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 Le lounge

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Kain
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MessageSujet: Re: Le lounge   Le lounge - Page 2 Icon_minitimeMer 11 Jan 2012 - 19:54

Il pouvait le sentir. Cette odeur particulière, le battement cardiaque qui s’accélérait, oui l’humaine était stressé. Le vampire esquissa un sourire, le recrutement allait être distrayant.

« Enchanté Yéléna. »

Oui il était enchanté, une humaine qui venait dans son bar, vide à cause des travaux, semblant stressée. Et en plus son mercenaire n’était même pas là, il devrait donc s’occuper du recrutement tous seul.

« Non, ton CV ne m’intéresse pas, je ne juge pas les gens sur un bout de papier. »

Joignant le geste à la parole, d’un mouvement rapide il saute par-dessus le zinc, alla chercher une petite bouteille qu’il posa sur le comptoir, à coté d’un plateau. Il souleva ensuite la planche qui bloquait le passage pour accéder derrière.

« Ce qui m’intéresse c’est de te voir à l’œuvre. Donc je désirerais une pina colada, un mojito et une margarita, le tous agrémenté pour le vampire que je suis. Tu vois la bouteille sur le comptoir, c’est du sang. »

Il la regarda, souriant.

« Vu que les versions « pour vampire ne sont pas enseigné, tu as un petit carnet sous le comptoir avec les dosages. Moi je m’installe sur le fauteuil là bas. Je te donne 4 minutes. »

Il s’exécuta et alla tranquillement s’installer à l’autre bout de la pièce, confortablement posé il aurait tous le loisir de l’observer.
Un nouveau jeu venait de commencer, décidément le vampire s’amusait beaucoup ces derniers jours.
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MessageSujet: Re: Le lounge   Le lounge - Page 2 Icon_minitimeJeu 12 Jan 2012 - 23:39

Yelena ValloneFranchement pas à l’aise et pas du tout tranquille, elle peinait même à ne pas gesticuler bêtement. Au moins avait-elle réussit à se présenter plus ou moins dans les formes. Seconde bonne nouvelle, elle n’aurait pas besoin de montrer son CV, c’était une chance.

Lentement, elle commençait à se détendre un petit peu mais évidement, ça ne pouvait pas durer. Voilà qu’il lui envoyait un flot d’informations à enregistrer et à exécuter. La première information étant vampire. Le mot s’inscrit dans sa tête en lettre majuscule sur une pancarte géante entourée d’ampoule clignotante.
Là ce n’était plus du stresse mais carrément de l’angoisse. Comme si les cocktails à préparer n’étaient pas suffisant pour l’embrouiller et lui faire perdre tous ses moyens, il avait fallut qu’il ajoute qu’il était un vampire.

Elle recula et se précipita vers le comptoir d’un pas mal assuré et relativement trébuchant. Après s’être emmêlée les pieds et elle saisit le carnet et l’ouvrit cherchant les cocktails qu’il avait demandé. Là, dans l’immédiat, elle se fichait du job, elle se disait juste qu’il valait mieux rater son coup tout en évitant le contact. Avec de la chance, elle pourrait partir de là sans faire de vague.

Seulement, en 4 minutes, elle ne put faire que le mojito et un piètre début de margarita. Autrement dit, elle était loin du compte.
Maintenant, qui sait, il la congédierait et tout irait pour le mieux. Qui avait dit qu’elle était pessimiste ? Après tout, il n’était pas le premier vampire de cette ville qu’elle croisait et aucun ne l’avait tué au final. Elle était donc relativement optimiste bien que totalement angoissée d’être…seule. Elle venait seulement de constaté cet état de fait. Là encore, ça n’était pas la première fois.

Grosso modo, la situation ressemblait à toutes les autres ou presque. Pas la peine de stresser, ça devait plus être le job que le reste qui la préoccupait au final. Quoi qu’il en soit, ce qu’il lui avait demandé n’avait pas été réalisé dans le temps impartit.
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Kain
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Kain

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MessageSujet: Re: Le lounge   Le lounge - Page 2 Icon_minitimeDim 15 Jan 2012 - 15:16

Sang, vampire… Les mots étaient lâchés et apparemment ils eurent l’effet d’une bombe pour l’humaine, dont le stress augmenta subitement. Son cœur s’accéléra et à présent il n’était pas nécessaire d’avoir un quelconque don pour s’apercevoir qu’elle paniquait. La situation était donc… Délectable.

Kain la regarda amusé tenter de ce concentrer sur la tache qu’il lui avait donné. Il était cependant clair que Yelena n’allait pas y arriver. Maladroite, lente, peu assuré dans ses gestes, le résultat de ses quatre minutes de labeur ne fut pas très prolifique à voir ce qu’elle présentait.

Le vampire observa les verres quelques secondes, l’air un peu dubitatif. Vu le résultat il ne pouvait venir qu’à une seule conclusion. Yelena ne semblait pas faites pour le métier… Mais elle n’avait pas totalement échouée pour autant. Non Yelena venait de passer avec brio le second test, celui qui lui donnait le droit d’être… Le jouet de Kain !

Le vampire gouta les boissons que Yelena lui tendait et fit une mimique assez désobligeante qui parlait d’elle-même. Intérieurement il jubilait de voir la jeune fille stresser, il avait donc décidé de jouet avec elle, mais d’abord il la torturerait, psychologiquement.

« Tu as l’air bien tendu dis donc… C’est parce que je suis un vampire ? Que nous sommes seul, et que potentiellement tu peux composer mon en-cas ? »

Il la regarda droit dans les yeux.

« Parce que si c’est ça personnellement j’aurais plutôt était tenté de remplir mon verre afin d’épancher ma soif de peur que justement je désire me servir ailleurs...»

Il continuait de la fixer droit dans les yeux
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MessageSujet: Clad in Black [Privé Dmitri et Vigdis]   Le lounge - Page 2 Icon_minitimeSam 28 Jan 2012 - 22:20

Dmitri SieghartHabillé d’un costume noir, mes cheveux aux vents, j’atteignais Eye square à grande vitesse, n’ayant toujours pas acheté de voiture et ne voulant pas revenir à cette vieille mode de louer un cheval pour mes déplacements, je devais me contenter de mes deux jambes. C’était l’un des avantages à être un vampire, même si cette décision a été prise à mon insu. Je chassais les douloureux souvenirs qui menaçaient de refaire surface.

Ressortir à l’air libre m’a demander un courage considérable, normalement à cet heure je serais en train de lire un livre ou je me documenterais grâce à la télévision et la boîte de call girl que mon amie, Germaine finance me fournirait une femme pour la semaine dont je pourrais me nourrir et qui simulerais parfaitement le fait d’être ma compagne. Toute brune aux yeux bleus de préférence. Mais des assassins sont venus bouleverser mon petit train de vie et j’ai été obligé de me délocaliser de la France au Royaume-Uni. Personnellement je déteste le climat de cette nation insulaire. En employant un contact qui à su brouiller les pistes des meilleures traqueurs de la bande d’amis d’Anouchka. Superbement installé dans une maison de banlieue, je commence à m’installer et faire de mon mieux pour changer mes habitudes d’Hermite. Notamment en rencontrant mon bienfaiteur, qui sûrement m’aidera d’avantage à m’insérer.

J’atteignis finalement le Bloody Valentine. On en chantait les louanges, surtout parce que j’ai les moyens pour y être un habitué. En ouvrant la porte, des têtes se tournèrent automatiquement vers moi. Beaucoup de femmes continuèrent à me regarder, les hommes je ne sais pas ce qui leur passait par la tête en me lançant des regards presque hostile. Cela m’amusait. Car je suis sans aucun doute plus dangereux qu’eux tous réunie. C’est une des choses humaines qui ne me manque pas, haïr sur le moment un homme avec un physique plus avantageux que le mien. Je regardais à mon tour autour de moi, donnant l’impression que je m’intéresse à la clientèle féminine (ce qui est à moitié vrai). Être un vampire c’est aussi réapprendre à se fondre dans la masse humaine, car instinctivement ils devinent que vous n’êtes pas des leurs si vous bouger trop vite, arrêter de respirer, cesser tout mouvement.

Je m’asseyais à une table et pris en main le menu. Papier sur velours de cuir rouge, cette odeur de cigarette… Je regardais d’où cela provenait. Une petite blonde, à la robe trop ouverte pour qu’on appelle cela un décolleté. C’est comme si elle envoyait des signaux pour les êtres comme moi. Déjà qu’elle fume comme un dragon, je lui ferais une fleur en la vidant de son sang, le cancer ne devait plus être plus loin. Une fois que je n’écoutais plus mon prédateur intérieur, la raison pour laquelle je me retrouve dans ce Pub chic me revint. Je sortis mon téléphone cellulaire de ma veste.


Mon cher bienfaiteur,

Je ne vous remercierais jamais assez, pour tout ce que vous avez pu faire pour veiller à ma sécurité. Comme d’habitude, je vous ai versé la somme habituel pour vos services sur votre compte de Singapour.

Je souhaiterais que l’on se voie, n’acceptant aucun refus bien entendu.

Nous nous verrons donc au Bloody Valentine, dans la vieille ville de Galway. Connaissant votre légendaire efficacité, je sais que vous trouverez l’endroit très facilement.


Je ne lui avais pas laissé le choix, et j’espérais qu’il n’avait pas tout simplement ignoré le rendez-vous. Il est vrai que je peux être très égoïste des fois. Je me mis à jouer avec la nappe de ma table. Ayant bien fait de m’être nourris de sang de vache, je ressentais une certaine plénitude (et aucun besoin de catégorisé les femmes ci présente par ordre de cible potentiel. Mon téléphone cellulaire vibra, un mail vient d’arriver. Je le lu. Souris. Et me mis à regarder de nouveau tout autour de moi, mais avec plus de concentration. Mon contact vient de m’envoyer sa description physique. Une sorte de blouson de motard, noir. Un jean quelque peu rapiécé. Il y a deux personnes avec cette description dans la pièce. Un homme assis à une table à cuvé sa bière et une femme au bar. Automatiquement je m’attardais sur la femme (la compagnie des hommes m’est presque révoltante depuis quelques siècles, je me demande si c’est un problème d’ordre psychique).

Je me levais et me dirigeais vers elle. Il y a une chance sur deux que je me trompe et que se soit l’homme, mais j’aime faire des erreurs, surtout si elles sont aussi belle que la femme devant moi.
Je m’assis sur le tabouret à coté d’elle et commandait un verre et posait les yeux sur elle. Elle le remarqua et tourna tout de suite son attention vers moi. Il y avait une phrase code qu’il m’a envoyé dans le mail, je ne pus que la lui sortir.


« Vi Veri Veniversum Vivus Vici. » J’attendais qu'elle me demande en quel langage je tentais de l'approcher. Il se pouvait que je me sois trompé après tout.

Je ne le remarquais que plus tard mais nous avions tous les deux les yeux verts.
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MessageSujet: Re: Le lounge   Le lounge - Page 2 Icon_minitimeSam 28 Jan 2012 - 23:02

Vigdis Rosen
Vigdis venait d'arriver en ville et n'avait ni de quoi manger, ni d'endroit où dormir. Elle n'avait pas non plus assez d'argent sur elle pour vivre tranquillement plus de trois jours. C'est donc tout naturellement que, lorsqu'elle passa devant le Bloody Valentine, l'envie de piller de riches gens se réveilla.


Avant tout de chose, il fallait repérer sa cible et se fondre dans le décor. Ce n'était pas chose aisée étant donnée que l'accoutrement de Vigdis faisait tâche dans ce pub. Elle s'avança vers les quelques tabourets qu'il restait de libre devant le bar et s'assit. Elle commanda un verre au barman et observait la clientèle du coin de l'œil. Il fallait de préférence taper gros, histoire d'avoir de quoi voir venir. Elle se dit aussi qu'il fallait prendre un homme comme cible qui serait capable de payer son verre. Elle but une gorgée et remarqua un homme assit à une table. Il avait l'air de lire quelque chose sur son téléphone qui avait l'air de couter une petite fortune. Pour sûr, elle pourrait revendre un tel objet à un bon prix. De plus, elle l'avait vu faire un tour de salle et poser son regard sur plusieurs demoiselles présentes. Vigdis avait donc son atout séduction qui entrait en action.


