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 Le couloir et la pharmacie

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Stasi
Lycanthrope
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MessageSujet: Le couloir et la pharmacie   Mer 1 Mai 2013 - 13:55

Le couloir est parsemé de porte, chacune menant dans une salle de consultation. Il y a des siège tout le long, afin que les gens puissent patienter le temps que leurs tour viennent.


Un troisième garde fait des allé retour à cette endroit, il possède le même équipement que les deux autres.

La pharmacie, situé au bout, est équipé d'un système de sécurité. Ainsi, si l'alarme est déclenchée, un rideau de fer tome et obstrue la porte.
Dans cette salle il y a deux pharmaciens, un qui vous donnera les médicament classique, et un autre, formé par Stasi, qui s'occupera de l’arrière salle pour les médicaments disons moins conventionnels.

La première partie de la pharmacie est donc assez classique.


La seconde elle est disons plus particulières. Pas d'emballage classique, souvent des fioles en verres, et tout y est inscrit en russe. Cette partie a été conçue et est géré par Stasi, et un infirmier qui parle le russe, et qui est formé par le docteur. Ces médicament sont crées spécialement pour les créatures non Humaines.




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Tamara Brooke
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MessageSujet: Re: Le couloir et la pharmacie   Jeu 2 Mai 2013 - 10:44

L'Américaine avançait dans le couloir sans se soucier une seconde des personnes qui attendaient près des salles de consultation. Elle tenait une boîte en plastique dans les mains, une boite à l'intérieur de laquelle on ne voyait que deux gros morceaux de mousse polystyrènes gris posés l'un sur l'autre. Celles-ci protégeaient un crâne d'homme vieux d'environ 15.000 ans.
L'anthropologue ne se promenait pas de gaieté de cœur avec ce vestige dans les mains au beau milieu de ces néophytes. Elle se rendait au scanner afin d'examiner la structure interne de la boite crânienne. De nombreuses fissures ante-mortelles et post-mortelles se dessinaient, presque imperceptiblement parfois, sur ce crâne et elle désirait en savoir davantage sur l'impact que ces coups avaient eu sur le cerveau. Elle cherchait à déterminer le ou lesquels avaient provoqué la mort de l'individu. Pour cela, il lui fallait observer l'intérieur et rien de mieux pour cela que qu'un scanner.
Que ne valait-il pas faire pour lever le voile sur la réalité ?

Tamara diminua le rythme, lorgnant sur chacune des portes de ce couloir afin de trouver celle qui correspondait à son attente. Elle avait réservé le scanner afin d'être sure de ne pas être embêtée durant la manipulation. Elle comptait d'ailleurs ne pas autoriser le technicien radiologue à toucher le crâne ; celui-ci aurait pour seule tâche d'appuyer sur le bouton pour lancer la machine. Elle ne le laisserait pas faire autre chose. Et tant pis s'il râlait ou allait se plaindre. La scientifique avait fini par se faire une petite réputation dans la clinique et celle-ci n'était pas forcement très glorieuse vu le caractère perfectionniste dont elle faisait preuve. Il s'en était fallu de peu qu'elle tape un scandale pour une histoire de température alors...

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Stasi
Lycanthrope
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MessageSujet: Re: Le couloir et la pharmacie   Jeu 2 Mai 2013 - 21:55

Le doc était énervé, il débordait de travail et n’avait pas un instant à lui. Mais qu’est ce qu’il se passait dans cette foutu ville ces temps-ci ? Stasi courrait partout, d’autant plus que son dernier patient grave, un certains Professeur James Mattew, qui semblait ne plus avoir l’envie de faire le moindre effort. La douleur était apparemment trop importante, aussi le doc avait décidé d’augmenter sa dose de morphine. Il se dirigeait donc vers la pharmacie, parcourant son dossier.
Le dosage qu’il avait était déjà important, le doc ne pourrait pas se permettre de trop augmenter son dosage, il avait déjà suffisamment de problème comme ça.

Alors qu’il traversait le couloir, le nez dans le dossier, un obstacle absolument pas prévu vint se mettre en travers de son chemin. Le russe trébucha et en fit tomber son dossier qui vint s’éparpiller sur le sol. La radio de sa jambe venant percuter les pieds de son « obstacle ».

« Mais c’est pas vrai… Oh Tamara, vous ici, je suis désolé je marchais vite et ne faisais pas vraiment attention. »

Il sourit et se pencha afin de commencer à récupérer les feuilles sur le sol.

