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 Le lounge

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MessageSujet: Re: Le lounge   Mer 16 Mai 2012 - 15:51

Tonton Jo
"Vous êtes magnifique mademoiselle, vous me rappelez quelqu'un que j'ai connu il y a très longtemps. Et toi, mon petit chardonneret, arrête de briser des couples et attaques-toi plutôt à celles qui sont libres. Laisse la blonde et prends la rousse, idiot. Et puis, tu t'amuseras beaucoup au lit... Je parle en connaissance de cause."

Le blanc fut instantané. Ladite rousse, qui avait de prime abord adressé à Raven un sourire réjouit à ses compliments, écarquilla les yeux puis s’esclaffa d'un rire ponctuel et étouffé. Je faillis remplir mes poumons d'alcool et retenait ma bouche de ma manche, me redressant sur ma chaise et laissant s'exprimer ma toux. Un être intemporel hein ?
"Et bien on peut pas dire que les années aient fait du bien à votre tact, mais au moins elles animent la soirée c'est certain. *pause* En fait on pourrait dire que j'avais d'autres projets en tête, bien que vous parlez manifestement en 'connaissance de cause'." Lui répondis-je avec mon regard des beaux jours, tout suggestif qu'il était.

La demoiselle à la chevelure de feu glissa son mollet contre le mien, en dépit de la distance qui nous séparait à cette grande table - ou tout du moins ce qui me paraissait comme telle - et, tout en me demandant quelle taille pouvaient bien faire ses jambes et en me représentant tout les plaisirs que ces considérations géométriques évoquaient chez moi, je la surpris à renchérir la conversation d'une drôle d'insolence :
"Vous connaissez le dicton ? Plus on est de fous..."

La carte dans ma main, qui n'était pas encore tombé tandis que Raven annonçait la couleur avec une entrée en la matière plutôt réussit, décrivait des révolutions entre mes doigts, presque fébriles pour peu que je fut plus jeune, et je m’aperçus avec une surprise et une décontenance renouvelée, que ses yeux ne me fixaient pas moi mais bien la belle brune. Si la scène d'une créature de rêve lycanthrope papillonnant avec une autre créature de rêve - vampire pour sa part - était tout bonnement incongrue, c'est la hardiesse pour le coup nubile de la jeune femme qui éveilla en moi un frisson, plus intérieur que vraiment réel, dont je ne saurai dire exactement s'il trouvait racine dans mon érotisme propre ou plutôt dans ce sentiment évanescent - au point d'en paraître artificiel - dont les créatures de la nuit raffolaient tant et qui leur permettaient de combattre l'ennui, connu généralement sous le nom de 'situation', ou 'dandysme' si l'on voulait rester dans le cadre assez précieux de la soirée. Je n'en baissai tout de même pas ma garde, préférant me concentrer sur le jeu afin de maintenir un certain détachement, qui ne serait peut être pas suffisant pour que ma réaction n'échappe à Raven, mais assez en tout cas pour que celle-ci ne se voit pas affligé d'une irrépressible envie de me railler subtilement. Non que cela m'aurait fait honte ou même déplu, mais je pensais alors qu'il serait plus difficile d'observer sa réaction à elle. Et là encore, je ne savais pas si cette vigilance n'était qu'un jeu ou si elle était tout à fait intéressée. Mondye ! Serais-je en train de devenir un des leurs ? Il a bon espoir le ptit ! J'en étais heureusement assez loin.

Je laissai tomber ma carte comme si je lui témoignai du mépris, comme si j'avais perdu. La réalité était que je n'en avais aucune idée car je n'avais porté un seul regard sur le vert. C'est lorsque l'on avança "Suite royale" que je baissai mes yeux. J'étais réellement surpris, même si je n'avais aucune idée sur mes chances de défaite ou de victoire. C'était cette envie de marcher sur un fil un voile sur le visage qui m'avait amenée là. Aurais-je été raisonnable si j'avais fait attention au jeu ? Je me dis que c'était tout à fait possible. Surtout lorsque, au lieu de me réjouir ou de me sentir rassuré de cette passe, je me pris à éprouver une pointe de déception de ne pas avoir pu aller jusqu'au bout. Mais soyons franc, je me serai maudit d'avoir perdu.
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Milicent
Humain


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MessageSujet: Re: Le lounge   Mer 16 Mai 2012 - 20:12

Face au regard que lui lança Joe, la jeune femme ne put s'empêcher de la fixer en plissant des yeux. visiblement, ce n'était pas complètement un accident et Joe avait eu une idée derrière la tête. De là à se couper volontairement tout de même, c'était peut-être un peu exagéré, mais Milie se demandait vraiment ce qui passait dans la tête de sa collègue en cet instant précis.

Elle secoua la tête, abandonnant la serviette dont visiblement ne voulait pas Joe et marmonna, plus pour elle-même que pour sa collègue.


"Maladroite hein… c'est nouveau ça…tssst…"

Après avoir hésité pour une compassion dont ne voulait visiblement pas Joe, Milie s'était décidée pour la moue boudeuse. Elle ne voyait aucune façon de récupérer cette soirée et la perspective de rentrer au QS n'était pas pour lui rendre sa bonne humeur mais, en l'occurrence, elle ne voyait plus aucune autre option mis à part l'hôpital, ce qui n'était pas franchement mieux. Elle prit une légère inspiration et releva les yeux en direction de Kain, à qui elle décocha un sourire.

"Je crois que là, nous allons devoir couper court à notre petite soirée. Mais une prochaine fois, ce sera avec le plus grand plaisir."

Elle trouverait bien un peu de temps de libre loin de Joe et toute autre girl du QS qui l'empêcherait d'obtenir ce qu'elle avait envie. Et il était hors de question qu'elle passe à coté de toutes les promesses qu'elle avait pu lire dans le regard de leur hôte. Ce n'était que partie remise, mais pour l'heure, elle devait s'occuper de Joe pour éviter toutes les récriminations auxquelles elle pouvait bien s'exposer si elle ne faisait rien.

"Bon… tu te sens de rentrer à la maison ou on doit faire un tour par l'hôpital ? C'est profond ? Te faut des points de suture ? A la limite, on peut appeler un médecin qui viendra directement à la maison. Ce serait mieux non ?"

Tout en parlant, elle commençait déjà à chercher du regard ses affaires avant de s'arrêter brusquement.

"Oh, il faudrait que vous nous rendiez nos paquets je le crains. J'aimerais autant éviter qu'elle se vide de son sang sur votre banquette, ce serait plutôt malvenu."

Elle porta alors son regard sur Joe, les bras croisés, attendant la suite des évènements. La moue qu'elle affichait n'était pas étrangère à sa collègue, elle était en proie à l'un de ses accès d'humeur légendaires même si elle essayait tant bien que mal de se contenir.
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MessageSujet: Re: Le lounge   Jeu 17 Mai 2012 - 11:57

Joleen
    Joe se tortillait sur la banquette qu'elle partageait avec Milie, visiblement très mal à l'aise. Finalement, ce n'était pas si mal de ne pas être au centre de l'attention, elle se moquait bien d'avoir frustré le vampire, au contraire, elle s'en félicitait même, mais la mine de son amie n'augurait rien de bon. Une fois rentrée au QS, elle devrait rapidement trouver une solution pour fausser compagnie à Milie, c'était vital.

    « Vous n'avez rien à vous reprocher, vous avez été un hôte très agréable. »

    Elle était sincère. Si on mettait de côté qu'il était un vampire, qu'il lorgnait sur son amie d'un air concupiscent et qu'il avait probablement eu dans l'idée de les vider de leur sang à la fin de cette soirée, c'était un homme charmant. En fait, la faute en revenait entièrement à Milie, qui était beaucoup trop naïve et qui manquait cruellement d'instinct de survie. Bien sûr, Joe était surtout agacée de l'avoir vu faire les yeux doux à cet homme tout au long de la soirée, mais elle ne l'aurait avoué pour rien au monde.

    « Je suis navrée de devoir écourter cette soirée mais ce n'est que partie remise. »

    Oui, elle ne doutait pas que Milie se précipite ici dès qu'elle aurait le dos tourné. Elle devrait attendre d'être seule avec elle pour la mettre en garde sur la nature de leur hôte, mise en garde qu'elle n'écouterait sans doute pas.

    Elle serrait fort son poignet sous la table, cela apaisait sa douleur et sa colère. La blessure était profonde, peut-être même nécessitait-elle quelques points de suture. Mais Joe n'avait pas l'intention d'aller à l'hôpital cette nuit pour une broutille pareille, elle détestait ce genre d'endroit. Elle se tourna donc vers sa collègue à qui elle adressa un sourire qu'elle espérait convainquant.

    « Ça ira je pense, inutile d'aller à l'hôpital pour si peu. On devrait rentrer directement. »

    Elle tourna alors son regard vers Kain. Elle se demandait s'il allait insister pour qu'elles montent à son bureau avec lui ou s'il allait leur faire porter leurs affaires sans faire d'histoire. Elle était paniquée à l'idée qu'il ne les laisse pas partir maintenant.
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Kain
Vampire
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MessageSujet: Re: Le lounge   Ven 18 Mai 2012 - 19:54

Comme il le pressentait la situation échappait totalement à son contrôle, ses deux proies étaient en train de filer, devant son nez, et il ne pouvait tenter quoique ce soit toute la salle les regardait, curieux de ce qu’il se tramait à coté de leurs tables.
Il n’avait donc pas le choix. Kain vida sa flasque, le sang contenu à l’intérieur finit de le calmer, du moins pour l’instant. Et pour seulement une de ses deux faims… la deuxième ne se calmerait pas avec une simple flasque de sang… Il regarda une dernière fois Milicent, laissant échapper une petit soupir, suffisamment léger pour que celui passe inaperçu. Quel gâchis d’avoir une si belle créature à portée de main, et de la voir filer sans avoir pu jouer avec…

« Il serait effectivement dommage que vous oubliez vos achat dans mon bureau. »

Le vampire fit un petit signe de tête à la serveuse qui s’occupait de Joleen. Celle-ce se leva et partit d’un pas précipité.

« Elle va vous amener vos affaire. Quel incident regrettable, qui écourte une soirée qui s’annonçait agréable j’en suis persuadé. J’espère que la blessure guérira rapidement. »

Le vampire se leva et s’approcha de Milicent. Rapidement il lui chuchota ces quelques mots.

« C’est avec grand plaisir que je vous reverrais, nous pourrions, si le cœur vous en dit, reprendre notre conversation avant que votre amie se blesse. Sachez que je me ferais une joie de vous faire visiter mes locaux. »

Il se redressa et montra du doigt la serveuse qui revenait les bras chargé de colis.

« Voilà vos affaires. Si vous le désirez je peux vous appeler un taxi, cela vous permettra de rentrer chez vous plus rapidement. A mes frais naturellement. »
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Milicent
Humain
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MessageSujet: Re: Le lounge   Sam 19 Mai 2012 - 10:30

Joe avait l'air agacée mais Milie n'en avait cure. Elle n'avait plus pitié d'elle et de son malencontreux accident qui avait l'air tout sauf naturel. Elle essaya un instant d'imaginer les raisons qui auraient pu pousser Joe à vouloir stopper le petit jeu auquel elle s'était adonné avec le vampire mais, elle avait beau réfléchir, elle ne voyait pas pourquoi elle les avait arrêtés. Après tout, ce n'est pas comme si elle faisait plus ou moins la même chose presque tous les soirs. Et Joe était bien souvent aux premières loges pour assister à ses petit numéros et pour la voir disparaître dans sa chambre avec ses clients réguliers.

Il est vrai que cette fois-ci c'était légèrement différent. Milie n'était pas payée mais le jeu avait été trop grisant pour qu'elle s'en soucie. Le regard du vampire avait eu quelque chose de différent, de plus animal, instinctif que d'ordinaire. Kain lui-même différait réellement des hommes d'affaires ou autre qu'elle avait l'habitude de côtoyer au salon du QS et visiblement, elle avait plutôt apprécié la scène.

Mais Joe avait tout gâché et ça elle n'avait pas envie de l'oublier. Elle esquissa tout de même un de ses charmants sourires à l'attention de leur hôte, papillonnant des yeux à son attention.


"Oui, vous avez été des plus accueillants. Je suis vraiment enchantée que le hasard vous ait mis sur notre chemin en tout cas. Et ce ne sera que partie remise. Très bientôt, je l'espère."

Les chuchotements de leur hôte à son oreille accentuèrent son sourire et lui fit presque retrouver sa bonne humeur. Même si elle n'envisageait pas de fausser compagnie à Joe dès ce soir, elle n'hésiterait pas dès que l'occasion s'en présenterait, ces quelques mots ne faisaient que confirmer ce qu'elle pensait. Kain était tout aussi déçu qu'elle de la façon dont les choses avaient tourné, d'une certaine façon c'était rassurant.

Elle se releva, enfilant sa veste et attrapant les paquets.


"Un taxi ? Oh quelle bonne idée. Ce serait dangereux de se promener à cette heure de la soirée. Je n'avais pas vu qu'il était aussi tard d'ailleurs. Au plaisir de vous revoir donc."

Une dernière œillade aguicheuse et elle se tourna vers Joe sans chercher à masquer son regard noir.