Lorsque Vigdis se retourna vers le bar pour ne pas se faire remarquer, elle entendit des bruits de pas se diriger vers elle. Encore une fois, du coin de l'œil, elle observa ce qu'il se passait autour d'elle. Apparemment, cela allait être plus facile qu'elle ne le pensait, le pauvre homme se jetait tout seul dans la gueule du loup. Il marchait d'un pas assuré alors Vigdis se retourna tout sourire pour passer à l'attaque.
Vigdis s'apprêtait alors à commencer par séduire le jeune homme mais il la coupa dans son élan :


" Vi Veri Veniversum Vivus Vici."


Vigdis eu un moment d'incompréhension, c'était une technique de drague assez peu commune. Cependant, il était bien tombé, en effet, Vigdis connaissait cette formule qui venait du latin. Cela signifiait "par le pouvoir de la vérité, j’ai de mon vivant, conquis l’univers". Quand elle était jeune, Vigdis avait cherché des expressions qui auraient pu lui convenir si elle avait été un super-héros et celle-ci lui avait particulièrement plu étant donné que chaque mot commençait par l'initiale de son prénom.


Puis, Vigdis se demanda comment il avait pu avoir accès à de telles informations. Un frisson lui parcourut le corps en pensant que les autorités russes aient pu la retrouver afin de l'arrêter pour quelques autres méfaits. Mais en y réfléchissant bien, ce n'était pas possible, ils n'auraient pu réussir cet exploit aussi rapidement. Elle décida donc de répondre à cet homme :


"C'est du latin, ça signifie "par le pouvoir de la vérité, j'ai de mon vivant, conquis l'univers"."


Elle regardait l'homme dans les yeux, attendant une quelconque réactivité de sa part. Elle lui fit un grand sourire et bu une gorgée de son verre.



Dernière édition par Vigdis Rosen le Jeu 2 Fév 2012 - 11:31, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Le lounge   Le lounge - Page 2 Icon_minitimeDim 29 Jan 2012 - 17:28

Dmitri SieghartRavi par sa réponse, je lui souris à mon tour. Finalement je ne me suis pas trompé, cela j’en suis sûr. Je regarde de nouveau autour de moi, il faut faire attention pour que la conversation qui va suivre ne tombe pas dans les mauvaises oreilles…

Le barman choisit ce moment pour me donner mon verre. Je le portais à ma bouche, goûtais et appréciais la douce chaleur qui m’envahit soudain. Je commençais à comprendre pourquoi cet endroit était si prisé.


« Comment trouvez-vous la vie ici, je commence réellement à m’habituer. Et vous n’y êtes pas étrangère. »
Murmurais-je suffisamment fort pour que mon interlocutrice m’entende.

Je la dévisageais plus que de raison. Une très jolie représentante de la gente féminine, bien que la couleur de ces cheveux je la trouve un peu exagérer (mon coté vieux jeu qui parle encore).


« Je ne vous imaginais pas ainsi, comme quoi toutes les surprises peuvent être bonne. »

En reprenant une gorgé de mon cocktail, je me remémorais les pire moments de ma vie qui m’ont mis sur le chemin de la clandestinité. Du XIVème au XVIIIème ce fut très difficile, les gens se doute facilement de ce que l’on est quand on ne vieillit pas, et ne sort que la nuit. J’avais vite réalisé que je ne serais pas tranquille en Europe, j’avais donc tenter l’aventure en orient. Cinquante ans dans un monastère tibétain abandonné et cinquante autres chez un Radjah en Inde, j’ai amassé des fortunes avec le temps.

« Cela fait très longtemps que je m’étais pas laissé aller comme ça… sortir et socialisé. Et je tenais a ce que vous soyez la première à en profité, que diriez vous si nous faisions d’avantage connaissance ce soir ? »

J’espérais sincèrement qu’elle accepte. D’humeur joueuse, je ne m’étais jamais sentie comme cela auparavant.
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MessageSujet: Re: Le lounge   Le lounge - Page 2 Icon_minitimeDim 29 Jan 2012 - 18:33

Vigdis Rosen
Lorsque cet homme lui fit remarquer qu'il ne l'imaginait pas ainsi, elle commença à se poser des questions. Il était ici pour la rencontrer elle, ce qui voulait dire qu'il la connaissait même si il ne savait pas à quoi elle pouvait ressembler. Il fallait qu'elle en apprenne plus sur cette homme qui apparemment en savait trop sur elle. C'est pourquoi, lorsqu'il lui demanda de faire d'avantage connaissance ce soir, elle voulut saisir cette opportunité.


"Avec plaisir, que voulez-vous faire ?"


Il fallait profiter de cette ouverture pour passer à l'attaque. Vigdis se leva et passa la main dans le dos de son interlocuteur. Il lui semblait que l'homme n'était pas insensible à ces charmes. Depuis le début de la conversation, il n'avait pas souvent quitté du regard le visage de la jeune femme. Elle pensa donc qu'il n'allait pas broncher si elle se décidait subitement à glisser sa main le long de son torse pour aller tâter ses poches discrètement. Son butin fut bien maigre, quelques pièces et une carte de visite. Elle ne perdait pas espoir pour autant, il avait forcément quelque chose qui pouvait l'intéressée.


"Dites moi, serait-ce trop vous demander de mettre mon verre sur votre note ?"


Elle lui fit le plus beau sourire qu'elle pouvait et le regarda droit dans les yeux. Au pire, s'il n'était pas d'accord, elle utiliserai volontiers les quelques pièces volées. Elle se rassit sur le tabouret et posa sa main sur celle de cet homme. Elle se rendit compte qu'elle ne connaissait même pas son nom. En temps normal, elle n'en aurait pas eu besoin mais c'était un cas particulier. Cet homme avait l'air d'en savoir beaucoup, il connaissait peut-être son identité, ses activités... Elle aurait bien voulu trouver des papiers d'identité dans cette poche, elle aurait pu avoir quelques informations en plus qui lui auraient été utiles. Puisque ce n'était pas le cas, il fallait faire avec :


"Mais j'y pensais, je ne connais même pas votre nom ! J'aurais préféré le connaître avant de m'aventurer dans quelques endroits avec vous cette nuit. D'ailleurs, vous ne m'avez pas répondu, où voulez vous aller ?"


Vigdis croisa les jambes, bu une gorgée et s'essuya le coin de la bouche.


Dernière édition par Vigdis Rosen le Jeu 2 Fév 2012 - 11:31, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Le lounge   Le lounge - Page 2 Icon_minitimeMar 31 Jan 2012 - 21:56

Dmitri Sieghart
Je ne savais pas ce qu’elle pensait faire, alors qu’elle me faisait les poches. Peut-être se pensait-elle douée pour qu’un vampire ne le remarque pas. Je mettais ça sur le compte de la survie, peut-être cherchait-elle à savoir qui j’étais ? Mais les attouchements qu’elle me fait ramollirent ma fureur. Je suis tout ouïe pour la dame.

Ah, tout de suite on passe à la case finance. Et bien elle ne perd pas de temps celle la, elle m’amuse. Et le fait qu’elle ne connaisse pas mon nom n’est pas vraiment dérangeant. Par pure et simple sécurité pour nos transactions, nous avions convenu qu’il ne serait pas à notre avantage de connaître nos identités respectives.


« Dmitri. Appelez-moi comme cela, je vous pris. Je ne sais pas ce qu’il y a comme activité en ville, car je suis nouveau. Mais rien ne nous empêche de le découvrir, même tard dans la nuit. » Dis-je.

Je pensais à un autre genre d’activité qui nous ravirait sûrement tous les deux. Mais comme disait ma défunte mère, l’impatience est une mauvaise vertu. Cela ne m’empêcha pas d’apprécier les formes rebondit de cette femme. Son odeur sauvage et naturel m’emplit les narines, je humais avec délectation son essence.

Je fis bien attention de ne pas la toucher plus que nécessaire. Mettre un peu de distance entre nous subitement semblait la meilleure chose à faire. Autour de mon cou pendait ma bourse, elle n’a pas pu la trouver là. Je défis ma cravate, et accédait à mon butin. J’essayais de tiré une réaction de la jolie demoiselle, vu qu’elle n’était pas arrivé à me soutiré ce que j’ai en main par des moyens de pickpocket moderne. Je lui souris, pour lui faire comprendre ce qu’elle avait raté. Tout en me saisissant d’un billet que je posais sur la table, je pris la parole.


« Je ne sais pas comment m’adresser à vous, un nom pour un nom. C’est un échange juste, non ? » Je lui fis le sourire le plus joueur possible de mon arsenal.

J’avais très envie de la toucher, mais je me retins. Comme tout bon gentleman doit le faire, je dois respecter la dame.
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MessageSujet: Re: Le lounge   Le lounge - Page 2 Icon_minitimeJeu 2 Fév 2012 - 11:30

Vigdis Rosen
Vigdis pouvait enfin mettre un nom sur ce visage. Lorsque l'inconnu prononça son prénom, Vigdis eu quelques frissons. En effet, Dmitri devait avoir les mêmes origines qu'elle. Elle eu de plus en plus de mal à ne pas tomber dans la paranoïa et de ne pas se dire, qu'effectivement les autorités russes n'étaient pas à sa poursuite et que c'était une simple coïncidence. Il fallait absolument qu'elle en sache plus sur cet homme, mais pour cela, il ne fallait pas le quitter des yeux.


Lorsqu'il l'informa qu'il venait d'arriver aussi, Vigdis se heurta à un problème. Aucun de nous deux ne connaît la ville, cela veut dire que, très certainement, aucun de nous deux n'a d'endroit où dormir. Vigdis et Dmitri pourrait très bien dormir au Bloody Valentine, mais le pub arbore un style trop guindé pour Vigdis. Puis, les chambres devaient très certainement être trop chères pour ses moyens. Elle se souvint qu'avant d'arriver au Bloody Valentine, elle était passée devant un bar malfamé, l'Eventreur Insomniaque, qui ferait l'affaire.


Voilà que Dmitri la coupa dans ses pensées et lui demanda à son tour son nom. Elle hésita à lui donner, ses délires reprenaient le dessus.


"Hum vous pouvez m'appeler V, ça suffira."


Vigdis espérait qu'il n'en demanderai pas d'avantage, il n'était pas judicieux dans sa position de dévoiler son identité. Vigdis bu la fin de son verre cul sec, regarda l'heure et s'adressa à Dmitri.


"J'ai vu un autre bar, qui n'est pas si loin que ça d'ici. Ca vous dirait d'aller y faire un tour ? Je compte me prendre une chambre là-bas."


Vigdis avait bien remarqué les regards que lui portait Dmitri, elle se dit qu'il était temps de profiter de l'occasion. Elle omis tout naturellement de lui dire que s'il venait, ils prendraient une chambre chacun. Vigdis lui adressa à nouveau son plus beau sourire et posa sa main sur l'épaule de Dmitri.


"Alors ?"
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MessageSujet: Re: Le lounge   Le lounge - Page 2 Icon_minitimeJeu 2 Fév 2012 - 16:26

Dmitri Sieghart« J’espère que vous me donnerez les autres lettres un peu plus tard. Et oui j’accepte votre offre, bien entendu la note est pour moi, tout le reste de la soirée. »

Les choses vont de bon train, voila qu’elle m’invite à ce que j’espère sera une très bonne séance de jeu nocturne. Mais cela semblait trop beau pour être vrai. Son expérience avec une très jolie espagnole justement nommée Dolores, lui revint à l’esprit.

Belle et volcanique, elle mettait le feu a la piste de dance et pendant celle-ci promettait monde et merveille à son partenaire. Il se trouve que Dolores était une prostitué qui savait utiliser ses charmes de façon offensive et de sorte à obtenir tout ce qu’elle voulait. Elle avait réussie à me soutiré une belle somme d’argent et éludait toute mes tentatives de me faire « rembourser ». Je n’aime pas me faire manipuler, d’ailleurs elle non plus. J’ai cherché à savoir qui était Dolores et je l’ai sue.

