur le pallier du d'ssus, ma vieille ne nous lavait plus qu'au lavabo, elle avait jamais put lui faire confiance au gaillard.

Bref, avant d'en venir à parler de douches et de délinquants sexuels récidivistes vétérans, j'étais en train de taper un brin de causette avec un monsieur du nom de Kain. Drôle de nom vous n'trouvez pas ? Ça fait froid dans l'dos je trouve. Sûrement un excentrique. Et comme chacun sait, les excentriques sont tous des blancs, riches comme le gland du monde. Je devrait donc faire attention avec celui-là, de ne pas paraître trop "enfant de la rue", pas envie qu'il me snob.

Voilà déjà deux mois que je suis dans cette ville. Je dois avouer que je ne l'ai pas trop visité. Entre la recherche intensive d'emplois et d'un nouveau logement pour laisser enfin vacant le salon de mon cher hôte qui m'avait accueillit sans même me connaître sur les dernières volontés de Marina (qui sait combien d'autres destins elle avait chamboulé, halala !)... D'ailleurs à c'propos : c'est quoi votre problème à vous les Irlandais avec le boulot ? J'ai eu un mal de chien à en trouver un, merde j'ai presque faillit devoir saigner la ville à blanc et la presser sous des étaux pour qu'y est du foutu jus d'travail qui en sorte ! Et tout ce que j'ai trouvé, c'est trieur dans une unité de production d’œufs frais. Bon, c'est pas faux que j'ai eu - fut un temps - l'habitude des taffs de merde. Et je crois que finalement, on n'perd pas les bonnes habitudes ahah !

Toujours est-il que, si je devais passer ma vie à faire ce boulot et seulement ce boulot, je crois que j'en crèverais de folie. Si y a la musique, par contre, ahhhh ; là, c'est bien ! Les concerts dans des cafés me manquaient, mais j'avais une certaine appréhension quant à tout ça. La nouvelle Orléans, c'était la Terre sainte du Jazz, un peu comme le paradis, mais Galway, une ville old school en pleine Irlande : j'avais aucune idée de la place de cette musique sacrée ici. Je cherchais donc désespérément un bouiboui où je pourrais en jouer. Bien sûr j'étais pas dupe, je savais que tout seul je n'arriverais peut être à rien. C'est pour ça qu'avant de trouvé du travail, je donnais occasionnellement des cours au conservatoire qui m'avait accueillit les bras grands ouverts - ça faisait plaisir à voire. Outre le fait que j'avais pu rentrer un peu d'oseille et par la même payer quelques course à Andrew afin de l'aider un peu financièrement, j'avais rencontré pas mal de musiciens. Certains étaient prêt à monter un petit quelque chose avec moi, l'un deux - le saxophoniste - partageait le même enthousiasme que moi pour le jazz et l'autre - le batteur - était un peu plus volage. Avec un pianiste, ç'aurait été parfais mais eh ! : dans la vie, il fallait savoir se contenter de ce qu'on avait.

C'est donc avec un entrain tout particulier que j'entamais la liste des bars et cafés sur l'annuaire et mitraillais la ville de coup de fils. Qu'est ce que c'était pratique d'avoir le téléphone à la maison, moi qui avait toujours appelé mes contacts depuis une cabine, comptant mon temps comme un guignol. Étant jeune, j'avais même dilapidé toutes mes économies en une soirée pour une petite qui semblait ne jamais vouloir s'endormir. Des beaux souvenirs tout ça. Bref, certains bars avaient des noms inaccoutumés - c'était le cas d'le dire - et le Bloody Valentine en faisait partie. "Bloody Valentine", sérieusement : quelle foutu clientèle pouvait avoir envie de rentrer dans un bar-hôtel sachant qu'il avait ce nom là. Bon, j'avoue qu'il me séduit un peu quand même, ça a quelque chose de très... sauvagerie luxueuse, voir lascive. Bref, la patron semblait avoir mit pas mal d'offres au papier, dont musicien. N'ayant aucune idée du type de musique dont il voulait embaumer ses locaux, je l'avais appelé, n'ayant rien à perdre :

"- Bloddy Valentine j'écoute ?
- Bonjour cher monsieur. J'ai lu votre annonce concernant une offre d'emplois pour le poste de musicien et il se trouve que par un fabuleux hasard...
- Demain, huit heures."
*clic*


"Ça, c'est fait" avait dut se dire l'homme au téléphone. J'en avais immédiatement parlé aux gars. Ils avaient tout d'abord affichés une mine passablement déconfite, l'air gênés aussi. Mais j'ai pas eu de mal à les motiver et ils acceptèrent à condition que ça soit moi qui parle en notre nom à tous... eh bah, quel honneur mesdames et messieurs.

Donc me voilà, le lendemain, devant l'endroit en question. Joli, le taudis ! Je ne m'étais pas trompé en passant qu'il s'agissait d'un trou qui puait le luxe. Bah, ça ne me fera pas de mal de jouer dans les hautes sphères, je pense que mon millefeuille ne s'en portera que mieux. Je suis planté devant les portes - sans trop gêner le passage non plus, je ne suis pas un goujat moi -, la déesse à côté de moi, impatient de pouvoir faire courir mes doigts sur ses cordes, attendant les autres qui arrivèrent enfin au bout d'une petite dizaine de minutes, à peu près à l'heure donc. Pour l'occasion, je ne m'étais cependant pas habillé exceptionnellement : une veste en cuire rouge, jeans, écharpe parce qu'il ne faisait pas un temps tropical en ce bas monde et un paire de vieille chaussure en daim. J'avais pas assez pour m'acheter un costard et j'avais pas envie d'en demander un à Andrew qui avait déjà tant fait pour moi.

Sans hésitation, j'entre dans le saint lieu, près à y répandre mes cantiques célestes, afin que les oreilles de chacun puissent apprécier la musique des anges, amen ! Faisant rouler l'étui massif, je pose l'instrument à côté du zinc et me rend vers le seul homme présent dans le lounge qui - en pleine journée - est hors des horaires d'ouvertures et apparemment réservé aux entretiens. Voyons voir, c'est lui le patron ici ?

"Bonjour ?"[/justify]
Revenir en haut Aller en bas
Kain
Vampire
Kain

Messages : 717
Le bureau de Kain Empty
MessageSujet: Re: Le bureau de Kain   Le bureau de Kain Icon_minitimeLun 30 Jan 2012 - 0:06

Kain avait décidé de se réfugier dans son bureau. La soirée venait à peine de commençait et était déjà d’un ennuie… mortel. Les clients présent étaient insipide, vampires se comptant fleurette, humains amateur de « malbouffe » les rendant sur le coup impropres à la consommation car doté d’un sang bien trop riche en cholestérol, ou encore d’un lycan dépressif qui vidait verre d’alcool sur verre d’alcool au comptoir. Non vraiment la soirée s’annonçait des plus morose, et bien décidé à ne pas mourir une deuxième fois, le vampire s’était réfugié dans son bureau.

Là, au calme il avait pris le dossier de Stasi Tabaristan, récupéré la veille au Quality Street, dont la lecture s’avérait être des plus instructives. Ces seuls papiers suffisaient à le mettre de bonne humeur, il allait pouvoir s’emparer de la clinique sans doute plus rapidement que prévu.

Posant les dossiers sur le coté, il sortit un petit plan avec des lieux entourés en rouge, le bloody et la clinique y figuraient ainsi que d’autre commerces. Il sourit en se disant qu’à ce train ses objectifs seraient remplis plus rapidement que prévu, et bientôt il pourrait faire de cette ville son nouveau terrain de jeu comme l’avait été Londres fin XIXeme siècle.

Sa quiétude fut cependant interrompu par l’arrivé d’un inconnu dans son bureau. Un individu qui sentait fortement l’humain accompagné d’un étui assez volumineux. Kain observa le personnage un court instant avant de réaliser. Le rendez-vous de 8 heures, le vampire avait complètement oublié!

« Bonsoir. »

Le vampire se leva et s’avança afin de sérer la main à l’individu qui venait sans doute pour postuler en tant que musicien. Rien de bien excitant de prévu ce soir malheureusement, mais il le fallait bien, s’il continuer de torturer/séquestrer/éventrer chaque personne cherchant un travail il finirait pas avoir une bien mauvaise réputation.

« Je me prénomme Kain, gérant de l'établissement. Je suppose que vous êtes la personne que j’ai eu au téléphone ? »
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Anonymous

Le bureau de Kain Empty
MessageSujet: Re: Le bureau de Kain   Le bureau de Kain Icon_minitimeMer 1 Fév 2012 - 16:40

Tonton Jo
Je devais avouer que le nom du bonhomme lui allait particulièrement bien, son apparence m'étant encore plus inquiétante que celui-ci. Cela dit, étant quelqu'un qui travaillait pour une chamane prenant son domaine d'activité comme un mode de vie, j'étais pas en mal question look étrange et atmosphère associé. D'ailleurs, celle du Bloody Valentine était - quant à elle - légèrement différente de ce à quoi je m'étais attendu ; un peu moins bourgeoise, plus sombre, mais le côté libidineux sous-jacent correspondait exactement à l'image que je me faisais du thème associé aux mots "Bloody Valentine".

Je sais pas si c'est ma petite paranoïa (qui se fichait d'échouer à un entretien sinon quelqu'un qui ne désirait pas vraiment du travail pour lequel il postulait ? ) mais en entrant j'ai vraiment eu l'impression que le monsieur en face de moi était blasé au possible et qu'il n'avait qu'une envie, celle de me voir tourner les talons. Tout en espérant que non, je m'étais bien résolu à ne rien censurer de ma bonhommie habituelle, qui pouvait agacer les aigris, sans remarquer que le reste du trio était resté dans la pièce à côté.

