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 Le couloir et la pharmacie

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Tamara Brooke
Humain


Messages : 173
MessageSujet: Re: Le couloir et la pharmacie   Jeu 6 Juin 2013 - 10:02

Spoiler:
 

L'homme d'entretien avait choisi de l'écouter et même s'il ronchonnait, il s'était dirigé vers l'endroit qu'elle lui indiquait pour faire ce qu'il convenait. Aussi la scientifique ne resta-t-elle pas plantée là et regagna l'endroit où elle se trouvait précédemment ainsi que son bien. Vivement que ce petit grabuge finisse, elle voulait repartir travailler.

Mais à peine s'accroupit-t-elle qu'elle sentit une légère piqure à son bras. Y portant sa main, elle sentit une extrémité y poindre alors que ses sens commençaient déjà à s'embrouiller.
Ses forces l'abandonnaient, sa conscience s'émoussait. Elle ne maîtrisait plus son corps et son esprit et cela la fit enrager. Elle leva simplement la tête, les doigts toujours accrochés à la fléchette plantée dans son bras. Elle voyait flou et elle se voyait partir ; les choses n'avaient plus de substances. L'homme en face d'elle, l'homme qui lui avait tiré dessus n'était plus qu'une masse informe de couleurs qui dansaient à ses mouvements. A moins qu'il ne s'agissait de ses mouvements à elle tandis qu'elle vacillait pour de bon.
Il n'était pas possible de lutter ; elle avait essayé mais la dose était trop forte et en quelques secondes, Tamara se retrouva dans un autre univers sans songe, ni pensée. Allongée par terre à côté du crâne qu'elle voulait examiner. Assommée une fois de plus par un tranquillisant.
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MessageSujet: Re: Le couloir et la pharmacie   Jeu 6 Juin 2013 - 14:56

ChangoChango attendait avec une pointe d'anxiété que le Doc se decide enfin a passer la porte de la pharmacie. Mais à peine celle-ci s'était entrouverte qu'elle s'était aussitôt refermée. Que se passait il a l'exterieur pour que l'entrée de Stasi puisse être interrompue?
Chango eut un élément de réponse quelques secondes plus tard quand il perçut la voix du Doc lancer l'alerte.

*Et Merde!!*

Chango pesta en se redressant de sa cachette. Pour ce qui était de flouer Stasi dans la pharmacie c'était loupé. Il allait falloir improviser une fois encore. Il menaça une dernière fois de son arme les deux pharmaciens en passant face a eux. Puis il s'arrêta, comme suspendu par une idée subite. Il revint vers les pharmaciens en affichant un sourire énigmatiquement inquiétant. Il saisit le premier des deux qui se présentait et le souleva du sol pour le mettre sur ses deux pieds et le maintenir fermement plaqué contre lui avec un bras sous la gorge en lui appliquant le canon de son flingue sur la tempe.

"Non non non !! je vous en prie ne faites pas ça! j'ai une famille et je ..."
"Si tu fermes ta gueule et que tu restes tranquille, tu la reverra ta famille"

L'employé déglutit nerveusement en hochant la tête. Il ne comptait assurement pas prendre de risque de se retrouver avec la cervelle éparpillée un peu partout dans la pharmacie.

"On va sortir tout les deux bien gentiment et tu vas obéir sans broncher; sinon !!..."

Chango pressa fortement le métal froid contre le crâne de l'humain qui baffouilla son plein accord en tremblant. Il traversère la pharmacie et s'approchèrent de la porte.

"Ouvre la doucement que l'on voit ce qui se passe"

l'humain executa la consigne en proie à toujours autant d'effroi. par l'entrebaillement de la porte, Chango vit le Doc de dos et Gordon un peu plus loin. Tout a coup l'alarme sonore se déclencha dans l'ensemble de la clinique. Il fallait faire vite, d'ici cinq minutes tout au plus, les portes de sorties seraient bloquées par les armes a feu des forces de l'ordres. Chango chuchota a l'intention de son otage:

"Ok champion, c'est ton heure de gloire, prouve moi que tu mérites de vivre en étant un bon petit otage bien sage et convaincant"

D'un coup de pieds sec Chango ouvrit la porte de la pharmacie en grand et fit irruption dans le couloir derrière son bouclier humain. l'arme bien calé contre l tête du pharmacien, il s'adressa d'une voix tonitruante a Stasi:

"Hey Doc! qu'est ce que tu penserais du rouge cervelle pour repeindre le mur?!! soit gentil veux tu!! Fais glisser tes couteaux à beurre vers mon ami la-bas et allonges toi au sol avec les mains sur la tête. Sinon je laisse libre cours à mes pulsions d'artistes peintre !!!"
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Gordon
Humain
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MessageSujet: Re: Le couloir et la pharmacie   Lun 10 Juin 2013 - 17:51

Raté... Malgré toutes ses qualités de tireur, Gordon n'était pas parvenu à toucher le doc qui se retourna immédiatement dans sa direction. Ces armes à air comprimé avaient toujours eu le défaut d'être peu précises... Et ce n'était pas pour rien qu'il était plutôt spécialisé au corps à corps.

Évidemment, l'alerte fut donnée dans la seconde d'après... Tant pis ! Il allait falloir s'occuper de ce nouveau problème "à la dure"... Il semblait d'ailleurs que c'était également le souhait de Stasi qui s'adressa à lui pour le provoquer, tout en exhibant deux magnifiques lames d'argent qu'il avait dissimulé jusque là.

Gordon poussa alors un sifflement admiratif à la vue de ces très jolis joujoux. Mais la réaction qui risquait de plus déstabiliser le médecin, était certainement le sourire amical, et vide de toute agressivité qu'il lui adressa.

Et pour cause, d'un sang froid à toute épreuve, il avait parfaitement anticipé ce qu'il se passa à l'instant.

Chango, attiré par le bruit surgit alors de la pharmacie à côté du doc, avec un otage et en menaçant ce dernier de lâcher ses armes.

Cela donna au mercenaire la surprise dont il avait besoin, pour lever de nouveau son arme en direction du docteur aux épées et de tirer sur lui une nouvelle fléchette, avec un détachement qui n'était pas sans rappeler la scène d'un célèbre film... Mais si ! Celui avec un archéologue aventurier qui se contente de tirer avec son revolver sur un gros frimeur qui jongle devant lui avec ses sabres !

La référence cinématographique n'ayant ici qu'un seul but. Rappeler au docteur que des épée face à une arme de jet... l'avantage était incontestablement pour le flingue...

S'il atteignait sa cible cette fois. Il tenterait alors en premier lieu de rejoindre son chariot le plus vite possible, pour partir dès que Chango aurait apporté le chargement.


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Stasi
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MessageSujet: Re: Le couloir et la pharmacie   Lun 1 Juil 2013 - 20:33

La sortie surprise de l’autre individu prit le doc au dépourvue. Ainsi comme il le craignait il y avait bien quelque chose en préparation. Le doc se sentait parfaitement capable d’aller à la confrontation, mais il ne savait pas si les menaces de l’étrange individu, derrière lui (Chango) était sérieuse.

Pas le temps de réfléchir, car l’instant d’hésitation fut mis à profil par le technicien de surface qui lui tira dessus. Le doc sentit une petite douleur, comme une piqure, et presque instantanément ses membres s’engourdirent. Le russe laissa tomber ses deux lames, avant de lui même s’effondrer sur ses deux genoux… Il se sentait partir, alors qu’une rage, une peur, logé au plus profond de lui commençait à surgir.
Stasi savait peretinnement ce qu’il se passait.

« Qu’avez vous… »

Il partit en avant, se retenant de justesse avec ses mains, maintenant à quatre pattes, il leva la tête pour fixer les agresseur, ses pupilles dorées étaient mélangé avec du rouge, provenant de vaisseaux sanguins qui venaient d’éclater.

« Qu’avez vous ffaaIIITTTT AARRRRRGGHHHHHH… »

Cette douleur le doc la connaissait bien, il sentait son corps changer de l’intérieur, il sentait ses os se briser, se déformer, s’allonger.
On pouvait alors entendre le bruit de ses habits, de sa peau qui se déchirait, alors que Stasi avait porté ses mains contre son torse, un peu comme s’il tentait de contenir la douleur. Geste illusoire, car déjà des griffes venaient de sortir perçant l’extrémité de ses doigts, ses avant bras augmentait de volume à une telle vitesse que la peau n’arrivait pas à suivre, d’ailleurs tous son corps subissait ce même changement, et d’une masse informe on pouvait commencer à entre apercevoir un pelage sombre.