Une mère de famille qui se vend son corps pour pouvoir élever sa fille unique. Toute fureur m’avait quitté et j’ai eu pitié d’elle. J’ai agis comme un papa longue jambe pour la fille de Dolores, mais ce n’est pas pour autant qu’elle ait arrêté de vendre son corps. Comme toutes les belles femmes de cette profession, elle a été corrompue par l’argent et l’attention que lui portent les hommes.

Je sentais cette même atmosphère autour de V. une femme qui sait qu’elle est belle et qui flatte le regard d’un homme, pour obtenir ce qu’elle veut. Mais qu’est-ce que j’en ai à faire ? Peut-être que V. a envie de se faire plaisir ce soir ? Peut-être pensais-je trop.

Ayant déjà payé mon verre et celui de V. Je me levais et tendis la main à cette femme, qui malgré mon sens du danger en alerte, me fascinait. Il y a trop longtemps que je ne savais plus vivre dangereusement et V. semblait la personne idéale pour mon besoin d’aventure.

« Allons-y, partenaire. »


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MessageSujet: Re: Le lounge   Le lounge - Page 2 Icon_minitimeVen 24 Fév 2012 - 17:14

Tonton Jo
Ça faisait déjà quelques semaines que je bossai au Bloody maintenant et je n'en étais pas peu satisfait. Il fallait dire que c'était un endroit très chic bien qu'un peu sombre et si je n'avais pas encore vécu de situation dont m'avais parlé le patron, je m'y étais préparé. Je savais maintenant presque tout ce qu'il fallait savoir sur les créatures de la nuit. En quelques semaines seulement me direz vous ? Et bien je vous répondrai que ça fait partit des avantages au poste de musicien dans un hôtel réputé (en bien comme en mal) comme celui-ci, on fait la connaissance de plein de monde.

Dés fois, quand on est d'humeur joueuse avec les gars, le barman nous réserve une table dans un coin tranquille et on entame une bonne partie de poker avec cigares, petites mises de petits salaires et brimades. Bien souvent un étranger se joint à nous, et bien souvent, et bah... c'est pas un être humain. Ça a pas mal déraidit les boys - et moi même il faut bien le dire - de voir qu'ils n'étaient pas tous allumés comme le boss. C'est comme ça que je me suis fais quelque amis à quenottes. Et quelle surprise d'apprendre que les loups garous existaient aussi ! J'veux dire, rien que le fait de prononcer les mots "loup garou" ça me paraît ridicule. Enfin j'veux pas dire qu'ils le sont, sinon j'aurai pas cherché à apprendre à en connaître. De temps en temps je buvais donc un verre avec un toutou ou un buveur de sang... mais bon dans le second cas on prenais pas le même cocktail je dois dire.

J'avais ainsi passé des heures non comptés, après le service, trois heures avant la fermeture, à discuter de bêbêtes dangereuses avec ses représentant. J'ai trouvé ça étrange quand certains d'entre eux m'expliquaient sans aucun problème comment les neutraliser. Moi perso, ça me viendrait jamais à l'esprit de dire à un compagnon de beuverie "Hey coucou, si tu veux me flinguer facilement, utilise ça.". N'empêche qu'après les informations que j'avais reçu, je m'étais équipé en conséquence. J'avais scotché sous la table habituelle un vieux colt bourré jusqu'à la gueule de balles en argent, j'avais une petite fiole d'eau bénite qui traînait quelque part derrière le comptoir, à côté de l'énorme shotgun du barman (sans déconner, au début je croyais que ce genre de truc servait à abattre des portes-avions ou des dinosaures !) et, bien sûr, j'avais du sang disons... réticent. Mais si je pouvais éviter de jouer du rasoir, je n'en serai que plus comptent.

Ce soir, on s'était particulièrement lâché avec la bande. On avait sortit des sons bien étranges et on était partit dans des trips qui m'avaient envoyés assez loin. Je sentais plus trop mes doigts à la fin du solo. Il faut dire que les cordes d'une contre basse, et bah c'est pas n'importe quoi. Ça peut faire assez mal quand on s'obstine. Mais quand, comme moi, on a un rail de poudreuse dans le tête, ça s'appelle plus de l'obstination, ça s'appelle de l’insouciance.

Quand je revenais dans le monde réel pour savourer une lipé de grog, je constatai que ça avait l'air d'avoir pas mal plus à l'assemblée. J'étai enthousiaste à l'idée que les gens se plaisent à écouter quelque chose qui peut parfois sembler difficile d'accès. Puisqu'il y avait pas mal de monde ce soir, j'avais décidé de finir le show en beauté. Mes yeux avaient pas mal vagabondé et j'avais remarqué une demoiselle qui n'avait pas l'air d'être une habitué, mais néanmoins ravissante créature. Elle avait l'air jeune mais portait pourtant un autre âge, qui ne lui allait que mieux. Je suis pas très fan de ce genre d'accoutrement à la base mais je dois dire qu'elle était la plus séduisante ce soir, c'est sans doute pour cela qu'elle avait renfloué une paire de mâle ce soir, tout du moins de ce que j'avais pu constater lorsque je n'avait pas la tête plongé dans mon instrument comme un autiste. Qu'à c'la n'tienne, j'aime les défis. Je m'étais pourtant refusé catégoriquement à poser mon regard plus d'une faible seconde sur cette... vampire ? Oui, ce devait en être une, à sa façon de s'habiller.

"Avant de nous quitter pour ce soir, je voudrai dédicacer cette dernière envolé à cette charmante demoiselle qui nous fait l'honneur de sa présence ce soir, malgré sa triste solitude."

Je voyais déjà plusieurs plantes masquer un sourire de leur main, certaine même retenant un rire gêné. J'étais un peu outré qu'il puisse rester des dames croupissant encore dans l'isolement, ces messieurs n'avaient donc aucun sens de la galanterie ? A bien y regarder, ils avaient surtout le sens de la monogamie, car je n'en voyais aucun qui soit seul. Tout en me demandant pourquoi le beau sexe était tellement en nombre ce soir, je constatai qu'Henry avait déjà prit place devant le piano et qu'ils n'attendaient plus que moi. Une dernière gorgé de mon breuvage et j'entamai le morceau final, beaucoup plus sain et à la fois plus doux. Pour sûr c'est à ce moment que les mains se feraient baladeuses sous les tables mais Cupidon doit s'occuper de viser les cibles, pas de leur demander un rapport.

Tandis que le piano jouait doucement et que la trompette coulait un air quelque peu dolent, je faisais trembler des notes très graves, répendant les chaudes vibrations du ronronnement d'un arbre (oui, ça ronronne un arbre, écoutez les). J'entamai le chant en prenant mon temps. Ma voix éraillée avait apprécié avoir été hydraté on dirait bien, car j'arrivai à faire ce que je voulais et comme je le voulais, surtout ce petit vibrato qui m'était si cher.

Lorsque le morceau fut finit - car il dura un certain temps - nous eûmes même droit à des applaudissements, ce qui me fit chaud au cœur. On s'était retiré avec une petite révérence et la bande m'avait invité à un poker, il y avait même un ami avec qui j'avais déjà joué il y a deux jours. Mais j'avais comme qui dirait d'autres projets. Je me frayais un chemin entre les quelques gens qui partaient, mon petit doigt me disait que le Bloody n'allait pas fermer avant l'aube aujourd'hui. Je me rendais vers le bar devant lequel se tenait la destinataire de mon outro. On aurait dit qu'elle prenait la pose sérieusement, je me demandai d'ailleurs si c'était possible de rester aussi artistiquement droit pendant tout ce temps. Cette femme savait manier l'artifice, c'était chose sûre.

Je me plaçai sur le tabouret qui lui était adjacent et me penchais sur le comptoir avec mon flegme habituel afin d'en sortir une bouteille de vin rouge dont je versai doucement le contenu dans deux verres à pieds que j'avais pioché alors que le barman passait comme un fantôme autostoppeur pour faire disparaître le billet froissé que j'avais laissé à son intention (pas question de profité de ma situation). Je tendis un verre à l'intéressé, ou plutôt l'intéressante, tout en engageant la conversation ponctué de ce sourire au dents blanches que tout jazzman qui se respectait possédait de nature (c'est une lois de la physique).

"J'espère pour vous que vous avez une bonne excuse pour ne pas être en charmante compagnie, sinon je me devrais de vous infliger ma déplorable présence jusqu'à la fin de la soirée."

Pour argumenter mes propos et jauger de la réceptivité de la belle, je tendis mon verre afin de trinquer avec elle sous le tintement cristallin de l'entrechoquement des verres..
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MessageSujet: Re: Le lounge   Le lounge - Page 2 Icon_minitimeDim 26 Fév 2012 - 21:27

RavenRaven était assise au comptoir du Bloody, sirotant un breuvage à base de sang, dans une pose à la fois on-ne-peu-plus séduisante et décontractée, avec l'immobilité presque parfaite - ou bien cadavérique - que seuls les plus vieux vampires pouvaient se permettre. Avec un corset rouge sang assez ancien, agrémenté d'un noeud au niveau de la magnifique ligne que créait ses atouts féminins plus que présents ; une robe toute en soie bouffante ; une magnifique paire d'escarpins possédant chacune un talon de dix centimètres - qui la faisaient culminer à la hauteur presque ridicule de un mètre soixante-huit - et son éternel collier en diamants, qui faisait doucement luire une pale teinte rouge - semblable à celle que procurait la lumière d'ambiance du bar - sur son visage, elle tapotait au rythme de la grosse caisse de la batterie.

Toute la sainte soirée, la vampire n'avait cessé de remballer des mecs ; ou trop saouls, ou trop bêtes ou bien encore, TRÈS inconscients. Elle savait que la couleur de ses yeux qui ressortait très fort avec celle de ses cheveux - bouclés en anglaises parfaites que seul le naturel peut procurer - et sa beauté digne d'une peinture d'antan attirait énormément les hommes mais ce soir, c'était comme s'ils s'étaient donnés rendez-vous. Chassant un dernier indésirable, elle entendit le contrebassiste/chanteur lui dédier la dernière chanson. Raven sourit, dévoilant ses belles canines et fit un clin d'oeil à ce dernier. Elle le voyait venir, mais étrangement, elle se sentait d'humeur joueuse. Elle se contenta d'écouter l'air douceâtre et assez berçant l'emporter ailleurs. Elle adorait la musique et depuis plusieurs heures déjà, un blues lui démangeait les doigts.

Lorsque la chanson fut terminée, elle regarda le jazzman descendre de la scène et s'approcher vers elle. Il sortit une bouteille de vin et versa une partie de son contenu dans deux verres à pieds. Elle s'empara de celui qu'il lui tendait et bu une gorgée. L'écoutant, elle se contenta seulement de sourire. En guise de réponse, il eu un ronronnement du contralto envoûtant de la belle.

Elle l'attrapa par sa cravate, tout en tenant son verre de vin, et le tira vers la scène. Elle le lâcha vers sa contrebasse tandis que la foule d'homme laissa traîner un "Oh!" d'extase en voyant le déhanché de la petite brunette. Elle se plaça devant le piano, posant son verre dessus et sa voix s'éleva dans la salle, à travers le micro.

- "Ce blues est pour tous ceux qui comme moi, sont des bluesman dans l'âme. Suis-moi, petit contrebassiste."

Ses doigts descendirent sur les touches du clavier et un prélude d'improvisation au piano céda vite sa place à Mary Lee des Sunnyland Slim. Son contralto ronronnant raisonna dans toute la salle, berçant tous les amoureux du blues, emportant ailleurs tous les rêveurs et faisant taper du pied ceux qui avaient le blues dans la peau. Ses doigts caressaient les touches du piano, libérant enfin le morceau qu'elle voulait jouer depuis le début de la soirée.

Lorsque la chanson fut finie, elle lâcha un merci à travers le micro, repris son verre de vin et salua le public qui l'applaudissait. Toujours du même déhanché elle se dirigea vers le contrebassiste.