« Un instant et je suis à vous… »

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Tamara Brooke
Humain
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MessageSujet: Re: Le couloir et la pharmacie   Ven 3 Mai 2013 - 8:22

Heureusement qu'elle avait la main sure et ferme, et qu'elle protégeait son bien telle une mère son petit.
Tamara n'avait pas vu venir l'homme qui la bouscula, se préoccupant uniquement de son chemin. La circulation qu'il pouvait y avoir autour d'elle ne l'intéressait pas ; si les gens étaient pressés, ils la contourneraient. Elle ne prêtait attention qu'au bruit aigu de roues que l'on poussait sur le carrelage. Les braccards avaient des marges de manœuvre plus étroites et c'était les seuls qu'elle consentait à laisser passer de bon gré.

Aussi quand on lui rentra dedans, sa première pensée fut tout sauf agréable pour cette personne. *Non mais le boulet... *
L'Américaine ré-assura sa position verticale, serrant davantage contre elle la boite qu'elle tenait. Bien que celle-ci ne soit pas particulièrement lourde, elle l'avait légèrement déstabilisée.
Ainsi faillit-elle mettre le pied sur une radio qui avait glissé jusqu'à elle. Elle ne le remarqua pas immédiatement.

" Ah c'est vous ?!" dit-elle doucement tandis qu Stasi s'étonnait de même et s'excusait déjà. Pour ces mots, sa voix mêlait la surprise et l'exaspération. Ce n'était pas parce qu'elle connaissait son "boulet" que son exaspération à ce contact inopportun - et potentiellement compromettant pour son crâne- allait s'évacuer dans la seconde.
Mais quelque chose changea la donne du tout au tout. Le médecin s'accroupit ramassant les vestiges éparpillés d'un dossier de patient. Automatiquement, le regard de l'anthropologue fut attirée dans la même direction, non spécialement dans l'optique de l'aider. Pourtant ce fut ce qu'elle fit en ramassant la radio qui se trouvait à quelques millimètres de sa chaussure. Mais elle ne la rendit pas au russe.

Désormais accroupie au beau milieu du couloir, elle avait posé sa boite par terre et avait mis par dessus la radio d'une jambe dans un bien piteux état. Elle la parcourut rapidement. Il n'était pas nécessaire d'avoir une bonne lumière pour se rendre compte de l'étendue des dégâts. Très rapidement, elle décompta le nombre approximatif de micro fissures. Puis afin d'y voir plus clair, elle tourna la radio en direction du plafonnier pour bénéficier de la lumière de celui-ci.

" Animal ou mécanique ? " s'interrogea-t-elle à haute voix.
Elle ne connaissait aucun animal capable de telles déchirures sur l'os en une seule prise. Et pourtant, elle ne pensait pas non plus qu'il puise s'agir d'un appareil créé par l'homme.

" Il n'y a pas de mouvement rotatif qui laisserait penser à l'action d'une chaîne... et pourtant, cette dentition... Les découpes sont à la fois nettes et irrégulières. " Du doigt, elle en suivit quelques unes. " Il a marché n'est-ce pas ? "
Elle demandait plus par principe, car beaucoup de choses lui prouvaient sans équivoque qu'il y avait eu sollicitation de l'ensemble de la jambe. Le poids du corps sur un réseau aussi dense de fractures et fissures avait des conséquences clairement identifiables pour l’œil averti.

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Stasi
Lycanthrope
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MessageSujet: Re: Le couloir et la pharmacie   Ven 3 Mai 2013 - 22:35

La scientifique avait déjà une sacrée réputation dans l’hopital, l’emm***** perfectionniste, un surnom qui avait fait sourire le russe il devait bien l’admettre.

Mais alors qu’elle se baissa, pour l’aider son ton de voix sembla changer. Stasi leva la tête et s’aperçut qu’elle tenait la radio de son patient dans les mains. UN nouveau sourire se dessina sur le visage du docteur. Décidément la jeune femme était encore plus passionné que lui.
Aussi il lui répondit.

« Animal, d’une espèce que vous ne connaissez pas sans doute. Un nématode géant, il lui a attrapé la jambe. Apparemment ce genre d’espèce est équipé de petite dent et exerce une grande force de compression sans doute pour les broyer vivantes. »

Il se plaça a coté de Tamara, et commença a lui montrer sur la radio.

« Cela explique la grande quantité de petite fracture, aucune ouverte, d’ailleurs pour celle-ci et celle-là je pense que ce sont les dents qui les ont provoqués, tu vois comment leurs formes sont étrangeq, un peu comme-ci on avait enfoncé un objet contondant qui a percuté l’os. »

Ils restaient tous les deux à genoux, au milieu des gens, continuant de discuter sur la radio. Comme-ci les autres n’existaient pas.