"- Je me prénomme Kain, gérant de l'établissement. Je suppose que vous êtes la personne que j’ai eu au téléphone ?
- Enchanté monsieur Kain, dit-je, tout en lui serrant la main. Tonton Jo pour vous servir. Vous supposez au moins aussi bien que votre enseigne m'impressionne. * regard panoramique pour étayer mes propos * Pour ma part j'ai pensé qu'un CV n'était pas le meilleur moyen de juger du talent d'un musicien. Moi et mes gars on attend plus que de savoir si vous voulez une démo ou si d'autres détails vous taraudes avant."


Bah ouais c'est vrai quoi. J'ai jamais vraiment participé à un entretien... pour le poste de musicien j'veux dire. Chez moi c'était surtout du bouche à oreille. Comme j'étais déjà bien installé, c'est les cafés dans lesquels je passai mes soirées qui me prenaient. Et puis petit à petit, y avait des gens qui parlaient et on finissait par ne plus savoir quel endroit choisir, alors on tapait dans la fidélité et on tournait quand on avait nos disponibilités. Mais dans une ville comme celle-là, il a bien fallut que j'y aille de moi même si je voulais pas attendre des siècles. Des fois, on peut attendre un sacré bout d'temps devant une scène avant de monter dessus. Bref, j'avais dis ça pour savoir si le propriétaire voulait risquer sa soirée en nous mettant à l'essai devant tout l'monde (même si moi je savais pertinemment que ça allait bien se passer : on était connectés avec les gars) ou s'il voulait attendre d'en savoir un peu plus sur nous ou même que la soirée se finisse pour y aller plus discret.
Revenir en haut Aller en bas
Kain
Vampire
Kain

Messages : 717
Le bureau de Kain Empty
MessageSujet: Re: Le bureau de Kain   Le bureau de Kain Icon_minitimeMer 1 Fév 2012 - 23:25

Le vampire serra la main de ‘lindividu, mais celui-ci ne dit rien quand à la froideur de son corps. Pas de changement dans ses pulsations cardiaque, pas d’inquiétude ou de peur autre que celle d’une personne normal qui se rendait à un entretien d’embauche des plus banal. Kain en fut assez surpris, voir même un peu contrarié. Certes il ne jouerait pas avec, mais au moins il aurait pu se distraire quelque peu en observant le visage apeuré de son interlocuteur… Mais non le musicien ne semblait pas le moins du monde affecté par sa froideur.

L’air légèrement agacé, le vampire alla de nouveau s’installer derrière son bureau. L’écoutant distraitement.

« Vous avez raison, les CV ne sont pas vraiment d’utilité, rien ne vaut un entretient et une évaluation de vos compétence directement. »

Peut être arriverait-il à le stresser différemment…

« Donc je vous écoute, montrez moi comment vous vous servez de votre instrument, après tous si vous l’avez apporté autant vous en servir. »


Le vampire croisa les bras et s’installa plus confortablement dans son fauteuil. Il était toujours contrarié par le fait que l’humain n’éprouve rien quand à sa nature, chose qu’il ne trouvait absolument pas normal, depuis plusieurs centaines d’années, jamais aucun humain ayant conscience de son état, n’avait été aussi tranquille enfermé dans une pièce avec lui… Non pour le vampire il n’y avait qu’une explication logique…

« Mais juste avant que vous commenciez j’avais une petite question, vous êtes nouveau en ville ? »

De nouveau un sourire se dessina sur le visage du vampire.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Anonymous

Le bureau de Kain Empty
MessageSujet: Re: Le bureau de Kain   Le bureau de Kain Icon_minitimeVen 3 Fév 2012 - 0:33

Tonton JoLe vampire ne se défit pas une seconde de son air désabusé, mais rien ne pouvait stopper mon entrain habituel. J'avoue que j'avais tellement la tête dans mon entretien que je n'avait pas capté la relation entre tout les "signes" qui m'apparaissaient : pâleur, dentition qui semblait étrange (qu'on ne voyait pas bien puisqu'il ne s'amusait pas à sortir les crocs, logique), main froide, ambiance des lieux. Ah si Marina me regardait de là haut à ce moment là, je crois qu'elle aurait sacrément grimacé ; les signes, c'était très important. Enfin bon, je commençait tout doucement à me dire que quelque chose clochait lorsqu'il me posa la question concernant mon "expérience de terrain" en ces lieux.

J'étais pourtant pas plus inquiet que ça. Il fallait dire qu'à force, la fumette avait plus ou moins éradiqué cette mauvaise habitude qu'avait le commun de la foule à paniquer pour un rien. Oh et je veux pas paraître vantard hein ? Je dis juste que je suis pas trop du genre soucieux dans la vie. Même si pour cette occasion je n'avais rien pris - n'ayant pas envie que mon potentiel futur patron n'ai de moi la première impression d'un homme avec des yeux de rongeurs - je n'en conservait pas moins un certain détachement en général. Enfin bon, toujours est-il que j'ai répondu aussitôt à sa question alors que je m'étais déjà à moitié tourné vers la porte pour prendre ma déesse et appeler les gars suite à sa première remarque. Mais instinctivement, je pris en compte le fait que je n'étais pas tout à fait étranger à ce qu'il se disait sur le coin et je commençait tout doucement à - s'en m'en rendre compte - intégrer le fait que monsieur Kain n'était peut être pas tout ce qui avait de plus normal au monde... en tant qu'être "vivant" je voulais dire.

"- Oh et bien on peut dire ça comme ça. En fait j'ai débarqué il y a quelques mois seulement. On m'a dit plein de choses sur cette ville, des choses pas claires. Mais vous inquiétez pas hein... j'ai tout les papiers qu'il faut, ça oui. Oh hey les gars ? Faudrait qu'on s'active un peu je pense, le travail ça tombe pas du ciel n'est ce pas ? "

C'est à ce moment que les compères entrèrent dans la salle avec le matos, un peu plus timides que d'habitude, ce qui ne m'étonnait pas malgré que je ne sache dire pourquoi. Je commençait à défaire l'étui alors que les autres se mettaient aussi en place, Matt au saxophone et Henry au djembe à défaut d'avoir put ramener toute un kit de batterie, toujours attentif à ce que me disait monsieur Kain.
Revenir en haut Aller en bas
Kain
Vampire
Kain

Messages : 717
Le bureau de Kain Empty
MessageSujet: Re: Le bureau de Kain   Le bureau de Kain Icon_minitimeSam 4 Fév 2012 - 0:23

Un nouveau, le vampire jubilait, il venait de lui confirmer qu’il était nouveau en ville et donc ignorant des us et coutume de Galway.

L’idée d’apprendre à un inconnu que les vampires existaient, lui fournissant la preuve irréfutable de ses propos par une quelconque action, mettait le vampire dans une humeur jovial. Et voila qu’en plus il avait demandé à tous ses amis de venir.

Une brochette de nouveaux à affoler, terroriser, et surtout torturer psychologiquement. C’est un peu comme si on venait de présentait un plateau de douceur à un fin gourmet. Ses yeux brillaient d’une lueur qui dans cette ville aurait suffit à effrayer n’importe qui de conscient du possible danger.

« Et en plus vous êtes venus avec votre troupe, voila qui est excellent !. Mais attendez, je ne pense pas que vous soyez le mieux placé pour jouer… »

Le vampire se leva, et déplaça sa chaise, puis son bureau avec une rapidité et une aisance déconcertante. En quelques secondes, le fond de la salle était totalement dégagé.

« Venez vous placer plutôt par ici, ça sera mieux. »

Avant même qu’ils aient fait le moindre mouvement, le vampire vint se positionner derrière eux, les incitants à allé dans l’endroit fraichement dégagé. Mais l’unique but de la manœuvre était que maintenant il se situait face à la porte. Ainsi placé, il aurait tous le loisir de s’amuser sans qu’ils ne puissent s’enfuir tous de suite…
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Anonymous

Le bureau de Kain Empty
MessageSujet: Re: Le bureau de Kain   Le bureau de Kain Icon_minitimeDim 5 Fév 2012 - 2:21

Tonton Jo
Quand j'avais fais venir les gars, il semblait tout d'un coup dégrisé. Tant mieux. En fait, au début je pensais que ce regain d'intérêt dans ses yeux était dut à la perspective de goûter à un cru composé de joueurs renommés du conservatoire, qu'il connaissait peut être. Conneries, oui. Il faut croire que les vampires sont bels et bien des pervers sadiques comme on le disait, même si j'avoue ne pas avoir appréhendé tout de suite la nature vampirique du monsieur. Je commençais donc à devenir sacrément enthousiaste quand à la suite des évènements. Enfin, ça, c'était avant qu'il prononce sa phrase sur l'espace et qu'il ne déplace des meubles d'une cinquantaine de kilo comme s'il s'était agit d'un foutu avion en papier. A ce moment, je crois pouvoir dire que mes yeux avaient comme doublés de taille.

Je décidait donc de me concentrer sur mon instrument histoire de me changer les idées. Le coup des meubles devait être un vieux tour, ou non, mais en tout cas tout un tas de question cherchait à sortir de mes lèvres et j'étais trop concentré sur mon entretien pour me permettre de les posées. Je tenais à rester correct, même si je remarquais qu'à l'instant mon interviewer prenait manifestement un malin plaisir à étudier mes réactions face à ce qui faisait la particularité simultanément des lieux et du propriétaire. Malheureusement pour moi, c'était sans compter sur le comportement décidément malsain de ce dernier, dont les paroles se dégageaient derrière moi, alors que l'instant d'avant... vous savez quand vous vous rendez compte que vous venez d'assister à quelque chose de pas normal, et que vous hésitez entre décider que vous avez été témoins d'une expérience hors du commun ou que votre esprit vous joue des tours ? Généralement, tout le monde se rabat sur la seconde position. J'aurais aimé pouvoir faire de même. Mais les preuves étaient là, juste devant... juste derrière moi.