- "Alors mon petit jazzman, on retourne causer au bar ?" dit-elle en tendant son bras à l'intéressé.
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MessageSujet: Re: Le lounge   Le lounge - Page 2 Icon_minitimeLun 27 Fév 2012 - 2:19

Tonton Jo
La frustration, ça avait été ma première sensation. Non que je me sente rejeté, la dame paraissait au contraire agréablement réceptive, mais plutôt que sa réaction m'avait déstabilisé intérieurement et m'avait donné l'impression de ne plus contrôler la situation. Cette femme devait être une séductrice d'expérience bien qu'elle ne me parut pas d'âge mur. Je pensais tout d'abord qu'elle cherchait un coin tranquille ou nous peloter, ce qui me déçu quelque peu, bien que cette perspective - vous vous en douterez - ne m’attristait pas non plus. Je pensai qu'elle était une femme fatale et non une fille facile.

Mais quand je remarquais que nous nous approchions de la partie de l'hôtel qui n'était relié à aucun coin tranquille, aucun couloir sombre ou quoi que ce soit d'autre permettant de prendre la fuite, je laissais mon regard se balader sur les lieux, les yeux affutés comme pour chercher un indice, alors que d'autres regards se baladaient sur des territoires plus voluptueux. Lorsqu'elle se rapprochait dangereusement de la scène, je compris enfin, mais ne devinai pas tout à fait ses intentions. Je ne l'imaginais pas femme de scène, ni musicienne du tout en fait, pensant plutôt qu'elle était du genre à vivre la musique assise de sa grâce bien singulière sur un fauteuil en velours rouge devant un orchestre symphonique.

Elle se mit au piano et commença ce qui devait être une imrpo. Elle était sans aucun doute très habile de ses doigts, un talent certain. Puis elle bascula sur une autre musique. Moi je la suivais sans mal mais j'étais plus concentré à deviner ce qu'elle faisait et aussi - je dois bien l'avouer - à la juger un peu. Je reconnu Sunnyland Slim mais j'étais bien incapable de dire de quel morceau il s'agissait. Il faut dire que je ne connaissais ce musicien qu'en tant qu'il avait tourné avec le grand Curits vers la fin de sa vie. Le blues n'était pas une musique compliqué à cerner, il était juste compliqué à jouer. Aussi y mis-je toute mon âme. Avant que ma tête ne devienne plus qu'une boîte vide au service d'entités transcendantales, je vis le barman me faire un clin d’œil complice, surement à propos des formes de la jeune femme, et Matt qui se levait d'une traite de sa chaise en voyant une créature de rêve sortir des mélodie aussi bonnes que les siennes et ce sur son propre instrument.

Et sa voix ! Comment décrire sa voix ? Bon, elle n'avait rien de divin mais... elle était exactement comme le blues voulait qu'elle soit. Amatrice seulement ? Pas dans toutes ses vies on dirait. J'étais de nouveau dans mon monde, finissant par accompagner sa voix, mais en me faisant discret parce qu'elle portait pas mal et que couvrir la sienne gâcherait tout. Je me contentai alors de quelques murmures chevrotant. Dés le début du morceau, toute cette frustration due à l'incompréhension s'était envolé pour laisser place à une bonne humeur à toute épreuve. C'est très simple : j'avais tellement la banane que si on m'avait offert 500$ pour tirer la gueule, j'en aurais été bien incapable. Je voulais discuter avec une charmante demoiselle et me voilà en train de partir dans des contrés musicales extatiques avec elle, la surprise était tellement agréable. J'estimai ne pas avoir perdu ma soirée.

Lorsque le morceau fut fini, elle revint à moi. Les gens avaient presque tous arrêtés leur discussion pour écouter cet étrange dialogue entre le contrebassiste et... et qui pouvait bien être cette fille ? Un peu interrogative, l'assemblée n'en n'applaudissait pas moins. On entendait également les sifflements masculins et les regards circonspects des gens étaient légion. C'est comme s'ils s'étaient demandés ce qui venait de se produire, tout en ayant aimé ça. Malgré sa petite taille, elle me dominait par sa position debout. Moi j'étais assis, il fallait bien que je repositionne mon instrument pour qu'il ne tombe pas. Me relevant lentement, je lui adressais un sourire enjoué et un peu enjôleur. Je lui tendis un bras disponible auquel elle se maintint avec distinction. De mon bras libre, je bus une gorgé de vin. Pas désagréable de goûter aux plaisirs bourgeois ma foi.

"Si les cordes vocales étaient apparentes, les hommes feraient beaucoup moins attention à votre poitrine. Je crois que vous venez de provoquer trois arrêts cérébral ce soir, peu de gens peuvent en dire autant."

Oui, on pouvait dire que j'avais l'art d'allier l'élégance au sans-gêne. Mais je voyais bien que cette femme n'était en rien de ces fleures prudes, trop fragiles pour sortir le soir, malléables comme la soie. Elle, était éhonté, impulsive, sanguine en bref. Mais ce morceau semblait l'avoir un peu apaisée, comme si sont besoin de jouer avait été physique. Enfin, ce n'était que mon humble impression.

Nous nous remîmes bientôt sur les tabourets que nous avions quittés, n'ayant pas trouvés de nouveaux propriétaires. Je lui tenais la main alors qu'elle s'asseyait, comme dans une valse.
"Laissez moi deviner : vous sillonnez les établissements les plus reluisants à la recherche du piano parfait, et pour ça vous envoûtez les musiciens du coin d'une simple gymnastique des zygomatique. Êtes vous si doué que ça en calculs humain ou est ce que la nature a compensé tout le mal qu'elle a fait au pauvre Henry en créant l'archétype de la perfection ?" Je me retournais un instant pour faire un salut de la main à Henry qui me le redit, interloqué.

La soirée s’annonçait des meilleure, et si sa verve était aussi bien maîtrisé que ses mains, je pourrai passer le reste de la nuit à tenter de la séduire, rivalisant de belles paroles - au final inutiles - pour faire tomber ses défenses. C'était là que l'on pouvait considérer la séduction comme un art : lorsque la victoire nous importait peu et que le combat détenait en lui seul toute la satisfaction de l'investissement. Dans ce cas là l'approbation de la dame pour finir la nuit avec n'était qu'une cerise sur le gâteau. Même si je dois dire qu'en tant qu'amateur de gâteau, je savais pertinemment que dégrafer le corset hémoglobin de cette cerise-ci en serait la meilleure partie, je n'y pensais pas trop et étais plus absorbé par son charme que par son corps.

Elle avait toute mon attention.
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MessageSujet: Re: Le lounge   Le lounge - Page 2 Icon_minitimeLun 27 Fév 2012 - 17:24

RavenLa vampire s’agrippa au bras du jazzman. Elle l'écoutait la complimenter et parler de sa poitrine, assez volumineuse qui attirait l'attention de beaucoup de mâles. Elle était persuadée qu'il n'échappait pas à la règle. Un homme reste un homme, même si ses manières, aussi gentleman soient-elles, en prouvent le contraire. Elle, elle s'en foutait du regard des autres hommes et adorait ses atouts ; tout comme ses cordes vocales. Son contralto ronronnant faisait tourner la tête de plus d'un, et cela avait été ainsi pendant les cinq siècles précédents.

- "Mon petit jazzman, complimenter un femme sur sa voix et sa poitrine, alors qu'elle a trente fois votre age au minimum, cela est fort audacieux. Mais j'aime votre audace. D'ailleurs, cela ne me dérange pas qu'ils daignent poser leur regard sur ces deux perles, ça veut dire que toutes ces heures passées à me préparer n'ont pas été vaines. Quant à ces accidents cérébraux... C'est fort déplorable !" dit-elle, en ponctuant d'un clin d'oeil en se mordillant légèrement la langue.

Elle suivait son "guide" se demandant malgré tout s'il avait bon goût. Que voulez-vous, un prédateur reste un prédateur. D'ailleurs, elle n'avait pas encore mangé aujourd'hui ; serait-il volontaire ou bien fallait-il lui courir après dans toute la ville ? Qui sait. Mais alors qu'elle termina de penser cela, comme si son ventre avait directement été en rapport avec sa tête, un énorme gargouillis s'échappa de ce dernier. Elle fit mine de rien et continua son chemin.

Elle s'empara de la main du jazzman lorsqu'il lui proposa pour s'asseoir. Elle déposa son seyant - tout en courbes lui aussi - majestueusement sur le tabouret, tout en prenant la pose qu'elle avait avant de se lever. Elle prit de nouveau une gorgée de son verre et rigola aux propos de son voisin de tabouret. Le pauvre petit pataugeait dans la drague usuelle. Est-ce que la petite brunette l'intimidait à ce point ? Elle décida de l'aider quelque peu, et d'entrer dans son jeu.

- "Cessez tout de suite, vile flatteur. Du tout, mon chardonneret, j'ai déjà mon piano à moi, qui sonne parfaitement bien, qui est le piano parfait, selon mes convenances. J'aime juste écumer les bars lorsque les soirées sont fort ennuyeuses. D'ailleurs, il me semble que vous êtes nouveau ici. En cent ans de présence dans la ville, je ne vous ai jamais vu. C'est aussi la première fois que je reviens au Bloody depuis le changement de propriétaire. A cause de mes goûts assez prononcés pour les choses plutôt luxueuses, je ne viens pas souvent dans cette partie de la ville. Mais pour le plaisir des oreilles, je reviendrai vous voir, mon petit jazzman.
Par contre pour les calculs humains... Je suis plutôt douée, surtout avec les hommes..."


Elle n'était qu'au centième, si pas le millième de ses capacités innées, quant aux verbiages. Mais voyant les belles paroles du jazzman, elle allait devoir retourner au vocabulaire de précieuse tout en n'ayant aucunement l'attitude qui fait la paire.
Néanmoins, la faim était présente et son estomac ne cessait de le lui rappeler. Elle détestait cela !

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MessageSujet: Re: Le lounge   Le lounge - Page 2 Icon_minitimeMar 28 Fév 2012 - 21:00

Tonton Jo
Et bien on pouvait dire que mademoiselle ne se la jouait pas chétive ! Et vas-y que je te parle de mon âge sans gêne aucune. C'est comme si j'avais pris un coup, un de ces coups qui donnait envie de rire. Il fallait dire que sortir des phrases qui allaient totalement à l'encontre de son attitude subtilement provocante était culotté. Mais, ma foi, peut être voulait elle prendre des distances, ça faisait partie du jeu du "Ne m'approche pas, contente toi de m'embrasser.". Mais je savais gérer l'approche de la situation tout aussi surement qu'elle en savait gérer le recul. C'est pour ça que j'avais enchaîné avec mon baratin, il fallait savoir rebondir... rebondir... rebondi...

Hein quoi ? Chardoquoi ? A l'accent je devinais qu'elle était française (un accent aussi parfait ça ne s'imite pas) mais je dois bien avouer ne pas avoir compris ce terme. Il fallait bien dire que mon créole n'avait jamais eut de vocation littéraire, puisqu'une population pauvre n'avait généralement pas l'argent ni l'envie d'acheter d'éventuels romans locaux. J'avais déjà eu assez de chance comme cela pour me cultiver d’œuvres anglophones, alors je ne pouvais pas pousser le bouchon plus loin. Dans la vie, le mérite et le travail ne faisaient pas tout, la naissance y était pour une bonne majorité. La naissance et les opportunités. Cette dame me donnait l'opportunité - en toute humilité - largement suffisante d'admirer son timbre de voix si chaud et féminin. Blandices sinusoïdales.