Spoiler:
 

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MessageSujet: Re: Le couloir et la pharmacie   Jeu 4 Juil 2013 - 14:40

ChangoC'est avec une stupéfaction quelque peu agacée que Chango vit que le mercenaire prit le partie de ne pas laisser au doc l'occasion d'accepter sa reddition. Le lycan fouisseur était pourtant persuadé que son stratagème de chantage " à la vie" allait donner ses fruits en jouant sur la corde "humaniste" du médecin. Maintenant toujours son otage contre lui, son visage exprima alors visiblement ce désappointement tandis que le médecin ployait au sol en ayant lâché ses armes blanches. De toute évidence, il ne restait que très peu de temps avant que la situation ne devienne définitivement critique et hautement risquée. D'ici moins d'une minute, le gentil doc allait devenir une bête féroce quasi incontrôlable qui ne manquerait pas de vouloir les poursuivre aux travers de la ville pour assouvir les pulsions dévastatrices de sa bestialité. Et dans le même élan les forces de l'ordre allaient elles aussi débarquer  pour venir en rajouter une couche ... bref, il était grand temps de lever le camp! Chango soupira et se résigna.
Il envoya violemment son otage contre le mur. Le pauvre pharmacien se cogna la tête et tomba aussitôt dans les vapes avant de s’effondrer mollement au sol. Chango avança alors vers Stasi en le pointant de son arme. Bien qu'il sache pertinemment que les munitions qu'il avait dans son arme ne seraient pas d'une grande utilité contre un lycanthrope, il pourrait toujours les utiliser pour ralentir une éventuelle attaque de celui-ci. Non ce qu'il briguait c'était l'une de ses lames argentées qui seraient à n'en point douter plus efficaces. Alors que les spasmes du corps de Stasi indiquaient que la mutation progressait vitesse grand V et qu'elle serait bientôt à son terme, Chango poussa d'un coup de pied  la lame pour qu'elle glisse et s'éloigne d'un mètre de son propriétaire. Puis il la ramassa et la brandit au dessus de sa tête en accompagnant ce mouvement d'une réplique a l'intention du médecin:


"Désolé Doc! Mais ce n'est pas le moment de faire sortir le chien!"

puis il abattit la pointe de la lame dans l'aine de ce corps nerveusement agité qu'une toison de poils sombres recouvrait déjà. La lame acérée pénétra la chair du lycan à quatre pattes au sol et laissa un filet de sang couler sur celui-ci. Chango n'avait pas porté ce coup dans le but de tuer le médecin. S'il avait voulu donner la mort au lycan il aurait directement frappé le cœur. Et s'en serait finit du directeur de la clinique. Non le but du lycan fouisseur était bien de stopper la mutation de Stasi grâce aux propriétés inhibitrices de l'argent. Stasi avait en plus cette chance de se retrouver blessé dans un endroit où il pourrait être aisément soigné par un personnel compétent. Chango ne se faisait donc pas trop de soucis pour le lycan, de plus même s'il était d'une branche de lycanthrope différentes, Chango respectait tout de même cette ethnie "cousine". S'il n'était pas indispensable de tuer un être surnaturel, Chango préférait largement s'en passer.

Secouant légèrement la tête il adressa un regard sombre et réprobateur au mercenaire puis lui dit:

"On doit décoller tout de suite! magne toi!!"

Chango s'empara d'un des sacs de médicaments et lança l'autre à Gordon. puis il marcha avec hâte en direction de la sortie.

"Où est le véhicule pour se tirer?"
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Kelly
Lycanthrope
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MessageSujet: Re: Le couloir et la pharmacie   Ven 5 Juil 2013 - 19:28

Kelly avait été diablement efficace dans ses manœuvres. Complètement défoncé, elle avait démonté l'entrée du réservoir d'eau avec une rapidité qui n'était pas un effet de son carnaval sanguin. Puis, elle s'était arrêté pendant une dizaine de secondes, totalement hébété, ayant oublié ce qu'elle faisait et qui elle était... Et avait reprit son travail comme si de rien n'était.

Travaillant avec des gants en plastique blancs afin de ne laisser aucune trace, elle retira de son sac Hello Kitty une panoplie d'outils façon Bob le bricoleur. Une fois les outils sortis, elle avez rangé dans ce même sac sa subtilité pour explosé de manière on ne peut plus barbare le système électrique d'alimentation de la réserve, qui devait gérer la gestion de l'eau en cas d'activation. Le système ne nécessitait pas une alimentation monstrueuse, mais comme les antennes de transmission radio n'étaient pas loin, les techniciens avaient décidés de faire d'une pierre deux coups et d'y faire passer la source principale. En un sens, c'était tout à fait légitime, dans la colonne des inconvénients, aucun ne devait avoir noté qu'une jeune adolescente déchiré allait utiliser l'alimentation pour électrifier l'eau de la réserve et s'en servir comme arme.

Il ne restait plus qu'à passer à l'action. Sortant un automatique du peu de place qui restait dans son sac, elle y adjoignît un tube semblable à un suppresseur de son, qui était cependant légèrement plus long. Son objectif était d'améliorer la portée.

Pour atteindre le château d'eau, elle avait dut rejoindre l'autre aile de l'hôpital. Ainsi elle se retrouvait face à la scène à laquelle elle avait passablement participé il y avait peu. Mais elle avait encore un rôle à jouer. Jaro semblait bien avoir cerné ses capacités. Il n'avait pas voulut prendre de risque et lui avait attribuer une fonction de soutient. Elle ne se chargeait pas à proprement dit de l'action mais y participait - comme tout les autres membres - de manière décisive. En effet, s'il n'était pas très judicieux de lui faire porter de lourds sac de médicaments, elle s'y entendait à merveille lorsqu'il s'agissait de faire diversion ou de créer un maximum de confusion. En fait, Kelly devait être une sorte de racine étymologique du terme confusion.
Assise sur le béton du toit, elle posa l'extension de chambre sur le rebord pour caler son tir.
Elle s'appelait Miss Carnage.

Contrairement à ce que l'on pensait, il était impossible de semer la confusion en allumant un sprinkler. Chaque unité était individuelle et autonome, géré par une ampoule fragile ou un fusible qui se détruisait sous l'effet de la chaleur. Il fallait donc que l'ampoule soit détruite pour déclencher le dispositif. L'eau pouvait donc couler à un lieu à côté duquel les autres sprinklers ne seraient pas en marche.
Ça n'était pas un problème, Kelly aimait le travail manuel à peu prêt autant qu'un célibataire endurcit.

Ayant un point de vue particulièrement privilégié sur le docteur Tabaristan en pleine transformation, la Pistache jugea que la situation était critique pour ses deux collègues. Elle se fichait plus ou moins des dégâts collatéraux, mais la mission était un défi qu'elle se devait d'emporter.
Tout n'était qu'un jeu, tout n'avait jamais été qu'un jeu.

Elle visa, pressa la détente, tira.

La balle fusa. Sa trajectoire fut bien entendu parfaite. Une balle tiré par un cerveau plus puissant qu'un calculateur mathématique de haute volé était inévitablement parfaite. C'était un des aspects autistiques de la jeune demoiselle : lorsqu'elle se concentrait, elle était capable de calculer, plus par instinct que de manière consciente, des effets physiques baignant au cœur d'une foultitude de variables, avec une précision démoniaque. Mais son cerveau lui montrait bien d'autres choses fascinantes, que les drogues avaient apportées.