"Tu peux marcher toute seule ou tu vas tourner de l'œil en te levant ?"

~~~~~

Joe évita de croiser le regard de sa collègue à cet instant, de peur de ne pas arriver à masquer la bouffée de colère qui l'envahit soudain. Elle devrait se contenir au moins jusqu'à leur sortie du Bloody Valentine. Kain leur fit porter leurs affaires sans faire d'histoire et elle ne s'attarda pas une seconde de plus en ce lieu.

Le trajet en taxi fut plutôt calme, trop calme même. Il régnait une certaine tension entre les deux femmes, l'ambiance était orageuse mais aucune ne brisa le silence. Joe, qui avait prévu dans sa tête un nombre incalculable de monologues tentant de démontrer à quel point sa collègue était stupide, se dégonfla.

Joe ne resta au QS que quelques minutes, le temps de poser ses affaires et de faire croire à tout le monde qu'elle allait se coucher. Le lendemain matin, elle n'était toujours pas rentrée.

Spoiler:
 

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Dernière édition par Milicent le Dim 20 Mai 2012 - 20:51, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Le lounge   Jeu 24 Mai 2012 - 13:59

RavenRaven rendit un sourire resplendissant à la belle rousse. Certes, il était vrai que la vampire manquait cruellement de tact et était de ce fait fort directe, mais que voulez-vous, avec six siècles de vie derrière elle, elle n'avait pas le courage ou la patience d'attendre ; donc elle était ce qu'elle était : une vieille mégère dans un corps de jeune poupée. Elle cachait assez peu son jeu mais quand il s'agissait de le cacher, elle était la meilleure qui soit. Elle écouta d'une oreille assez distraite le commentaire du petit chardonneret et rigola abruptement lorsqu'elle entendit qu'il allait faire comme elle l'entendait. Fort bien, elle en connaissait un qui allait drôlement s'amuser ce soir. Seulement, à ce moment précis, la rousse renchérit ce qu'il venait de dire et elle manqua de s'étouffer alors qu'elle était en train de boire à la bouteille. Un sourire en coin assez mesquin vint se dessiner sur ses lèvres et son regard devint soudain assez aguicheur.

- "Figure-toi que le tact est une des seules chose qui manque dans mon attirail, mon petit. Oui, j'ai essayé ce côté des relations humaines qui m'a drôlement plu je dois l'avouer et, pour répondre à votre dicton mademoiselle, si ce dernier est une invitation destinée à ma personne, je serai ravie d'en faire partie... De ces folies..." conclu-t-elle en ronronnant.

Raven regarda les cartes du jazzman par dessus son épaule et siffla d'étonnement ! C'est qu'il avait un bon jeu le bougre. Il aurait pu tout rafler si elle n'avait pas eu un full au as... De toute façon, les gains obtenus ici allaient être repartagés donc... Elle n'en avait cure. Attendant le verdict, elle bu une autre gorgée et recalcula mentalement tout l'argent sur table. Cinq fois 300€ comme mise de départ, sachant que juste après, elle avait subtilisé tout le contenu du portefeuille du lycan assommé, soit 2100€, suivit de quatre fois 200€ et pour terminer, quatre fois 400€... Cela fait un joli total de 6000€ en jeu. Elle redistribua les gains mentalement aussi : 60% pour le premier, soit 3600€ ; 25% pour le second, soit 1500€ ; et pour terminer 15% pour le troisième, soit 900€. Sachant que la mise en commun des gains de Raven et du jazzman donnait un total de 4300€ elle redistribua cette somme comme convenu : 60% pour elle - soit 2580€- et 40% pour lui - soit 1720€. Il avait intérêt à être content, il recevait en plus de ce qu'il avait déjà mis, plus de 94,4% de cette somme. Les deux étaient gagnants ! Le barman annonça les gains tout comme elle l'avait calculé et elle donna sa part au chardonneret. Se levant, elle passa ses mains sur les épaules robustes de l'homme noir et se pencha à pour lui murmurer à son oreille.

- "Une dernière chanson, mon petit ? Et puis après nous partirons en charmante compagnie de la jeune demoiselle. D'ailleurs, je te laisse choisir laquelle tu veux jouer..."

Elle ne lui laissa pas le temps de répondre qu'elle commençait déjà sa route, dans un déhanché à faire sauter la braguette de n'importe quel homme, caressant au passage le visage d'albâtre de la rousse. Elle monta sur la scène et s'empara du micro. Son contralto ronronnant s'éleva tout doucement dans la salle.

- "Mesdames et messieurs, j'ai le plaisir de vous annoncer que nous remettons le couvert pour une dernière fois, ce soir. Veuillez accueillir chaleureusement notre petit jazzman !"


Dernière édition par Raven le Lun 28 Mai 2012 - 18:58, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Le lounge   Lun 28 Mai 2012 - 12:48

Tonton Jo
Pour l'heure, je ne savais pas si j'avais trop bu ou si ce qui ce passait était bien en train de se produire. En fait, je ne sais toujours pas pourquoi j’eus tant de mal à croire la situation possible car je n'en étais pas à ma première aventure insolite, et moi même, en avais vécu et entendu des bien plus singulières ; mais ici bas, dans ce bon vieux continent, je ne croyais pas ce genre de choses possibles. Était-ce bien étrange d'avoir de telles pensées ? Bon sang oui ! Un pressentiment tâché d'une huile noire m'avait envahit dés mon premier contact avec cette ville, on m'avait accueillit en me demandant de transpercer un thorax et je fricotais avec des monstres - pour ainsi dire - dont je n'avais comme seule image qu'une simple légende dépourvue de toute possibilité d'existence. Alors qu'est ce qui clochait, pourquoi je trouvai le cadre de la soirée bizarre ? Et bien réfléchissez deux secondes : s'il est déjà difficile pour nous, pauvres humains, d'accepter le fait qu'il existe bel et bien des créatures suçant le sang des gens et d'autres les dévorant après s'être transformés en bête poilue, devinez donc à quel point de s'imaginer que ces créatures soit sexy en diable et qu'elles tiennent pour passe temps favoris la musique, les jeux d'argent et de chaire constitue un réel chalenge de l'esprit ? Qu'on me claque si je divague, eh bien on dirait que je n'ai ressentis aucune claque. Mesdames et messieurs, ce qui se produit alors était bien réel et je me faisais à cette idée non sans une certaine délectation.

Pour ne rien arranger, ou plutôt pour continuer dans cette lancé qui commençait à me donner - je l'avoue - un peu chaud, Raven déclara de but en blanc qu'elle accédait entièrement à l'invitation tacite de la lycane. Elle devait sans doute vouloir retrouver ses souvenir de 'connaissance de cause'. Tout en parlant, elle distribuait l'argent selon les gains de jeux. Je pris un dernière bouffé de mon vieux tabac. Il ne me restait plus beaucoup de ce magnifique cancérigène du pays, il me manquerait à n'en point douter, mais alors il fallait bien que je m'intègre dans ce pays. Était-ce seulement possible ? De s'intégrer dans une telle ville ? Pas simplement en achetant du tabac en tout cas. Le fait est que je me retrouvai avec une belle somme devant moi. J'écrasais mon plaisir dans le cendrier et pris la liasse dans la main. Un rire bref vint à moi sans prévenir. Elle avait déjà tout répartit, la vue de la pimbêche retenant avec autant d'efforts qu'elle pouvait déployer une moues contrarié m'emplit d'une sadique bonne humeur alors que j'allai droit à la conclusion pourtant inhabituelle chez moi que c'était là le seul pêché de ne pas jouir de la vie. Que j'étais dans l'erreur ! Combien de personnes tellement mal dans leur existence m'avaient fait pitié, combien de ces personnes j'aurai tant aimé pouvoir aider, mais mon seul bonheur semblait les inciser encore plus. Je n'étais pas bon guérisseur pour tout les maux il fallait croire. De toute façon, elle n'était qu'une enfant gâté et ça se voyait, je n'avais aucune pitié pour les bourgeois, pas pour leurs petits caprices en toute cas ; égaux dans la douleur, pas dans les aléas insignifiants. Bref, Raven semblait avoir visé juste dans ses pronostiques.

"Vous avez passé les cent dernières années à vous entraîner intensivement à l'art de l'arithmétique ou c'est un don inné ?" Lui lançais-je avec légèreté.

Son sourire en disait long. Elle se leva et me chuchota des mots qui me plurent. Pas que l'idée de faire des heures supplémentaires m'enchantait mais de toute façon, je n'avais pas vraiment de métier, c'était avant tout une passion. Tout le monde y gagnait au final. Plus qu'au départ, les mouvements félins de la vampire me semblaient hypnotisant, mais traversant la foule je concevrais ma tenue, bien que celle-ci serait passé inaperçue. J'aurais pu me transforme en dragon que personne n'aurait rien remarqué. C'était tout à fait compréhensible, tout à fait... ahem bref !

"- Mesdames et messieurs, j'ai le plaisir de vous annoncer que nous remettons le couvert pour une dernière fois, ce soir. Veuillez accueillir chaleureusement notre petit jazzman !"
- So let's sing one shit again !" M'exclamais-je avec un accent créole à couper au couteau avant de me lancer aussitôt dans un air très festif et rythmé à la contrebasse. J'attendais que Raven se cale sur mon rythme, ce qui fut l'affaire d'un couple de secondes, puis chantait à pleine gorge des paroles rapides et entraînantes avec ma voix de vieux loup d'mer. Je m'arrêtai pour laisser mon tour à Raven et le reprenais lorsqu'elle même s'arrêtait. C'était un dialogue qui ne rimait pas à grand chose il est vrai, mais qui rafraîchissait et réchauffait en même temps. Le couples se mirent à swinguer et j'étais étonné de voir combien nombreuses étaient les personnes qui savaient danser dans cette salle, ce qui ne fit qu'attiser mon entrain. Le couple perdant, sans grande surprise, s'en était allé après que le gentleman qui servait d'amant à la jeune femme de mauvais poil eut été éconduit auprès d'elle alors qu'il l'invitait à danser et qu'elle - de forte mauvaise humeur - exigea qu'ils rentrent chez eux. La petite rousse, quant à elle, avait abandonné sans aucune forme de remord son compagnon assommé pour danser avec qui voulait bien, c'est à dire avec la moitié de la salle, gagnant petit à petit du terrain vers la scène sur laquelle elle finit par monter pour se dandiner alternativement auprès de moi et de l'autre musicienne.
Et dire que la soirée n'était même pas à son apogée en ce qui nous concernait.
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MessageSujet: Re: Le lounge   Ven 22 Juin 2012 - 21:06

RavenElle gloussa suite à la remarque pertinente du petit chardonneret. Elle soupira et lui répondit d'un air faussement exaspérée.

- "Non beau brun, ça fait six-cent ans que j'existe ; j'ai eu l'occasion de pouvoir calculer plus que quiconque dans une seule vie donc il coule de source que j'aie plus d'aisance avec les chiffres qu'avec les rayons solaires." dit-elle dans un sourire dévoilant ses canines.

Bien, elle avait réussi son effet, et le petit chardonneret avait mordu à l’hameçon. C’est fou comme certains mots pouvaient déstabiliser les gens, et apparemment, ceux qu’elle avait prononcé l’étaient. Il semblait enthousiaste à l’idée de terminer la soirée avec non pas une, mais deux filles dans son lit ainsi qu'un petit "encore" dont l'avenir s'annonçait assez rythmé. Lorsque le jazzman lança sa petite phrase pimentée par un accent créole énormément prononcé, le rire cristallin de la vampire emplit la salle et ses doigts s'élancèrent sur le clavier du piano, faisant des accords tout aussi rythmés que les notes jouées par le contrebassiste. Elle improvisa un léger scat laissant plus le loisir à son comparse de chanter avec sa belle voix enrouée, lâchant ci et là des onomatopées, faisant quelques fois écho aux paroles du chardonneret. Alors que ses doigts glissaient littéralement sur son clavier, elle regarda les gens s'ameuter devant la scène pour danser et elle sourit lorsqu'elle vu la belle rousse danser d'une façon assez aguicheuse à côté du contrebassiste. Il fallait avouer que les deux faisaient la paire. Qui sait, peut-être avait-elle fait que précipiter les choses ?

Elle termina la chanson avec concordance, se leva, fit une légère révérence et partit chercher un casaquin noir en velours aux manches amples, les extrémités retroussées et rouges, maintenues par une rangée de boutons imposants. Elle s'empara de son ombrelle et s'avança vers la bande de joyeux lurons qui s'approchaient d'elle. Elle s'empara de la main de la rousse et la tira dehors, forçant le chardonneret à suivre.

- "Dépêche gros bêta, la soirée ne fait que commencer pour nous ! Plus vite on y sera, plus on s'amusera..." dit-elle avec un contralto ronronnant et aguicheur, alors que la jeune femme à ses côtés gloussait, pensant déjà à ce qu'ils s'apprêtaient à faire.

Décidément, la soirée allait être mouvementée, et elle n'allait pas regretter tout cela. Elle ouvrit son ombrelle et s'avança dans les rues sombres et malfamées de Galway.
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MessageSujet: Re: Le lounge   Sam 30 Juin 2012 - 1:49

Nathaniel Duchannes
[RP : Droséra/Nath']

