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 Le Hall de la clinique

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MessageSujet: Le Hall de la clinique   Mer 26 Oct 2011 - 12:29

Le hall s’est modernisé. Plus grand, il est devenu comme dans toute clinique la zone centrale, celle ou vous croiserez familles en pleurs, en joie ou en rage. Au milieu de celui ci, il est possible d’apercevoir un grand escalier, menant soit aux différentes ailes (à l’étage supérieur), soit aux salles d’opérations (premier sous sol).


Le hall donne également accès aux salles de consultation, juste à coté des ascenseurs plus pratiques pour les personnes ne pouvant pas emprunter les escaliers. Ce couloir sert aussi de salle d'attente.


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MessageSujet: Re: Le Hall de la clinique   Lun 13 Fév 2012 - 18:38

Juan El Hidalgo CarlosJuan Carlos marchait calmement et en rythme avec sa partenaire, le bras pris par celle-ci. Le couple venait juste de franchir la porte d’entrée de la clinique et avait à peine fait quelques pas dans le hall d’entrée. Spacieux, celui-ci présentait les caractéristiques que toutes les cliniques souhaitaient faire ressentir : propre, organisé, utilitaire et un poil chaleureux. Pour Juan c’était plutôt le contraire que le rendu donnait : trop propre, trop organisé, trop utilitaire et trop faussement chaleureux. L’andalou détestait vraiment les hôpitaux, et si la nécessité ne lui priait pas de s’y rendre ce serait une joie dont il se passerait fort volontiers. Comme beaucoup de choses en fait. Nécessaire mais embêtant. Un peu comme ce qui l’amenait vraiment ici…

Il regarda Sophia à son bras. Elle avait séché ses larmes et s’était même un peu ouverte à lui. Pour un observateur non averti, les quelques mots lâchés par la jeune femme ne devait pas représenter un summum de sociabilité, mais pour Juan Carlos il lui semblait, au contraire, que cela représentait beaucoup pour elle. A dire vrai il ne s’était vraiment pas attendu à la réaction de Sophia. Et encore moins à ce qu’elle accepte de l’aider. L’aider à trouver du sang. Du sang qui lui permettrait d’éviter d’avoir à le prendre directement sur des cous. Question d’éthique aimait-il à croire. Evidemment cette « aide » était la bienvenue mais elle ne se ferait pas sans contrepartie, et Sophia le lui avait bien fait comprendre. Elle n’exigeait pas vraiment, elle demandait ce dont elle avait le plus besoin : des informations. Juan avait accueilli la demande avec un sourire : il allait l’aider, c’était la moindre des choses et la question ne faisait pas débat dans son esprit. Tendre une main secourable dans cette ville, ça en surprendrait plus d’un… Il avait quantité de choses à lui apprendre, et si il lui apprenait à vivre plutôt que survivre il aurait au moins fait une bonne chose ces dernières années. Ce qui allait plus simple par contre ce serait de rentrer dans le rôle de l’oncle de Sophia : Juan avait l’avantage de l’aspect et surtout il avait ce côté patriarche bienveillant du sud de l’Espagne qui amplifiait son côté bonhomme. Il en surjouait en de nombreuses circonstances, tant pour tromper son monde que pour instaurer un climat amical.

C’est donc le visage barré d’un sourire qui lui faisait légèrement plisser les yeux qu’il était entré dans le hall de la clinique. Juste avant il s’était penché vers Sophia et lui avait soufflé quelques mots :


Courage ma chère…
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MessageSujet: Re: Le Hall de la clinique   Mer 15 Fév 2012 - 0:07

Gaelle Vedrai
L'entrée l'écrasait de sa blancheur, de ses bonnes intentions affichées qui étaient chacune l'un des barreaux de sa cage javellisée. Elle suffoquait, eut envie de se mettre à hurler, de griffer ce bras qui soutenait le sien et qui appartenait nécessairement à quelqu'un qui voulait la piéger ou la dévorer, de courir, vite, loin, n'importe où. Elle calcula rapidement un plan, le premier qui lui vint eut sa préférence : il lui fallait dire quelque chose, vite, sinon elle allait craquer. Elle souffla à l'espagnol, d'une voix assez neutre, mais sous laquelle couvaient des braises.
    Vous laisserez un mot pour moi à l’accueil. Une carte pour votre nièce, avec des bonbons. Ceux que vous voudrez. Vous m'expliquerez ce que je dois savoir dedans. Je la détruirai, ne vous en faites pas. C'est le plus prudent.