La détonation avait résonné dans son esprit comme une voix humaine. C'était comme si l'arme lui avait parlé, usant d'un mode de communication inintelligible pour n'importe quel être humain, sauf elle. Elle l'avait perçu comme un rugissement plein d'une sémantique parfaitement compréhensible et elle avait presque eut l'envie de lui répondre "Oui, c'est vrai.". Et cette tête de tungstène qui fendait les gaz atmosphériques ! Elle laissait une longue traînée d'un rose diaphane et mélodieux. Comme le son d'un verre de cristal. Ce son et cette couleur avait fait un instant onduler le monde entier et elle sentait comme un goût de caramel édulcoré dans toute sa tête. Cet instant parut délicieusement interminable. On aurait put croire que son état aurait écarté tout espoir d'une telle prouesse, même à une faible distance ; mais les symptômes de synesthésie avaient au contraire contribué à entrer en parfaite harmonie avec la physique de son environnement. Il était plus facile d'aller aux chiotte dans le noir lorsqu'on était chez soi.

Mais finalement, à la fin de cette éternité, la balle traversa en toute impolitesse la paroi de verre du couloir de l'hôpital, occasionnant un son soudain à en être timoré de craquement, que le bruit de l'ampoule éclatant couvrit immédiatement. L'ampoule se trouvait juste au dessus du professeur.

Bien caché et engoncé derrière son rebord de pierre, Kelly observait l'eau du réservoir se précipiter sur le lycan, précieux conducteur de sa terrible puissance pistachéenne. De petits arcs se formaient sporadiquement entre quelques gouttes, qui indiquaient la dangerosité du piège. Considérant la situation, elle ne vit pas d'autre solution que de l'éteindre un instant pour laisser passer Gordon le plus vite possible, en espérant qu'il mettrait à profit le choc que son poursuivant venait de recevoir pour déguerpir le plus vite possible. Il est vrai que l'électricité était un excellent moyen de neutraliser une créature de la nuit, tout du moins de la ralentir, mais encore fallait-il que ses collègues ne s'éternisent pas.

Toujours sur le coup, elle visait maintenant le prochain sprinkler, prête à rallumer la batterie à tout moment. Elle aurait tout simplement put lui tirer une balle dans la tête et l'histoire se serait arrêté là. Mais elle avait des projets pour se singulier individu.

Des tas de projets.

Spoiler:
 

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Dernière édition par Kelly le Ven 12 Juil 2013 - 18:19, édité 1 fois
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Gordon
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MessageSujet: Re: Le couloir et la pharmacie   Dim 7 Juil 2013 - 17:46

La fléchette atteignit son but, mais n'eut pas du tout l'effet escompté. Tandis qu'il rangeait son arme, il assista à une chose à laquelle il ne s'attendait absolument pas. La transformation de Stasi. C'était un lycan... Au vu de la réaction de Chango, qui semblait être au courant, cela ne fit que confirmer sa supposition.
Évidemment, personne n'avait jugé nécessaire de l'avertir de ce "léger" détail... Mais visiblement cet imprévu n'inquiéta pas plus Gordon, quand il constata que l'adolescente n'était pas non plus restée inactive. Un jet d'eau électrifié, qui devait probablement être prévu initialement pour piéger le couloir, se mit à jaillir sur Stasi.

Notre amis décida alors de profiter de l'action combinée de son collègue et de Kelly sur le bon docteur, pour rejoindre le côté où se trouvait ce dernier. Pour ce faire, il effectua une glissade magistrale, au moment ou l'eau s'arrêta, sur le côté du couloir, afin d'éviter les terribles griffes du loup garou.

Il se redressa alors à côté du chariot qui avait toujours un rôle à jouer. Il mit le sac qu'il reçut à l'intérieur de ce dernier, enjoignant Chango à faire de même. Dans le même temps, il prit à nouveau deux bouteilles de produits savonneux et tel un gosse jouant avec des bouteilles de Ketchup, en aspergeait le contenu sur le sol trempé derrière lui ainsi que sur Stasi. Espérant bloquer définitivement cet accès.

Pour répondre à la question de Chango, Gordon poussa alors le chariot en direction de la porte coupe-feu, en bout de couloir et qui menait aux escaliers / issues de secours. Cependant, n'appréciant pas le regard et le ton de son collègue, il lui fit simplement remarquer.

" On se détends. C'est une diversion en or. "

Et il n'avait pas tort. Partant du principe que si l'alarme avait été donnée, les forces de l'ordre était déjà en route, ces dernières, se préoccuperaient plus d'un loup garou qui casse tout plutôt que d'un petit groupe de fuyards. Bref, pour notre "homme de main", ce hasard n'était pas si malencontreux que cela.

***

S'il parvient à passer ces portes, il tentera alors de les refermer derrière eux en abaissant le loquet en bas. Il s'attardera alors à prendre l'une des charges légères de C4 qui étaient dissimulés dans son chariot, pour piéger ces dernières. Le dispositif sera simple et très rapide à mettre en place. le C4 et le détonateur sur le battant gauche, relié à un fil attaché sur le battant droit. Il armera également les charges de C4 encore présente dans le chariot devenu inutile et qu'il abandonnera sur le palier. J'imagine que Chango prendra alors le grand sac qui contient tous les médocs.

Ces petits explosifs ayant était pris à l'origine pour ouvrir les portes récalcitrantes, le but de la manœuvre est évident. Piéger cette issue, au cas où quelqu'un parviendrait à les poursuivre et à ouvrir les portes. Cela aura pour effet de déclencher une petite explosion non létale, mais au souffle suffisant pour étourdir ou ralentir tout poursuivant.

Bien entendu, Gordon attendra que Chango et lui même aient pris assez de distance pour armer les détonateur via télécommande.

A partir de là, deux itinéraires s'offrent à eux. Soit il descendent jusqu'aux garages pour prendre l'une des ambulances ou la voiture d'un médecin et se tirer. Soit ils montent en direction des toits pour envisager une évacuation plus spectaculaire.

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Dernière édition par Gordon le Dim 14 Juil 2013 - 15:19, édité 2 fois
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Stasi
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MessageSujet: Re: Le couloir et la pharmacie   Dim 14 Juil 2013 - 13:13

La confusion, le chaos, une douleur innommable et surtout une extraordinaire rage qui sortait du fond de ses entrailles.
Mais en plus de cette douleur, que le doc commençait à bien connaître, il ressentit que quelque chose n’allait pas. Difficile à dire, a vraiment savoir dans un tel chaos ce qu’il se passait réellement. Une chose était sur, d’un coup une autre douleur vint se propager dans tous son dos, une douleur fulgurante, qui le fit pousser un énième hurlement. Il tenta alors de dégager la cause de cette nouvelle douleur, malheureusement vu ou la lame était logée, il lui était impossible de la retirer. Alors qu’il hurlait de rage, il reçut comme un choc, en même temps que son pelage s’humidifiait.

L’association des deux chocs fut trop importante pour le doc, qui s’écroula. La bête tenait de se redresser maladroitement, continuant de rugir, hurler toute la rage qu’elle avait. Sous le coup de la douleur, en partie assommée par le courant, le loup tenta de se propulser au hasard, rugissant, donnant de coups de pattes sans vraiment savoir ou, gardant l’équilibre avec peine, à cause du savon sur le sol.
Le lycan se heurta contre un mur, alors qu’il continuait de frapper au hasard

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Whoever
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MessageSujet: Re: Le couloir et la pharmacie   Lun 29 Juil 2013 - 22:06


Maintenant que le docteur était en train de se transformer, il était clair que leurs temps étaient comptés. Gordon semblait lui aussi en être conscient quand il l’aperçut préparer les explosif et les détourner de leurs usages prévus.

La lame dans le dos ne sembla pas suffire à stopper la transformation du médecin, c’était regrettable. Heureusement, à ce moment là, il prit une douche électrisante qui le fit tomber sur le sol. Chango sourit, pas difficile de deviner qui était derrière une action aussi tordue.

Malgré tout le lycan continuait de gesticuler, et il faillit prendre un coup de patte. Une chose était sur, la diversion était efficace, certes mais un peu trop quand même. L’un d’entre eux devait rester sur place afin de canaliser le docteur afin que celui ci ne se rétablisse pas trop vite. C’est que c’est coriace ces bébêtes.

Il se retourna donc vers Gordon une fois qu’il en avait finit avec les explosifs.

« Occupe toi du butin, je reste avec le docteur le temps que tu empaquète tout, une fois que tu reviens on fille vite fait ok ? »

Sans vraiment attendre la réponse de son complice, Chango sauta sur le lycan, prenant également l’électricité. Atterrissant sur le dos de Stasi il jura à demi mot.