Jurant d'avoir sentit son souffle dans mon dos alors que la vérité - qu'il n'en avait même pas - m'aurait apparu comme pire encore, je me retournais d'un seul coup, mes deux pieds semblaient un instant avoir tout quitté sol, et me départis d'un magnifique "Holly shit !" qui m'échappa bien malgré mon intention de conserver une certaine retenue. Mais paraître poli était, en cet instant précis, la dernière de mes préoccupations, le liquide alcalin qui électrifiait le vin de ma charpente pouvait en témoigner.

Je ne remarquais pas que les deux autres avaient également sursauté. En fait, ils étaient bien plus inquiets que moi et aussi plus courageux. Cela dit, je reprenais bien vite mes esprits. Je n'étais pas vraiment apeuré. On pouvait dire que son petit numéro de téléportation m'avait fait sauter au plafond, mais je n'en craignait pas plus pour ma vie. Malgré toutes les choses que j'avais enduré dans ma vie - haines raciales ou haines tout court, jalousie, mépris - j'avais encore beaucoup de mal à me représenter la possibilité que l'on puisse manquer de respect à la vie au point de certaines personnes que cette ville - mi-maudite, mi-bénite - couvait. Pour moi, la vie humaine était quelque chose qui se devait d'être aggloméré et entretenue dans l'amour et la musique. Je ne me souciait pas outre mesure des excentricités de monsieur Kain, tout en sachant que celles-ci étaient peut être volontairement mises en œuvre, très certainement dans l'optique de nous déstabiliser.

Sortant mon instrument, je me permettais le luxe d'une rapide vérification de son accordage, qui ne semblait pas trop avoir souffert du voyage. Le temps que les deux autres ne s'installent, j'étais déjà prêt. J'avais pourtant l'instrument le plus encombrant. Je faisais craquer mes phalanges, satisfait à l'idée de pouvoir jouer. C'est que je n'avais pas eu ma dose quotidienne vous savez. Me tournant vers la bande :
"- Bon alors je pensais faire quelque chose dans le style des lieux pour que monsieur Kain puisse apprécier le potentiel de l'ambiance, en partant sur ce qu'on avait fait sur la base de Kilimanjaro, vous en dites quoi ?
- La première ?
* visiblement affecté par l'idée de prendre la parole et donc de se faire remarquer par le vampire, le batteur avait une voix très mal assurée.
- Ouais, ça vous va ? "

Un "ouais", faible mais néanmoins décidé m'incita à commencer. Je pinçais ma première corde, laissant se répandre un son à la fois magistral et très inquiétant ; extrêmement grave qu'il était, il semblait être aussi bien écouté par les entrailles que par les oreilles, qui vibraient autant les unes que les autres. Le djembe m'accompagna bien vite. Je saluais intérieurement la capacité d'adaptation de Henry pour avoir prit bien vite un rythme qui collait parfaitement au reste, alors qu'il avait apprit à jouer cette musique sur une batterie complète. Il partit sur des battements très rapides et légers, un rien tribal, tandis que ma contrebasse sonnait lentement et lourdement. Matt nous rejoint ensuite en tant que narrateur de la musique avec une mélodie progressive, commençant par une plainte lancinante et déstructurée pour finir dans des envolées complexes et un tantinet hystérique. J'aurais souris, satisfait de la main de maître de mes compagnons, mais mon corps n'était plus.

Enfin ce fut à mon tour de partir, inversant les rôles, le saxophone jouant des notes longues qui s'étouffaient en des tremolos agonisants alors que mes doigts étaient dirigés par un être en plus de moi. C'était comme s'il y avait deux personnes sur l'instrument (certains me l'avaient d'ailleurs dit), non à cause de la vitesse qui était tout de même soutenue, mais à cause des notes qui semblaient vouloir exprimer deux chose diamétralement opposées en un même corps. Schizophrénie musicale, ma déesse s'était transformé en un grand doppelgänger de bois, prenait vie, dansait des danses interdites. L'atmosphère était devenue une pure vapeur de turpitude mentale, quelque chose d'infiniment vertigineux s'était installé qui donnait envie de fermer les yeux et de se laisser aller avec une curiosité anormale à ce qui se définirait le mieux par "malaise semi-physique".

Quand ce fut fini, je sentais que cette atmosphère était encore présente, que nous l'avions invoqué. Absurdes, les âmes frêles se sentirait coupables de s'être délectés d'une telle chose ; sadomasochisme artistique, un verre à porté de main aurait pour sûr trouvé preneur auprès de moi, et je remerciais le ciel de ne pas m'avoir tenté : c'eut été inconvenant en plein entretien. Aussi portais-je mon regard vers monsieur Kain pour savoir comment il avait perçut tout ça, et surtout s'il l'avait vécu. Quelque part, je pense que j'espérais déterminer en lui seul si les gens de cette ville avaient une sorte d'âme, ou tout autre chose qui s'accordait avec ma vision du monde dont le spectre déformant transformait le moindre détail en affaire de la plus haute importance, qui abordait le son de la pluie en accès à un autre monde.
Revenir en haut Aller en bas
Kain
Vampire
Kain

Messages : 717
Le bureau de Kain Empty
MessageSujet: Re: Le bureau de Kain   Le bureau de Kain Icon_minitimeMer 8 Fév 2012 - 22:04

Il semblait que les efforts du vampire commencèrent à prodiguer leurs petits effets, et c’est avec une certaine délectation que le vampire observa les visages des musiciens se décomposer. Ainsi donc sa première hypothèse sembla mauvaise, ce n’était pas qu’ils ne connaissaient pas l’existence des vampires, mais simplement qu’ils étaient dans leurs monde, et qu’ils n’avaient simplement pas réalisé que potentiellement n’importe qui dans cette ville pouvait être un monstre. Et Kain allait se faire un plaisir de leurs inculquer une petite leçon de prudence, à sa façon.

Les musiciens commencèrent à jouer, et il devait bien l’admettre, ils n’étaient pas mauvais, mais ce n’était cette mélodie là qui procurait un véritable plaisir au vampire, plutôt le stress des musiciens qu’il ressentait alors qu’ils jouaient. Un bon point pour eux cependant, cela ne semblait pas affecter leurs musiques, et ça c’était véritablement un bon point pour eux. Mais l’entretient n‘était pas finis pour autant, loin de la.

Le vampire attendit sagement la fin du morceau, et applaudit.

« Bravo, vous avez su vous adapter au lieu, et me jouer un morceau sympa, vous correspondez à ce que je recherche, malgré tous, comme vous l’avez remarqué, cette ville est particulière, de par sa faune… J’ai besoin d’être sur de ne pas avoir besoin, disons de « baby-sitter » les membres de mon club. En cas de problème vous devez assurer sans une quelconque protection, en êtes vous capable ? »

Il fit un grand sourire, n’ayant pas quitté son emplacement stratégique, séparant le groupe de la sortie.

« Imaginons que maintenant, je sois un client plein de mauvaise intention… »


Ses pupilles changèrent, et il dévoila ses canines anormalement longues.

« Que feriez-vous ? »

Son ton de voix était devenu un peu plus grave. Maintenant, lentement il s’avançait vers eux… Le jeu venait de commencer.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Anonymous

Le bureau de Kain Empty
MessageSujet: Re: Le bureau de Kain   Le bureau de Kain Icon_minitimeVen 10 Fév 2012 - 21:15

Tonton JoMonsieur Kain avait patiemment attendu la fin du morceaux et moi j'étais trop naïf pour ne pas être persuadé que cette lueur presque enfantine si elle n'était pas si macabre venait de son écoute, ce qui me redonna un coup de fouet et me mit un peu de baume au cœur. Que ceux qui disent qu'il ne me faut pas grand chose ne s'en cache pas, car c'est vrai. Mais c'était sans compter sur le comportement déviant de mon interviewer que je commençait vraiment à trouver puéril. En fait, il ne faisait rien d'autre que jouer avec nous et je fini par me demander si sa joie n'était pas feinte afin de nous retenir un peu plus longtemps dans ses petites perversions.

Au fond de moi, je ne pouvais pas m'imaginer que ce qu'il disait était vrai. Je pensais que le vampire ici présent était un cas isolé et qu'il ne parlait du danger de cette ville que pour m'amadouer. Aussi j'espérai que les rares autres exemplaires que comptait Galway n'étaient pas comme lui. Ils feraient une bien piètre race. En pensant cela, il me vint à l'esprit ce que l'on pourrait sans équivoque qualifier de claque mentale. Est ce que je venais d'avoir le même type de raisonnement que celui qui avait conduit - et continu de conduire - des hommes à déchirer des gens de ma couleur (ou d'autres, tout les prétextes sont bons en général) ? Oui, c'était bel et bien le cas. Je remerciai le ciel de ne pas m'avoir laisser poursuivre ma route sur ce mauvais chemin et écoutait attentivement ce que me dit monsieur Kain.