Nathaniel était d’humeur folâtre, comme à son habitude. L’été était là, il avait fait beau toute la matinée et il avait même pu déjeuner sur sa terrasse qui donnait vue à un immense terrain rempli d’arbres séculiers, de flore au couleurs chatoyantes et à l’herbe verdâtre illuminée par les rayons du soleil se reflétant dans la rosée - paysage qui était digne des Highlands écossais, sous cette belle journée estivale sans l’ombre d’un seul nuage. Regardant le paysage, il avait pu observer moult écureuils trainasser ci et là à la recherche de glands ou bien se presser en direction de leur arbre. Il fallait l’avouer, il avait eu une chance inouïe en achetant ce manoir - surtout que la propriété était donnée pour le vaste terrain qu’elle possédait. Il aspira une bouffée d’air fraîche et se dirigea vers sa chambre, vêtu d’un simple peignoir de soie. Une fois sa douche prise, il s’appliqua à démêler ses cheveux et utilisa une perle pour les nouer en une longue tresse lâche laissant deux longues et épaisses mèches pendre nonchalamment sur le devant, encadrant l'opale de son visage d'albâtre. Enfilant un t-shirt noir assez moulant, un vieux jean troué aux bords effilochés et une paire de Converse grises usées jusqu’à la semelle, il sortit de chez lui une paire d’Aviator sur le nez. Il fit vite demi tour et file chercher sa guitare électrique pendue sur un pied mural et l'embarqua sur son dos, bien rangée dans sa housse. Si jamais l'envie de jouer lui prenait.

Il flâna presque toute l’après-midi entre l’Eyre Square et la rue commerçante, faisant des magasins, regardant des instruments au magasin de musique de la ville, s’achetant de vieux 33 tours - il avait d’ailleurs réussi à trouver des premières éditions de The Jimi Hendrix Experience et Janis Joplin, choses assez rares – et finalement, il décida d’aller boire un verre au Bloody. Ça devait faire un petit bout de temps qu’il n’y avait plus remis les pieds et il se demandait s'il y avait toujours autant d’animation. Bref, ne songeant plus qu’à boire un bon verre - ou une bouteille, ça dépendrait de son envie sur le moment – il pressa le pas vers le Bloody.
Comme toujours, il y avait foule à cette heure-ci mais étrangement, cela ne semblait pas l’incommoder, ça le rassurait même. Il posa son seyant sur un des fauteuils du bar et la serveuse ne tarda pas à venir chercher sa commande. Il se tâtait encore entre la bouteille Brandy et celle d’Hydromel. Se sentait-il plus Anglais que les autres jours ou bien se sentait-il l’âme nouvelle d’un guerrier Viking fleurir ? Bah, allez, va pour le Brandy ! L’Hydromel attendrait bien un peu. Souriant à la jeune serveuse, il passa commande et lui gratifia d'un joli clin d’œil.

Apparemment, cette fin d'après-midi, on avait droit à une chanteuse ! La belle en question était comme dans une bulle ; ses cheveux presque aussi longs que ceux de Nathaniel, d’une couleur foncée qui oscillait allègrement entre brun et noir, ses yeux malicieux et perdus semblaient regarder quelque chose de fixe mais hors temps, puis légèrement plus bas deux belles pommettes - qui paraissaient comme taillées dans une pierre d’une noblesse rare - lui faisaient face, deux lèvres aux courbes délicates et ravissantes attiraient d'autant plus son attention - elles laisseraient exsangue le cerveau de n’importe quel homme après quelques minutes de contemplation. Son long corps gracieux narguait le reste du monde, montrant une silhouette haute et élégamment étudiée. Cette femme semblait comme envoûtante, enivrante, troublante mais spéciale. Tellement prit dans la contemplation de cet Être aux plaisirs oculaires divinement alléchants, il ne remarqua même pas la jeune femme lui amener sa bouteille de Brandy et le verre. Il leva les yeux et la regarda, secouant la tête et lui lâchant un merci perdu. Il se hâta de déboucher la bouteille et de verser un peu de son contenant dans le verre. Il sirota quelques peu son breuvage et retourna à son occupation du moment. Cette fois-ci, quelque chose changea ; il avait le son. Il s'autorisa à se perdre dans la contemplation des paroles rassurantes qui sortaient de ses lèvres et il perdit tout aussi tôt la notion du temps. Quelques minutes s'étaient écoulées ? Une heure ? Peut-être plus ? N’avait-il pas trop l’air ahurit comme ça ? Il regarda dans son verre et, non. Son visage semblait garder sa beauté quelques peu marginale. Il releva les yeux et il la vit le regarder. Son cœur sauta un battement et puis repartit d’emblée. Que faire ? Non, pas le temps de réfléchir, il lui sourit.

- "Seigneur, Nathounet, dans quel merdier intérieur t’es-tu foutu ? T'as vraiment le don pour ça mec. D'abord tu cherches juste à te détendre, puis tu trouves une jolie fille à regarder et après, quoi ? La dernière fois, c'était avec Charlie et regarde où ça t'a mené ! Certes, tu l'as embrassée deux fois... Mais franchement, faut que tu t'arrêtes..."

Et au fond, il n'avait pas tort. Ça commence par un rien et en général, ça se termine en catastrophe ou bien, dans des cas d'extrême chance ; au pieu. Quel cas allait être celui-ci ? Il avait une petite préférence, mais en tout bon gentleman... Vous n'auriez qu'à le deviner !


Dernière édition par Nathaniel Duchannes le Dim 1 Juil 2012 - 18:43, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Le lounge   Dim 1 Juil 2012 - 15:20

DroseraOh que c’est flou ce matin! Je me réveille à la dure, les yeux embrouillés, endormie dans mon bain sous ma forme de sirène. J’ai rêvé à des poissons, tant de poissons ! C’est sûrement la cause de mon estomac qui décide de se transformer en trou noir. Je suis en train de m’auto-digérer ! J’AI FAIM ! Juste pour être certaine que j’ai encore mes parties intestinales importantes, je me palpe le ventre plat. Oh, il y avait tant de poissons… Des bleus des blancs, des oranges et des gris, des gros juteux et des petits filandreux, coriaces pour mes dents de carnivores ou tendres pour le plaisir de mes papilles qui les sentaient fondre délicieusement, éveillant dans ma bouche des explosions jouissives de saveurs… Je claque la langue sur mon palais, il est temps que j’aille déjeuner ! Mais comment je suis arrivée dans mon bain ? Je ne m’en souviens plus, pas plus que je me souviens comment je suis arrivée chez moi ou comment j’ai fait pour rêver à autant de poissons. Je pense que j’ai tout dans mon ventre, je sens mon estomac creux, mon foi, mon cœur qui bat normalement, mes intestins qui sont occupés à faire les intestins, et en-dessous de ça c’est ma queue de sirène qui apparaît.

Dans les rayons du matin (bon, de l’après-midi, mais c’est un détail) qui percent mes fenêtres ouvertes dansent des petits grains de poussière en suspension, quelqu’un m’a dit un jour que c’était des chiures de mouche qui étaient en suspension dans l’air et depuis ce temps, même si je sais que c’est faux, je retiens ma respiration jusqu’à ce que je détourne le regard pour ignorer ce que je vois. Donc les chiures de mouches dansent dans les rayons du soleil qui tape, éclairant en partie l’appendice ondin qui remplace mes jambes et faisant ressortir le doré chatoyant du vert émeraude de mes écailles. J’adore regarder tous les reflets, les nuances de verts rehaussé d’or, c’est peut-être narcissique mais qu’est-ce que je suis belle !! Je suis une sirène, j’ai le droit de faire la narcissique non ? La journée s’annonce courte avant le boulot qui m’attend au Bloody, mais c’est à moi de faire en sorte que cette journée soit productive. Faire le ménage, les courses, faire à manger… Ou pas. Je me lève et tombe lourdement sur le sol, comme toujours quand je veux sortir du bain. Il faudrait que je me trouve un moyen plus commode de sortir de cette immense baignoire, un peu plus subtil aussi parce que je suis certaine que tous mes voisins de dessous entendent le bruit compact et sourd de ma chute à chaque fois. Faut dire que je suis plus lourde sous ma forme de sirène… Mon deux mètres de queue de poisson y est sûrement pour quelque chose, ce n’est pas du vide qu’il y a là-dedans ! Du muscle puissant, fait pour nager longtemps et loin. Malheureusement, depuis que je suis ici, les escapades en pleine mer sont plutôt rares… Pas par choix, mais parce que j’ai trop peur de me faire découvrir ici. Je ne me suis jamais vraiment mêlée à la populace, alors je n’ai aucune idée de comment les gens normaux entrevoient les gens pas normaux comme moi et les lycans, les vampires. Peu m’importe, tant que j’ai ma baignoire, des poissons et de l’argent, je n’ai pas à me plaindre.

Je soupire, sachant bien que j’allais devoir me mêler à cette populace humaine dans peu de temps, et une paire de jambes longues et galbées prennent la place de ma si jolie queue de sirène. Comme à chaque fois, j’ai un pincement au cœur en voyant une des dernières merveilles du monde sous-marin disparaître, mais des jambes banales à en pleurer c’est mieux pour marcher que ce délice oculaire qui occupait la place il ya quelques instants. Je m’étire longuement, sentant les muscles de mes jambes se réveiller, mon dos protester contre cette énième nuit de sommeil dans le bain et mes bras ankylosés reprendre vie peu à peu. Je suis nue comme un vers, mais remédie à la situation en attrapant des sous-vêtements propre dans une pile, un pantalon noir simple à coupe étroite dans une autre et une chemise en coton beige dans une autre. Voilà, simple et chic, je n’aurai pas à me changer en soirée pour aller chanter. Je passe à coté d’un miroir et capte mon reflet, Neptune aide-moi j’ai des cheveux dignes de médusa ce matin… Je cours chercher une brosse, mon estomac perds patience, mais entre lui et moi, c’est moi qui décide, non? Oh et on oublie la brosse, c’est l’estomac qui gagne.

Après un déjeuner frugal, fait de poissons cru et d’une galette d’avoine, je suis de retour chez moi pour me préparer pour ce soir. Cette fois, l’estomac me laisse me peigner les cheveux et me préparer sommairement, me laver le visage et un peu de ce truc que les humains appellent maquillage, c’est marrant, j’ai des cils couverts d’un goudron noir, les yeux avec des couleurs pas normales et les lèvres qui brillent comme mes écailles ! Pas vertes, non, mais un petit doré chaud.

Mon boss se tient devant moi, je suis au Bloody, les mains sur mes hanches il me contemple avec un petit sourire en coin. Je fait semblant de réchauffer ma voix, mais elle n’en a pas besoin. Je suis une chanteuse innée, c’est un don que les sirènes ont toutes, mais ça, pas besoin de le dire. Après tout, je ne suis qu’une humaine à leurs yeux, une petite banale et inoffensive humaine. Mais qu’ils essaient de me toucher, et ils verront qu’une ondine c’est plus dangereux et hargneux qu’on pourrait le croire.

La scène est là, calme comme toujours. Les clients sont tous là, certains depuis un moment et d’autres viennent juste d’arriver. Je ne vois rien plus qu’une bande de poissons qui se rassemblent autour d’un tas de nourriture, et pendant une fraction de seconde je les imagine tous avec les grands yeux globuleux et la bouche ouverte dans l’attitude typique des poissons et l’image me rassure, je peux commencer. Je souris à la foule, d’un geste calculé je replace mes cheveux derrière mon oreille et commence une petite chanson, une ballade que j’ai apprise dans ma jeunesse en Grèce. Ma voix chaude évoque les après-midi dans les oliveraies, le soleil sur une peau qui brunie, alanguie sur une chaise longue et un plat de petites tomates goûtant l’été prêtes à éclater dans la bouche. Si ma voix évoque tout cela, c’est parce que ces moments me manquent tellement… Moi qui vivait dans une bourgade reculée, j’avais ces plaisirs à portée de main.
J’ai tout gâché… NON ! Ils ont tout gâché. Ce n’est pas le temps de repenser à ça, c’est le temps de mettre le masque de la jolie chanteuse. Je raffermis ma prise sur mes pensée, ce n’est pas le temps de divaguer. Alors que la ballade tire à sa fin, je promène mon regard sur la foule et accroche les yeux d’un homme, et j’accroche sur ses iris verts cerclé de doré. Ils sont magnifiques, surnaturels. Il me sourit ! Comme une adolescente, je rougis un peu et baisse les yeux alors que la dernière note meurt sur mes lèvres. Qui est-il ? Je ne peux pas le fixer, mais j’ai eu le temps d’apercevoir une carrure magnifique, un style décontracté et des cheveux plus long que les miens, attaché derrière je ne sais trop comment mais deux mèches encadrant un visage qui aurait pu être un modèle pour les statues de marbres blancs de mon pays natal.

« Bonsoir à tous, mon nom est Droséra et je chanterai pour vous encore quelques chansons. Alors, la première était une ballade grecque, ne me demandez pas le nom, elle n’en a pas ! La deuxième, Wet Sand des Red Hot Chili Peppers… »


Bien que je suis certaine que la plupart ne connaissent même pas le groupe. Mais il y avait une américaine au Zombillenium qui m’a fait découvert les chili peppers et je suis tombée en amour avec la guitare et la basse, fluides et mélodieuses et la voix du chanteur avait un timbre rond comme je les aime. C’est pourquoi il y a toujours une de leur chanson au programme. Durant celle-ci, je recroise souvent le regard de l’homme, mais peu à peu j’arrive à soutenir son regard, un peu plus longtemps que la profession suggère. Je ne sais pas si c’est simplement parce que je suis la chanteuse qu’il me regarde aussi intensément, mais peu m’importe. Si c'est mon statut qui l'attire, j'aurai vite fait de partir.

Il me reste encore quatre chansons à chanter, plus que trois, je me demande ce qu’il me veut, peut-être que je me fais des idées ? La fin de cette troisième mélodie approche, je suis encore un peu fébrile, c’est le premier homme qui me regarde ainsi… depuis que je suis partie de chez moi. Mais oh ! Un instant, ce n’est qu’un humain, du moins jusqu’à preuve du contraire, alors on se calme les hormones de poisson en rut. Attendons jusqu’à la fin de ma prestation, on verra après ce qu’il en est.