Elle relâcha sa respiration avec un soupir douloureux, passant le couloir comme elle passait les manches de son costume mental. L'émoi qui l'avait traversée y fut englué, enveloppé, travesti ; il n'en subsistait bientôt plus rien de vrai. Elle avait encore sur le visage cet air affecté et doux, derrière un éclat farouche, mais c'était là l'expression mignarde d'une bourgeoise protégée dont les plus grosses bêtises étaient d'avoir bu un verre de trop ou d'être rentrée après le couvre-feu. Gaelle s'évanouissait derrière Sophia, la jeune fille presque modèle. Ça n'était pas assez épais pour être un bouclier, mais ça suffisait à la reprise de justice à voiler le miroir que Juan avait posé face à son âme malgré lui. A son encouragement, elle hocha légèrement la tête, posant sa main sur la sienne et y pressa les doigts. Elle irait chercher le message le lendemain, elle s'arrangerait pour l'histoire du nom, son vieil oncle un peu sénile, ah, il la confondait toujours avec sa sœur ! Ca passera, se dit-elle, et si ça ne passait pas, elle pourrait toujours le voler plus tard. Sur ces pensées, elle releva un visage qu'elle voulait pâle, le regard un peu flou, pour présenter un tableau crédible de demoiselle sur le point de se sentir mal.

Ils progressèrent dans les lieux qui lui étaient sensiblement moins insupportables. Ce n'était pas la compagnie du Vampire, mais le masque qu'elle portait, rôle faisant office de filtre. Pour une Sophia, une clinique n'aurait rien eu d'oppressant. Une Sophia, ça appréciait le propre, le rangé et le souriant. Le couloir remonté, ils arrivaient à la hauteur approximative d'un homme vêtu de blanc, aux yeux cernés et au regard à la fois méfiant et distrait. Elle lui fit un petit signe de la main, terminant son geste en posant le revers de sa paume sur son front, comme pour en éponger un début de sueur. L'homme, un infirmier, sans doute, s'approcha d'un pas, les sourcils davantage froncés. La prétendue Sophia lui souffla.

    S'il vous plaît ? Excusez-moi de vous déranger... Je ne me sens pas très bien, mais j'ai promis à mon oncle que nous allions retrouver sa chevalière... Il m'avait accompagné faire des radios tout à l'heure et a du l'égarer en chemin. Si ce n'est pas trop demander, vous pourriez chercher avec lui ? Je ne sais même pas si c'est encore ouvert à cette heure et il faut vraiment que j'aille m'allonger...

Le porteur de blouse ouvrit des yeux un peu plus grands, s’apprêtant à protester. Elle se tourna vers son « oncle », dégageant son bras avec douceur pour lui saisir les mains des siennes.
    Tu es tellement gentil de ne pas m'en vouloir. Si tu savais comme je m'en veux, ta belle chevalière ! Va, à demain, bonne nuit, tonton. Merci d'être venu.

Elle se pencha pour lui effleurer la joue d'un baiser, avant de tourner un regard pétillant et faible vers l'infirmier, qui bredouilla quelques bribes de phrases avant d'accepter dans un grognement devant l'air maladif et tendrement insistant de la prétendue Sophia. Intérieurement, froide comme une vipère, Gaelle cocha son objectif, résistant sans trop de peine à l'envie de darder un regard explicite au Vampire, œillade qui lui signifierait clairement ce qui était maintenant attendu de lui. Et elle refusa de se laisser aller à penser qu'elle avait appuyé sa joue plus qu'il ne le fallait, tout comme elle nia en elle-même tenir encore les mains de l'Hidalgo pour y tirer davantage que la sûreté de sa représentation.