Il parlait de nous protéger nous même, il parlait d'être un client mal léché qui ne voulais faire une partie de curling avec nous. Il parlait de plein de trucs en fait, des trucs qui faisaient changer mes camarades de couleur. On pouvait dire qu'ils avaient les nerfs à vif depuis qu'ils étaient entrés dans cet endroit, mais là... je ne les avais tout simplement jamais vu comme ça. Matt sortit une petite ampoule d'un liquide transparent, il avait bondit de sa chaise le con ! Du coup, sa réaction m'avait encore plus secouée le palpiton que la chauve-sourie devant moi. Lorsque monsieur Kain fut assez proche, Henry se leva aussi et se mit en position de défense. Il avait pas mal reprit des couleurs, même si je n'y avais pas vraiment prêté attention. Dans ce genre de situation, on ne faisait pas gaffe au détail. Et j'estime avoir réagis avec un sang froid honorable par rapport à d'autres qui - en terme de détails - n'auraient pas put voir une merde d'éléphant sur une machine à laver.

Toujours est-il que je décidai de ne pas me lever. Par un caprice dont la décision n'avait pas durée un centième de seconde, je revendiquai ma position de pointe solide du triangle, j'estimais pour une raison qui m'est encore aujourd'hui inconnue que c'était à moi de montrer l'exemple. Le genre d'attitude que l'on regrette avant même d'avoir fini de l'adopter. Mais si je cédais à la panique, de quoi j'aurais l'air hein ? Vous pouvez m'le dire ? D'un chiard qui se fait courser dans la rue par un Bulldog avec le froc incendié par un pétard foireux, voilà de quoi j'aurais l'air. Et je sais pertinemment que c'était une question de fierté. Mais après tout, la quasi totalité de nos actes baignent dans la fierté, alors pourquoi pas ?

Je m'adossai un peu plus à la chaise, comme pour gagner une distance virtuelle, affichant un sourire tout ce qu'il y avait de conciliant accompagné du petit rire tendu de celui dont l'esprit ne semble pas s'être décidé s'il croit à ce qui est sur le point de lui arriver ou non. Tout en levant mes mains à niveau d'épaule, paumes vers le sol, des mains qui se voulaient calmer le jeu, je lui dis :
"Hola, mais qu'est ce que vous comptez me faire avec vos dents là ? Je vous rappelle que je ne suis là que depuis peu. Merde, vous déplacez les meubles avec l'ongle de votre petit doigt, vous vous téléportez et moi vous voudriez que je fasse quoi ? Que je fasse un round poids plume contre vous c'est ça que vous voulez ? Je vais peut être vous décevoir mais j'ai de sérieux doute quand à mes chances dans ce cas, je suis à peu prêt aussi sûr de peser la moitié de bureau que d'me faire arracher la tête avec une de vos pichenettes. Et puis pourquoi cet exercice ? Vous êtes en train de me dire que vous n'êtes même pas capable d'assurer la sécurité dans votre propre établissement contre des... perturbateurs ? J'en doute sincèrement monsieur Kain. Bondye, s'il existe un stage pour ne pas avoir à se faire babysitter je veux bien m’inscrire tout de suite mais c'est pas avec mon service militaire et mes quelques cartouches de chevrotines coulées dans un morceau de bois que j'arriverai à faire face à quelqu'un de vot' trempe. En tout cas croyez moi, si c'est à mon sang que vous en voulez, je peux vous assurer que vous le trouverez dégueulasse, en plus vous risqueriez de faire une overdose en le buvant."

Et voilà, il avait gaffé.
Ne pas parler de sa consommation de drogue pendant un entretient.
Ça, c'est fait.

Je me levais doucement, poussant un petit soupir pour relâcher la tension palpable, surtout celle qui provenait de derrière moi à m'en hérisser les poils du dos (tout du moins si j'en avais eu... ahem). Prenant un ton à la fois plus doux et plus sérieux, je me permettais une dernière défense :
"Écoutez, je ne suis pas quelqu'un d'exceptionnel, je ne suis qu'un musicien. J'ignore si vous avez l'habitude de recruter vos musiciens à l'armée, mais mis à part des joueurs de trombone et de tambour, vous n'y trouverez rien d'alléchant, en toute humilité bien sûr. Je ne sais pas encore très bien comment ça se passe ici, en particulier dans votre enseigne ; mais chez moi les gens capable de faire... * désignant le bureau en touillant du doigts * ce truc, ne courent pas les rues et honnêtement je ne vois pas ce que vous attendez de moi, moi qui croyais devoir faire ce pourquoi je pensai être venu. Si ça peut vous rassurer quant à mon besoin de me faire babysitter, je pourrais toujours me procurer une bonne vieille Winchester ou un pieu en bois et je ne demanderai rien à personne."

Je n'avais rien d'autre à ajouter. En fait si, j'avais plein de trucs à ajouter ; que si un vampire voulait casser du musicien part pur plaisir ou parce que - car c'était malheureusement la cas - il n'était pas amateur de Jazz, alors je ne le raisonnerai pas plus avec un pieu qu'avec des notes. Je voulais aussi lui dire que s'il existait un genre d'individu capable de se faire remarquer à ce point dans un endroit comme celui-ci, il ne serait sans doute pas du genre à être assez sage pour qu'on le laisse rentrer et que déglinguer le contrebassiste et ses copains c'était plus ou moins déglinguer le barman : quand on va dans un endroit dont le but était de profiter des petits plaisirs de la vie, la moindre des choses c'était bien de ne pas faire en sorte que ceux qui nous les fournissaient ne soient plus en état d'assurer le service. Je voulais lui dire ça, et je voulais lui dire bien d'autres choses encore. Mais je ne le fis pas. J'avais assez parlé et il y a un moment dans la discussion où il ne fallait pas atteindre le point qui transformait le dialogue en monologue. Je regardai monsieur Kain avec un air qui semblait un mélange de d'incompréhension et de sincérité sans concession.
Revenir en haut Aller en bas
Kain
Vampire
Kain

Messages : 717
Le bureau de Kain Empty
MessageSujet: Re: Le bureau de Kain   Le bureau de Kain Icon_minitimeSam 11 Fév 2012 - 23:28

Kain écouta attentivement Jo, même s’il ressentait de la crainte, le musicien ne se laissa pas impressionner par la situation. Bon nombre de personne aurait commencé à paniqué, à hurler en courant dans tous les sens, mais non. Mais même s’il ne c’était pas laissé démonté, il n’avait pas réagis comme le vampire aurait voulu, contrairement à ses deux collègues d’ailleurs.

Les deux autres musiciens étaient maintenant prêts à lui faire face, de façon bien illusoire cela dit. La petite ampoule devait contenir de l’eau bénite, mais en bien trop petite quantité pour vraiment le neutraliser, quand à l’autre, même s’il savait se battre, le vampire avait quelques centaines d’années d’entrainements. Malgré tout ils avaient bien réagis, et c’est ceux que Kain désirait.

Par contre ce tonton Ko avait certes du courage, mais pas grand-chose de plus, alors le vampire décida de continuer son petit jeu, afin de donner une petite leçon au musicien, et surtout d’encore s’amuser… Juste un peu…

« Bien sur que vous n’êtes pas de taille face à un individu de ma trempe… De toute façon si je voulais en finir avec vous cela fait longtemps que je serais en train de prendre un petit digestif sur vos cadavres… »

Il avait un regard noir, et un sourire malsain. Kain éclata même de rire suite aux dernières paroles du musicien… Décidément ce Tonton Jo semblait plus en connaitre sur les plantes qu’il devait régulièrement fumer que sur son espèce dont son seul savoir semblait provenir des superproductions hollywoodiennes.

« Un pieu, une winchester… »

Le vampire se saisit d’une des chaises qu’il brisa. Pris un morceau de bois qu’il cassa encore jusqu’à affiné le bout et donc en faire un pieux. Avec sa main libre il déboutonna sa chemise qu’il dégagea au niveau de son cœur.

« Tu es le chef, tu veux sauver tes amis, tiens voila un pieu, enfonce le donc moi dans le cœur. »

Il lui tendit le pieu et attendit. Kain se délectait de ce qu’il pouvait lire sur le visage du musicien. Peur confusion, chaos… Comme c’était distrayant ! Mais il n’y avait pas que ça. Si le musicien devait travailler pour lui, dans son bar, il devait savoir ce qu’un vampire craignait, et ce n’était certainement pas un pieu en bois ! Il ne voulait pas que son musicien finisse dans la rubrique nécrologique après quelques représentations… Il fallait être discret, et c’est uniquement lui qui déciderait qui vivrait ou qui mourrait dans son club.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Anonymous

Le bureau de Kain Empty
MessageSujet: Re: Le bureau de Kain   Le bureau de Kain Icon_minitimeLun 13 Fév 2012 - 20:38

Tonton Jo
"Tu es le chef, tu veux sauver tes amis, tiens voila un pieu, enfonce le donc moi dans le cœur."

Quoi comment ça si je veux sauver mes amis ? C'est ce que je me suis dis, ouais. Il avait l'intention de les liquider ou quoi ? Et pour quelle raison ? Parce qu'ils étaient venu à un entretien ? Ridicule. Parce qu'ils avaient oubliés une quelconque formule de politesse ? Non, vraiment, je ne comprenais pas. Je ne comprenais pas que l'on puisse être aussi gratuit dans ce genre de comportement. Oh bien sûr j'en avais déjà vu des comme lui, mais disons qu'en général ils n'avaient pas trop les moyens d'être un problème. Lui si, malheureusement.

D'un geste que je n'avais pas même commandé, je prenais le pieu, regardant toujours monsieur Kain dans les yeux avec cette expression d'incompréhension. Est ce que j'avais bien entendu ce qu'il me demandait ? Est ce qu'il voulait effectivement que je transperce son cœur avec ça ? Je n'étais pas bien sûr de savoir s'il s'agissait d'humour tordu ou d'une véritable demande.

"Euh..."