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MessageSujet: Re: Le lounge   Dim 1 Juil 2012 - 21:45

Spoiler:
 

Nathaniel DuchannesJusqu’à présent, les volutes douçâtres créées par la voix envoûtant de la belle inconnue avaient occupé son esprit, le faisant voguer dans d’étranges contrées au caractère mystique et ancien. Un coucher de soleil éclairant de sa teinte rouge orangée les vagues fouettant les roches creusés de la falaise laissaient croire à un paysage méditerranéen, des forets aux arbres asséchés par les vagues de chaleur créées par le soleil bien peu magnanime. Des maisons déteintes par les rayons de la naine jaune, enracinées dans une terre aride et calcinée semblaient être de mise, ces maisons habitées par des gens tannés à cause des UV cancérigènes du soleil s’activant dans une oliveraie, à cueillir leur frêles récoltes. A côté de ça, on pouvait aisément s’imaginer des créatures farfelues aux origines peu certaines et au milieu de cette faune mythologique, trône la belle chanteuse à la voix cristalline sur un immense arbre aux branches dessinant des courbes artistiques encadrant la vision sauvage. Ces paysages semblaient venus de loin, avec la voix de cette femme ; on aurait dit qu’elle essayait de transmettre un message, des images et des sensations perdues, qui créaient un manque profond dans tout son être. Durant tout le moment que la chanson avait duré, il n’avait eu d’yeux que pour elle et là, le simple regard qu’elle lui avait adressé avait eu le pouvoir de le secouer. Cependant, ce regard fut de courte durée, ses belles prunelles se baissèrent et une légère teinte rosâtre se coloriât sur ses joues. Le rendu était digne d’un tableau de la renaissance, fondu dans un paysage luxuriant, avec une touche de noirceur.

La dernière note caressa la courbe de ses lèvres juste avant de s’évanouir dans l’air. Profitant de l’intermède, il sortit sa guitare. Une merveilleuse Gibson EDS rouge à deux manches. Cette guitare appartenait à son oncle qui s’en était servie lors des années 70 lorsque le rock était encore à son apogée. Il passa délicatement sa main sur les cordes juste avant d’en pincer une pour voir si elle avait besoin d’être accordée. Prêtant une oreille distraite à ce que disait la chanteuse, il apprit qu’elle s’appelait Droséra et que la prochaine chanson allait être des RHCP. Il sourit alors que sa main poignait dans son verre de Brandy. Il avala le reste du verre d’une traite et se mit à gratter de manière inaudible les cordes de sa guitare. Son regard était toujours braqué sur elle, il ne la quittait presque plus des yeux. Dans son regard, on pouvait observer un sorte de confusion mais elle arrivait à soutenir de plus en plus longtemps les contemplations de Nath’ qui lui, jouait de manière fluide une mélodie qui ne résonnait que dans sa tête. Les chansons passèrent et les verres défilèrent. Il ne voyait plus vraiment le temps passer, plus occupé à boire et écouter la demoiselle.

Plus par inconscience qu’autre chose, lorsque cette dernière termina une chanson, il se leva, guitare en main et se dirigea vers elle. Il grimpa avec une aisance surhumaine et s’approcha d’elle. On pouvait sentir son parfum citron-romarin flotter autour de lui. Il sourit à l’intéressé et passa la sangle de sa guitare autour de lui et s’approcha du micro.

- "Excusez-moi du retard, vous savez, les bouchons ce n’est pas encore ça hein. Bref, je me présente, Nathaniel, guitariste, comme vous pouvez le voir. Celle-ci, c’est Stairway to Heaven de Led Zepp'. "

Durant toute sa jeunesse, Jimmy Page avait eu une grande influence sur ses choix musicaux niveau guitare. Sa créativité l'avait laissé sans voix et à chaque nouveau morceau, une part de plus en lui était subjugué par l'harmonie des notes et accords dans ses morceaux. Tantôt doux tantôt agressifs, ils possédaient un message propre qui devait être délivré. Cette chanson était un message de paix, un message qui disait "Hé, on est tous égaux, pas besoin de se presser ou créer des lois stupides. Et puis, mec, si tu veux une nana, pêche celle qui te plaît le plus, il y en a beaucoup !". Ça, c'était une des façons de penser de Nath' ; si une fille te rejette, ne t'attarde pas dessus à moins qu'elle n'en vaille la peine. Si une fille te plaît, fonce et fait tout pour l'avoir. Puis, regardez ce qu'il était devenu : un homme dragueur mais assez beau, doué en musique et assez fortuné. What else ? Allez, un petit Nespresso peut-être !

Se retournant vers la chanteuse il lui fit un clin d’œil et un « Chuuuuut » amusé. Il trouva un ampli de libre, brancha son jack et regarda une dernière fois le publique avant de fermer les yeux pour les 3 prochaines minutes au moins. Ses doigts glissèrent de cordes en cordes, caressant ces dernières plus qu’il ne les touchait, alors que le début de la ballade des Led Zepplin résonnait dans la pièce, un calme olympien était présent ; tout le contraire de ce qu’il se passait dans la tête du lycan. C’était une véritable effusion de couleurs, de vagues de sensations. Littéralement, il était en train de prendre son pied à jouer ! Son bassin était en train de dessiner de lents cercles concentriques tout comme Page lors de ses représentations live. La ballade toucha doucement à sa fin et céda sa place au solo crescendo et il changea de manche au profit de celui à six cordes. Alors qu’il était penché en avant, ses doigts décrochaient des sons stridents de la vieille Gibson, maniant harmonieusement les hammer-on et les pull-off. Et puis, tout doucement, dans une distorsion de notes crachées par l’ampli, la chanson se termina tout en douceur.

Il fit une révérence, descendit de la scène et retourna discrètement à sa place. Ouais, bon, il s’était bien amusé, maintenant, place à l’alcool et la fille qui lui tapait dans l’œil depuis le début de la soirée. Une question lui taraudait l’esprit : Avait-elle seulement idée du magnétisme qu’elle exerçait sur lui ? Si pas sur tous les hommes de cette salle ? Si oui, et bien il était couillu le petit Nathounet.
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MessageSujet: Re: Le lounge   Mer 4 Juil 2012 - 0:23

DroseraLes sons sont comme des vagues, vous savez ? Un flux et reflux constant dans la pièce, un écho étrange qui porte en lui ce que l’auteur souhaite, du moins ce que les bons auteurs écrivent et ce que les bons interprètes délivrent. Une vague qui peut être aussi douce qu’une berceuse, aussi violente qu’une lame de fond, aussi terrible que les colères de Neptune et aussi douces que les maîtresses de celui-ci. Les véritables artistes en fait ne sont que les intermédiaires entre ces vagues et le monde des humains, ils ne sont que le passage du monde flou des souvenirs dispersé dans le temps au monde vibrant de sons et de couleurs, le parfait mélange des deux. Je sais, je suis un peu pompeuse en disant être une véritable artiste et tout, mais je suis une sirène et en moi résonne toujours ces vagues, en moi résonne toujours ces vibrations uniques qui ne peuvent être propagée autrement que par la voix… Les baleines sont la preuve que la musique et l’eau sont intrinsèquement liées, mais les sirènes sont le point culminant de cette alliance entre l’élément liquide et sonore.

Au travers de ces liaisons, une sirène apprends à respecter son entourage, son élément, et à dédaigner le reste. Les sirènes sont les plus belles, les plus suaves, le mariage parfait du son et de l’eau, aussi vulnérable et puissante qu’une femme peut l’être. Les hommes ondins ne sont pas relégués en second plans, mais la beauté est Sirène et c’est un fait que tous acceptent.

Cependant, on ne peut pas exclure la force, la puissance et la virilité de la musique. On ne peut pas tout simplement oublier le chant d’un marin, grave et sombre, lorsqu’il voit la main de l’océan s’abattre sur son navire et qu’il prends compte de son ridicule statut au sain de l’océan. On ne peut pas oublier la puissance d’un homme qui se lève, montagne de muscle ou de détermination. On ne peut pas oublier les colères de Poséidon, ni le chant aussi fort que les vents des typhons de sa conque. On ne peut pas oublier la voix tonitruante de Neptune, on ne peut pas dire que la musique est complète sans cette partie brute et imposante qu’apporte les hommes sirènes, qui sont après tout mes frères, mes pères, mes oncles et mes cousins. Le même sang coule dans mes veine, le même qui coule dans l’océan alors je ne peux pas dire que les hommes ne sont rien.

Mais LUI ?? Pour qui il se prend ?? Qui est-il pour oser prétendre jouer avec une sirène ? Le sourire aux lèvres, je ne peux rien faire, je ne peux pas bouger sans risquer perdre mon job. Les règles ne sont pas les mêmes sur cette damnée terre immergée, je suis totalement bloquée sur mon petit tabouret et je ne sais plus quoi faire. Qu’est-ce que je donnerais pour retourner dans l’océan ! Là où je sais que les hommes sont compétents et forts, là où je sais que chacun trouve sa place et ne dérange pas les artistes qui sont déjà là !! Alors que je repense à tout ça, il impose sa chanson… tant qu’à faire, me pousser de mon tabouret ? Alors ça non, on ne fait pas ça à une artiste.

Je connais la chanson, Stairway to Heaven, une pièce classique que l’on me demande souvent. Pour la peine, je l’ai apprise, je la maitrise moyennement et il me reste encore beaucoup de choses à peaufiner, mais vu que je ne la chante pas a capella je pense que je vais pouvoir faire en sorte que ce show reste MON show. Je souris un peu, secouant la tête comme pour dire *mais oui, ces sacrés bouchon, c’est ca ?* Puis je ferme les yeux et la bouche presque collée sur mon micro, les lèvres jointent, je chante la partie de flûte et le laisse faire son show. Jusqu’à présent, pas de fausses notes, ni de lui et sûrement pas de moi. Je chante en backround les paroles, mais il y a quelque chose d’étrange qui se passe.

En fait, il est doué ! Une guitare à deux manches dans les mains, une gestuelle assez étrange – il bouge le bassin en même temps que jouer, il est captivé à ce point par ce qu’il joue ? Ah ces humains des fois…

La musique achève, les notes meurent lentement dans les échos des murs et tandis que les couleurs de la musique qu’il vient de jouer s’affadissent, je prends le temps de réfléchir. Ça fait un moment que je me suis rendue compte que ce ne sont pas tous les humains qui sont mauvais, moralement parlant, alors certains peuvent avoir un talent musical… Certains peuvent être capables de laisser parler la musique correctement. Ce qu’il vient de jouer est correct, un peu plus que correct, mais il ne faut pas faire le poirier ! Il n’a joué qu’une chanson et en plus, il s’est totalement invité sur le stage, il a commencé avec des points en moins. Mais il est craquant, avec des yeux envoûtants et un talent pour la guitare. En fait, je pourrais presque sourire en pensant à l’audace qu’il a eu, de sauter comme ça, de prendre la place avec sa guitare à deux manches et de jouer. Je me demande ce qui l’a poussé à faire ça en fait ? Peu importe. La soirée est jeune et j’ai presque fini de chanter…

Oh mais j’y pense, il vient de me couper une chanson ? Bon ! Deux autres et j’ai terminé ma soirée! Un type que j’ai rencontré il y a peu de temps m’a fait découvrir une artiste, Ellie Goulding et je pense qu’elle terminerait bien la soirée. Salt Skin, l’amour qui n’est pas toujours rose et qui fait perdre la tête, on oublie son nom et l’on cherche quelque chose qui n’existe pas, quelqu’un qui n’est pas là. Pour une fois que je ne chante pas une chanson sur l’océan !

J’imite le mystérieux guitariste en terminant par une révérence, et je m’approche du micro pour souhaiter une bonne soirée à tous. Rien de spécial, je ne fais même pas allusion à l’interruption à saveur de guitare qu’il y a eu et je vais dans ma loge, la petite salle pas plus grande qu’un mouchoir avec une lumière sur deux qui marche. J’ai l’air d’une merde, mon maquillage a coulé à cause de la chaleur des projecteurs et je suis habillée comme une poche de patate, mais peu importe. Mes doigts fins démêlent mes cheveux et avec mon pouce, j’essuie rapidement les coulées de liner qui me font ressembler à un raton-laveur. Je crois que je suis présentable, du moins je ne le suis pas moins que d’habitude, ce qui fait de moi normalement habillée, coiffée et maquillée, mais tant qu’à moi j’irais nue les choses iraient plus vite. Noooon, je ne suis pas la sirène Droséra qui peut attirer tous les hommes qu’elle veut dans l’océan, je suis une femme civilisée et… et puis merde, je ferai ce que je veux. On verra bien comment vont les choses, pour l’instant je vais aller le retrouver dans la salle.

Je passe par la ruelle sur le coté de l’établissement, et tandis que je rentre, je repère deux choses : Le bar et le type. Étape numéro 1, aller me chercher une bouteille de bière légère. Le barman me félicite, rien à cirer, je lui tourne le dos et rejetant mes cheveux vers l’arrière d’un mouvement de tête fluide, je me mets en marche. Du calme, surtout, avoir l’air naturelle. Je suis une humaine, je drague normalement, pas de chants envoûtants ou de promesses de richesses. Juste…moi. Pas de queue de sirène (pourtant, je suis certaine qu’il ne pourrait pas résister ! Elle est tellement belle…) et des jambes trop blanches par rapport au reste du corps, mais pour l’instant bien cachée dans mes pantalons. Allons, ce n’est pas la mort… Je suis à coté de lui, c’est bien ! C’est très bien même.