« Putain Kelly dès fois je te hais. »

Puis Chango se saisit du poignard afin de l’enfoncer plus profondément encore dans le dos du lycan.

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Kelly
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MessageSujet: Re: Le couloir et la pharmacie   Ven 2 Aoû 2013 - 23:12

Les réactions ne s’étaient pas attendre, s’écoulant avec le flot rapide et variable du temps comme des baigneurs à travers un trou percé dans une cruche. Sauf que dans le cas présent, la cruche était pleine d’eau croupie. Gordon avait tout de suite plongé dans ce petit échappatoire que lui laissait l’interruption du courant. Il ne se débrouillait pas trop mal pour un nouveau ; Kelly ne doutait pas qu’il devait déjà avoir un bon bagage à son actif, premièrement parce qu’il avait de ces mouvements que n’ont que les militaires, deuxièmement parce qu’il avait été engagé par une organisation qui ne prenait pas n’importe qui, troisièmement parce que les pancakes. Placer des pains de C4 était d’ailleurs un geste à noter. Malin, le mercenaire assurait sa retraite et montrait à son patron que le matériel attribué aux agents de l’Undertown n’était pas un vain investissement ; même si la Pistache soupçonnait le roi des rats de s’investir dans la bataille plus par plaisir personnel que par nécessité.

Stasi, lui, y allait de sa réaction naturelle de lycan en transformation électrocuté qui devait avoir doublement mal (pour le coup) : il gesticulait, criait, essayait de taper tout ce qui bougeait. Comme en présence d’un enfant qui roule par terre en nettoyant le carrelage du magasin parce qu’on lui avait refusé le super Megatron™ (celui avec des loupiotes à la con qu’il aurait pété cinq jours plus tard, pari tenu !), elle aurait put sentir monter en elle un sentiment de honte : elle était en effet surprise de la façon dont se comportait le docteur - si méticuleux, si timoré - au beau milieu de son propre établissement, de la brutalité qui s’épanouissait là où elle n’avait connut que la sollicitude, du médecin qui cherchait à ouvrir des plaies au lieu de les recoudre. Mais, bien sûr, la surprise fut la seule maîtresse de son esprit dépourvut d’émotions sociales.

Quant à Chango, il... Qu’est-ce qu’il foutait bordel à cul ?!
Il y avait toujours des imprévus dans une mission, en particulier lorsque cette mission misait sur la vitesse dans un environnement constitué de nombreux éléments susceptibles d’interférer ; mais la plupart du temps, les imprévus les plus dommageables et les plus surprenants (malheureusement) étaient de nature humaine.
Enfin, humaine...

Chango venait tout bonnement de se jeter sur le loup enragé - on pourrait presque dire dans la gueule du loup -, en dépit du courant électrique, en dépit des objectifs prioritaires de sa mission et en dépit du fait que taupe n’était pas censé s’en prendre à un bison. Et quoique Stasi ne fut pas un bison-garou, il était sacrément furax, plein de muscles, de griffes, et de kilogrammes, contrairement à Chango qui était relativement plus vulnérable. Et il y avait ces foutus éclairs.
Parfois, Kelly se demandait pourquoi elle prenait la peine d’élaborer des solutions afin de sortir ses collègue d’une merde qu’ils appréciaient manifestement comme la dernière des Häagen-Dazs. Sa prochaine viré en famille serait beaucoup moins édulcoré : ça serait vilain napalm, balles à tête gyroscopiques et promesses de Churchill. Et si le p’tit nouveau était pas content, il pourrait tout aussi bien se passer l’intégralité de ses lames en argent là où la nourriture n’avait jamais la même tête que dans les pubs.

Sur ce, elle désactiva une fois de plus le jus, pour pas qu’en plus on ne lui reproche le nouveau design bacon de son collègue, et s’en alla. Inutile de reprendre le matériel : pour ce qu’elle voulait faire, il ne serait qu’une pièce à conviction accablante contre elle, et il n’était souillé d’aucune empreinte (tout du moins pas des siennes). Après ce qui venait de se passer, les enquêteurs en concluraient forcément ce qu’il faudrait quant aux outils qui avaient créer un tel phénomène. Et non, madame ! Pas un coup des extraterrestres ; et Stasi n’avait pas de sextoy abîmé dans la poche quand il avait prit la saucé.

Elle laissa donc à peu prêt tout en plan et retourna là d’où elle était venue et de la même manière que celle dont elle était venue, mais cependant dans un meilleur état. C’était un bon point. Face au pan de mur qu’elle descendait précautionneusement se trouvait l’aile des vampires, celle qui ne possédait pas de fenêtres. Elle ne risquerait donc pas de se faire voir. Pour ce qui était de son absence, elle n’aurait pas de mal à recracher l’histoire du docteur bienveillant qui l’avait mit à l’écart de la tempête en attendant qu’elle se calme, d’autant plus qu’elle était vraie et vérifiable à la source. Enfin, il régnait à présent un tel bordel dans cette aile de l’établissement que personne ne serait allé dans cette chambre en particulier et ne serait a fortiori à même de se souvenir de son absence.

Ayant bien prit soin de ne pas avoir fermé la fenêtre totalement, elle put donc rentrer à son aise et assez rapidement. Puis elle s’ausculta de la tête aux pieds pour voir si elle n’avait pas laissé des indices d’une petite escapade sur le toit. Elle avait retiré ses chaussures et, tandis que des cris retentissaient encore dans le couloir - des cris dont elle se foutait comme de l’an 40, soit dit en passant - elle enleva avec un scalpel prit parmi les outils présents sur place les grains de sable du toit qui s’étaient fichés entre les interstices de sa semelle. Elle avait d’ailleurs passé un linge blanc sur ledit sable pour y enlever ses empreintes de pas. Elle avait essuyé la fenêtre avec du coton alcoolisé, avait jeté la seringue qu’elle avait utilisé plus loin dehors, avait reniflé ses vêtements, regardé les coins de ses yeux, tout.

Puis, s’affalant sur le lit/banquette d’auscultation, elle s’était laissé gagner par le sommeil afin qu’on la retrouve dans un état se situant parfaitement selon la suite logique des événements dont elles avait été témoin.

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Gordon
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MessageSujet: Re: Le couloir et la pharmacie   Lun 5 Aoû 2013 - 21:06

Gordon était affairé à monter son C4 sur la porte coupe-feu de l'issue de secours, quand Chango estima que la diversion de Kelly n'était pas suffisante.

Ce dernier se jeta alors sur Stasi, sous le regard impuissant de son compagnon d'arme. Comment aurait-il pu le retenir de toute façon ? On pouvait difficilement se permettre de lâcher sans prendre garde, des explosifs que l'on était en train de manipuler.

" Putain !!! On applique le plan !!! "

C'était bien la dernière chose dont il avait besoin. Un imbécile au sang chaud, capable de faire voler en éclat les plans qu'il se donne la peine d'élaborer pour la bonne marche de la mission. Heureusement que sa particularité à lui, au milieu de cette troupe de monstres, est bien de "réfléchir vite et d'agir vite".

Voyant Chango se démener tant bien que mal entre Docteur / Loup Garou, et électricité, Gordon pousse alors un profond soupir de résignation, avant d'afficher une expression parfaitement neutre. Signe que son sang froid venait de reprendre le dessus.

"La réussite de la mission avant tout". S'il y avait bien une chose de claire et immuable dans tout ce mic-mac, c'était bien cela. En parfaite connaissance de cause, il termina alors ses préparatifs, récupéra le grand sac dans lequel se trouvait les médocs, enleva la câle du bâtant de la porte coupe feu, et retint cette dernière.

Il cria alors à l'intention de Chango.

" Je t'autorise encore 45 secondes ! Quand cette porte se fermera, ce sera définitif ! "

Passé ce délai, il ne pourra plus se permettre d'attendre, afin de sauver le chargement. Que Chango ai rejoint ou non l'escalier de secours, où il se trouve déjà, il refermera les portes, passé 45 secondes. Il placera ensuite le détonateur et commencera à descendre les marches menant jusqu'aux parkings.