"Et bien si le plaisir de vos oreilles s'accorde à celui de mes yeux, nous pouvons nous estimer heureux d'être tombé dans un cercle vertueux. Mais je veux bien vous croire pour ce qui est des hommes"

Je regardai encore et encore les yeux de la nymphe qui me faisait délicieusement face. Ce qui était pratique avec un visage aussi dévorant de beauté, c'était que la gravité faisait moins effet sur les globes oculaires et qu'on arrivait a garder un axe de vision parallèle au sol. Pour avoir pas mal dragué de femme à fort... potentiel, je savais qu'elles considéraient comme une victoire le fait que le regard ne subisse le mesmérisme de mère nature, tout du moins de la nature qui était censé nourrie les enfant mais qui servait de papier à mouche reproductif. Mais, alors que je lui parlai, quelque chose me faisait un rien loucher, quelque chose sur ma gauche, quelque chose qui s'était outrageusement immiscé entre nos deux personnes.

Je ne tournai pas la tête, je savais bien que le barman, qui aimait à me déstabiliser, aussi bien dans mon travail que dans mes vacations, me regardait d'un air insistant - sans doute les yeux ronds et le faciès figé comme d'habitude. Les enfantillages n'avaient jamais sied autant qui que ce soit. Je plaçai une main ouverte sur son visage avant qu'il ne se mette à marmonner des phrases étouffées par ma paume, sans quitter une seule seconde mon sourire et encore moins le sien. Mais ce con était bien entendu décidé à ajouter son grain de sel, prenant un plaisir à tout foutre en l'air. Il me coupa la parole, émergeant de ma main alors que je disais :

"- Vous jouez la carte de la modestie on dirait. Je devrai peut être vous dire combien...

- Alors je paris qu'il vous a fait le coup des abdos hein c'est ça, il vous a montré sa belle tablette de chocolat ? Vous savez que vous êtes le couple glamour de la soirée, le roi et la reine du bal en quelque sorte. Tout le monde se demande "Mais avec qui il est le négro de scène ? Tu croit qu'ils va se la taper ? Comment elle s'appelle et blablabla et d'où elle vient et blablabla". Ah au fait en parlant de ça il va bien ton herpes Tonton ?

- NOTRE Herpes Papi, sois donc pas timide, le fait que tu es autant de tact qu'un 38 tonne dans une maternelle t'empêcherait-il de faire ton travail en allant servir Jenny.

- Elle est là ?"


Il tourna la tête brusquement, cherchant du regard la miss 95 D dont j'avais fait mention. J'en profitai pour lui prendre la bouteille des mains.
"Je pense pas mais si elle avait été là tu aurai fais un bien piètre barman pour le coups."

Le barman prit un air d'homme blessé, repartant avec une fausse indignité comique. Je remplis mon verre puis m'arrêta au dessus de celui de mon interlocutrice, dont je ne connaissais toujours pas le nom.
"Peut être n'avez vous pas envie de goûter de spécialités exotiques pour ce soir ?"

Le double sens était tellement volontaire. Je n'étais pas particulièrement du genre à jouer avec le feu, mais de toute façon je pensais qu'elle était assez perspicace pour avoir saisit un tant soit peu ma personne.
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MessageSujet: Re: Le lounge   Le lounge - Page 2 Icon_minitimeJeu 1 Mar 2012 - 19:08

RavenIl avait l'air interloqué, stupéfait ou bien tout simplement étonné. Était-ce ces deux petits mots en français qu'elle avait dit plus tôt ? Qui sait, peut-être que c'était le cas. En tout cas, elle était amusée par la situation, surtout qu'elle en profitait pour se donner une posture plutôt... Attrayante. Elle passait doucement l'ongle de son index droit sur le haut de son buste, caressant légèrement de temps à autres sa poitrine. Le vieilles habitudes avaient la vie dure, décidément.

C'était parti. Il parlait comme La Fontaine. Charmant homme, mais seigneur, qu'est-ce qu'il était barbant. Toujours avec son concept de personnification animalière... A un moment, elle avait même cru qu'il allait tourner chèvre, à tellement parler d'animaux. La vampire espérait tout simplement que le jazzman n'allait pas devenir chèvre, lui aussi. Elle regarda l'intéressé, enfin, plutôt sa jugulaire. Cette magnifique veine palpitante et grosse, amenant une grosse quantité de sang, ce merveilleux liquide opaque et rouge. Elle pouvait presque le goûter, sur sa langue, descendant le long de son oeusophage... Seigneur qu'est-ce qu'elle avait faim !

- "C'est sûr que pour parler, très cher, vous savez y faire. Cependant, les temps ont changé et peu d'hommes en sont aux mots, plus aux gestes et aux compliments plus que douteux. Cela fait plaisir que le "sexe fort" ne soit pas totalement aveuglé par ces deux amours..." dit-elle en empoignant fermement sa poitrine, tout en la remontant légèrement.

Elle avait volontairement fait ce geste, ce qui l'avait amusé. Elle adorait les déstabiliser, un des derniers plaisirs de sa vie d'"immortelle". Elle ne détourna même pas le regard du jazzman lorsqu'elle entendit le barman venir s’immiscer dans la discussion. C'était d'un grossier, mais cependant, elle sentait qu'elle allait s'amuser, vu la répartie que tenait son petit jazzman.

- "Couple de la soirée ? Et bien, vous m'en voyez ravie, très cher. Mon nom ? Raven et je suis Française, pour tout dire ; bien que je sois une habitante de Galway de longue date... dit-elle en faisant un clin d'oeil au contrebassiste. De l'herpès ? C'est fort bien dommage, je pense bien que vu comment notre causette est partie, je vais décidément en attraper..."

Ce fut comme la goutte d'eau qui allait presque faire déborder le vase. Celle qui le fit déborder, ce fut le clin d'oeil complice et la langue tirée qu'elle lança à son voisin de tabouret. Elle allait jouer avec le barman et lui donner envie d'être à la place du petit chardonneret.

- "Cependant, je dois noter, comme le dit mon petit chardonneret vous feriez un bien piètre serveur si vous vous occupez des affaires des autres..."

Elle lui lança un sourire faussement hypocrite et bu la dernière gorgée de vin dans son verre. Décidément, elle allait en oublier sa faim si elle continuait de s'amuser comme cela. Néanmoins, le barman prit un air faussement blessé, ce qui voulait dire qu'il savait qu'ils rigolaient. Un point pour lui.

Goûter des... Était-ce à double tranchant ? Parce que la question était fort ambiguë. Alors comme ça il allait aller dans ces eaux-là ? Il ne différenciait pas énormément des autres hommes... Dommage !

- "Et bien, pourquoi pas ? Sortez le grand jeu, je veux tout goûter !"
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MessageSujet: Re: Le lounge   Le lounge - Page 2 Icon_minitimeDim 4 Mar 2012 - 14:47

Tonton Jo
Alors comme ça la p'tite dame voulait "tout goûter" hein ? Je suppose qu'au file du temps, elle avait dut en boire des vertes et des pas mûre, et, au contraire, des délices. Je savais aussi que ça ne battrait pas un autre breuvage, moins alcoolisé (sauf peut être en ce qui concerne le type assit trois mètres plus loin), dont je n'avais pas dans l'optique d’abimer la bouteille. Mais au final, j'étais persuadé qu'elle se prendrait au jeu et ne casserait pas son jouet du moment tout du moins je l'espérait au fond de moi. Je versais le contenu de la bouteille vétuste et grossièrement étiqueté que je rangeai discrètement - et ce au prix d'une petite gymnastique un peu rouillé - sous le comptoirs. Ma création, mon petit bébé.

Depuis que j'avais un chez moi, je passai mes week end à jouer l'alchimiste avec mes vieux instruments. Faire de l'alcool maison était une sorte de tradition dans la famille et j'ai comme qui dirait plus ou moins importé mes bonnes vieilles habitudes avec moi. Pour l'heure, j'avais mis tout mon cœur à l'ouvrage. C'était un passe temps et presque une passion, mais ça avait aussi l'avantage de me rapporter de l'argent selon un accord avec le Bloody. Un petit pourcentage, ça dépannait pour pas mal de trucs, et puis ça me faisait des consommations gratuites.

Celui-ci était fait à partir de riz, de capsicum annuum (un piment), de la rhubarbe, du gingembre ainsi qu'un mélange de miel et d'orgeat pour édulcorer et mettre un peu de douceur dans ce liquide de brutes. S'il y avait bien une chose qui dissuadait quiconque de devenir immortel, c'était - selon moi - ça. Je ne pourrait jamais me résoudre à perdre mon goût contre aucun de ces pouvoirs.
"Je vous comprendrez jamais vous savez ? Voilà des siècles que vous ne pouvez plus apprécier la saveur d'un des meilleurs plaisirs de la vie et pourtant vous lui trouvez toujours de l'intérêt."

Je n'avais versé que des fonds. D'un côté, je n'était pas certain qu'un buveur de sang ne soit totalement insensible aux eaux de vie. Je pense que je ne tarderai pas à en avoir le cœur net. Je n'avais pas non plus envie de passer pour une sorte de dérangé qui saoulait une fille afin de la rendre plus facile. Et puis c'était mâcher le travail, ce dont je n'avais vraiment pas envie.

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MessageSujet: Re: Le lounge   Le lounge - Page 2 Icon_minitimeMar 6 Mar 2012 - 18:55

RavenUne odeur chatouillait son nez depuis plusieurs heures déjà mais elle n'était pas parvenue à remettre le doigt sur le nom. Elle savait que l'odeur émanait d'elle mais, le nom... Des pétales... Des épines... C'était des... Des roses ! Elle sentait la rose ? Étrange. Ceci dit, plus rien ne l'impressionnait maintenant. Une fois elle avait senti la vanille pendant un mois entier pour être passée en coup de vent dans une parfumerie, alors qu'elle sente la rose ; ça ne l'étonnait pas. Qui sait peut-être que ça plairait au jazzman. En parlant du jazzman, elle le regardait sortir diverses bouteilles, mais au final il n'en prit qu'une ; un antiquité étiqueté à la va-vite. Il versa dedans le liquide qui vint délicatement chatouiller les narines de Raven. Il semblait assez pimenté, dirons-nous.

Elle saisit le verre et le porta jusqu'à ses lèvres, pour tout de suite le redéposer. Au fond, le petit contrebassiste avait raison ; le plus dur dans le vampirisme était la perte de ses papilles. Tout ce qu'elle mangeait ou buvait n'avait que le carton comme goût, cette infecte et répugnante saveur avait de quoi la décourager mais elle tenait bon en se rattachant à ce dernier vestige de ce qui avait été son humanité un jour. Elle sourit et bu doucement le breuvage, le "savourant" quasi goutte par goutte. Demandez-lui de goûter elle ne pourra pas mais, par contre jouer un rôle ou à un jeu.... Elle excellait. Elle respira une bouffée d'air dont elle n'avait pas besoin et reporta son attention sur le barman improvisé qu'était devenu son voisin de tabouret.

- "Personne ne nous comprend réellement. Nous même nous ne nous comprenons parfois pas si bien qu'on pourrait le croire. Certains sont pacifistes subsistent grâce à du sang d'animaux, d'autres sont des psychopathes complets et tuent par plaisir et ceux comme moi qui, adorent jouer et se nourrir quand une chance leur est offerte. Mais attention, cela ne veut en aucun cas dire que je suis... Gentille, dit-elle avec un air de répugnance. Loin de là même..."

Elle prit une autre gorgée de cette "spécialité exotique" et passa le verre sous son nez - défaut d'avoir un goûté, elle avait un odorat ! Il y avait définitivement une note pimentée mais... Il semblait y avoir aussi une combinaison sucrée assez gagnante dans les préférences de la vampire. N'y tenant plus elle demanda.

- "C'est moi ou il y a du piment inclus dans la composition de ce cocktail ? Parce que si oui, je vous tire mon chapeau si vous arrivez à trouver des amateurs de ce type d'alcool. Pas tout le monde n'aime."

Elle ponctua le tout avec un clin d'oeil et termina ce fond d'alcool qui lui avait été donné. Une chose était sûre, les vampires pouvaient ressentir les effets de l'alcool et si jamais elle dépassait un certain stade il y aurait un beau carnage ce soir.
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MessageSujet: Re: Le lounge   Le lounge - Page 2 Icon_minitimeMer 7 Mar 2012 - 16:10

Tonton Jo
Elle prit une gorgée du breuvage, décidé à aller jusqu'au bout de la comédie. Mais je ne lui ferais pas l'impolitesse de lui demander le goût que ça avait ou plus logiquement comment elle trouvait ma création. Pas certain qu'elle le prenne avec un sourire sincère. Toutefois, fidèle avec ce que je concevait comme étant prévisible de sa part, elle répondit par une suite logique à ma remarque concernant sa... je n'aimais pas ce terme mais tout le monde semblait l'employer sans gêne aucune ici : sa race.