Sauf que là faut que je trouve quelque chose à dire. Moi et l’inspiration…

« Hey, t’es pas coincé de venir sur la scène comme ça toi ! »


Oups. Je souris, comme si c’était une blague, espérant qu’il ne le prendra pas mal, c’est vraiment la seule chose que j’ai trouvé à dire ! Je suis sensée être une sirène charmante ! Non, pas une sirène, une humaine. Alors too bad so sad, je ne serai pas aussi charmante que d’habitude. Ça ne veut pas dire que je serai malpolie quand même !

« Moi c’est Droséra, et toi ? »
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MessageSujet: Re: Le lounge   Jeu 5 Juil 2012 - 12:27

Nathaniel DuchannesDe nouveau assis à sa table, il se versa les quelques gouttes de Bourbon contenues dans sa bouteille et il appella le serveur pour qu’il lui amène de l’Hydromel. Bon, ce qu’il avait fait était un peu - beaucoup - vachement osé. Mais bon, le peu de culot qu’il lui restait devait avoir la taille de Pluton, c’est vous dire sa taille originelle ! Bref, il s’était assez bien amusé et puis il avait pu se tenir à côte de la chanteuse, voire d’un autre point de vu sa façon de se tenir et d’agir lorsqu’elle exerçait son métier. D’ailleurs, l’Hydromel arriva juste à temps pour écouter ce qui semblait sa dernière chanson pour ce soir. Une petite moue contrariée se dessina sur le visage de Nath’. Déjà ? Dommage, il aurait bien voulu passer du temps avec elle. M’enfin, si son service se terminait bientôt, qui était-il pour la retenir ? Il but le fond de Bourbon dans son verre et se versa l’Hydromel pour remplacer son ancien contenu. Il avait reconnu la chanson mais n’arrivait plus à retomber sur le titre ni l’auteur. Il se souvenait en tout cas que c’était une Anglaise mais de là à se rappeler son nom… Il regarda en l’air et haussa les épaules, comme un signe de reddition envers une autorité supérieur ou une quelconque personne inexistante.

Les dernières notes se turent, des applaudissements se firent entendre et elle partit juste après une légère révérence. Et voilà, à plus de plaisirs oculaires pour la soirée. Ce qui est fort dommage. Il but une toute petite gorgée d’Hydromel et il regarda sa compagne d’infortune, posée sur le siège juste à côté de lui et s’en empara, gratouillant les cordes ci et là, repensant à la chevelure aux couleurs oscillantes de la belle, de son visage à la perfection digne des plus grands joyaux de n’importe quelle couronne du monde, sa voix envoûtante et aux sonorités cristallines, évoquant des paysages d’ailleurs. Puis un bruit de porte se refermant retentit, bruit auquel il ne porta aucune attention, supposant que ce n’était qu’un client quelconque, ne se doutant pas un moment que ce client en question c’était elle. Il continua à improviser, s’arrêtant quelques fois pour boire le contenu de son verre et puis, une voix familière se fait entendre, juste en face de lui. Il lève les yeux, et puis la voit. Au début il regarde à gauche et à droite mais non, il n’y a personne à côté de lui, donc personne susceptible d’être le destinataire des paroles et puis elle se présente. Droséra hein ? Il lui semblait qu’elle l’avait dit, tout comme lui s’est présenté à elle de manière implicite tout à l’heure sur scène. Un sourire en coin se dessina sur ses lèvres et il but de nouveau un coup.

- "Comme ça on se tutoie ? Hum… J’adore les femmes entreprenantes,dit-il en lui faisant un clin d’œil. Tu as raison, j’ai beaucoup de culot mais disons que quand l’appel de la musique est plus fort que moi, j’y cède. Et puis, faut avouer que je me suis beaucoup amusé sur scène, mais, toi aussi apparemment, je me trompe ? Ou peut-être que tu viens tout simplement m’engueuler - chose compréhensible. Mais assieds-toi donc, ce sera plus confortable. Enchanté Droséra, moi c’est Nathaniel Duchannes, Nath’ pour les intimes." dit-il en souriant.

Il ramena sa tresse sur son torse et détailla de plus près Droséra. On aurait dit qu’il faisait un rêve éveillé. Il regarda ses doigts, fins et très féminins, ses longs cheveux et assurément soyeux au touché, ses jambes qui feraient à coup sûr tourner en bourrique un homme et deux belles prunelles en guise d’yeux. On pouvait définitivement dire qu’il était sous le charme, ce qui, d’un côté, arrivait souvent ces derniers temps. D’abord Charlie, puis après la Marie-Antoinette de la soirée au Dark Theatre et puis maintenant une chanteuse du Bloody. Il faudrait qu’il aille consulter, il avait un grave problème émotionnel apparemment…

- "Alors, Droséra, d’où viens-tu ? T’es pas d’ici je me trompe ? Non pas pour te juger, j’suis pas d’ici non plus. Je suis né aux Etats-Unis d’un père Anglais et d’une mère Espagnole alors… Question origines, je suis plutôt mal placé."

Il remplit son verre à peine fini et la regarda dans le blanc des yeux, considérant tout l’effet qu’elle lui faisait. Une femme consciente du danger émotionnel qu’elle représente pour un homme est une arme destructrice !
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MessageSujet: Re: Le lounge   Ven 6 Juil 2012 - 2:16

DroseraJ’entends encore les dernières notes d’Ellie dans ma tête, son accent à l’anglaise se fait entendre en maître dans la pièce, répété en écho par tous ceux qui parlent. Je me sens de plus en plus à l’aise dans les espaces publics et ce, même sans la présence des gens de ma race pour m’épauler. D’ordinaire, une sirène n’est jamais seule… mais ma compagne de tous les jours est morte, alors on fait ce que l’on peut avec ce que l’on a, je survis seule. Donc, je me sens de plus en plus à l’aise et la preuve, je viens de faire les premiers pas dans une conversation avec un être humain. Bah, pas n’importe quel humain de toute façon !

De dos, j’ai pu voir un corps bien fait, du moins qui porte bien les jeans et le tshirt qu’il avait, des cheveux tressés et retenus lâchement par une bille. C’est étrange comme coiffure, on dirait ces indiens d’Amérique. Ses longs cheveux noirs contrastent élégamment avec sa peau laiteuse, sa posture est pour le moins étrange pour moi, mais d’un charme que je ne peux nier maintenant que je le vois de plus proche. En face de moi, je peux apprécier à leur juste valeur ses prunelles qui sont pour le moins unique. J’en ai peut-être vu une fois ou deux des semblables, mais je n’ai aucune idée pourquoi il me semble être si spécial. Peu importe, il est un bon musicien et étant seule sirène connue ici, je ne risque pas de rencontrer des gens de mon calibre de toute façon. Alors, je vais prendre ce que j’ai sous la main, et pour l’instant c’est un guitariste au verre presque vide et aux yeux intrigants.

J’ai presque ri en entendent sa remarque, « J’aime les femmes entreprenantes… » Quel genre de dragueur est-ce ? M’enfin, je ne vais pas m’attarder sur un petit détail. Ça fait un peu du genre *macho qui sait ce qu’il aime chez une femme, ah que grrr*. Car oui, j’ai beau ne pas sortir et me mêler aux humains souvent, j’écoute et je vois ! Je vois le genre de personnes qui agissent comme lui et ils ne sont pas de mauvais bougres, il faut simplement les prendre par surprise et cet espèce de personnage macho disparaît. Il m’invite à m’asseoir, ce que je fais avec ce que j’espère être de l’élégance et d’une main je ramène mes cheveux sur mon épaule gauche.

« Nath pour les intimes… Donc non seulement on se tutoie, mais on est intime ? Appelle-moi Dro alors. Je sais, ce n’est pas le nom le plus mélodieux et féminin mais c’est le mien. »

Ah tien, un métisse ? Comment on appelle ça déjà… un mulâtre ? Peu importe, je trouve que son sang espagnol n’est pas très prononcé, sinon il serait plus basané non ? Peu importe, j’aime autant les hommes bronzés que pâles. En dessous de la peau, ils goûtent tous la même chose. Je n’ai pas l’intention de le manger, mais c’est simplement un fait qui me passe par la tête. Il a vraiment de beaux cheveux, malheureusement plus long que les miens ! C’est presque une insulte à ma féminité. Il faut avouer cependant que, agencé à son grand corps musclé, le mélange est d’une originalité à faire baver les humaines et les sirènes, mais pour différentes raisons.

Je continus à jouer mon rôle de femme humaine, je ris un peu en répondant.

« Non, je ne suis pas d’ici tu as bien raison et tu as le droit de me juger… de toutes façons, on juge tout le temps alors ce n’est pas grave. Je viens d’un petit village côtier de Grèce. Droséra est le nom d’une naïade, un esprit de l’eau qui serait l’esprit de la rosée, mes parents adoraient la mythologie grecque. »

Alors qu’il remplit son verre, je me demande si je ne peux pas en avoir un moi aussi ? Je ne suis pas une fan d’alcool, mais quelque chose à boire serait le bienvenue. Du coin de l’œil, je repérai une serveuse qui semblait me fusiller des yeux et lui fit signe de venir. Peu importe, elle allait m’apporter à boire et elle n’aurait pas de pourboire. Un sourire flotte encore sur mes lèvres, j’admire les mains de guitariste de Nath et remonte pour le simple plaisir de mes yeux le long de son bras où les muscles semblent être à fleur de peau, sans une once de graisse et sur ses épaules solides, sur lesquelles il ferait bon se reposer… Une mâchoire carrée sans trop l’être, simplement masculine. Après l’épisode du Zombillenimum, il est le premier homme que j’aborde. Comme choix, j’aurais pu faire pire !

La serveuse arrive, l’air vraiment… hum, enjouée ? Nah, elle a l’air plutôt frustrée de me voir assise à côté de Nath, peut-être qu’elle le voulait pour lui ? Qu’elle reste professionnelle et m’apporte un verre de bière blonde ! Après tout, je suis au pays de la bonne bière, autant bien en profiter. Je ne suis pas d’humeur à boire du fort pour l’instant, alors je vais me réchauffer l’estomac tranquillement.

« Je ne viens pas t’engueuler, en fait je suis contente de rencontrer un bon musicien. Ça fait longtemps que tu joues ? »


Sait-il seulement dans quel jeu il vient de s’embarquer ? Je ne suis pas en chasse, mais je suis toujours la créature mythologique qui symbolise la tentation et celle qui fait dévier les hommes du droit chemin. Ève qui séduit, la pomme qui tente, osera-t-il croquer ? Peut-être est-ce moi qui me ferai croquer, pour faire changement ! Mais il ne faut pas trop espérer. Voyons simplement comment la soirée se déroule, je suis la naïade de la rosée, pas la pythie qui voit l’avenir !
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MessageSujet: Re: Le lounge   Dim 8 Juil 2012 - 1:04

Spoiler:
 

Nathaniel DuchannesIl aimait regarder le corps gracieux de la belle, ondulant délicatement alors qu’elle s’asseyait. Elle semblait pleine de tentations et d’interdits, prête à être mangée par la passion et les désirs brulants, elle ou ceux sur qui elle daignait déposer son regard. On aurait dit une prédatrice dans un corps angélique - ou tout du moins en apparence – à l’affût de n’importe quelle occasion pour sauter sur sa proie et la dévorer, la dévorer en la faisant sombrer dans un puits sans fin de plaisirs dédaléens, d’idées à peine compréhensibles, de paroles aux sens indéchiffrables et de volutes infinies aux courbes diacritiques. Les expressions de son visage étaient indécises et laissaient transparaitre les questions qui lui taraudaient l’esprit à propos de je-ne-sais-quelle raison. Le geste de main qu’elle utilisa pour ramener ses cheveux sur le devant semblait être empreint à une élégance voulue déstabilisante, mais dans ce simple geste, on pouvait sentir une désinvolture empreinte à un sentiment familier pour elle. Elle devait avoir l’habitude de ce genre de situations, sinon pas qu’elles soient courantes dans sa vie - ou alors c’était tout simplement une seconde nature pour Droséra. La façon dont elle avait répondu à la désinvolture de Nath’ semblait empreinte à une hilarité contenue, à la limite de l’implosion totale. Un sourire en coin de dessina sur son visage et il regarda sa bouteille d’Hydromel en songeant à des choses dont la décence interdit toute description…

- "On est culoté ou on ne l’est pas très chère. Par heur ou malheur pour toi - c’est selon les points de vue - je fais partie de la première catégorie, mais je pense que ça, tu t’en doutais déjà, n’est-ce pas ? Enfin bon, Droséra - ne m’en veux pas mais j’aime la consonance de ton nom complet - c’est un plaisir exquis que de faire ta connaissance ! "

Alors comme ça, la merveilleuse créature présente en face de lui était grecque ? Il n’avait jamais imaginé les grecques comme ça, il les voyait plutôt brumes et bouclées au teint assez basané et aux yeux vert olive avec un touche très légère de parfum. Cependant, à son plus grand dam il s’avérait qu’elles étaient encore plus belles que ce qu’il pensait. Si elle portait le nom d’une naïade, elle avait plutôt la beauté d’une sirène - tout comme les filles du fleuve Akhelóös et de la muse Calliope qui charmèrent Ulysse lors de son retour de la guerre de Troie, selon Homère. La mythologie était une de ses nombreuses passions qui occupaient quotidiennement ses journées, pour lui éviter un ennui perpétuel lorsqu’il n’est pas dans les rues à jouer le saltimbanque avec Charlie. Ne lui demandez pas pourquoi mais, l’éducation Spartiate, la démocratie Athénienne, l’Iliade, l’Odyssée, l’Éthiopide ; tout ça l’intriguait au plus haut point. C’était un peu comme si on décidait de retracer ses origines sauf que… Dans ce cas-ci, les origines n’y étaient pas et ça touchait au fantastique - bien qu’il soit lui-même une créature fantastique. Ironique n’est-ce pas ? Alors que tout le monde pense que ce n’est que contes et légendes pour effrayer les touts petits, il s’avère que une de ces créature peu leur coller au train histoire d’en faire leur repas.