Un instant, sa famille lui manqua. D'un bloc. Elle écrasa ce sentiment avec rage, comme un cafard sur un tapis.
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MessageSujet: Re: Le Hall de la clinique   Jeu 16 Fév 2012 - 17:41

Juan El Hidalgo CarlosJuan Carlos s’était légèrement penché pour l’écouter, renforçant ainsi sa posture rassurante et paternelle. Il hocha la tête à chacune de ses instructions. Simple et sans fioriture le plan de Sophia lui laissait suffisamment les coudées franches pour le faire à sa manière. Une carte simple, quelques mots à son attention, une première recommandation, son adresse (Juan ne possède aucun téléphone portable et encore moins internet) et des bonbons. Il aurait aimé rajouté une fleur ou deux, là encore question de goût et de classe. On verrait bien… Sophia semblait s’être ressaisi. Ou bien était-ce un masque ? Juan ne le savait pas et s’en fichait éperdument. Ils marchèrent quelques temps en silence, à travers la clinique, jusqu’à ce qu’ils croisèrent un infirmier qui semblait avoir senti que du travail supplémentaire s’approchait. Sophia commença alors une comédie qui faillit faire sourire le vieil homme. Habile cette jeune femme habile… Presque un numéro de charme. On attendrit puis on charme sa cible : du grand art. Cela confirma les soupçons de Juan Carlos sur la profession de Sophia mais il n’en eût cure. Avant qu’elle ne dépose un baiser sur sa joue il lui parla d’une voix calme et affable :



Ne t’inquiètes donc pas… Et puis ça m’a beaucoup rassuré de pouvoir te revoir ! Tout le monde a eu si peur pour toi à la maison…



Laisse moi avec le monsieur, il m’aidera à la retrouver. Je te laisserai un mot à l’accueil pour te tenir informée…




Sophia déposa alors un baiser sur sa joue. Inattendue mais pas complètement : quelle nièce n’embrasserait pas son oncle qui s’en va ? Juan se demanda si son visage était aussi froid que ses mains. Il se demanda aussi dans quelle proportion le jeu de rôle dans lequel Sophia était entré était responsable de ce baiser. Il se dit aussi que c’était une bien triste situation pour un homme de son âge que de se torturer l’esprit après un acte aussi simple. Bien triste en effet. Il n’empêche que ce baiser l’avait chamboulé quelques instants. Quelques instants d’éternité comme dirait le poète… Inconsciemment, Juan Carlos avait accentué légèrement la pression de ses mains dans celles de Sophia. Quand celle-ci s’écarta, il lui passa la main droite sur le côté gauche de son visage. Quelques doigts dans ses cheveux (Juan savait à quel point cela pouvait avoir un effet relaxant), paume sur la joue et le pouce caressant la pommette. Une fois encore le temps se suspendit. Le pouce passa tranquillement sur la pommette et Juan laissa retomber sa main sur la nuque de la jeune femme. Il l’attira à elle et lui embrassa le front. Mes lèvres aussi étaient-elles glacées, pensa-t-il ?



Allez va donc… Je m’en voudrais si tu attrapes froid dans ces fichus couloirs…



Je te donnerai vite de mes nouvelles.




Et Sophia s’en fut. Sans un mot. Juan Carlos décida de se concentrer derechef sur sa nouvelle tâche. Peut être pour éviter de trop réfléchir. Il avait d’une cigarette et d’alcool. Plus vite il finirait ce qu’il avait à faire ici mieux ça voudrait. Il se tourna vers l’infirmier et l’apostropha :



Alors ? Vous pouvez m’aider, mon cher ?
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