"Vous savez, je vais pas vous mentir et de toute façon vous semblez l'avoir remarqué assez facilement, je suis pas à Galway depuis un gros bout d'temps ici. Mais en deux mois, j'ai déjà pu saisir les stéréotypes de cette ville sans problème. On se retrouve dans un melting pot assez étrange, sorte de courant alternatif entre solidarité inter-raciale et dissension virtuelle. Chacun souhaite faire honneur à ce qu'il prétend être sa nature alors que d'autres la prenne comme une malédiction. Mais vous savez, je trouve que, de tous, vous êtes les plus intéressants. La plupart pensent qu'il y a un gouffre infranchissable de compréhension entre les deux états alors qu'au final le vampire à déjà expérimenté la nature humaine. Il croit avoir changé mais au final il n'est qu'un être humain libertin, sans limites, et radicalement plus fort. Les hommes sont capables de tout autant de cruauté, d'aucun dirait que ça les rends inférieures. Moi je pense qu'un amas d'atome ne saurait être supérieur à un autre. * en regardant le verre * Waouh ! Ce que ça peut en faire déblatérer comme conneries, ce truc, héhé !"


"- C'est moi ou il y a du piment inclus dans la composition de ce cocktail ? Parce que si oui, je vous tire mon chapeau si vous arrivez à trouver des amateurs de ce type d'alcool. Pas tout le monde n'aime.
- En effet. Les nez fins comme le votre se demandent souvent comment on peut décemment boire ce genre de chose, et après ça ils se rabattent sur des single cask auxquels ils trouvent un goût exceptionnel, comme ils disent un * accent british * je ne sais quoi, sans avoir qu'en réalité ça provient de la décomposition d'un blatte ou d'une poignée de vers de farines. * Rire * Enfin ça c'est pour ceux qui ne goûtent pas. J'ai mis du gingembre avec le piment, les goûts sont assimilés et ceux qui en boivent ne ressentent plus le goût du piment - qui ne sert qu'à relever le tout - car il est édulcoré avec du miel et de l'orgeat. Un procédé vieux comme le monde, comme vous vous en doutez."

Sans m'en rendre compte, je pianotai encore des doigts sur le zinc. Vous allez me dire "mais si c'était sans t'en rendre compte, comment ça ce fait que tu puisse le dire là ?", et vous auriez raison. En fait c'est parce qu'en cet instant je suis un narrateur omnipotent et omniscient, bien que je n'ai aucune prétention à égaler le Bondye. D'ailleurs par exemple, je peux vous dire qu'à ce moment là, Raven, comme elle se nommait elle même, me fit un clin d’œil auquel je ne me sentis pas insensible. Pour l'instant la soirée se passait merveilleusement bien et je n'étais pas certain de vouloir que ça s'arrête mais j'avais envie de changer les choses, de faire une folie... de faire quelque chose en tout cas. Je me retournai, dos au comptoir, la demoiselle à ma gauche et jetai un regard dans la salle, il y avait encore beaucoup de monde dans la salle. Ce soir, les jeux d'argents semblaient être à l'honneur. C'est pas comme s'il y avait une chance que la police mette les pieds en ces lieux. Je pensais que le boss devait avoir le bras sacrément long. Une idée me venait tout d'un coup.

"Vous êtes vous déjà risqué à perdre le contrôle ? Attention j'entends pas par là le simple contrôle de vos pulsions, je parle de celui de vos sens."
Je sortais de ma poche une petite pilule coloré que j'avalai et regardai Raven avec un petit sourire en coin.
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MessageSujet: Re: Le lounge   Le lounge - Page 2 Icon_minitimeLun 12 Mar 2012 - 19:30

RavenElle écouta le discours du petit chardonneret. Tout en parlant il semblait loin, comme s'il avait bu. Ne tenait-il pas l'alcool ou bien était-il tout le temps comme ça ? Si c'était la première solution... Il aurait mieux fait d'être saltimbanque. Si c'était la deuxième solution, elle allait bien s'amuser ce soir.
Supériorité ? Et bien, disons qu'il y avait certains avantages dans une race que les autres n'avaient pas mais les vampires étaient très avantagés ; immortels dotés d'une force grandissante avec l'age sans pour autant avoir de contre coup et tous leurs sens développés. Cependant immortel ne voulait pas dire invulnérable, ce qu'étaient presque les lycans une fois transformés. Les tuer est une tâche quasi insurmontable pour un humain normal. Et puis les humains... Pour les plus chanceux, ils avaient un don.

- "Oui, il est vrai qu'ici tout se mélange. Tantôt nous avons des psychopathes qui renient leur humanité - passée tout comme actuelle - et se revendiquent être de la meilleure "espèce" et puis il y a ceux qui vivent en broyant du noir. Pour les plus chanceux ils meurent, mais pour les vampires il survivent à moins de se tuer ou se faire tuer. Ce qui est fort dommage c'est que peu de ces prétendants aux dites ethnicitées - pour ne pas utiliser "races" ou "espèces" - ont trouvé un juste milieu à leur arrogance ou bien leur malheur. Mais merci de porter un intérêt tout particulier aux vampires, vous m'en voyez flattée ! Et pour votre cocktail... Il est vrai qu'il est un peu fort, dit-elle en dévoilant ses jolies canines. Servez-m'en un autre, mais un différent !"

Elle éclata de rire à l'écoute de l'accent British du petit chardonneret. Cela lui fit repenser aux Dandys et aux années qu'elle avait passé en Angleterre, ces pauvres bougres l'avaient toujours faite rigoler mais ils n'en restaient pas moins fascinants de part leurs manières, leurs habitude constante d'être excentrique et leurs culture. De nos jours, qui pouvait-on appeler Dandy ? Les personnes marginales et quelques peu cultivées ? Si tel était le cas, on pouvait donc qualifier Raven de Dandy. Effarant n'est-ce pas ?

- "Et bien, mon chardonneret je vous félicite d'avoir concilié avec autant d'assiduité des ingrédients tous différents de part leur nature et leur goûts ! Quant à ces gens-là... Ils ne savent guère profiter de la vie et des saveurs ! Laissez-les dans leurs oubliettes et faîtes plutôt profiter ceux qui savent apprécier à sa juste valeur une boisson de ce cru."

Elle détourna les yeux deux minutes pour ensuite retomber sur le contrebassiste tenant en sa main une pilule assez... Comment dire, illicite. Ce n'était pas son genre de prendre ce genre de substances et encore moins de se laisser traîner dans ce genre de "bad trips". Il lui suffisait simplement de s'adonner à sa soif pour le sang pour être dans un état d'euphorie la plus totale et ainsi éveiller ses sens à leur pique. Cela devait faire un mois qu'elle n'avait pas totalement étanché sa soif, se contentant de gorgées ci et là sur des personnes consentantes. Elle mourrait d'envie de s'abandonner à cette soif. Regardant le jazzman, elle passa en mode prédatrice ; ses yeux laissèrent afficher toute son ardeur pour le sang. Elle en oublia toute manière de politesse et s'adressa à lui en tant que la vieille jeune femme qu'elle était.

- "Pas de pilule pour moi, mon petit, mais penses-tu que je puisse un peu jouer avec ces frêles humains ? J'ai soif."
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MessageSujet: Re: Le lounge   Le lounge - Page 2 Icon_minitimeMer 14 Mar 2012 - 20:48

Tonton Jo
La soirée se passait bien, elle était détendue, j'étais détendu, l'ambiance était détendue. Bien sûr que je trouvait ce genre de situation bizarre ; je n'étais pas encore entièrement habitué au milieu : monstres dentus, poilus, griffus... il fallait un certain temps avant d'assimiler entièrement la pilule, plus difficile que celle qui se dissolvait dans mon estomac. Je commençais déjà à ressentir une certaine euphorie, disons une sérénité électrique, paradoxale ? Normal, j'étais défoncé.

Mon comportement ne changea cependant pas, cette petite chose n'altérait que les sens, pas le raisonnement, j'en avais l'expérience. Mais déjà j'avais un regard autre sur les choses, l'impression d'avoir une perception des idées plus affûtés, l'impression de flotter au dessus de mon cerveau et que celui-ci pouvait réfléchir beaucoup plus vite, en effet, il y avait un sacré flot qui passait par mes méninges comparé aux secondes précédentes ou je ne faisais que discuter et penser à ce que j'allais dire. A ce moment, ce fut comme si j'avais le temps de réfléchir à plusieurs choses à la fois. Je voyais beaucoup plus de trucs sur la belle Raven qu'avant. Pas les détails doucereux de sa peau, pas la perfection de ses formes, mais ses petits mouvements, ses petites mimiques faciales, ces légers changements d'intonation dans sa voix, je tirais une conclusion sur chacune de ces petites observations, les reléguais à la synthèse, compressais le tout, puis tirai une seconde conclusion de ma synthèse. Plusieurs traitements de la même information, étrange quand on avait l'habitude de n'en traiter que quelques unes et une seule fois. Finalement ça altérait peut être un peu la raison.

Je me sentais malgré tout plus décontracté, pivotant de ma nonchalance toute créole vers la femme fatale. Elle voulait changer de breuvage contre quelque chose de moins costaud. C'est qu'elle tient à garder le contrôle d'elle même la ptite dame. Enfin, garder le contrôle, c'était vite dit. C'est d'ailleurs ce qu'elle me fit savoir en me communicant ses intentions carnassières. Alors le voilà, le genre de situation dont m'avait parlé monsieur Kaine, le genre de situation qui pouvait parfois amener à un carnage. C'était maintenant que je devais gérer. Car je travaillai dans ce bar, impossible de laisser la demoiselle faire un massacre alors que j'étais au courant de ses projets, ce serait... honteux.

Toutefois, la solution ne se fit pas longue. Elle apparut dans ma tête aussi purement et simplement que les paroles qu'elle venait de prononcer. Il faudrait quand même la départir de son envie prédatrice. J'avais ma petite idée là dessus. Le barman me laissait souvent me servir de son échoppe pour ainsi dire, aussi avais-je pu expérimenter plus d'une fois. Je n'avais pas grand chose pour les buveurs de sang mais ce que j'avais l'intéresserait pour sûr. Je mis un index complice sur ma bouche comme un enfant dans un sourd "Shhh..." et fit le tour du comptoir pour pouvoir prendre la place de celui qui servait.

"Je n'ai aucune idée du plaisir félin que peut apporter vos chasses mais, outre le fait que je ressens un profond respect pour la vie, je sais de bonne source que s'attirer les foudres du propriétaire des lieux est comme qui dirait en bonne place dans le palmarès des trucs à ne pas faire ici. Vous voyez ? Le genre de type qui s'intéresse plus à l'intérieur des femmes qu'à leurs formes extérieures ; bref, ça serait un trop gros gâchis de vous voir entre ses mains. Mais puisque vous êtes plus dans ce genre de shoot, je sais parfaitement comment concilier votre soif humaine et votre soif vampirique, vous m'en direz des nouvelles."