- "Haaaaaaaaaa, la Grèce ! Je n’y suis jamais allé mais, j’en connais un rayon sur sa mythologie. Tout comme tu le dis, Droséra est une naïade ; naïades qui son selon les versions étaient soit les filles de Zeus, soit celles d’Océan ou du dieu fleuve de l’endroit. C’est ce qui m’a toujours plus chez vous autres ; forts contradictoires ou bien indécis sur les origines de ces êtres. C’est comme on ne sait pas si Héphaïstos est le fils de Zeus et Héra ou simplement de Héra, jalouse de son mari. Très obscure ! M’enfin, c’est ça qui est marrant et surtout je ne vais pas rentrer dans les détails, vu que tu dois sûrement la connaître en long et en large, cette mythologie ! "

Il regarde du coin de l’œil la chanteuse le détailler, se sentant mis en valeur et quelques peu observé, un léger enflement de chevilles se fait ressentir, ce qui n’est qu’à moitié désagréable. Il suit son regard partir de ses mains, et remonter délicatement jusqu’à ses muscles où l’étroitesse des manches du t-shirt ne fait qu’augmenter l’impression de volume de la part de ces derniers. Un sourire en coin se dessina sur ses lèvres alors qu’il s’empara de son verre et le porta à ses lèvres, contractant volontairement les biceps et triceps. Elle voulait du spectacle durant lequel elle allait se délecter, et bien, mademoiselle était servie ! Il reposa son verre et regarda cette fois-ci directement Droséra remonter vers ses épaules, là où la carrure était la plus large, fortement contrastée par la délicatesse féminine de cette cascade noire de jais qui trônait sur ce mètre quatre-vingt-cinq fortement masculin. De dos, il était rarement possible de se tromper sur la nature de Nath’, très rarement… Elle commanda une bière blonde à la serveuse qui semblait la regarder de travers, comme si une tension potentielle existait entre elles -ce qui était possible, vu que ces deux-là étaient collègues.

- "Et bien tu m’en vois ravis ! Combien de temps ? Bouf… J’ai vingt-huit ans, j’ai commencé le piano vers mes 6 ans, donc la guitare vers les 10 ans et pour le reste, à partir de là on décompte plus ou moins deux ans pour chaque instrument. Donc ça fait dix-huit ans que je joue de la guitare, plus ou moins. Et vingt-deux pour le piano… Grand Dieu, que je me fais vieux ! " dit-il en éclatant de rire.

Ce soir, il allait devoir se décider entre être la proie ou le prédateur. Et si pour une troisième fois depuis qu’il est à Galway, il gardait son rôle de prédateur ? Toute cette histoire de chasseur et de chassé avait un aspect excitant de par sa nature lycanne. Aie peur, et j’te mange ; cours et j’te rattraperai pour me délecter de ta peur ; suis mon jeu et j’m’amuserai bien avec toi ! A croire qu’il allait pouvoir enfin draguer de manière ouverte depuis un bon moment...
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MessageSujet: Re: Le lounge   Ven 13 Juil 2012 - 0:53

DroseraLa musique est présente partout, et l’écouter parler était comme une petite chanson… Avec ses graves et aigus, une intention bien présente dans le rythme des mots, des mots, et encore des mots… Beaucoup de mots. Qui voulaient dire quoi ? Quel était le but des phrases sans fin et trop bien dites ? M’impressionner ? Parle-moi avec ton cœur et non ton cerveau. Peut-être ne savait-il pas la différence, en ce cas il est vraiment un piètre artiste. On peut être un bon musicien et mauvais artiste, mais jamais le contraire. Ce qu’il était ? Aucune idée. Peut-être que son cœur n’a pas l’habitude de parler ? Pour les sirènes, les membres du clan étaient toujours prêts à s’ouvrir le cœur et à tout partager, mais les humains étaient si compliqués parfois…

Certains ne savent même pas que le cœur sert à plus que pomper le sang. C’est le rythme de la musique qui nous transporte chaque jour, la percussion qui nous garde enligné sur un tempo vivant, le drum qui nous garde en rythme avec le monde qui nous entoure. Chaque pas y est synchronisé, temps et contres-temps qui nous mènent par le bout du nez. Certains humains refusent de comprendre, de voir cette beauté derrière le régulier et s’essouffle à essayer de tromper le temps, de tromper la mélodie et de retourner en arrière. La vie est un théâtre, elle est une représentation dans laquelle il faut toujours continuer peu importe les faux-pas.

Faux-pas qui sont si courant… Comme de bailler au milieu du discours d’un type qui essaie de m’impressionner. Je ne sais pas si il s’en est rendu compte, tant il est plongé dans le rythme de ses paroles et il se porte et s’emporte. Des virgules, des points, des grands mots, des références qui ne me sonnent aucune cloche… Oui, mes parents étaient fan de mythologie et moi aussi, mais juste parce que je suis une créature mythologique. Les trucs d’Héphaïstos et Héra, oui je connais les noms, mais j’ai plus important à faire de ma vie que de me brûler les yeux sur des pages qui détruisent la forêt mondiale, ou sur un ordi à écran lumineux qui brûle mes cellules et dont la conception fait en sorte que des enfants sont exploités et que les ressources naturelles soient consumées à un rythme trop grand pour notre planète. Sirène et écolo, choses qui vont de pair…

« Pas tant que ça, je suis certaine que tu en connais plus que moi ! J’ai vécu dans un village de pêcheurs, j’avais d’autres choses à faire que de me briser les yeux sur des vieux livres en mauvais état. D’ailleurs, la lecture mythologique n’a jamais été mon fort non plus. »

Quoi de plus vrai, quand on est une créature mythologique, pourquoi vouloir en savoir plus sur les autres ? Elles existent et c’est bien correct, qu’on change un peu de sujet! Les livres sur la réalité, les gens qui ont fait des grandes choses dans leur vie, sur les artistes modernes et anciens, Mozart, Bach, Straumann, Ravel, Bethoveen, tant de personnages que j’aurais aimé rencontrer… Au lieu de quoi, je me croyais coincé à jamais dans une crique grecque sous la forme d’une sirène, condamné parmi les miens à me cacher et à dissimuler mon identité. Les choses changent vite et maintenant, je peux prétendre vivre une vie normale, mais je cache toujours mon identité et c’est d’autant plus difficile que je n’ai personne avec qui partager ce secret. Personne qui pourrait comprendre ce que je vis, ma soutenir ou simplement, me faire savoir que je ne suis pas toute seule. Alors, pourquoi vouloir lire sur les sirènes et les naïades, peuple que j’ai fui ?

Je l’écoutais parler, parler, une chance que cette fois-ci il n’y avait qu’une demi-douzaine de phrases… Toutes sur lui. Bon, c’est moi qui lui ai demandé comment il a appris la musique, mais je ne m’attendais pas à cette biographie. C’est qu’il est vieux aussi ! 28 ans ? Et dire que j’approche seulement de mes 18 ans… Meh, si je ne le dis pas et qu’il ne me le demande pas, tout est bien. Sinon, je crois qu’il va partir en courant. C’est étrange comment les gens jugent selon l’âge et non la personne !

« Oh, alors tu as appris à jouer pas mal d’instruments… Dans ma famille, il y avait une harpe qui traînait, mais je ne me suis jamais intéressée pendant plus de deux jours à autre chose que le chant. Je n’ai besoin de rien d’autre, pour moi c’est toute la musique dont j’ai besoin. »

Je commençais à me détendre progressivement, malgré mon ennui relatif dans cette conversation pour l’instant à un sens. L’homme qui se tenait devant moi était mature, savait bien parler, je me demandais où et comment allait finir ma soirée. Chose certaine, ses yeux commençaient à m’intriguer de plus en plus. Vu que je ne suis pas une personne qui se retient, pourquoi je me retiendrais de lui poser la question ? Peu importe le ridicule, au moins je serai fixée par la suite.

« Tes yeux sont vraiment fascinant, c’est des lentilles ? C’est la première fois que je vois des pupilles comme ça. »
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MessageSujet: Re: Le lounge   Ven 13 Juil 2012 - 19:45

Nathaniel DuchannesUn automatisme se fit chez lui ; sa main se porta à son menton et son coude vint s’appuyer sur la table. Il ne s’ennuyait pas mais se sentait légèrement raplapla, avec des courbatures ci et là et un poids sur le dos qui semblait peser une tonne. Quel jour étions-nous ? Samedi ? Ou dimanche peut-être… Si pas mardi ! Il avait quelques peu perdu ses repères spatio-temporelles ces derniers temps, enchaînant caféine, alcool et pleines lunes - vous ne vous doutez pas à quel point massacrer des gens peut-être enrichissant pour la composition, surtout quand on se souvient des démembrages qu’on a fait - tout ça pour composer. Car oui, son imagination était en floraison ! Certes pas plus grande qu’un arbrisseau mais présente quand même ! Toutes ces juxtapositions et ponctuations l’avaient fatigué pour le moment. Peut-être que la belle aux lèvres carminées serait assez entretenante pour lui faire oublier ses quelques tracas et s’amuser, à eux deux. Enfin, apparemment, elle s’ennuyait vu le bâillement à décrocher la mâchoire qu’elle venait de faire. Elle semblait à la limite de l’ennui mortel, comme acculée dans une conversation qui paraissait avoir ni queue ni tête pour elle. Juste avant de pactiser mentalement avec le Diable, il se jura de ne plus jamais parler trop, surtout quand une fille semblait intéressée par lui… Plus jamais ! Il soupira et se servit un verre d’Hydromel. Il le but d’une traite et se resservit, détaillant la belle et se maugréant intérieurement pour une quelconque raison inconnue. Il soupira, ayant l’impression de tourner en rond mentalement, autour d’un carrefour giratoire.

- "Bah, chacun son truc ! Tu sais c’qui me plaît moi ? Voyager ! J’suis originaire des US comme tu le sais mais j’ai voyagé un peu partout dans le monde. J’suis allé en Angleterre, France, Espagne, Italie, Thaïlande, Inde, Népal, Japon, Mexique, et pleins d’autres pays ! Ce serait très long à te raconter et surtout te décrire. Si tu veux, je te raconterai tout ça un jour ! Enfin, si ça t’intéresse bien sûr."

Ses voyages… Haaah, que de souvenirs ! La rumba et le flamenco espagnol en Andalousie, les bons p’tits camemberts français, les paysages de la mer Adriatique en Italie, les temples hindouistes en Inde, les escalades suréquipées sur les montagnes enneigées au Népal, l’empressement de la société Tokyoïte, les ruines Aztèques du Mexique… Tout ça renvoie à loin, très loin. Tiens, ça lui rappelait qu’il devrait défiscaliser les impôts qu’il paye pour sa maison à Londres… C’est que 500£ par mois, c’est quand même cher pour ne pas vivre là-bas. Il allait encore devoir lire et signer des documents écrits par des pingouins atteints d’alexie, user de manœuvres assez peu orthodoxes pour obtenir tout ça… Ces bureaucrates, ils n’ont des intérêts que purement vénaux. Mais passons des paperasses et attardons-nous plutôt sur ce qu’il nous fait face ! Cette fois-ci il n’allait pas jouer les strip-teaseurs mais allait plutôt exécuter le strip-tease mental de Droséra alors qu’elle parlait d’instruments, ou plutôt de ses instruments. Il écoutait d’une oreille distraite, un peu perdu, à dessiner mentalement ses courbes, les traces légères de petites imperfections cutanée telles que les grains de beautés ou quelconque cicatrices acquises lors d’une enfance passée à courir dans des oliveries.

- "Ouip, au grand dam de mon père. J’ai à mon arsenal le piano, la guitare, le violon, la basse, le ukulélé, le cajón et la batterie. La musique c’est comme mon bébé, une sorte d’addiction. Mais je dois avouer que tu chantes merveilleusement bien !"

A présent elle semblait le fixer intensément. Avait-il une tâche sur le visage ou quoi ? Son doigt alla pointer son nez, son bras décrivant un arc de cercle, les yeux louchant sur son doigt, tentant de voir s’il y avait un quelconque problème. En y repensant bien, il devait avoir l’air d’un martien comme ça. Il éclata d’un rire joyeux en retirant le doigt de son nez et soupira pour se ressaisir. Aaaaaaaaaaah, là il comprenait mieux. C’était ses yeux qu’elle regardait. Il en avait tellement l’habitude qu’il oubliait parfois le fait que ses yeux étaient monstrueusement différents de ceux des autres.

- "Arf… Bon, tu n’es pas sans savoir que la citée est peuplée de créatures toutes plus étranges les unes que les autres. Parmi elles, il y a les loups-garous. Bref, je te laisse conclure, j’en suis un. A la base, mes yeux sont verts, tout comme le vert qui est cerclé d’or sur mes pupilles. Sauf que un jour, en reprenant ma forme humaine, mes yeux sont restés comme ça. Du coup, naturel, oui et non, disons que j’ai constamment mes yeux de loup. Enfin, ça, c’est si tu me crois. J’espère que tu vas pas me croire atteint de lycanthropie clinique… Manquerait plus que j’me fasse interné alors que j’ai de la paperasse à régler avec mon manoir."
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MessageSujet: Re: Le lounge   Lun 16 Juil 2012 - 17:40