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Tamara Brooke
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MessageSujet: Re: Le couloir et la pharmacie   Sam 4 Mai 2013 - 10:57

" Un nématode avec des dents ? "
La représentation qu'elle se fit de l'animal à partir de ce qu'elle pouvait déterminer ne lui plut pas beaucoup. Avec une mâchoire estimée d'un diamètre de 80 centimètres, la bestiole devait être loin de passer inaperçue. Tamara se demanda comment l'homme avait réussi à se faire surprendre par ce ver géant.

" Non celle-là est une fracture de fragilisation." le corrigea-t-elle. Elle utilisa son ongle pour désigner ce dont elle parlait. " Celle-ci aussi. Le point de rupture est interne, ici et là, et les fêlures convergent vers l'extérieur. Il suffit de regarder les micro-rayures latérales. C'est ce qui me fait dire que le patient a marché après qu'il ait été mordu. Le poids du corps et le frottement ont presque fait plus de dégâts que l'attaque elle-même. "
Elle désigna succinctement les points qui étayaient son propos.

" En revanche, tu as raison ; les dents sont aussi pointues que des alênes de cordonnerie et aussi coupantes que des silex. Je dirais qu'elles mesurent 2,5 à 3 millimètres à leur pointe, guère plus. "
L'anthropologue marqua une pause et fronça les sourcils sans lâcher la radio des yeux.

" Mais ce n'est pas suffisant comme arme pour arrêter une proie. " conclut-elle en tournant enfin la tête vers Stasi. Elle repérait bien une sorte d'inflation dans les chairs entourant les os, mais elle ne pouvait savoir de quoi il s'agissait sur cet unique point de vue.

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Kelly
Lycanthrope
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MessageSujet: Re: Le couloir et la pharmacie   Dim 5 Mai 2013 - 20:34

Tout le monde était fin prêt. Le coup d'envoi avait été donné. Kelly n'avait rien changé à sa tenue de petite écolière modèle de la private school de Galway. Elle ne fréquentait pas cette école, pas plus qu'une autre, mais elle savait qu'une jeune fille qui se respectait allait toujours à l'école, et son passe-temps de chimiste en herbe lui avait suffisamment attiré la curiosité de Stasi pour le moment. Elle ne voulait pas compromettre ses allées et venues libres dans les rues, encore moins dans un établissement aussi intéressant que la clinique. Ainsi, elle espérait ne pas avoir à se faire connaître pour autre chose que ce qu'elle voulait paraître. Elle s'était déguisé de la même façon que la dernière fois qu'elle avait vu le docteur, à savoir, des lentilles couleur noisette, une perruque châtain claire, une toute petite touche de fond de teint pour atténuer discrètement la blancheur caractéristique de sa peaux.

Avec son petit sac à dos Hello Kitty, elle s'avançait d'un pas hésitant dans la clinique. Elle lançait des regards partout dans le hall impressionnant qui exposait les sophistications de son architecture au premier venu. S'arrêtant un instant, elle aperçue l'accueil et les imposants gardes qui faisaient des allées et venues pour se dégourdir les jambes au cours de leur service. Elle tira sur les lanières de son sac à dos pour les resserrer, comme si cela lui donnerait du courage en même temps, puis avança d'un pas décidé. Un pas qui ralentît pourtant en cours de route alors qu'elle se dirigeait vers les hôtesses d'accueil qui semblaient pérégriner en toute morosité sur leur ordinateur. Qu'allait-elle leur dire ? Qu'elle voulait voir le docteur Tabaristan ? Et si elles se moquaient d'elle ? Après tout, il était docteur, certainement très occupé. Il devait avoir tant à faire, jamais on accepterait de lui accorder une visite. Après tout, peut être qu'il parlait pour toute la clinique quand il se disait prêt à la recevoir. Après tout, il devait bien y avoir des nouveaux ou des stagiaires auxquels on refilait le sale boulot, non ?

C'est donc la tête profondément enfoncé dans les épaules et la gorge ainsi que l'estomac noués que Kelly arriva à l'accueil, préférant attendre que les hôtesses ne remarquent sa présence d'elles-même plutôt que de s'imposer, elle, petit lycanne de rien du tout. Heureusement pour elle, il n'y avait pas grand monde et sa personne, bien que fluette, ne passa pas inaperçu auprès des deux jeunes femmes qui relevèrent paresseusement la tête, comme sortant d'un sommeil, ce pourquoi elles étaient payées.