Liant humblement le geste à la parole, je sortait un certain nombre de bouteilles, non sans avoir laisser un billet dans la caisse. Dans un verre épais je déposais une pincé de cannelle en poudre qui se vit rapidement submergé par le contenu d'une bouteille dont le rouge provenait plus d'un organe palpitant que d'une grappe de fruits. L'odeur me fit légèrement tiquer, je n'étais vraiment pas fan des effluves du sang. Je complétais le tout avec une touche de sucre de canne - le côté moustique de la chauve sourie on va dire - et laissais tomber une petite graine, bien visiblement pour montrer que je n'étais pas une sorte de détraqué - qui coula au cul du verre. Rien qui ne ressemble à une quelconque drogue et pour cause, ça n'en était pas une : il s'agissait en réalité d'une sorte de fleure qui s'épanouissait lorsqu'elle était versé dans le liquide. Je ne sais pas vraiment comment ça marche, c'est le barman qui m'avait montré ça. Il s'en servait pour draguer, on dirai que c'était bien là l'usage idéal d'une telle curiosité, il fallait bien que ça serve. Je fini par ma touche finale, celle dont tout les descendants de Dracula m'avaient félicités, j’espérai bien que cela la ravirait assez pour qu'elle en oublie ses envies de meurtres, tout du moins s'il s'agissait bien d'envies de meurtre. Je plaçai une fine Ostie sur le verre que je recouvrai d'une liqueur d'agrumes. Il paraît que ça ce mariait bien avec le sang, moi je trouvais ce genre de réflexion glauque, ce qui ne m'empêcha pas de finir. Il fallait faire assez vite car l’Ostie servait à retenir la liqueur mais celle-ci fondait à cause du sucre. Je prit le Zippo et l'alluma. Elle s’enflamma d'une flamme jaune-vert et le sang qui se réchauffa envahie mes narines - ce dont je n'étais vraiment pas amateur pour être honnête. Les filaments glucosés entortillaient et se mélangeaient avec l'hémoglobine tandis que sous l'effet de la chaleur, la fleure commençait légèrement à dévoiler son intimité.

Tendant le verre à son destinataire, je refis une seconde fois le tour du comptoir, un autre sourire aux dents blanches.

"La table 4, une partie de poker et que des couples bourgeois de lycans aux hormones... sélénites. Notre présence seule pourrait semer le trouble."
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MessageSujet: Re: Le lounge   Le lounge - Page 2 Icon_minitimeDim 18 Mar 2012 - 11:56

RavenRaven s'en foutait royalement de tout, sur ce court laps de temps ; même du petit jazzman. Elle huma l'air, à la recherche d'une proie potentielle et, jaugeant intérieurement chaque personne à chaque table. Elle voulait son doux liquide écarlate qui ferait taire les grognements de son ventre et les hurlements de son esprit qui lui disait de sauter sur la première personne qui se levait. Elle aurait pu et c'est ce qu'elle allait faire en commençant à retirer ses escarpins si le petit chardonneret ne l'avait pas empêchée. Que voulait-il encore ? Si il continuait, ce serait lui qui allait finir dans son ventre. La vampire ignora même jusqu'à la remarque sur le gérant de l'établissement. Au dernières nouvelles elle était le vampire le plus vieux de la ville, bien qu'un nouvel arrivage de personnes était récemment passé par les portes de cette ville. On ne passait pas un siècle vivant dans une ville sans avoir des indics. Les informations lui arrivaient en général fin du mois - ce qui voulait dire bientôt.
Elle le regarda aller derrière le comptoir et sortir une autre bouteille - sans importance jusqu'à ce qu'il ouvre. Du sang. Elle renifla de nouveau l'air et sentit le goût métallique de ce liquide sur sa langue. Elle oublia tout et se mit à fixer la bouteille et son contenu couler dans le verre. Tout le procédé se déroula sans qu'elle ne détache son regard du fond rougeâtre du verre, sauf quand la flamme jaune-verte jaillit. Sa bouche se dessina en "o" et un petit son sortit de cette dernière. Elle s'empara du verre qu'il lui tendit et le bu, d'une traite, sans réfléchir réellement. Une fois le verre ingurgité elle regarda le barman improvisé, toujours de son regard de prédatrice affamée. Une partie de poker ? Tout ce qu'il voulait du moment qu'il lui laissait avoir du sang à boire. Elle regarda la bouteille et sortit une liasse de son décolleté. Elle prit un billet de 50€ et le déposa sur le comptoir.

- "Je prends la bouteille, dit-elle en s'emparant de cette dernière. Toi, tu me suis."

Elle le prit par la cravate, la bouteille dans la main qui tenait le contrebassiste et se dirigea vers la table. Des lycans hein ? Elle allait enfin un peu s'amuser. Un conseil à tous ces messieurs ; ne jamais se fier à l'apparence d'un femme, elle peut être très espiègle et surtout douée au poker. C'était le cas pour Raven, elle adorait le jeu. Elle prit une chaise de sa main libre tout en sommant au chardonneret d'en faire de même.
Une fois arrivés à la table, elle regarda de haut tous ceux qui y étaient. Un sourire en coin, elle lâcha la chaise, prit une longue gorgée dans sa bouteille et posa son seyant sur la chaise.

- "Bonsoir messieurs. Mon petit chardonneret ici présent et moi-même allons nous joindre à vous, dit-elle en posant son index sur la bouche d'un des joueurs qui allait protester. Chut mon petit, ou je t'arrache la tête. Voyez-vous j'ai très faim ce soir et pour éviter des soucis au gentleman qui m'accompagne, je viens jouer avec vous. A combien est la mise de départ ?"

A peine eut-elle fini sa phrase qu'elle retira d'un geste assez brusque son doigt posé sur les lèvres de son voisin - ce dernier manqua de tomber d'ailleurs... Elle sortit de nouveau la liasse de billet cachée dans son décolleté et sortit 300€. Elle regarda tous les joueurs d'un air défiant et souriant elle regarda le petit chardonneret.

- "Personne pour répondre ? Très bien. Alors je propose 300€ comme mise de départ. Partie classique ; une main équivaut à 5 cartes, deux cartes privées et une mise minimum de 50€. La plus haute combinaison gagne et aucun partage de gains pour qu'une personne puisse revenir. Tapis autorisés, pas de jetons mais plutôt du cash, dealer inchangeable ; c'est-à-dire moi - courtoisie oblige messieurs - et... dit-elle en attrapant le barman volage de tout à l'heure, je propose ce bel homme comme croupier - vous savez, par soucis de triche... regardant l'intéressé elle sourit. Petit, tu sais jouer au Poker ? Oui ? Très bien, alors prends une chaise et pose ton cul dessus. Messieurs, le jeu est ouvert !"

Regardant le jazzman, elle reprit une gorgée de sang. Elle allait bien s'amuser ce soir, pour preuve ; c'était elle qui menait la danse avec l'aide du barman. Elle se pencha vers le jazzman et lui murmura :

- "On partagera ce qu'on aura gagné ; 60% pour moi et 40% pour toi et ton ami. Décidez-vous entre vous mais je prends les 60%, mon petit chardonneret."

Spoiler:
 


Dernière édition par Raven le Dim 25 Mar 2012 - 20:59, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Le lounge   Le lounge - Page 2 Icon_minitimeLun 19 Mar 2012 - 21:15

Tonton Jo
Et bah on pouvait dire qu'elle avait faim la demoiselle. Tout en regardant le verre devenir vide en une simple seconde comme par l'opération du saint esprit, je me disais qu'on l'avait échapper belle, car la belle en question avait bien faillit faire un foutu carnage. Une soif pareille, ça ne s'était pas vu depuis l'exode biblique, m'enfin, je vais pas me plaindre, quand on est accompagné d'une aussi séduisante créature, il faut bien s'attendre à ce qu'elle soit de un minimum nature sauvage. D'ailleurs je n'avais jamais compris pourquoi de nombreux vampires prenaient les hommes pour des êtres primitifs et non civilisés alors que derrière leurs airs aristocrates, ce sont de vrais bêtes, incapables de maîtriser leur appétit. On ne pouvait pas dire que les buveurs de sang étaient des créatures stoïciennes, qui pouvait croire un libertin stoïcien à par un sophiste ou un amoureux des paradoxes ?

En tout cas, son humeur frivole reprit du poil de la bête, elle perdit ce besoin trop sérieux d'hémoglobine qui semblait pourtant resté tapis dans l'ombre, attendant d'être titiller pour sortir le bout de son nez. Ma proposition fut favorablement accueillie, elle prit même l'initiative de s'emparer des rênes du groupe qui était de toute évidence partagé. Les deux dames semblaient agacé - quoiqu'une curieuse et amusé - alors que les deux hommes déployaient des forces sans doute incroyables afin de conserver leur calme apparent. Raven s'était-elle muté en briseuse de couples ? Sûrement, néanmoins lorsqu'elle me parla du partage des gains, je compris qu'elle n'avait pas vraiment la tête à cela, tout du moins pas seulement. Le barman fut mit à contribution dans la manœuvre et il se retrouva bien gêné de se voir attribuer une tâche qui lui empêchait d'être au comptoir mais il n'osa pas trop refuser une offre qui fut appuyée par un de mes regard significatifs labellisés 'situation d'urgence', que je lui avais envoyé en toute discrétion après que Raven ait menacé son voisin de décapitation avec tout l'amour du monde.

Je ne savais pas pourquoi elle me désignait toujours de ce mot français, mais je savais une chose, j'allais finir pauvre ce soir. Aucune importance, j'avais fraîchement payé mon loyer, je pouvais bouffer des pâtes tout un mois pour une simple nuit de combustion, la combustion d'un liquide inflammable et responsable de nombreux incendies appelé argent. Je ne pourrai pas dire que l'argent m'indifférait totalement, pour moi il ne s'agissait ni plus ni moins qu'un moyen de survie, il fallait en avoir jusqu'à un certain seuil, tout ce qui dépassait ce seuil devait être dépensé pour le plaisir. Et si mon plaisir à moi s'était justement de le dépenser pour rien ? Bon, d'accord, ça n'était pas entièrement vrai. Disons que j'étais pris dans une sorte d'engrenage dont je ne pouvais sortir sans y laisser des ailes. Et puis, c'est moi qui ai suggérer l'intrusion à la demoiselle ; quand on propose de jouer à un jeu, la moindre des choses c'était bien de jouer jusqu'au bout, et de respecter les règles. Tout de même, encore heureux que je gardais toujours ma paye en liquide. J'allongeai les 300€ avec le flegme insolent et enfantin de l'homme qui payait la mise de départ avec des billets de 20€ que j'étais.

Tout le monde avait lâché le couple billets jaune&vert, sur mon côté de gazon, les dix tranches de vingt boules avaient fortement dégrossit mon millefeuille pour former un petit tas froissé devant moi. Le sourire de celui qui n'était même pas gêné venait ajouter la touche amateur aux lunettes de soleil qui voilaient mes yeux. J'envoyai d'ailleurs ce sourire à la bourgeoise décadente qui nous avait accueillit avec un intérêt de roué ennuyée devant un banquet dionysiaque. Oh bien sûr elle avait un physique plus sobre que ma compagnonne de soirée mais son petit côté candide d'ingénue perverse était attrayant, et puis il une femme était toujours attirante lorsqu'elle était accompagnée, sans doute mon côté coq qui s'exprimait. Je ne m'étais tout de même pas défais du sortilège que les yeux de Raven m'avaient lancés, je me mettais juste à l'aise. La drogue me stimulait, elle me donnait envie de me sentir David au milieu des Goliath ; il fallait dire que j'étais le seul humain en présence, même le barman était un poilu. Ce dernier venait d'ailleurs de lancer un regard vers son zinc chéri pour donner remontrance à un habitué qui semblait prendre ses aises :

"Hey, Stephen, si tu touche à ma boutique prépares toi à te faire mouler ma godasse dans l'rectum !" le squatteur s'était éloigné, décidément peut séduit à l'idée de se faire sortir par celui qui gérait la distribution de boisson.

Un des deux hommes me prit de haut en voyant ma condition de pauvre prolétaire :
"- Vous avez l'air d'un petit canard dans un monde de requin, vous êtes sûr que vous arriverez à suivre ?
- La question c'est pas de savoir si j'arriverais à t'suivre mec, mais plutôt si c'est bien moi qui te suivrai ou toi. Tout le monde sais que les requins nagent sous les canards.
- Moi je trouve ça mignon les canards."
Renchérit joyeusement la bacchante au grand dam de son compagnon, décidément volage et sans excès de considération pour ce dernier.