DroseraAlors que je ne pense qu’à moi et mes petits caprices de sirènes, les paroles de l’homme se fraient un chemin dans mes neurones et allument des lumières par dizaines. Il a beaucoup voyagé ? Je me redresse, attentive, et le regarde avec plus d’attention. J’essaie de m’imaginer à toutes les places qu’il a visité, je l’imagine lui, devant le parlement de Londres, les grandes cathédrales d’Europe, les monuments immortels nippons, les montagnes, les déserts mexicains qui avoisinent les forêts luxuriantes… d’un coup, il semblait devenir une créature exotique, nimbé d’une aura de mystère et d’aventure. L’histoire est une chose qui ne m’intéresse pas, mais les histoires c’est autre chose ! C’est tellement rare dans ma vie. Dans mon petit village, les histoires les plus trépidantes se passaient à quelques kilomètres seulement des sentiers connus, j’ai toujours rêvé de savoir ce qui se passait de l’autre côté de l’océan… Allez, je me réveille et on continue la soirée.

Je me sens un peu hypocrite, il y a un instant je baillais la bouche grande ouverte et maintenant, je le trouve super intéressant ? Bah, qui a dit qu’une sirène c’est stable ? Alors qu’il me parle de ses instruments, je me demande s’il a trouvé sa voix. Chaque personne a un instrument de prédilection, qui chante pour lui et qui fait vibrer son âme. Peut-être que non, si il a tant d’instrument que ça ? Un jour, il verra que tous ces instruments sont superflus quand on a trouvé celui qui fait réellement vibrer le cœur. Peut-être que les humains ne sont pas comme moi en fait, peut-être que leur corde musicale peut être affectée par plusieurs instruments ? Si oui, ils sont rudement chanceux. Pour moi, aucune musique n’est plus belle que celle de ma voix, c’est celle qui fait vibrer les cœurs et sombrer les marins… dévier les bateaux, taire le chant des autres oiseaux, celle qui fait couler les larmes et épanouir les sourires. À son compliment, je réponds par un sourire sincère, de la part d’un musicien ça fait toujours chaud au cœur.

Je regarde ses pitreries et rie un peu, mais le plus important, c’est qu’il répond à ma question. Ses yeux me fascinent et sans m’en rendre compte, je me rapproche de lui par-dessus la table, je suis au bout de mon siège et je ne me rends pas tout de suite compte de l’impact de ses paroles. Un loup-garou ? J’en reviens pas. Le premier type que je vais voir, par ma propre initiative, un loup-garou ? Hey, j’ai vraiment du goût ! Sans le savoir, je me suis mis à boire avec un type qui se change en loup à la pleine lune. Peut-être qu’il pourrait comprendre ma situation ? Ce que ca fait d’avoir une métamorphose, savoir ce que ça fait d’avoir deux corps différents… Je ne sais pas si son mental reste le même dans les deux formes comme moi, mais peu importe, depuis que je suis sortie du Zombillenium c’est le seul qui pourrait peut-être me comprendre. Je ne le connais pas, je ne connais pas la situation des loups-garous alors ce ne sont que des suppositions, mais… C’est déjà mieux que rien.

« Un loup-garou ? Je dois avouer, tu es le premier que je rencontre. C’est rare que je reste pour parler avec les gens après un show, mais tu as piqué mon curiosité. »


Oups. Comment faire pour continuer la conversation sans que ca tombe dans le sujet de *moi, j’suis une sirène ! * ? Je ne veux pas lui dire, je dois garder le secret, c’est mon secret… Mon origine, la seule chose à moi qui me reste. Je me mords la lèvre, par réflexe, qu’est-ce que je fais… Rien. Comme d’habitude, on évite le sujet jusqu’à ce que je sois à l’aise d’en parler. Peut-être jamais.

« Peu importe comment tu les as eu, je trouve tes yeux vraiment magnifiques. Ça doit être dur d’avoir ce fardeau, cet autre côté en nous… »


Ma main vient placer une mèche sur le côté de mon visage et je me rends compte que je suis au bout de mon siège pour de bon… Un petit sourire gêné et je me rassois comme du monde, mais je pousse un peu ma chaise pour être plus proche de lui. Je vais faire comme si je suis une humaine normale, attirée par les loups-garous. Mais y’a pas une humaine qui serait capable de chanter comme moi, faut s’entendre sur ça. Mon pied vient jouer un peu sur son mollet, je passe en mode drague. Il a l’air fatigué, j’espère être capable de lui donner une raison de sourire ce soir.

« Et un manoir avec ça ? Ouah, tu as tout pour toi ! Comment tu as pu atterrir ici, à cause de ton truc de loup-garou ? »
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MessageSujet: Re: Le lounge   Ven 20 Juil 2012 - 22:43

Nathaniel DuchannesAh ! L’attention semblait revenir ! Bien, maintenant que la belle le regardait, il pouvait user de ses charmes pour garder captive toute cette attention qu’il a pour le moment. En tant que loup, il aurait usé de son odeur omniprésente de citron et romarin - flottant autour de lui telle une couche épaisse de brouillard - pour la garder mais elle était humaine - ou tout du moins, il le pensait - et les humains ne fonctionnaient pas comme ça. Qu’est-ce qu’il y avait d’autre ? L’alcool ? Pas très orthodoxe et puis, une fille alcoolisée n’était pas toujours des meilleures compagnes pour un tête à tête ou bien pour passer une soirée agréable pour… Enfin, quoi que, pour la dernière partie, l’alcool avait toujours eu la propriété de les dérider donc, biffer la mention était de mise ! Mentalement, il cocha la case ‘Lui faire goûter l’Hydromel’ alors qu’il remplissait son verre pour faire aérer le l’alcool. Il se pencha vers elle, la regarda droit dans les yeux et, sans ciller, il lui tendit le verre. Allait-elle le gifler ? Allait-elle le trouver trop entreprenant ? Ou bien, tout simplement, allait-elle prendre le verre et s’abreuver du nectar de que les Valkyries amenaient aux dieux lors des repas, à Hasgard ?

- "Tiens, goûte, tu verras c’est très bon ; légèrement sucré, une pointe d’alcool et extrêmement addictif !"

Au moins, il aura essayé ! Mais c’est avec délectation qu’il regarde le sourire de Droséra suit au compliment qu’il lui a fait. C’est toujours un plaisir de regarder le visage illuminé d’une femme, lorsque celle-ci est flattée ou bien comblée - dans ce cas-ci, la question ne se pose pas, elle est flattée bien sûr ! Mais le meilleur fut lorsque son rire cristallin vint tinter dans ses oreilles. Bien, encore quelques points en plus. Surtout qu’à présent, son attention semblait être piquée à vif ! Tant mieux, il comptait la remuer avec un pic à brochette le temps qu’elle soit complètement captivée ! Surtout qu’à présent qu’il lui avait dit qu’il était un lycan, il n’avait pas d’autre solution ; soit elle le prenait pour un fou, soit elle le croyait. C’était un 50-50 sur ce coup ! Elle semblait emplie de question, le visage éclairé par une tonne de pensées que seule elle pouvait entendre en encore plus comprendre… Elle était enthousiaste apparemment ! Bonne nouvelle, non ? Mais qu’elle se morde la lèvre comme ça créa un léger état second de béatitude chez Nath’, assez courant ces dernières minutes.

- "Et bien tu me vois ravis que tu ne me prennes pas pour un aliéné ! Ça fait un bien fou, tu ne peux pas savoir ! Eh bien, disons qu’il y a une première à tout, dit-il en esquissant une légère courbette. Merci beaucoup. T’es la seconde personne à me complimenter sur mes yeux, c’est rare ! Enfin, bref pour ce qui est de ma lycanthropie, disons que je m’y suis habitué, c’est une partie de moi et je l’accepte. Je m’y réfugie souvent, mentalement. C’est un moyen de ne pas être seul on va dire !"

Il était envoûté par ce qu’il voyait, par elle, qui usait de tous ses charmes pour l’attirer dans son filet. Une femme fatale, littéralement, au bord de sa chaise, aussi proche de son visage que la table lui permettait. Une goutte de sueur perla sur son front. Il était clair que la situation était tendue, très tendue, mais à son profit plutôt. D’un revers de main il l’essuya et la regarda se rapprocher légèrement de lui. Puis d’un coup il sent un pied venir contre son mollet. Il se détend et se laisse prendre au jeu. Sa main vint se poser sur sa cuisse et il se pencha vers elle, très très près d’elle.

- "Je suis pas ici parce que je suis un lycan, j’suis ici parce que la ville m’est très sympathique. Puis, disons que je suis très aisé niveaux finances, j’ai mes grands-parents qui m’ont tout légué, argent, maison, entreprise familiale… Mais le manoir, c’est récent ! D’ailleurs, tu veux le voir ? Il est tout près de la foret ; certes c’est loin mais bon, il fait calme au moins et il fait bon d’y être !"
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Kain
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MessageSujet: Re: Le lounge   Dim 22 Juil 2012 - 22:24

En provenance de : http://www.hellsgate.fr/t60p30-le-port#5382

Le voyage avait été assez calme, sans encombre. Il fallait dire qu’à force de chercher des victimes il connaissait assez bien la ville. Un fois arrivé au bloody, le vampire s’adressa au lycan souriant.

« Bienvenue chez moi, j’espère que l’endroit va te plaire ! »

Kain fit un signe rapide à une serveuse, et lui expliqua qu’Ivan avait besoin d’une chambre. Il lui confia les affaires du lycan, et la jeune femme disparut avec, juste pares lui avoir donné les clefs de sa suite.

« Voilà elle va s’occuper de mettre tes affaires dans ta chambre. Alors je te propose, soit de prendre une petite collation, soit de monter dans mon bureau, et de faire une petite partie. J’ai tous ce qu’il faut pour passer un bon moment. Cigare de cuba, whisky hors de prix… Bref c’est comme tu préfères. »

Le vampire espérait qu'Ivan choisirait la deuxième solution. L’idée de jouer au poker avec une lycan affamé venant de Vegas, donc sans doute addict aux jeux de hasard, associé avec une grande dose d’alcool fort était assez amusante aux yeux du vampire.

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MessageSujet: Re: Le lounge   Mar 24 Juil 2012 - 11:39

DroseraIl réagissait bien à mes charmes, mais ça, ce n’était pas une grosse surprise. Je pensais à son verre d’hydromel, était-ce vraiment tentant ? Du miel fermenté, si je me souviens bien. Je n’ai jamais beaucoup aimé le miel, chaque fois que j’en ai mangé il s’en est retrouvé dans mes cheveux et c’est affreusement difficile à nettoyer après… Mais sous forme d’alcool… Pourquoi pas ? Je jouais toujours à l’aguicheuse, donc avec un mouvement sensuel je pris son verre, le porta sous mon nez pour humer l’alcool un instant et dans un mouvement gracieux, pris une petite gorgée. Fermant les yeux à demi et l’observant sous mes cils, je pouvais le voir qui tombait lentement et sûrement sous mon charme. Je vois que même sous forme d’humaine, le charme des sirènes fait toujours effet. Peut-être que c’est seulement moi ? Moi et mes grands yeux, mes longs cheveux, mon corps que je sais attirant et mes traits que je sais séduisant.

Je repense un peu à ce qu’il m’a dit, que la lycanthropie c’est un moyen de ne pas être seul… Au contraire, avoir en soi cette autre partie me rends dix fois plus seule, parce que j’ai un secret que je ne peux dire à personne ! De ce que je sais, je suis la seule ondin dans la ville, personne ne sait c’est quoi être moi et je ne tiens pas à ce que quelqu’un me trouve le rôle de freak du jour. Pas encore, le Zombillenium c’est fini et je suis sensée pouvoir vivre ma vie à présent ! C’est ce qu’il m’avait promis… Mais les gens tiennent rarement leur promesse. Pas grave, je vais me débrouiller autrement. En tout cas, il est certain que je ne dévoilerai mon secret à personne. J’aurais cru être capable de lui dire à ce lycan, mais je vois qu’il ne comprendrais pas la solitude qu’être sirène engendre… Ce n’est pas grave ! Il est mignon et il a un manoir. C’est déjà beaucoup !

« Oh, tu m’invites dans ton manoir ? Oui, pourquoi pas ! Je suis en ville depuis un moment, mais je n’ai jamais eu l’occasion de voir autre chose que les rues et… Ton offre est très généreuse! Tes grands-parents l’ont été aussi avec toi, j’en serais presque jalouse ! Mes parents à moi, de même que mes grands-parents, n’ont rien à faire de moi depuis que j’ai quitté la Grèce. On se rend comment chez toi ? »


Après avoir dit que je n’avais vu que les rues, j’ai failli échapper *et le Zombillenium*. Je me demande comment il l’aurait pris ? Soit que j’étais une fan de monstre, soit que j’en étais une et que je jouais à la cachottière depuis le début. Alors, direction chez lui ! En espérant que je ne rencontre pas une averse soudaine ou qu’il ne soit pas du genre à me lancer dans une piscine. En fait, ce serait presque marrant… Mais seulement si je suis capable de le tuer après. Enfin, ça dépend de comment il réagit j’imagine ! Je serais incapable de laisser la vie sauve à quelqu’un que ma beauté de sirène effraie.
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MessageSujet: Re: Le lounge   Mer 1 Aoû 2012 - 21:05

En provenance de la place publique ( http://www.hellsgate.fr/t15p30-description-de-la-place#5675 )

Ils avaient finis par trouver le restaurant sans grande difficulté. James c’était juste contenté de revenir sur ses pas. Le trajet n’avait pas paru long, et le professeur c’était contenté d’échanger quelques politesse, quelques commentaire sur la ville, son architecture, bref rien de passionnant. Il avait surtout été occupé à réfléchir à un moyen d’en savoir plus sur la jeune femme.

Il fit cependant une pause dans ces réflexions lorsqu’ils entrèrent dans l’établissement. Le décor était assez chic, et pas forcément en adéquation avec le nom de l’établissement un peu trop racoleur pour James.