Jetant un petit coup d’œil derrière, je ne rencontrai pas - grand mal m'en prit - le soutien que j'y espérai trouver, les autres fuyant mon regard malhabilement. Je retournais ma tête vers le vampire et considérai mon arme avec l'intension grandissante de faire ce qu'il voulait que je fasse. Pourquoi ? Je ne saurais le dire, mais ce qui était vrai, c'est que l'idée de l'embrocher comme un poulet me paraissait de plus en plus évidente. Je faisait aller et venir le morceau de bois comme pour simuler et anticiper ce que serait le coup.

"Okaaay..."

Inspirer, expirer, inspirer, expirer... tien c'est dingue ce que cette pièce pouvait être bruyante, mal isolée, non ? Et puis il y a comme une odeur ici, enfin je crois, ça me rappelle... bon allé mon gars ressaisis toi et fais ce qu'il te demande, c'est pas compliqué. Tu met un bon coup sec et tu lui transperce le bide avec cette patte de chaise, bah oui, évidemment, ça parait tout à fait logique nan ? Allé vas-y mon gars plante moi voir ton futur patron, quoi, t'as jamais fais ça ? Pff allé c'est pas la mort c'est qu'un entretien. Qui n'a jamais enfoncé un pieu de bois dans le torse de celui qui le recrutait, allé que celui qui n'a jamais fait ça te jette la première pierre. T'en sent des cailloux là peut être ? Nan. Et tu sais pourquoi ? Parce que tout le monde fait ça ici. Te biles pas va c'est qu'une coutume locale, chez vous vous bouffez des crevettes et vous faites du jazz, ici on poignarde nos boss avec le mobilier ! * claque mentale *

C'est dingue comme le temps pouvait nous paraître incroyablement long alors que l'on ne venait de réfléchir que pendant une petite seconde. Toujours est-il qu'au moment où j'étais sur le point de me dire de fermer ma gueule et d'aller voir ailleurs si j'y étais, et bah j'y étais ! Je sentais un fin filet froid couler sur ma main, presque rien, est ce que je l'avais vraiment touché ? Je lâchais l'objet et remarquai qu'il était de moitié entré dans le corps de monsieur Kain. Pourtant il n'y avait vraiment pas beaucoup de sang, c'était vraiment étonnant. En plus, avec l'hémoglobine sur son corps en cul de bébé, il avait l'air d'un pannacotta. Je regardais mon interviewer avec un air mitigé, plus l'air de celui qui se demandait vraiment ce que ça lui avait fait que de celui qui avait trouvé ça horrible et qui était dégoûté à l'idée qu'il l'aurait tué s'il avait été humain. Sérieusement, je ne savait vraiment pas quoi dire. Aussi, j'avais lâché le plus simplement du monde :

"Euh.. bah je crois que c'est bon. * silence *. Vous avez pas trop mal au moins ?"

Je ne lui avais pas demandé s'il allait bien, de toute façon ça revenait au même. Et puis ce taré avait surtout l'air de se marrer. J'étais venu pourquoi moi déjà ? Ah oui : trouver un boulot. Je penchais légèrement la tête en regardant la blessure, comme pour la voir sous un autre angle.

"Vous avez pas vraiment l'air mort j'me trompe ?"
Revenir en haut Aller en bas
Kain
Vampire
Kain

Messages : 717
Le bureau de Kain Empty
MessageSujet: Re: Le bureau de Kain   Le bureau de Kain Icon_minitimeMar 14 Fév 2012 - 1:20

Encore un bon point de la part du musicien. Alors que celui ci semblait non violent, a l’annonce du choix, la vie de ses amis ou celle du vampire, il s’était saisit du pieux.
Le vampire attendait, curieux de voir si l’humain passerait à l’acte. S’être saisit du pieux était déjà bien plus que ce qu’aurait fait bon nombre de ces précédents… repas.

Et à ce moment, sans même prévenir, le musicien s’exécuta, enfonçant le pieu de bois dans la poitrine du vampire. Alors que le corps étranger pénétrait dans la chair de Kain, la douleur fut vive, à la limite du supportable. Il fit un pas en arrière mettant ses mains sur le pieu. Cette douleur… cette sensation… Les rares moments où il avait l’impression d’être vivant, oui, pour le vampire la douleur était synonyme de vie, une sensation, un ressentiment dont il était avide…

Le vampire en guise de seul réponse aux interrogations de tonton Jo fut quelques secondes de silences, puis un rire dément.
Kain se redressa, et d’un coup il retira le pieu qu’il laissa tomber négligemment sur le sol. Une nouvelle gerbe de sang sortit de la blessure béante de vampire ainsi que de sa bouche.

Il lui fallut quelques secondes pour à nouveau pouvoir parler.

« … Et que vas-tu faire maintenant ?... Tu viens de poignarder un vampire… en plein cœur et je ne semble pas… neutralisé pour autant… »

Kain se redressa, souriant, exhibant sa plaie, qui déjà commença doucement à cicatriser.

« Si tu veux bosser ici, tu dois mieux te documenter sur le type de client qui fréquente l’établissement… Un pieu ou une winchester… Tu cours au suicide avec ce genre d’équipement dans cette ville je te le dit… Pire tu mets tes amis en grand danger… »

Il avait encore du mal à parler mais déjà se tenait debout face au groupe.

« Pas envi d’embaucher un mec qui ne fera pas deux représentation avant de finir en amuse-gueule… Et non tu n’auras pas de garde personnel chez moi… Il faudra te débrouiller tous seul… »

Les pupilles du vampire étaient incroyablement dilatées. La sensation de faim du la perte de sang engendrée par la blessure et sa régénération grandissait. ça et la douleur finissait par brouiller son esprit. Ses résolutions de passer inaperçu, d’arrêter de manger les personnes qui se présentaient dans son bar son commençaient à disparaître, supplantées par l’attrait des appétissantes « gourdes » qu’il avait face à lui.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Anonymous

Le bureau de Kain Empty
MessageSujet: Re: Le bureau de Kain   Le bureau de Kain Icon_minitimeJeu 16 Fév 2012 - 20:53

Tonton Jo
Il ria comme une espèce de taré - un de ceux que l'on peut voir dans les films - puis il me dit qu'on ne pouvait pas le tuer avec ce genre de manœuvre. Il n'empêche qu'il n'avait pas l'air dans son assiette. Levant la main par reflex comme s'il allait tomber, je retins mon geste, toujours un peu gêné d'avoir un tantinet transpercé le corps de celui qui pourrait être mon patron. Les gars dans mon dos ne s'étaient qu'à peine déraidis, il avait l'air hésitant, je ne savais pas pourquoi. Même si je trouvai le moment surréaliste, je n'arrivai pas à me faire à l'idée que tout pouvait prendre un tournant peu réjouissant en un quart de seconde, il fallait avouer que je n'avais pas vraiment idée de se qu'endurait monsieur Kain, de cette tentation qui commençait à le vriller et qui lui donnait cet air vulnérable, faussant la nature de mon inquiétude.

Eux savaient. Eux savaient que le vampire avait besoin de sang. Mais moi, non je ne savais pas, même si, je pense, j'aurais du savoir. M'enfin, ma fausse pensée comme quoi son corps n'avait pas particulièrement apprécié la blessure n'était tout de même pas totalement à écarter. On le voyait bien, à se balancer comme ça, qu'il ferait mieux de s'assoir, et même s'il était déjà blanc comme un linge, j'aurais parié qu'il l'était encore plus à ce moment là. Bon j'aurai sans doute pas parié des masses. Même si j'adore les paris, mais n'empêche qu'il avait quand même pas l'air bien et que l'explication du vampire assoiffé n'en était pas la seule cause. Je m'en retournait vers mon porte manteau, ma nature première reprenant le dessus, celle qui aidait les gens et qui se foutait royalement des différence, et fouillais dans la poche interne de mon blouson.

"- Oh ouais je suis peut être d'accord qu'il vous en faut plus et honnêtement, ça me fait carrément flipper de vous voir vous marrer alors que votre torse abrite maintenant une patte de chaise mais franchement, vous avez pas l'air bien. On vous croirait sur le point de tomber d'une seconde à l'autre, vous devriez vous assoir un instant et tenez, prenez un peu de ça, ça va vous requinquer en attendant. Étant gamin, j'me suis fais mordre le cul par un bulldog, je peux vous dire que ça m'avait fait un sacré bien."

Combinant le geste à la parole, le lui tendait une flasque d'un alcool très fort à base de canne à sucre, de rhum, d'épices et d'autres trucs dont vous ne voulez pas entendre le nom.

Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Kain
Vampire
Kain

Messages : 717
Le bureau de Kain Empty
MessageSujet: Re: Le bureau de Kain   Le bureau de Kain Icon_minitimeMer 22 Fév 2012 - 22:39

Kain avait du mal à se remettre de sa blessure sans apport de sang, et les musiciens avaient maintenant une furieuse allure de buffet. Il se redressa les pupilles totalement dilatées et ses lèvres brillaient car le vampire salivait de plus en plus.

Mais alors que son envie de génocide le tiraillait, celui qui se faisait appelé Tonton Jo eut un comportement des plus déstabilisants. Il lui proposa de l’alcool ! A lui, un vampire en plein manque de sang qui venait de l’enfermer dans une pièce et menacer de le tuer lui et ses copains ! On pouvait dire que ce gars ne manquait pas de mordant, et sans mauvais jeu de mots.

Chose improbable, le vampire fut tellement surpris par son comportement que l’espace d’un instant il en oublia ses désires les plus profonds, se contentant de fixer la bouteille, une demi seconde. Puis il éclata de rire.

« Alors toi… on peut dire que tu ne manques pas de courage, ou alors tu es totalement inconscient ! Enfin quelque soit l’explication, tu me plais ! »

Il attrapa la bouteille et bu une large rasade.