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Stasi
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MessageSujet: Re: Le couloir et la pharmacie   Jeu 22 Aoû 2013 - 18:24

Le lycan nageait dans une confusion intense, il ne savait pas d’ou venait les coups, ne savait pas qui l’attaquait, il avait mal partout, mais les douleurs étaient différentes il avait du mal à comprendre, il était trempé, avait du mal à se tenir sur ses pattes, quand soudain, de nouveau il sentit quelque chose sur son dos. C’était net, c’était lourd, un poids que cette fois ci il n’eut pas de mal à identifier. On venait de lui monter dessus c’était clair.

La bête se redressa en rugissant de colère. C’est d’ailleurs cette rage qui lui permit de faire un geste aussi violent et désespéré. Le lycan réussit à prendre suffisamment d’appuie pour se propulser. Il visa alors le mur, le dos en premier, le but étant bien entendu d’éliminer l’intrus qui était sur son dos en l’écrasant, tout simplement.

L’efficacité du coup était assez aléatoire compte tenu du peu de stabilité qu’avait le lycan. Le sol savonné n’aidant pas. Malgré tout avec son poids il en était persuadé l’individus sur lui ne s’en tirerait pas aussi facilement. Avec un peu de chance il serait en partie assommé, et avec encore plus de chance il finirait par se retrouver a porté de griffe ou de crocs…

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MessageSujet: Re: Le couloir et la pharmacie   Jeu 22 Aoû 2013 - 20:00


Chango s’amusait. Oui cette mission était des plus marrantes. Se retrouver face à un lycan enragé en plein milieu d’un hôpital était des plus distrayants. A tel point que le lycan fouisseur en avait oublié le véritable but de la mission.
Heureusement le mercenaire lui rappela immédiatement. 45 secondes, quel rabat-joie, Il allait donc devoir faire vite.
Mais cet instant d’inattention desservit Chango, et il comprit trop tard que ce qu’il ressentait c’était la bête qui se soulevait pour se propulser contre un mur. Malheureusement pour lui ce petit temps de latence ne l’aida pas et le lycan fouisseur s’éjecta un peu trop tard.
Même s’il ne fut pas aplatit avec le lycan, Chango loupa sa réception et son bras fut en partie coincé par le corps de médecin transformé. Il put entendre un crac violent alors que son bras faisait un angle droit dans le mauvais sens. Chango émit un cri de douleur mais réussi à se dégager et s’éloigner du lycan.
Le mercenaire avait raison, il était temps d’en finir, et chango avait une petite idée de comment occuper la boule de poil.
Le lycan fouisseur se dirigea vers la jeune femme inconsciente qui quelques instant avant discutait avec le médecin. Il siffla sèchement afin d’atirer l’attention du lycan.

« Hey, boule de poil, voyons jusqu’à quel point tu t’es transformé en sale bestiole. Alors boufferas ou boufferas pas ? »

En hurlant ces quelques mots, avec son bras valide chango avait soulevé Tamara, encore inconsciente, puis, au prix d’un important effort il envoya la femme directement dans les pattes du Lycan.

« Régale toi ! »

Chango se dirigea alors vers la porte sans s’occuper du nouveau duo qu’il venait de former.
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Gordon
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MessageSujet: Re: Le couloir et la pharmacie   Dim 25 Aoû 2013 - 14:29

Gordon de son côté surveillait l'escalier, en espérant que pour le moment personne ne monte. Auquel cas, il s'apprêtait déjà à y lancer le chariot, d'un violent coup de pied, afin de gêner la progression de tout gêneur qui pointerait le bout de son nez. Intérieurement, il comptait les secondes, en jetant de rapides coups d’œil sur le combat qui était en cours à l'autre bout du couloir.

Heureusement, personne ne vint interrompre le spectacle, et l'échéance qu'il avait fixé, approchant, il put observer plus en détail où en était Chango.

Inutile de préciser que ce qu'il vit était loin de lui plaire. Chango, respectant le timing, avait décidé d'utiliser Tamara comme apât, afin de s'accorder le temps de pouvoir revenir.

Pendant quelques seconde, la colère vint ternir son précieux sang froid et toute son agilité intellectuelle. Seul la visible difficulté et la probable hésitation du Lycan depuis le début des hostilités, parvenait à le laisser maître de lui même.

Pire... Pendant ces quelques secondes, l'envie de se foutre du compte à rebours et d'abandonner Chango à son sort, en lui refermant la porte piégée au nez, lui traversa l'esprit...
Ce qu'il ne montra, et ne fit absolument pas.

Se contentant, de lancer à son complice : "Joli timing... Tu n'es pas blessé ?" tandis qu'il passait à côté de lui. Il referma alors la porte derrière eux, avant de placer définitivement le détonateur, relié par un fil au C4 sur l'autre battant, et de l'armer, ainsi que le reste du C4 dans le chariot, placé juste à côté de la porte. Portant avec lui le sac de médocs, il entraina alors son compagnon à descendre quatre à quatre les marches de l'escalier.

Dans n'importe quelle autre situation, ce comportement aurait pu paraitre étrange. Mais dès le début, cette mission était pour Gordon l'occasion de faire son choix entre rester ou non au sein de l'Undercast et sa décision était désormais prise. Il avait d'ailleurs préparé ce qu'il convenait de faire, dans le cas de la deuxième éventualité... Après tout... ce n'était pas non plus comme si on lui avait réellement laissé le choix pour y entrer également.

Or s'il voulait se sortir " proprement " de la bande de Jaro, se tenir aux règles du jeu que le "roi" avait lui même fixé, était une priorité absolu. A savoir, l'unité de l'équipe, comme leitmotiv... Abandonner Chango, et risquer de se le mettre à dos, était donc hors de question. Quelque soit les ressentiments de Gordon à son encontre... Jusqu'au bout, il devrait garder la tête froide, compter sur sa chance et être un parfait équipier. c'était une question de vie ou de mort.

Une fois arrivé au parking souterrain du personnel, Gordon sortit le jeu de clef qu'il avait récupéré sur l'agent de maintenance et appuya sur le bouton qui se trouvait sur l'une d'entre elle, évoquant sans aucun doute des clefs de voiture. Le "tiuuut tiuuut" caractéristique se fit alors entendre. La chance était toujours avec lui.

Se guidant au bruit et à la lumière des phares, et entrainant toujours son acolyte à sa suite, il s'arrêta devant un véhicule qui semblait être le bon. N'en croyant pas ses yeux, il appuya une dernière fois pour être sûr.



Parfois la chance était capricieuse... Au moins avait-il l'air assez puissant et volumineux pour enfoncer les obstacles qui se mettraient sur leur route.

" Ça fera l'affaire..." Lança-t-il à Chango, avant de monter dans le "pussy wagon", d'en allumer le contact, et de faire rugir le moteur.

" Je te préviens, je roule très vite. J'espère que tu n'es pas malade en voiture."

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Stasi
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MessageSujet: Re: Le couloir et la pharmacie   Mer 28 Aoû 2013 - 12:13

Son attaque sembla avoir fonctionner. La bête sentit quelque chose se briser entre son corps et le mur. Cependant cette attaque avait un inconvénient. La lame qui était planté dans son dos s’enfonça encore plus dans la chair. Le lycan laissa échapper un terrible rugissement de douleur alors qu’il s’effondrait. Le nombre de coups qu’il venait de recevoir commençait à user sa rage et sa détermination. La douleur lancinante provoqué par la lame en argent avait raison de sa colère, et petit à petit la bête s’affaiblissait.

Se redressant péniblement il chercha l’individu qu’il avait blessé afin de l’achever. Il entendit un bruit proche de lui et se retourna pour faire face à un corps qui semblait inanimé mais vivant. Faible et fatigué, la bête avait faim, persuadé qu’il s’agissait de l’individus qui l’avait agresser, elle comptait bien le déchiqueter et se nourrir de sa chair pour reprendre des forces.

Grondant, les oreilles en arrière, elle approcha sa gueule du corps, il sentait différemment, une odeur qui lui était familière. Le lycan ouvrit la gueule au niveau de la tête quand soudain.