Il fut donc rassuré et observa le lieu ainsi que les autres clients alors qu’on les conduisait vers une table.
Une fois la demoiselle installée, le professeur en fit autant. Il attendit qu’elle se saisisse du menu pour en faire autant, et repris la discussion.

« Excusez-moi, je n’ai pas une très bonne mémoire, mais m’avez vous dit si vous connaissiez les lieux ? Car compte tenu de la longueur du menu et des nombreuses spécialités qui me sont totalement étrangères une aide serait la bienvenue. »

Il rigola tout en continuant de parcourir la carte. James avait décidé d’être patient, il réorienterait le sujet en temps voulu, après tout il avait vraiment faim et l’idée d’une petite collation n’était pas pour lui déplaire au contraire !

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Juliet Ahston
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MessageSujet: Re: Le lounge   Jeu 2 Aoû 2012 - 15:04

Lorsque James lui parla du Bloody Valentine, Juliett acquièsa. Cela faisait longtemps qu'elle n'avait pas été dans cet établissement et le souvenir qu'elle en avait était bon. L'occasion ne s'était plus présenté jusqu'à ce soir, car la jeune femme était souvent seule pour passer ses soirées.

" Ça fait longtemps que je ne suis pas venue... " avoua-t-elle.
Elle se pencha sur l'étude de la carte et remarqua qu'elle ne se souvenait pas du tout de ce qu'elle avait pris la dernière fois. Pourtant, c'était presque un "évènement" ; ça aurait du la marquer plus que ça... En revanche, le changement de décoration, même s'il n'était pas achevé, la marqua davantage. Elle se souvint avoir entendu dire que le propriétaire avait changé ; c'était peut-être pour ça qu'elle ne reconnaissait pas la carte ?

" Mon père disait toujours : "Il faut se méfier des trop longues cartes. Trop de plats ça veut dire que c'est pas du bon." Mais le Bloody a une bonne réputation à Galway. " sourit la jeune femme. " Si vous aimez la viande, je vous conseille d'y goûter. "

Certes, il y avait encore un vaste choix mais ça restreignait un peu les possibilités. Pour sa part, elle prendrait des pâtes pour recharger ses batteries.

" Alors qu'avez-vous découvert de beau sur cette ville ?" demanda-t-elle en posant le menu ouvert devant elle.
Elle défit ensuite son étrange collier pour le poser sur ses genoux. L'objet de la curiosité du professeur était désormais hors de la vue de celui-ci mais ce n'était pas là une volonté de détourner la conversation mais par simple commodité. Certes, elle oubliait qu'elle le portait mais elle n'appréciait guère de ne pas pouvoir s'en passer...
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MessageSujet: Re: Le lounge   Sam 4 Aoû 2012 - 10:43

Le professeur continuait de tenter de déchiffrer la carte. Finalement, et surtout pour ne pas finir comme l’âne de la fable, mort de faim, il tenta une spécialité du coin. Le plat ne lui disait rien, mais celui-ci était à base de fromage et de Guinness, il ne pensait ainsi pas avoir de mauvaise surprise.
Il reposa son menu en même tant que son invité et l’observa retirer l’objet de toute ses curiosités.

« Ce que j’ai appris de beau dans cette ville ? Hé bien je dirais un tas de choses, enfin surtout des rumeurs assez folles pour être franc ! »

Le professeur fit une pause, une serveuse venait de les rejoindre afin de prendre leurs commandes. James laissa Juliet parler avant de lui-même demander son welsh. Il demanda en plus comme apéritif un whisky, puis, une fois que la serveuse disparut il reprit la conversation.

« Justement vous qui êtes ici depuis bien plus longtemps que moi vous allez peut être pouvoir éclairer ma lanterne à propos de ces rumeurs. Voyez vous les habitant de cette ville que j’ai croisé avec qui j’ai eu le plaisir de partager d’agréables moment m’ont tous parlé de fait assez particulier qui se dérouleraient à même la ville. Mais avant de continuer plus loin, et pour être sur de ne pas me ridiculiser, je voudrais vous poser une question. »

Le professeur marqua une pause. Il avait décidé d’y aller en douceur, le but n’était pas d’effrayer la jeune femme et de la faire fuir. Le professeur était intimement persuadé compte tenu de son vécu et de son accoutrement qu’elle savait beaucoup de chose sur la ville. Et comme elle semblait humaine, James se demandait s’il n’avait pas trouvé une potentielle alliée dans sa quête de vérité.

« Cela va vous paraitre étrange, comme question je le sais, mais tant pis je me lance. Que pensez-vous du surnaturel ? »

James regarda attentivement la jeune femme. Il connaissait la réponse à cette question. Du moins il ne était persuadé de la connaitre, cependant en fonction de la réponse de Juliet il aurait déjà une petite idée de sa franchise, et donc de la façon dont il allait continuer la discussion.
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Juliet Ahston
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MessageSujet: Re: Le lounge   Sam 4 Aoû 2012 - 13:37

Le welsh était en effet un très bon choix et la jeune femme approuva celui-ci, tout en se tenant à sa propre commande. C'était bon mais assez lourd et elle n'avait pas envie de ramper pour rentrer chez elle (comment ça j'exagère ?). Elle se contenta d'ailleurs de demander une carafe d'eau pour tout apéritif. Ce n'était pas tant parce qu'elle était invitée et qu'elle ne souhaitait faire débourser de trop grosses sommes au professeur mais simplement qu'elle n'était guère habituée à l'alcool. Se prendre sa première cuite à presque 24 ans dans un pays comme celui-ci était chose très rare...

Son interlocuteur lui avoua que c'étaient les rumeurs de Galway qui l'intriguaient énormément. Mais ici, c'était obligé ; elle-même n'avait eu d'autre choix que d'être confrontée d'abord à ces rumeurs puis à la vérité. Mais son état lui permettait d'accepter davantage cette fatalité. Ça avait même été rassurant lorsque Mr Hycks lui avait patiemment expliqué qu'elle n'était pas un monstre.

Elle acquiesait donc en silence tandis que James lui expliquait que toutes les personnes qu'il avait rencontré jusqu'à présent lui avaient fait part de faits étranges. Mais avant d'aller plus avant, il souhaitait être sur de ne pas paraitre pour un illuminé et préféra lui demander si elle croyait au surnaturel.

Juliet sourit franchement. Demander ça à une Galwegiane, c'était comme demander à un italien s'il aime les pâtes ; la réponse ne peut être que positive. D'autant plus dans son cas. Mais ça, elle n'était pas prête à le crier sur tous les toits. Cela lui apporterait des soucis à coup sur.

" Habiter à Galway vous oblige à croire au surnaturel. Certes j'étais plutôt encline, par mon histoire, à y être sensible en arrivant ici. J'imagine très bien le genre de rumeurs dont on a pu vous faire l'écho. Si certaines en sont peut-être, d'autres sont bien des réalités. "

La serveuse vint leur poser leurs boissons et si elle avait été surprise du choix de la brune, elle se contenta de poser la carafe devant elle sans mot dire. Ce n'était pas courant que les clients se contentent de boire de l'eau quand ils avaient de si bons breuvages à leur disposition.
Juliet, en se servant un verre d'eau, continua :
" Y croyez-vous aussi ? Est-ce cela qui vous a amené à choisir cette ville-ci en particulier ? "
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MessageSujet: Re: Le lounge   Sam 4 Aoû 2012 - 17:32

Ainsi Juliet ne fut pas surprise quand il lui posa la question, et surtout elle ne fit pas semblant de l’être. C’était déjà pour le professeur la preuve qu’il pouvait apporter un certains crédit à leurs discussion et cela l’enchantait.
Il accorda donc une attention particulière à la réponse de la jeune femme. Premier point qui confirmait son ressenti, la jeune femme lui donna une réponse que le professeur jugea comme franche.
Avouer que l’on accordait du crédit au surnaturel n’était jamais évident, il n’y avait donc aucune raison qu’elle mente sur ce genre de propos. Cependant Juliet resta relativement évasive, peut être un peu sur la défensive. La chose était logique, elle ne connaissait James que depuis quelques instants. Cependant cela voulait aussi dire qu’elle en connaissait peut être beaucoup plus sur le sujet, du moins suffisamment pour demeurer prudente.

Le professeur devait donc mettre en confiance la jeune femme. Et ce n’est pas ce qu'elle venait de commander qui allait l'aider. Malheureusement autant il connaissait très bien et avait pus vérifier l’adage in vino veritas, autant in aqua veritas ne lui disait rien du tout pour ce qui était des confidences.
Mais heureusement le professeur connaissait un autre moyen pour obtenir la confiance de son invité, lui accorder la sienne. Si la jeune femme s’apercevait qu’il parlait avec franchise, peut être serait-elle un peu moins sur la défense.

« Pour être franc je suis un scientifique, un professeur de Zoologie et donc je suis assez cartésien. Je ne crois que ce que je vois. C’est effectivement une des raisons de la présence dans cette ville. »

Il marqua une pause le temps de servir un verre d’eau à Juliet.

« Voyez vous je désirais prendre un peu de temps pour moi, ayant consacré toute ma vie a mon travail, j’ai estimé qu’il était temps de faire une pause. Je voulais quitter Londres, m’aérer. Je me suis donc dit qu’il était temps de faire un petit tour à Galway pour voir de mes propres yeux ce qui se chuchotaient à son égard. »

Il lui adressa un petit sourire.

« Et même si je suis un homme sceptique j’avoue avoir été témoins de bien des étrangetés depuis mon arrivé. Mais malheureusement rien de suffisamment explicite pour répondre à ma curiosité intarissable ! »

Il rigola et leva son verre.

« Chère Juliet je lève mon verre à cette rencontre, à vous qui n’avez pas eu peur d’un étrange individus vous posant tout un tas de question »

James bu une gorgée de sa boisson avant de reprendre.

« Mais je suis désolé voilà que je monopolise la conversation, et vous chère Juliet, pourquoi cette ville ? »
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Juliet Ahston
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MessageSujet: Re: Le lounge   Sam 4 Aoû 2012 - 21:25

Les rumeurs allaient donc bon train à des milles d'ici. Cela, Juliet ne le savait pas ; était-ce un bien, était-ce un mal ? Elle n'était pas là pour le juger. Les créatures venaient ici en sachant qu'elles seraient acceptées dans cette population hétéroclite et elle-même en avait en un sens largement bénéficié. Elle ne portait juste pas sa spécificité sur son front.

C'était quel saint qui croyait que ce dont on lui apportait la preuve ? Ses cours de catéchisme remontaient à loin et elle n'accordait plus trop de foi à la religion depuis quelques années, allez savoir pourquoi. Toujours était-il que James était de ceux-là. Non pas le côté religieux, le côté "je crois ce que je vois". Ça paraissait d'autant plus logique au vu des rumeurs dont il était question sur Galway. Et pour un scientifique, ça relevait même de la logique ce scepticisme jusqu'à démonstration du contraire.

Elle allait lui demander ce qu'il avait déjà vu quand il leva son verre pour porter une sorte de toast. Elle le remercia d'un hochement de tête, levant son verre d'eau.

" Vous me remercierez si vous avez obtenu quelques réponses à vos questions en repartant tout à l'heure. Mais rassurez-vous, il m'arrive d'être très curieuse également à propos de choses que je découvre donc je vous comprend. "

Bon, sa curiosité ressemblait plus à celle d'une enfant découvrant, redécouvrant le monde : tout avait un autre air, une autre saveur, une autre couleur. Chaque petite chose avait sa beauté même si on ne la soupçonne pas à l'instant où on pose son regard sur elle.

" On m'y a proposé un travail. Je n'habitais pas très loin mais depuis de nombreuses années, je n'ai plus eu l'occasion de venir à Galway. Puis, on est venu me chercher, j'avoue que je ne sais toujours pas comment ils ont entendu parler de moi mais... aujourd'hui, je suis là avec une nouvelle chance de faire ce qu'il me plait. "
Évasive ? Diriez-vous à tout vent que vous sortez d'un hôpital pour les fous ?

" J'ai mis du temps à me faire à cet endroit mais aujourd'hui je m'y sens plus à l'aise. En venant de Londres, vous ne pouvez pas vous imaginer ce qu'est la vie dans une petite ville où tout le monde se connait, où tout se sait... C'est pour ça que je me perds encore souvent en me promenant." termina-t-elle en riant doucement.
Non, elle ne pouvait pas tout dire... Mais elle ne mentait pas vraiment : l'hôpital était une ville en miniature où vos moindres faits et gestes sont surveillés, épiés par le personnel et par les autres patients. Et Galway avait été sa bouffée d'oxygène.

Posant les coudes sur la table, Juliet joignit ses doigts au dessus de l'emplacement vide de son assiette et y posa son menton. Elle avait l'impression que ses mains sentaient encore le savon avec lequel elle se les était abondamment frottées à la fin de sa session d'entrainement. Elle passa sur ce détail en une petite grimace.

" De quelles étrangetés parlez-vous ? "
Après tout, ils étaient là pour ça non ? Et ça intéressait beaucoup plus la pyromane que de parler d'elle-même. Elle n'aimait déjà pas ça face aux médecins... mais le leur faisait comprendre plus... brutalement.
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