« Sympa ton alcool, fait maison je parie… Il faudra que tu me donne la recette… »


Le vampire dégagea l’accès à la porte d’entrée et revint vers son bureau. Il en sortit une bouteille dont le contenue était bien plus rouge que celle du musicien.

« Mais je préfère malgré tout mon petit mélange. »

Il déboucha la bouteille et en bu une grande rasade histoire de calmer cette faim qui le tiraillait. Après tout il ne serait pas très convenant de se servir sur ses futurs musiciens. Car oui, on pouvait dire que ce Tonton Jo avait passé le test, il était encore vivant après avoir passé plus de 20 minutes en présence du vampire rien n’était plus concluant à ses yeux.

« Tu m’as convaincue, je t’engage, quel est ton prix ? »
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Anonymous

Le bureau de Kain Empty
MessageSujet: Re: Le bureau de Kain   Le bureau de Kain Icon_minitimeVen 24 Fév 2012 - 0:53

Tonton Jo
"Alors toi… on peut dire que tu ne manques pas de courage, ou alors tu es totalement inconscient ! Enfin quelque soit l’explication, tu me plais !"

Ou peut être les trois. Il tapa dedans comme si c'était de la flotte en plein pèlerinage. Honnêtement, ça ne m'avait même pas étonné. Il aurait put avaler la flasque avec que j'aurais opiné de la tête comme si ça paraissait logique.

"Sympa ton alcool, fait maison je parie… Il faudra que tu me donne la recette…"

Un peu que c'était du fait maison. Il ne me restait plus que ça, j'en referai quand j'aurait mon chez soi. On ne pouvait pas dire qu'il y avait des masses de place chez mon hôte et ce serait un bel exemple de passe temps inconvenant dans ma situation. Mais lorsque je serait enfin loti, pas question de s'ennuyer, je me porterait illico acquéreur d'un lecteur 45 tours et regarderai le liquide distiller en écoutant mes légendes préférées. Ouais ça me paraissait être un sacré plan, sauf que. Sauf qu'il y avait le boulot. Et maintenant, bien que je ne le sache pas immédiatement, il y avait aussi le second boulot. Le journées allaient être bien remplies, et ça n'était pas un mauvais point dans ma vie. J'adorai les journées bien remplies. Un bruit lourd émana du bureau. Une bouteille, qui elle aussi était bien remplie, une bouteille de... nan j'ai pas envie de dire ce mot en pensant à ce moment là.

"Mais je préfère malgré tout mon petit mélange."

Croyez le ou pas, voir monsieur Kain lever le coude pour engloutir ce truc ma plus déstabilisé que de lui foutre un morceaux de bois dans le bide. Il était là, assit comme un petit roi, ou plutôt comme c'est vieux hommes qui semblent être le hommes les plus heureux de monde sur leur chaise de bois un après midi d'été, dehors, dans la rue, et Dieu sait si je les reconnais, puisque je finirai comme eux, en bonne voie pour le paradis. Mais lui, sont paradis c'était de boire ce qui avait été dans le corps de quelqu'un de vivant. J'avais envie de me foutre des claques imaginaires, de me dire que je mangeai bien de la viande, que s'il s'agissait bel et bien d'une race différente de la notre alors ça n'était pas vraiment du cannibalisme... mais rien à faire, je trouvai ça définitivement bizarre.

"Tu m’as convaincue, je t’engage, quel est ton prix ?"

Ah ce moment, les gars derrière moi s'activèrent, comme s'ils avaient été dé-statufiés. Ils lâchèrent un soupir et des formules de politesses, s'empressant de remballer leur matériel afin de partir le plus vite possible. Je commençai à les comprendre, mais à ce moment là, mon incompréhension se portait sur tout autre chose. Est ce qu'il venait bien de dire "quel est ton prix ?" ? On dirait bien. Alors que les autres étaient déjà en train de passer le pas de la porte en se retirant derrière une dernière politesse, moi, j'avais l'air perdu.

"Euh, mon prix ? Je... et bien, je pense que 15$ par nuit serait tout à fait honorable, enfin je... crois."

Oui j'avais compté en dollars et oui je n'avais pas donné un prix exorbitant. Mais il fallait dire pour ma défense que je faisais ça pour le plaisir et que j'avais déjà un travail qui me permettait de survivre dans cette jungle économique qu'est l'Europe. En me retournant, je remarquai Henry derrière la porte, il me faisait signe de venir.

"Ahem, et bien on dirait qu'on avait un accord. Je serais là demain à la première heure, enfin, à l'heure à laquelle un musicien se doit d'entrer en scène. * Je remballai mes affaires. * Je vous remercie de votre patience et de nous laisser notre chance."

Je traînait ma contrebasse avec moi, laissant le vampire à ses occupations... vampiriques. Au moment de partir, je me retourna sur le pas de la porte puis dis d'un air à la fois détaché et gêné :

"Oh et... désolé d'avoir... euh, salis votre tapis." La porte se referma. Il me faut une clope.

Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Kain
Vampire
Kain

Messages : 717
Le bureau de Kain Empty
MessageSujet: Re: Le bureau de Kain   Le bureau de Kain Icon_minitimeMar 22 Mai 2012 - 21:21

Encore une journée enfermé dans son bureau à faire de la paperasse. Il tournait comme un lion en cage, et la seule chose qui le retenait dans cette maudite pièce était le soleil au zénith à l’extérieur. Les seuls barreaux qui n’avaient jamais réussi à le contenir depuis sa transformation…

D’habitude il en profitait pour dormir, mais aujourd’hui il avait des rendez-vous d’affaire de prévus, et malheureusement avec des diurnes. Kain faisait donc une journée blanche, chose qui ne le mettait pas de très bonne humeur au contraire…

C’était la partie qu’il ne supportait pas dans son boulot. Avant tout était bien plus simple, et la disparition des anciennes propriétaires aurait suffit à lui donner la légitimité des lieux. Mais avec les siècles le monde changeait et aujourd’hui on devait se justifier de tout. Aussi il avait aujourd’hui rendez vous avec la gouverneur pour espérer se faire accorder différents permis de construction afin d’agrandir le Bloody Valentine. Un rendez vous ennuyant, sans véritable intérêt mais que le vampire se devait de correctement préparer de peur de se voir refuser ses projets.

Voilà pourquoi il était sur son bureau depuis deux heures maintenant à trier des papiers…
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Milicent
Humain
Milicent

Messages : 931
Le bureau de Kain Empty
MessageSujet: Re: Le bureau de Kain   Le bureau de Kain Icon_minitimeMer 23 Mai 2012 - 18:10

Cela faisait maintenant plusieurs jours que leur petite virée au Bloody s'était déroulée. Joe avait disparu, la mine boudeuse mais Milie n'y avait pas réellement prêté attention, obnubilée comme elle l'était toujours par sa petite personne. Elle aurait presque pu oublier leur petite rencontre, tant elle était occupée entre les clients et les virées shopping mais le regard de Kain était resté gravé dans sa mémoire.

Il faut dire que si elle avait l'habitude de ce genre de regard, c'était surtout de la part de gens qui étaient prêts à payer pour obtenir ses faveurs. Il y avait toujours quelque chose de faussé dans ce genre de jeu alors que là, les choses étaient différentes. Et elle mourrait d'envie de savoir jusqu'où leur hôte d'un soir était prêt à aller, s'il jouerait réellement le jeu ou pas.

C'est ainsi qu'elle profita de son jour de repos hebdomadaire, non pas pour courir les boutiques, une fois n'est pas coutume, mais pour se rendre une nouvelle fois au Bloody. Après avoir bien fait attention à ne pas être suivie par Joe ou une quelconque personne qu'elle aurait missionné pour la surveiller, elle était arrivée au bar alors que la matinée était déjà bien entamée, réfléchissant aux prétextes aussi farfelues les uns que les autres qu'elle allait bien pouvoir donner à sa visite.

Le bar était vide ou presque. Il faut dire que ce n'était pas vraiment une heure pour venir consommer une quelconque boisson alcoolisée. La plupart des gens étaient en train de travailler et elle se demanda vaguement si beaucoup auraient l'idée de venir déjeuner ici. La serveuse qui se tenait derrière le bar était la même que la dernière fois et elle sembla reconnaître Milie. Le regard qu'elle lui lança était des plus étranges. Impossible pour la jeune femme de savoir si elle était contente ou désolée de la voir arriver. Bien évidemment, Milie mit ça sur le compte d'une jalousie mal placée mais lui décocha tout de même son sourire le plus charmant.


"Bonjour ! Je viens voir Kain !"

"Vous avez rendez-vous ?"

"… en quelque sorte ! Je dirais qu'il m'attend."

La serveuse sembla hésiter, se demandant visiblement s'il était préférable de laisser Milie subir la mauvaise humeur de son patron ou s'il valait mieux annoncer sa venue au préalable. Après quelques secondes de tergiversation, elle finit par désigner du menton la porte fermée du bureau. Après tout, que la nouvelle venue subisse le courroux du patron.

"Il est là-bas. Il travaille."

Milie s'avança d'un pas sautillant et frappa deux coups à la porte. Un "quoi ?" peu aimable retentit mais elle n'en fut nullement gênée. Après tout, elle avait l'habitude des humeurs de la patronne et ça ne pouvait guère être pire. Et il fallait absolument qu'elle sache à quoi s'en tenir avec lui.

Elle poussa la porte doucement et se tint immobile devant lui, les bras croisés sur un corsage jaune vif qui mettait ses formes particulièrement en valeur. Une longue jupe vert bouteille lui descendait jusqu'aux chevilles et sa longue chevelure cascadait le long de son échine. Elle dégageait une fraicheur certaine rehaussée par les couleurs vives de son maquillage.