*NOOOOOONNNNNNNN*

Ce cri à l’accent russe lui venait du fond de ses entrailles. Difficile de dire pour quoi le doc resurgissait ainsi. Etait-ce l’odeur familière ainsi que l’état de faiblesse du lycan ? Quoiqu’il en soit, ce cri fut suffisant pour stopper net le mouvement du lycan. Il referma la gueule mais toujours grognant, et resta quelques seconde à quelques centimètres du visage de l’inconnue. Les oreilles en arrière, les crocs sortis, mais incapable de savoir quoi faire, partager entre son envie de la déchiqueter et l’opposition farouche de sa part d’humanité, qui revenait petit à petit.

Spoiler:
 

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Tamara Brooke
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MessageSujet: Re: Le couloir et la pharmacie   Ven 30 Aoû 2013 - 11:43

Un poids mort sans conscience. Voilà comment Tamara se serait elle-même définie si elle en avait eu la possibilité. Que s'était-il passé depuis la seconde où elle avait basculé dans les vapes de l'inconscience sous l'effet de la piqûre ? Elle n'en avait pas la moindre idée. Même pas de rêves ; de perception extérieure qui eut pu lui donner des indices, la tirer doucement de son sommeil profond. Elle était une poupée de chiffon, plus lourde certes, mais aussi morne et sans intérêt.

Jusqu'à ce que ses paupières finissent par se rouvrir. Elles étaient si lourdes... comme si elles étaient collées sur ses yeux pour les protéger éternellement de la lumière. Pâteuse était sa bouche, comme si elle avait dormi une éternité. Ce fut seulement ce qu'elle perçut... Son corps était là mais ce n'était qu'une prolongation sans consistance qu'elle n'arrivait pas à contrôler. Une chose dont elle avait vaguement conscience. Comme elle avait vaguement conscience qu'elle n'était pas en contact avec le sol. Une petite impulsion qui parcourait son cerveau encore groggy. Une information qui aurait pu la paniquer ; mais il n'en fut rien. Bercée par l'anesthésique qui courrait encore dans son organisme, rien ne semblait l'atteindre. L'Américaine était simplement droguée, perchée dans un délire : qu'elle flotte donc dans les airs si cela lui chantait.
Ses yeux ne captaient pas grand chose encore. Était-ce plafond ou sol qui défilait si vite devant son regard hébété ? Peut-être un peu des deux... comment savoir ? Les paupières étaient si lourdes. Qu'il serait agréable de dormir encore... Encore un peu.

Ce souhait ne fut pas réalisé. Cette flottation au dessus du vide prit fin, de façon très brutale.
Il y eut d'abord ce son. Un cri profond qui résonna avec force dans la tête de l'humaine. Un cri qui s'insinua au cœur de son corps, ce corps sans substance, ni conscience, couvrant ce corps d'une chair de poule généralisée. Cet hurlement et ce frisson à la fois long et bref eurent l'effet d'un électrochoc ; une histoire d'instinct peut-être.
La mise au point entre ses yeux et son cerveau fut brutale. Elle voyait net et peut-être un peu trop. A moins que ce ne soit à cause de ce qu'elle avait devant son regard. Pupilles dilatées, l'afflux de lumière donnait un aspect effrayant à ces poils, à ces crocs, à ce regard doré. Cela semblait si réaliste, si vivant, si proche. Trop réaliste, trop vivant, trop proche.
Après la vision, se réveillèrent les autres sens. Une odeur forte où perlait l'humidité ; des grognements sourds qui remplaçaient l'écho du cri qui résonnait encore dans son esprit ; une sensation rêche, humide aussi sur sa peau ou à travers ses vêtements. Un goût de peur dans sa bouche. De sang également.

Une éternité aurait pu s'écouler, tant l'esprit luttait contre les effets pervers du médicament. Une lutte véritablement ; un combat dont elle n'avait pas l'impression de sortir gagnante, mais dans laquelle elle s'était engagée et qu'elle finit par remporter. Elle le devait.
Du siècle ressenti ne se passa vraiment que moins d'une minute. Toutes les connexions s'étaient remises en marche, toutes les jonctions s'étaient refaites et les informations arrivaient avec plus de clarté jusqu'au cerveau. Tamara comprit enfin. Un lycan la berçait un peu trop près de sa gueule. Un lycan mais pas n'importe lequel... du moins l'espérait-elle.

" Sta..." La prononciation était difficile ; l'air semblait lui manquer. Pourtant, elle réussit à achever le nom qu'elle avait en tête. " ...si... "
Un mot. Elle n'était guère capable d'en dire plus. Physiquement, elle était plus que faible, alors que la lumière reprenait doucement ses droits sur les brumes de son esprit.

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Stasi
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MessageSujet: Re: Le couloir et la pharmacie   Jeu 5 Sep 2013 - 20:55

Le lycan était face à elle, tout ses muscles étaient tendus, ses crocs sortis et on pouvait entendre un grondement rauque est continue alors qu’il fixait la jeune femme. Il avait les oreilles en arrière et on pouvait lire dans ses yeux toute la rage et la douleur qu’il éprouvait, mais aussi l’incompréhension et la fatigue.

La bête entendait cette voix familière au fond de lui qui lui ordonnait de ne pas finir son geste. Cette voix était suffisamment forte pour déstabiliser le lycan.

Le loup taper contre le sol, on pouvait entendre ses griffes contre le carrelage, le bruit était aussi énervant que désagréable.

La lutte intérieure reprenait de plus belle, et d’un coup la bête se mit à hurler, un rugissement qui couvrait des bruits d’os qui se brisaient.

Le lycan commença à se rouler à coté plantant ses griffes sur le sol comme s’il tentait de percer le carrelage, se roulant frappant de douleur alors que le doc tentait de reprendre le dessus.

Le problème c’est que dans leurs luttes internes acharnées, le lycan, encore en partie transformée, se débattant de toute ses forces alors qu’il était dangereusement près de la fragile Tamara.

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Tamara Brooke
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MessageSujet: Re: Le couloir et la pharmacie   Sam 7 Sep 2013 - 13:39

Lutter. Encore. Garder les yeux ouverts.
Se rappeler qui elle était, où elle était.
Saisir enfin les informations entendues et arriver à les analyser. Mais pour quoi faire ?!

Oui fragile. Terriblement fragile. Même si c'était difficile pour Tamara d'accepter ce fait, il fallait bien qu'elle se rende à l'évidence. Elle était incapable de ne rien faire. Ce simple constat la faisait bouillir. Mais son esprit se réveillait plus rapidement que son corps et la coordination des deux n'était pas prête d'être effective tant que ses muscles seraient encore engourdis par l'anesthésique. Même respirer semblait une épreuve, tandis qu'elle sentait battre son cœur jusque dans ses oreilles. Un vrombissement sourd et régulier qui lui rappelait qu'elle était en vie tandis qu'à côté d'elle, le défoulement hurlant d'un corps en transformation la rapprochait d'une échéance brève et violente.

Si lui luttait pour se contenir, envahissant l'espace de ses hurlements, l'anthropologue luttait pour s'en sortir. Et elle n'avait pas la moindre idée de comment y arriver.
S'il était une chose dont elle était sure, c'était qu'elle ne voulait pas mourir. Ni  même être blessée. Il fallait qu'elle se bouge, aussi difficile que soit cette épreuve. Mais elle se sentait lourde, si lourde. Si pataude et si incapable.
Elle voulait tourner, rouler, s'éloigner. Piquer un sprint ne faisait pas partie des options ; il lui fallait faire avec les moyens du bord, si maigres soient-ils.

Et il y avait ce picotement qui se réveilla dans son bras tandis qu'elle essayait de le bouger. Qu'était-ce déjà ? Ah oui, la piqûre. La seringue. Toujours figée dans son bras. Douloureuse. Elle ne pouvait rouler sur le côté sans enlever d'abord ce parasite.
Difficilement, lentement, l'Américaine leva son autre bras, tendit la main vers l'intrus dépassant de son corps. Cela lui parut une éternité tant elle avait l'impression d'être gauche. Et il y avait Stasi encore, si près, si dangereux.
Ses doigts sentirent enfin la capsule de l'anesthésiant. Son majeur glissa d'abord dessus ; l'index l'entoura, le pinça avec le pouce et les autres doigts vinrent les rejoindre. L'humaine s'en saisit finalement, tirant dessus de toutes ses forces. Si fort que sa prise lui échappa et alla se planter dans le pied/patte le plus proche. Elle ne le vit même pas, restant interdite quelques secondes, épuisée par l'effort fourni par son corps endormi.