Je lançais un petit regard au barman (qui, lui, en lançait beaucoup à son échoppe) qui se mit à distribuer, les jeux sont fait, rien n'va plus... hum, je crois que je me trompe de jeu moi. Je fini par regarder Raven, celle qui allait mettre de l'ambiance sur la table verte.

"On n'attends plus que le signal de mademoiselle."

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MessageSujet: Re: Le lounge   Le lounge - Page 2 Icon_minitimeDim 25 Mar 2012 - 21:00

RavenRaven se sentait tout à fait à l'aise dans ce merdier ; des lycans et un seul petit humain. Elle prenait un malin plaisir à toiser tout le monde de haut, même les deux greluches bourgeoises assises en face d'elle. Cependant un petit truc la titillait et cela n'allait pas être beau si ça continuait. La belle bu le reste de la bouteille et se retourna vers son problème, c'est-à-dire son voisin. Il ne cessait de se plaindre, de dire "qu'ils - tout ceci dit d'un air de dégoût - n'avaient pas été invités et qu'il allait les dézinguer" mais elle reprit la situation en main. Déposant la bouteille vide sur la table, sa main vint se loger dans la nuque du malheureux. Un mouvement brusque, violent et rapide alla cogner la tête de l'homme sur la table. Cela allait sans dire, le pauvre allait être sonné pour le reste de la soirée, collé au sol. D'une main agile elle prit le portefeuille caché dans le veston de son trois pièces et elle en sortit tout l'argent pour le déposer sur le tas.

- "Des volontaires ? Non ? Très bien. Il sera juste sonné pour le reste de la soirée ne vous en faîtes pas. Puis se retournant vers "Stephen" elle hurla à son attention. Hé, Stephen, rends-toi utile et ramène ton cul avec une bouteille rouge sang ! Et que ça saute ou je t'arrache le palpitant ! Messieurs, mesdames, nous pouvons y aller."

Le croupier improvisé se mit à battre les cartes et à les distribuer. Un quatre de carreau et un six de trèfle allèrent à la pimbêche blonde tandis qu'une paire de neuf furent pour la rousse. Quant à ces messieurs, le lycan hérita d'un quatre de pique et un valet de trèfle et le petit chardonneret eut un roi de coeur et un valet de coeur. La vampire elle ne toucha pas le gros lot, du moins pas tout de suite. Une dame de coeur et un as de pique vinrent dans sa main. Sur la table furent allongés une dame de pique, un dix de pique et un as de carreau. Une simple double paire...
Elle ne baissa pas pour autant les bras et allongea la mise de 200€. La rousse suivit, le lycan y mit du sien ainsi que la blonde pour enfin arriver au contrebassiste. Le regard de Raven se fit insistant en lui priant de bien vouloir lui faire confiance. Pour l'instant elle n'était pas sûre de gagner mais... Qui sait.

Stephen choisit justement son moment pour arriver avec la bouteille qu'elle avait commandé. Tendant la main elle lui donna l'argent et le gratifiant d'un "merci beau brun" suivit d'un clin d'oeil. Débouchonnant la bouteille avec ses dents, elle bu une longue rasade et reposa son regard sur le chardonneret.

- "Bon tu te grouilles ? On va pas y passer toute la soirée quand même ! Allonge 200€ ou couche-toi mais choisis !"

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MessageSujet: Re: Le lounge   Le lounge - Page 2 Icon_minitimeMer 28 Mar 2012 - 20:10

Tonton Jo
Fermes la du-con, Mondye fermes là ! Bruit sourd de l'os contre le bois, ondes parcourant l'alcool dans les verres, voix de petit prétentieux qui s'arrête d'un coup, il l'a pas fermé. La situation était tendue, je n'avais pas fini d'essayer de gérer les choses. Pourquoi suis-je allé parler à cette demoiselle, ça n'était pas pour rien si elle n'était pas accompagné, j'aurais du le savoir. Et voilà, maintenant j'étais sur le fil du rasoir. Le barman n'était pas à son poste et le musicien était face à un homme inconscient, des cartes à la main. Autant dire que si monsieur Kain devait faire un tour dans les lieux, la pièce comporterait autant de vie que la surface du soleil. Mais j'éludais rapidement l'inquiétude en me disant que le soirées aussi peuplées n'étaient de toute façon pas dans ses goûts.

Chose qui me surpris assez, Joyeuse, comme je l'avais appelé en moi-même réprimait en vain un gloussement de sa main lorsque le front de son homme entra en contact, pour le reste de la soirée, avec la table. De toute évidence, ils formaient un couple plus qu’hétéroclite mais il n'était pas compliqué de conclure sur la sobriété de madame, qui devait avoir été oubliée quelque part, par là... ou bien par là peut être ?

Raven apostropha le pauvre Stephen qui ne comprit pas pourquoi on l'appelait. Il fallait dire qu'il n'avait pas l'air d'une flèche. Il lança un regard au barman qui, lui, émit un léger mouvement de tête en direction de l'intéressée afin de lui faire comprendre qu'il ne donnait pas seulement son accord, mais qu'il lui conseillait gentillement de ne pas faire le mariole et d'accéder à la demande sans plus tarder, à moins qu'il n'ait envie de savoir se qu'il se passait dans la vrai vie quand on touchait le bord à Docteur Maboul. Et comme il savait qu'il parlait à quelqu'un dont les capacités intellectuelles se limitaient au troisième verre - et que de toute évidence il venait d'en prendre au moins cinq -, il décida d'appuyer son geste par les propos suivants :
"On fait pas attendre une dame Stephen, prends toi un truc et ramène ton cul avec la commande de la belle tu veux ?"

Il s’exécuta : un front de sauvé.

Finalement, les cartes furent distribués. Elle me lança un regard, que je pris un instant pour suppliant. Mais mon intuition me dit qu'il en était rien, pour la simple et bonne raison qu'on a jamais vu un vampire qui soufflait une bougie par siècle lancer un regard suppliant à qui que ce soit, surtout parce que je ne connaissais leur existence que depuis peu.
"- Bon tu te grouilles ? On va pas y passer toute la soirée quand même ! Allonge 200€ ou couche-toi mais choisis !
- Pour un grand millésime, on ne peut pas dire que vous aimez faire durer le plaisir.
- Les lycans sont de grand enfants, les vampires de grands impatients."
Rétorqua le second homme pour me répondre mais en regardant Raven avec un sourire non dénué de charme. On ne pouvait pas dire qu'il avait tord jusqu'ici.

Je sortait d'autres billets de 20€. Un, deux, trois, quatre, cinq... j'ai la gorge sèche dis donc, je prends donc une gorgée de mon breuvage, six, sept, huit, neuf... et dix ! L'homme reprit, s'adressant cette fois-ci à Raven :
"Vous n'êtes pas une musicienne à plein temps je me trompe ? Que faites vous le reste du temps ?"
Sa compagne lui lança un regard noir qui me fit sourire, je me languissais un peu plus sur le dos de la chaise et sortit de ma veste une cigarette que j'allumai avant de faire claquer le Zippo.
"Je crois qu'elle détruit des couples." Dis-je, d'un air amusé. Le destinataire feint de n'avoir rien comprit tandis que la femme à l'air revêche changea la victime de son regard assassin pour me choisir moi. Je lui répondais d'un énième sourire, expirant la fumé dont les volutes nébuleuses s'entortillaient paresseusement entre les hélices qui tournaient autour de la lampe.
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Kain
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Kain

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MessageSujet: Re: Le lounge   Le lounge - Page 2 Icon_minitimeMar 3 Avr 2012 - 0:34

(rp Kain/mili/Joleen)

En provenance des rues commerçantes ( http://www.hellsgate.fr/t12-la-rue-commercante#3645 )

Une fois arrivé dans le bar, Kain fit un petit signe à une serveuse qui s’empressa de le rejoindre, une lueur d’inquiétude dans les yeux. Il lui tendit alors les paquets qu’il avait en main en lui disant ces quelques mots.

« Mets donc tous ces colis à l’abris dans mon bureau, ça nous permettra de profiter d’une table sans être encombré, et sans risque de vous faire voler quoique ce soit. »

La serveuse acquiesça et s’empara de paquets, disparaissant sans que les jeunes femmes aient vraiment eu le temps de réagir.

« Pas d’inquiétude, vous récupérerez vos affaire tout à l’heure sans aucun problème, je le répète je ne suis pas un voleur, mais il serait regrettable que vous égariez quoique ce soit. »

Il leur indiqua une table.

« Mesdemoiselles vous êtes mes invités, vous pouvez si vous le désirer vous désaltérer et même manger un morceau si le cœur vous en dit. »

En disant cela, Kain tira les chaises afin que les deux jeune femmes puissent s’installer avant de lui même s’asseoir.

« Vous devez me trouver un peu entreprenant et je m’en excuse si je vous ai effrayé, mais j’avoue que je suis dans les affaires depuis mon arrivé à Galway, et passé une soirée en galante compagnie est chose assez rare. De plus mon apparence à tendance à quelque peu effrayer les gens, mon extrême pâleur ne passe pas inaperçu et les gens se méfient. »

Il observait les deux jeunes femmes avec un tout autre œil maintenant qu’ils étaient dans un lieu convenablement éclairé. On pouvait dire qu’il avait de la chance, car elles étaient délicieuses, et sur le moment ce n’était pas que la partie vampire qui s’exprimait, mais aussi la partie masculine de Kain. Deux jeunes femmes charmantes, intrigantes et appétissantes, que demander de plus ?
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MessageSujet: Re: Le lounge   Le lounge - Page 2 Icon_minitimeMer 4 Avr 2012 - 20:18

Le trajet jusqu'au bar se fit sans encombres, Milie étant ravie de partir pour une nouvelle aventure et ayant malencontreusement totalement oublié qu'elles devaient bien évidemment être à l'heure au boulot. Mais à bien y réfléchir en fait, elle n'était pas de service ce soir et se demandait vaguement si c'était le cas de Joleen ou pas.

Mais la jeune femme n'était pas du genre à se faire du mouron pour ce genre de détails sans importance. Après tout Joleen savait ce qu'elle faisait et certainement bien mieux qu'elle non ? Et puis, dans tous les cas, elle aurait encore largement de quoi boire un verre avant de partir bosser si c'était vraiment ce qu'elle aurait à faire.

Une fois dans le bar, elle regarda ses affaires s'envoler vers un monde meilleur, ou tout du moins une autre pièce avec un froncement de sourcils.


"Je vous préviens monsieur le soi-disant gentleman, s'il manque quoi que ce soit dans mes affaires, je me verrais obligée de mettre votre bar sans dessus dessous pour arriver à le récupérer ! Je peux être une véritable tête de mule lorsque c'est nécessaire !"

Elle essayait sans grand succès d'être vaguement menaçante, son index pointé en direction de Kain tandis qu'elle s'asseyait à la table désignée, se tenant bien droite, comme une écolière appliquée, et regardant autour d'elle avec curiosité.

"Manger ? Mmmmh ma foi, quelle est la spécialité des lieux dites-moi ? Je vous avoue que j'ai un petit creux, notre journée shopping a été des plus éprouvantes !"

Elle observait leur hôte avec curiosité et s'amusait intérieurement de le voir s'excuser.
Il faut dire qu'elles avaient vu largement pire au niveau entreprenant et qu'à part le fait de les avoir abordées dans la rue il n'avait encore rien dit ou fait qui aurait mérité qu'il se retrouve avec la marque de ses doigts sur sa joue, arme ultime de la jeune femme soit dit en passant. Elle le trouvait même l'aventure amusante et se contenta de hausser les épaules à ses propos avant de lâcher, d'un air joyeux.


"Oh vous savez, tant que vous ne comptez pas nous découper en morceaux ou nous vider de notre sang, les choses devraient bien se passer ! Pas que je n'aime pas la vue du sang mais ça risque de tout tâcher et si mes vêtements sont tâchés… brrrr…"

Elle parlait sur le ton de la plaisanterie, ne semblant absolument pas réaliser la portée de ses propos tandis que ses joues rosissaient grâce à la chaleur ambiante et qu'elle déboutonnait son manteau qui laissait deviner un décolleté des plus aguicheurs.

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