"Et bien bonjour. J'espère que vous vous rappelez de moi et que je ne vous dérange pas. Il semblerait que nous ayons une visite à faire non ?"

Elle souriait, le regard pétillant de malice, se mordillant légèrement la lèvre inférieure. Si elle avait eu hâte de le revoir, elle n'avait pas la moindre idée de sa réaction et surtout, elle trouvait son entrée en matière quelque peu facile.

_________________
Le bureau de Kain Bann-mili-3db2356
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Kain
Vampire
Kain

Messages : 717
Le bureau de Kain Empty
MessageSujet: Re: Le bureau de Kain   Le bureau de Kain Icon_minitimeMer 23 Mai 2012 - 22:01

Alors qu’il était absorbé dans sa montagne de papier, lorsque l’on tapa à sa porte il sursauta. Quelque peu agacé de s’être fait surprendre, et surtout n’appréciant pas qu’on le dérange alors qu’il avait donné l’ordre contraire, il ne fut pas des plus chaleureux en se contenta d’un « quoi ! » en guise de réponse.
Mais alors qu’il se préparait un long monologue empli de terme menaçant à l’encontre de l’importun qui osait le déranger, l’apparition de Milicent le laissa sans voix.

Une friandise, une jolie petite friandise qu’on avait immédiatement envie de croquer… Voilà ce qui passa par la tête du vampire alors qu’il contemplait la jeune femme. Mais un bonbon acidulé, laissant un petit gout amer. Bien entendu Kain faisait référence à la façon dont c’était déroulée leur dernière rencontre.

« Milicent, en voilà une surprise… »

Il se leva de son bureau, fixant la demoiselle avec insistance, un sourire dès plus équivoque s’affichant sur ses lèvres.

« Une surprises des plus ravissantes je dirais même. Votre amie ne vous accompagne pas ? »

Il s’approcha alors de Mili et lui se saisit la main afin de lui faire le traditionnel baisemain. Un geste vieux comme le monde mais que le vampire pratiquait toujours, un moyen de se rappeler de son époque d’origine sans doute.

« Cela fait à peine quelques jours que je n’ai pas eu le plaisir de vous voir, et vous êtes encore plus belle que dans mes souvenirs, une vraie magicienne. »

En disant ces quelques mots le vampire ne put s’empêcher de perdre son regard sur le corps et les formes de la jeune femme. Toujours aussi appétissante à ces yeux…

« Installez vous, désirez vous un rafraichissement ? Sans alcool si je me souviens bien, et vu que votre ami n’est pas là il est inutile que je sorte les gobelets en plastique n’est ce pas ? »

Il lui fit un petit clin d’œil en rigolant, passa sa tête en dehors de son bureau et demanda à une serveuse d’apporter une bouteille de coktail avec un petit panier de bonbon.

« Si mes souvenirs sont bon, vous raffolez autant que moi des friandises. »

Il la regardait avec une certaine insistance, sentant son envie de la croquer revenir. Il s’approcha alors de son oreille, et poussa doucement ses cheveux pour lui murmurer ces quelques mots.

« Vous a-t-on déjà dit que vous êtes une femme délicieuse, une vraie douceur à mes… »

Il n’eut pas le temps de finir interrompu par la serveuse qui venait avec la bouteille des verres et des bonbons. Kain la congédia, ferma la porte et servit un verre à Milicent en rigolant.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Milicent
Humain
Milicent

Messages : 931
Le bureau de Kain Empty
MessageSujet: Re: Le bureau de Kain   Le bureau de Kain Icon_minitimeJeu 24 Mai 2012 - 15:13

Le sourire qui illumina le visage de Kain lorsqu'il réalisa qui se trouvait face à lui ne fit qu'accentuer le sourire de Milicent. Elle ne s'était donc pas trompée, leur hôte d'une soirée était visiblement content de la voir. Les quelques paroles qu'il prononça finirent de dissiper ses derniers doutes et elle s'avança légèrement dans le bureau, jetant quelques regards curieux autour d'elle.

La pièce ne différait guère du bureau de la patronne à bien y réfléchir. Le mobilier était réduit à son strict minimum et le tout n'était pas réellement accueillant mais la mine de Kain rattrapait bien le tout.


"Je suis heureuse de voir que vous ne m'avez pas oubliée. J'avoue que j'aurais été quelque peu vexée si ça avait été le cas. Pour ce qui est de mon amie… et bien…"

Elle laissa volontairement s'écouler quelques secondes de silence, le temps qu'il saisisse sa main alors qu'un sourire mutin se dessinait sur son visage.

"Je ne lui a pas proposé de se joindre à moi. Il faut dire qu'elle n'avait guère montré d'enthousiasme à l'idée de faire le tour du propriétaire. Je n'allais pas la forcer au risque de plomber l'ambiance n'est-ce pas ?"

Tandis qu'il la dévorait des yeux, elle laissa échapper un petit rire joyeux, son regard pétillant de malice de plus belle alors que ses doigts s'échappaient doucement de la main du vampire.

"Vous n'êtes qu'un vil flatteur ou alors vous n'avez pas gardé un très bon souvenir de notre rencontre. Mais vous êtes toujours aussi charmant à ce qu'on dirait. Et visiblement votre mémoire ne vous fait pas totalement défaut. Sans alcool c'est mieux oui. Je préfère garder toute ma tête."

Elle fit quelques pas de plus avant de s'installer sur l'un des sièges alors que son regard se faisait moins malicieux et plus aguicheur. Elle se contenta de sourire en silence alors que la serveuse les interrompait, chipant un bonbon qu'elle commença à déballer soigneusement, lissant le papier avec application.

"Et bien, qui n'aime pas les friandises ? Sans elles, le monde serait bien fade et sans saveur. Quelques grammes de douceur au quotidien c'est nécessaire, vital même oserais-je dire."

Elle glissa le bonbon dans sa bouche, mastiquant avec application et laissant échapper un sourire de contentement, ressemblant à un instant à une petite fille. Elle se tourna ensuite vers le vampire, se tenant bien droite sur sa chaise, les deux mains posées sur les genoux.

"Vous disiez ? Je crois que vous étiez en train de me complimenter mais je ne suis pas sure."

Même si sa voix semblait refléter une certaine innocence, son regard en disait long et elle papillonna des cils plusieurs fois. Elle voulait qu'il continue sur sa lancée et qu'il la bombarde de compliments. Elle ne pouvait qu'être le centre de l'attention en cet instant et la situation lui plaisait tout particulièrement.

_________________
Le bureau de Kain Bann-mili-3db2356
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Kain
Vampire
Kain

Messages : 717
Le bureau de Kain Empty
MessageSujet: Re: Le bureau de Kain   Le bureau de Kain Icon_minitimeJeu 24 Mai 2012 - 22:52

Le vampire jubilait intérieurement. Il avait espéré que la jeune femme soit d’humeur semblable à celle de leur dernière rencontre. Quand elle reprit leur petit jeu exactement là où ils c’étaient interrompus la semaine dernière, le vampire eut bien du mal à masquer son enthousiasme plus que débordant.

Il observa chacun de ses gestes avec une certaine gourmandise, la façon dont elle se tenait sur la chaise, son regard, son sourire. Il était totalement sous l’emprise de son charme et interprétait le moindre mouvement de la demoiselle comme une invitation à aller plus loin.

Milicent semblait elle aussi apprécier ce petit jeu, ne semblant pas insensible à ses flatteries bien au contraire.
Il lui adressa un de ses plus beau sourires, dénué de la moindre équivoque.

« Voyons ne me dites pas que vous n’êtes pas habituée qu’un homme vous flatte, une femme aussi délicieuse que vous, je suis certain de ne pas être le premier à succomber à votre charme… Mais soit, laissez moi vous décrire ce que je ressens lorsque je vous regarde… »

Sans arrêter de fixer la jeune femme du regard Kain se saisit d’un bonbon, qu’il lui montra.

« A mes yeux vous êtes telle une de ces douceurs, obsédante, lorsque l’on vous voit il est difficile de lever les yeux ailleurs, captivé par tant de beauté. »

Il agita le bonbon enroulé dans son petit papier brillant, fixant la demoiselle d’un regard… Gourmand.

« On a qu’une envie, s’en saisir, fantasmant sur l’instant d’après, sur le plaisir que l’on prendra à la déguster… »

Il sourit…

« Et lorsqu’enfin on l’a en main, le petit emballage coloré si attrayant devient d’un coup une véritable source de frustration, et on n’a plus qu’une idée en tête… »

Doucement il commença à tirer sur les deux extrémités de la sucrerie ce qui eut pour effet de commencer à défaire les deux petits nœuds libérant la sucrerie…

« Le déballer de son joli petit emballage afin de pouvoir en profiter pleinement. »

Le vampire lui tendit alors la sucrerie, la fixant de nouveau du regard.

« Une douceur ? »

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Milicent
Humain
Milicent

Messages : 931
Le bureau de Kain Empty
MessageSujet: Re: Le bureau de Kain   Le bureau de Kain Icon_minitimeVen 25 Mai 2012 - 21:10

Milie restait installée tranquillement, presque sagement même si son regard ne perdait rien des mouvements du vampire. Elle continuait de lui sourire innocemment, même si son regard s'emplissait de promesses à mesure qu'il parlait.

"Les hommes sont des vils flatteurs, j'ai découvert depuis longtemps qu'il y avait une grande part de poudre aux yeux dans leurs propos et qu'il est toujours difficile de discerner le vrai du faux. Quand vous voulez obtenir quelque chose, vous êtes toujours prêts à faire et à dire ce qu'il faut pour y arriver. J'ai tort peut-être ?"