Puis elle commença à rouler sur elle-même, usant de ses épaules comme de balanciers et de ses bras comme leviers. Pour s'éloigner. Doucement, certes mais elle s'éloignait quand même. Trop doucement surement, mais comment arriverait-elle à être plus rapide pour l'instant ?
L'adrénaline aurait pu l'aider, aurait du l'aider à rebooster son corps et ses réactions. Mais elle semblait ne se concentrer qu'à son cerveau et aux capacités réflexives de celui-ci, plutôt qu'à aller alimenter l'organisme entier. Mais dès qu'elle eut encore mieux conscience de ce qui l'entourait, son déplacement latéral prit de l'assurance et de la vitesse. Relative bien évidemment à l'engourdissement qui tenaillait encore ses muscles.

Puis il y eut un coup. Un choc bref mais brutal. Elle ne le vit pas venir, mais le sentit parcourir son être, courant le long de ses nerfs, allumant les alarmes de son organisme affaibli. Quelque chose l'avait heurté dans le dos. Ou était-ce dans son bras ? Elle avait mal mais ce fut la seule information qu'elle put analyser.
Derrière elle, le lycan continuait à battre le carrelage avec rage, offrant des échos douloureux aux sens émoussés de la jeune femme. Elle se sentait faiblir de nouveau... Elle avait besoin d'...
" aide... "

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Stasi
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MessageSujet: Re: Le couloir et la pharmacie   Dim 8 Sep 2013 - 20:40

La bête continuait de lutter pour rester dominante, mais les grave blessure qu’il avait subit commençait à avoir raison du monstre qui était en lui.

Le combat terrible qui avait lieu en lui se traduisait par des hurlements, des rugissements, des coups portés dans le vide avec une violence inouï. De temps en temps ses pattes heurtaient le mur ou le sol, ce qui ne faisait qu’augmenter la colère de la bête. Jusqu’au moment ou sa patte heurta autre chose... Ce n’était pas dur, il n’y eu aucune résistance, aucune douleur sur son bras. Le doc n’eut pas besoin de réfléchir longtemps, il comprit tout de suite ce que le lycan avait touché.

L’inquiétude et la colère que cela engendra fut suffisant pour finir de reprendre le dessus sur la bête.

Le lycan hurla une nouvelle fois, un long, très long cri. Sauf que le rugissement perdait de son ampleur, la voix se faisait moins bestiale, plus humaine.
De nouveau on entendait des craquement d’os, des lambeau de peau commençaient a tomber sur le sol, alors que petit à petit l’imposante masse noire diminuait.

Rampant en direction de la jeune femme, mi bête mi humain, il continuait d'hurler de douleur alors que ses griffes redevenaient ongles et que ses crocs redevenaient dents. Le doc était recouvert en partie de fourrure, en partie de sang lorsqu’il arriva au niveau de Tamara.

Le doc était pas encore totalement devenu humain, il ressemblait plus à une masse informe de chair en train de changer, accompagné par des sons horribles d’os en train de se briser pour mieux se reconstruire.

Ayant du mal à articuler, entre la douleur de la transformation et la lame plantée dans le dos, le russe arriva cependant à articuler ces quelques mots.

« Comment…..Vas… »

Impossible d’en dire plus.

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MessageSujet: Re: Le couloir et la pharmacie   Dim 8 Sep 2013 - 21:34


Le bras cassé de Chango se régénérait doucement, et même s’il avait retrouvé une certaine mobilité aussi il put aider Gordon a s’emparer des sacs.

« J’espère que tu as trouvé un moyen pour qu’on se barre vite fais, même si je pense que les flics seront plus concentré sur ce qu’il se passe la haut… Pauvre nana elle doit être en train de se faire déchiqueter ! »

Chango sourit en imaginant la scène. Les lycans classiques étaient décidément bien utile en cas de casse. Ils faisaient une diversion rêvée !

Mais lorsque Chango entra dans le parking et suivit Gordon jusqu’au véhicule. Puis son sourire disparut.
Hors de question de mettre les pieds dans un tel engin ! Déjà parce que niveau discrétion on ne pouvait pas faire pire, ensuite parce que rouler dans un véhicule sur lequel était écrit l’équivalent de « piège à chatte » ne lui disait absolument rien.

Chango était un membre de l’Undertown, tuer ne le dérangeait pas, mais il y avait des limites à ce qu’il pouvait faire, et le lycan aimait trop les femmes pour traverser la ville dans cette fourgonnette avec le moindre risque d’être pris en chasse. Une cible vivante qui le destituait de tout honneur. Non c’était trop pour lui.

« Très peu pour moi, je grimpe pas la dedans. Mais t’inquiète pas pour moi, je sais comment disparaître. File moi les sacs. Et attrape ça. »

Chango passa une enveloppe avec la somme d’argent promit par Jaro pour la mission. Les bons comptes font les gens d’honneurs. Puis il se concentra l’espace d’un instant, et petit à petit son corps émis les même bruits que le docteur l’instant auparavant. Sauf que la transformation sembla plus rapide, moins douloureuse. Son corps ne grandit pas autant que pour le médecin, mais sa force elle fut décuplée, ce qui était largement suffisant pour filer avec tous les sacs sans être trop gêné.

« Donne ! »

Chango grommelait plus qu’il ne parlait, ainsi transformé il n’était pas vraiment fait pour discuter. Le lycan se saisit des sacs, et fila à l’autre bout du parking. Avec ses yeux changés il y voyait aussi clairement qu’en plein jour. Il aperçut alors une plaque d’égout. Il fit sauté la sécurité avec ses griffes sans problème, puis s’engouffra dedans. Il était le chef des lycans fouisseurs, avait mis en place l’Undertown et les égouts n’avaient aucun secret pour lui.
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Gordon
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MessageSujet: Re: Le couloir et la pharmacie   Mar 10 Sep 2013 - 21:38

A la remarque de Chango sur le sort de Tamara, Gordon sort les griffes et les plante dans la tête de son coéquipier... Bon, en vrai, ça c'est ce qu'il aurait bien aimé faire sur le moment... La scène lui était apparue aussi soudaine qu'évidente dans un coin de sa tête. Malheureusement, il dû une nouvelle fois se retenir, et ne montra rien de plus que le rôle qu'il était tenu de jouer.

Son visage était donc resté parfaitement neutre pendant cette exclamation.

Une fois en voiture, son collègue trouva encore à redire sur le moyen de locomotion, préférant déjà rentrer lui même par ses propres moyen. Ses arguments étaient tout à fait valable cela dit. Ce qui n'empêcha pas notre ami de répondre, tandis qu'il attrapait l'enveloppe contenant son salaire.

" J'avais plutôt repéré quelques bouche d'égout où te déposer, pour que tu puisse te tirer pendant que j'emmène les flics faire un tour...

Que la caisse soit voyante m'arrange plutôt."


Il attrape alors le sac et le lance à son collègue tandis qu'il se transforme.

"...Si tu peux partir directement d'ici, c'est encore mieux."

Il le laisse alors partir tandis qu'il plaque sa tête contre le siège, et pousse un soupir d'énervement. Qu'il n'ai plus personne à gérer n'était peut être pas plus mal... en tout cas il n'aurait pas supporté bien longtemps les commentaires de Chango pendant le trajet...

Il avait une envie folle de remonter et sortir Tamara du piège dans lequel elle se trouvait... Mais il savait ce qu'il lui en couterait de le faire... Il devait faire confiance à ce qu'il lui avait semblé voir et espérer que Stasi avait su s'entourer d'hommes capable de gérer ce genre de problème...

Il devait chasser ces pensées de sa tête. A présent il ne pouvait plus reculer...

Il prit le temps de resserrer ses doigts contre le cuir du volant, et fit à nouveau rugir le moteur afin de se concentrer à nouveau sur sa conduite. Il manquait un truc essentiel pour qu'il se sente à fond dans son objectif... Il alluma l'autoradio et le régla sur une station qu'il appréciait.