Elle passa sous silence le fait que c'était bien évidemment la partie du jeu qu'elle préférait. Après tout, même si le proverbe disait que tout flatteur vit aux dépens de celui qui l'écoute, ou un truc dans le genre, il n’y avait pour Milie rien de plus agréable que d'entendre de tels propos. D'autant plus que Kain semblait y mettre les formes avec une certaine élégance et avait su trouver une image particulièrement pertinente.

Et troublante…

Tandis qu'il la comparait à cette douceur qu'il tenait entre ses mains, la jeune femme se releva doucement, se tenant très droite comme à son habitude. Elle fit les quelques pas qui la séparait du vampire, un sourire rêveur flottant sur son visage, l'écoutant avec attention.


"Voilà une explication des plus plaisantes dites-moi. Et qui ne manque pas d'originalité. J'avoue que vous avez réussi à me surprendre et c'est inhabituel."

Elle posa doucement ses deux mains sur celle qui tenait le bonbon, l'attrapant du bout des doigts d'un coté tandis que de l'autre elle refermait la main de Kain avec délicatesse. Elle croqua dans la friandise avec une moue chafouine alors qu'elle continuait de le fixer sans ciller.

Une fois le bonbon avalé, elle laissa flotter quelques secondes silence durant lesquelles une tension certaine entre eux deux pouvait se faire sentir. Elle souffla alors, d'une voix douce.


"Merci pour la douceur. Vous n'en prenez pas une vous aussi ? Je croyais que vous aimiez ça tout autant que moi."

Elle continuait de garder sa main sur la sienne, sans faire le moindre mouvement, la respiration calme et posée.

_________________
Le bureau de Kain Bann-mili-3db2356
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Kain
Vampire
Kain

Messages : 717
Le bureau de Kain Empty
MessageSujet: Re: Le bureau de Kain   Le bureau de Kain Icon_minitimeLun 28 Mai 2012 - 10:01

Le vampire l’observa s’approcher de lui, silencieux. Il suivit avec attention chacun de ses mouvements profitant du doux contact de sa peau contre sa main, la regardant avaler la sucrerie, un sourire équivoque aux lèvres.
Qu’elle était belle, face à lui, une superbe créature ne manquant ni de charme, ni de vie… Il n’y tenait plus, la frustration accumulée depuis leur dernière rencontre rendait la situation impossible pour le vampire. Sans réellement l’avertir, sans vraiment lui laisser le choix Kain s’avança et l’embrassa. Ses mains passèrent alors derrière la jeune femme cherchant le nœud qui maintenait le corset.

Cet habit était tel une arme à double tranchant. Clairement elle sublimait les formes de la femme qui le portait, optimisant la moindre de ses courbes créant un décolleté qui ne laissait aucun homme de marbre. Cependant c’était également un véritable instrument de torture pour celle qui le portait. Les armatures, généralement en métal, se faisant souvent et douloureusement rappeler à elles à chaque fois que leur victime tentait le moindre mouvement.
Surtout, et cela était pour le vampire la pire chose de cette tenue, la retirer nécessitait un certain doigté, et surtout de l’expérience car sinon le sensuel effeuillage pouvait rapidement virer au cauchemar vestimentaire.
Heureusement pour lui le vampire venait d’une époque ou ce genre d’habit était couramment porté, aussi il en connaissait les secrets.

Alors qu’il l’embrassait, tendrement, doucement ses deux mains inquisitrices défirent le petit nœud qui maintenait le laçage, et donnèrent un peu de jeu au lacet, juste ce qu’il fallait pour…

« Ma chère Milicent je n’en peux plus, je n’ai qu’un désir en tête… »

Il tira un coup bref sur les deux parties de tissus qui étaient maintenues par le laçage, ce qui permis de desserrer le corset, mais sans pour autant l’ouvrir complètement.

« Retirer l’emballage et profiter de cette douceur qui me fait envie depuis trop longtemps. »

Le corset en partie ouvert avait agrandi le décolleté de la jeune femme, découvrant un peu plus les rondeurs qui composaient sa poitrine. Effet que le vampire jugeait des plus agréables.

"Alors Milicent que penses-tu de ma proposition?"
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Milicent
Humain
Milicent

Messages : 931
Le bureau de Kain Empty
MessageSujet: Re: Le bureau de Kain   Le bureau de Kain Icon_minitimeLun 28 Mai 2012 - 14:03

Elle devina quelques secondes à peine avant qu'il l'embrasse ce qu'il allait faire. Ce n'était pas dur de deviner dans son regard quelles étaient ses intentions et elle s'était demandé quand est-ce qu'il finirait par craquer et par dévoiler son jeu.

Non contente de le laisser l'embrasser, elle lui rendit son étreinte avec fougue, glissant ses deux bras autour de son cou alors qu'elle sentait ses doigts commencer à délacer son corset. Si elle avait craint quelques instants qu'il eût des difficultés à ouvrir la friandise, sa dextérité la surprit avant qu'elle ne laisse échapper un petit soupir. Enfin un homme qui savait ce qu'il faisait et qui semblait agile de ses dix doigts.

Elle laissa glisser ses doigts le long des bras du vampire, comme pour en apprécier la musculature, un sourire satisfait se dessinant sur son visage. Elle était sur le point d'obtenir ce qu'elle voulait, elle le savait à deux doigts d'avouer ce dont il avait envie et elle tenait à ce qu'il soit le premier des deux à le faire. Question d'orgueil, fort probablement, même si le désir qu'elle lisait dans les yeux de Kain se reflétait dans les siens alors que la rougeur lui montait aux joues en sentant ses doigts s'affairer le long de son dos et libérer presque entièrement le carcan qui la retenait.


"Plus qu'un seul désir, voyez-vous ça ? Peut-être vais-je pouvoir vous aider à y remédier, surtout si nous partageons le même..."

Ses mains finirent leur petit ballet pour se poser sur le torse du vampire. Elle ne répondit rien pendant quelques secondes, son regard seul suffisant amplement à faire comprendre au vampire qu'il pouvait continuer sans retenue.

Elle laissa pourtant échapper, avec un sourire mutin après s'être passé la langue sur les lèvres et prit une petite inspiration.


"Et bien mon cher Kain. Il ne tient plus qu'à toi de me montrer si tu sais déballer avec autant d'agilité cette nouvelle friandise que la première. Je suis toute à toi."

Ce fut elle cette fois-ci qui prit l'initiative de l'embrasser, se serrant tout contre lui l'espace de quelques instants, sa poitrine s'écrasant littéralement contre le torse du vampire alors qu'elle menaçait de s'échapper de son corset pratiquement défait.

_________________
Le bureau de Kain Bann-mili-3db2356
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Kain
Vampire
Kain

Messages : 717
Le bureau de Kain Empty
MessageSujet: Re: Le bureau de Kain   Le bureau de Kain Icon_minitimeJeu 31 Mai 2012 - 19:06

Le vampire dévorait la jeune femme du regard. Elle se tenait devant lui, les yeux pétillants, le sourire malicieux, et surtout le décolleté plongeant du au corset en partie détaché. Et quel décolleté ! Le vampire ne pouvait s’empêcher d’y plonger son regard, observant enfin une partie de ces rondeurs, celles là même qu’il avait imaginer bien des fois lorsqu’ils s’étaient croisés la première fois.

Elle se plaqua contre lui, et le vampire sentit sa poitrine se plaquer contre lui, la chaleur de son petit corps plein vie, ce corps si appétissant !
Kain se dégagea alors de son étreinte et tout en se retournant, d’un geste ample il balaya tous ce qui était posé sur le bureau. Papier, dossier, crayons finirent par terre. Seul le petit panier de bonbon et quelques affaires survécurent à son mouvement.
Le vampire se saisit alors de la jeune femme, plaquant ses mains sur la délicieuse courbure que formaient ses fesses. Et tout en profitant de ce contact des plus agréables, il la souleva pour la poser sur le bord du bureau fraichement « nettoyé ».

Ses gestes étaient précipités, trahissant une certaine impatience, mais aucunement violents. Le vampire ne voulait pas abimer cette si belle créature qui s’offrait à lui, du moins pas immédiatement.
Avec plus de douceur, il écarta doucement les jambes de Milicent, la fixant dans les yeux.

« Voilà une invitation que je ne peux refuser. »

Kain vint se placer entre les jambe de la belle demoiselle, se plaquant à nouveau contre elle, profitant de cette proximité pour à nouveau échanger un long et passionné baiser.
Ses mains, déjà très active n’en restèrent pas là. Et tel un gentleman, Kain prit un immense plaisir à honorer la demande de Millicent.
Le corset ne résista pas à ce dernier assaut. D’un coup le vampire lui retira cette pièce de tissu qu’il jeta négligemment dans un coin de la pièce, totalement absorbé par la vision enchanteresse de la poitrine de Milicent enfin mise à nue.

To...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé


Le bureau de Kain Empty
MessageSujet: Re: Le bureau de Kain   Le bureau de Kain Icon_minitime

Revenir en haut Aller en bas
 

Le bureau de Kain

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 

 Sujets similaires

-
» Le bureau des assignations
» [RP] - Bureau de la direction (demandez messire Liptis)
» Le Bureau des C.O.P.S
» Bureau de Pascal [Primogène Brujah]
» le plus beau bureau no 2
Page 1 sur 3Aller à la page : 1, 2, 3  Suivant

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Hell's Gate :: LA VIEILLE VILLE DE GALWAY :: 
Eyre Square
 :: Bloody Valentine
-