Les pneu crissèrent alors sur l'asphalte et le "pussy wagon" s'ébranla, pour franchir l'entrée du parking souterrain et s'arrêter sur le parking extérieur. Quelques voitures de police étaient déjà arrivée sur place et les hommes qui en sortaient ne manquèrent pas de repérer le curieux véhicule qui venait de sortir.

Redémarrant soudainement, il fonça droit vers le grillage fermant le parking, cela afin de le défoncer et rejoindre la route principale. Il s'engagea alors dans les rues de Galway, roulant à tombeau ouvert et zigzagant entre les autres usagers de la route. Il fut bientôt suivi de quelques voitures de gardien de la paix.

La radio diffusait une musique qui le mettait tout particulièrement en condition...

Pour Gordon, il ne restait plus qu'à réussir à passer par les Checkpoint qu'il avait préparé afin de réussir à semer d'éventuels poursuivants.

Si tout se déroulait sans gros imprévu, les flics ne devraient réussir à retrouver du "Pussy Wagon" qu'un tas de tôle calciné dans un coin perdu, à l'extérieur de la ville.

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Tamara Brooke
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MessageSujet: Re: Le couloir et la pharmacie   Mer 11 Sep 2013 - 12:42

Si elle avait été en état de s'enthousiasmer, il était évident que ce qu'elle avait sous les yeux l'aurait immédiatement fasciné. Une chose, entre l'homme et l'animal. Mieux que le chaînon manquant de l'arborescence humaine. Une autre branche qui grandissait à sa cime et qui s'appelait évolution. Mais son regard parcourait cette transformation inachevée sans parvenir à s'accrocher à tous les détails. Trop, il y en avait trop pour que ça puise être pertinent à son esprit. Tamara arriva à se maudire encore une fois de cet état de carence intellectuelle qui l'empêchait d'enregistrer, de mémoriser ce qui était important. Ce qu'elle avait déjà observé si rapidement et qu'elle avait pu observer sur vidéo se déroulait dans une sorte de ralenti inversé juste devant elle et elle n'arrivait pas à capter son attention avec suffisance pour que cela soit utile à son travail de recherche.

Sang. Poils. Chair. Regard doré. Canines qui se rétractaient. Difformité. Sang. Griffes. Ongles. Masse incohérente.
Et ces craquements. Comment n'avait-elle pu les entendre ? Elle avait l'impression qu'ils provenaient de son propre corps, bien qu'il n'y ait aucune douleur les accompagnant. L'écho de ces os brisés rebondissait sur le carrelage où elle était allongée, parcourait son corps et lui donnait la chair de poule.
Et pourtant, couchée sur le flanc, la tête relevée vers l'homme-lycan, elle ne chercha plus à fuir. Déjà parce qu'elle n'en trouvait plus la force, mais surtout parce que le spectacle vivant et effrayant qui se dressait tout près d'elle captait toute son attention. Bien qu'elle n'arriva pas à fixer celle-ci sur les détails, la scientifique ne pouvait se résoudre à quitter Stasi des yeux.

Elle cligna des paupières quand il articula deux mots. Ils devaient former un duo ridicule à ne pouvoir s'exprimer que par mots courts et difficilement prononcés à cause d'un corps en rébellion.
Ainsi elle ouvrit la bouche. Et la referma sans qu'un mot n'en fut sorti. Elle se força à déglutir plusieurs fois. Quelle était la question déjà ?

Glissant d'abord sa main le long du sol, elle réussit finalement à la soulever et amena ses doigts vers ce qui était le visage du russe. Touchant à peine cette chair étrange et sanguinolente, son bras retomba, trop lourd.

" Drog-ée... "
Ce mot résumait le mieux son état réel et son ressenti.
" Nul... " conclut-elle en actionnant ses zygomatiques dans un sourire dérisoire et démuni.

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Lycanthrope
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MessageSujet: Re: Le couloir et la pharmacie   Dim 22 Sep 2013 - 18:53

Alors que le lycan reprenait une forme humaine, alors qu’il reprenait la place de la bête, le russe put prendre conscience de l’état de son corps. La douleur était presque insoutenable, et pas seulement celle de la transformation. La lame plantée dans le dos, sans doute en argent était pour lui une véritable torture. Il eu alors des visions, se rappelant les instant ou son ancien ami le torturait en Russie, des souvenirs qu’il tentait désespérément de maintenir enfoui au plus profond de son être.

Il émis un grognement de rage, et tenta de réprimé tous ce qu’il éprouvait, il était juste à coté de Tamara qui devait être suffisamment effrayé par son changement.

Aussi le médecin tenta un sourire, relativement déformé, une sorte de grimace un mélange entre bonne intention et douleur difficilement gérable.
A ce moment là, la jeune femme vint poser sa main sur le russe. La chose fut tellement surprenante que l’espace d’un court instant il en oublia le reste.

Personne ne l’avait touché à ce moment là, entre le bruit et la vue des chaires qui tombaient de son corps en pleine transformation, les réactions habituelles étaient plus du dégout, ou des hurlements.
Mais la jeune femme ne sembla pas effrayée, bien au contraire. Elle tenta de parler, mais seul deux mots sortir de sa bouche. Si le doc l’avait pu, il aurait rigolé, la réaction de Tamara était vraiment aussi inattendue que plaisante. Malheureusement ses forces commençaient à l’abandonner. Il s’affala sur le coté, sa vision devenant trouble, alors qu’il entendait au loin des hurlements et des pas qui semblaient venir vers eux.

Il ferma les yeux, terrassé par la douleur, et le reste ne fut qu’un grand trou noir.

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Tamara Brooke
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MessageSujet: Re: Le couloir et la pharmacie   Mar 24 Sep 2013 - 20:36

Quand Stasi s'effondra, par réflexe, Tamara ferma une paupière. Comme si cette chute allait faire un courant d'air et lui chatouiller l’œil. Une chose qu'on ne pouvait pas réellement comprendre, même en y réfléchissant intensément, bref un réflexe. Elle eut un mal de chien à soulever cette enveloppe protectrice ensuite. Elle fixa alors le plafond, n'osant plus cligner des yeux, de peur de se rendormir. C'était si horrible de se réveiller ainsi, ce n'était pas pour que ça recommence.

Il n'y avait rien d'intéressant au dessus d'elle. Seulement des dalles blanches qui se suivaient. Une monotonie qui la stressait. Qu'elle les observe sans rien penser ou qu'elle essaye de les compter pour que le temps passe plus rapidement... C'était effrayant d'être aussi impuissante à tout ; c'était angoissant de ne plus avoir de mesure du temps qui défile ; c'était affreux d'être ainsi droguée. Ce qu'il se passait autour, l'anthropologue n'était pas capable de s'y attarder. Aussi sinistre qu'était le plafond, elle ne pouvait plus rien faire que le fixer. Elle en oublia presque la présence d'un corps à côté d'elle ; rester la chaleur qui s'en dégageait pour l'alarmer encore.

Soudain, elle eut l'impression que ça se mettait à tourner autour d'elle. Les dalles du plafond bougèrent toutes seules, brouillant son équilibre déjà précaire, même allongée.
Elle avait bien vu des ombres passer autour d'elle, mais elle n'arrivait pas à les identifier. L'anesthésiant était trop puissant pour qu'elle arriva à l'éliminer aussi peu de temps après l'injection. Il avait fallu un gros choc pour l'en sortir rapidement ; mais il reprenait son office sur ce corps qui avait cessé de lutter.

Ah non ! Lutter !
Elle sentit les roulettes du chariot tressauter aux rainures du carrelage. Sans vraiment réussir à rouvrir les yeux, elle articula, avec une force sortie du tréfonds de ses entrailles : " Mon crâne !"
Tamara ne parlait évidemment pas du sien propre mais de celui qu'elle avait emmené avec elle jusqu'à ce couloir, avant que les événements prennent la tournure qu'ils avaient pris. Au personnel soignant de comprendre désormais, car suite à cet ultime sursaut de résistance, l'Américaine sombra de nouveau.

Elle se réveillerait dans une chambre, reprenant normalement ses esprits avec tous les désagréments qui allaient avec. Si ça devait devenir une habitude, il faudrait qu'elle les prévienne qu'elle voulait sa propre chambre à la clinique.

Spoiler:
 

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