Elle voulut dire bonjour, mais la femme la devança, lui coupant l'herbe sous le pieds, la poussant à parler deux décibels en dessous de ce qu'elle avait prévue, l'hésitation d'un corps en déséquilibre.
"- Qu'est ce que tu veux ?
- On m'a dit que le docteur Tabaristan faisait des consultations à cette heure et j...
- Pardon, tu peux parler un peu plus fort, je n'ai pas entendu. Fit-elle, aimablement.
- On m'a dit que le docteur Tabaristan faisait des consultations à cette heure... Et on m'a dit que je pouvais aller le voir si besoin.
- Qui vous a dit ça ?
- Beeen... C'est lui.
- Lui ? Le docteur Tabaristan ?
- Oui.
- Ah. Et bien il ne commence ses consultations que dans un quart d'heure et il arrive qu'il ait du retard quand il y a beaucoup de travail mais tu peux l'attendre devant son bureau. Tu sais où il est ?
- Non.
"
C'était faux, elle savait ou se trouvait n'importe quelle pièce dans cet établissement et pourrait s'y rendre les yeux fermés, sauf en ce qui concernait le second sous-sol, bien entendu.

L'hôtesse le lui montra sur un plan imprimé sur flyer dont des piles entières étaient mis à disposition aux âmes égarés à même la surface de l'accueil. Elle gribouilla un itinéraire très simple au stylo et lui remit la feuille avec un sourire quelque peu tendu qui dévoilait un certain nombre de rides ; comme on soulève le sable dans l'eau en le piétinant à la plage. Kelly se rendit vers le couloir d'un pas un peu plus rassuré avec force coup d’œil sur son petit plan, des fois que la localisation de la plage ait changé entre temps. Kelly n'avait pas stressé un seul instant, elle n'avait jamais douté de la marche à suivre, mais un costume impliquait un cahier des charges comportemental, elle devait rester discrète, surtout lorsque ses petits camarades débarqueraient quelques minutes plus tard.

C'est en chemin vers le bureau du docteur qu'elle l’aperçu par-terre avec une femme, en train de reluquer l'intérieur d'un morceau de patient, un morceau qui en toute logique ne devait pas être au mieux de sa forme, ni sa forme en un seul morceau au mieux. Toutefois, comme il lui restait une bonne vingtaine de mètres à parcourir, elle continuait à consulter son plan, à admirer la vue qu'offraient les baies vitrés, à lancer des petits regards fugitifs et apeurés aux patients abîmés qui se dégourdissaient les jambes en déambulateur, à apprécier les petites pancartes affichant des messages de sécurité déclinés en formule pour enfants, les extincteurs, les portes coupe-feu, les terminaux de communication, les dispositifs d'urgence, les posters illustrant des parties du corps ou des bacilles infectieuses et autres publicité d'une campagne de prévention quelconque - au cas où les gens ne seraient pas au courant que le sang qu'ils crachaient n'était pas de l'ordre du naturel - et à faire tout ce que ferait une jeune adolescente normalement constituée se baladant dans un hôpital.

Ce n'est que lorsqu'elle fut parvenue à deux mètres du docteur, après une pléthore de ces coups d’œil hésitants que lancent les gens qui ne sont pas certains de reconnaître quelqu'un et qui ne veulent pas paraître ridicules à les interpeller inutilement, que Kelly s'arrêta concrètement, le flyer serré contre sa poitrine, les deux jambes toutes proches l'une de l'autre, un sourire efforcé et une attitude de respect trop zélé pour ne pas être timide. Sa venue timoré eut d'ailleurs pour premier effet de la dissimuler aux yeux du docteur qui ne semblait connaître pour seul amour que la médecine, alors qu'elle n'avait put échapper à la femme à ses côtés, plus alerte sans doute, et dont le regard n'était pas occulté par la radio d'une jambe réduite en compote.

Après que le lycan l'eut reconnu, la voix encore trop peu intrusive, Kelly souffla :
"Y a des veines qui ont implosés."
Même si peu de néophytes l'auraient remarqués, la pistache avait voulut saluer le docteur par une évidence qui ne manquerait cependant pas de piquer de nouveau sa curiosité, afin qu'il lui accord un peu de son temps. Après tout, c'est lui qui lui avait proposé une consultation, un entretien tout au moins.

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MessageSujet: Re: Le couloir et la pharmacie   Mar 7 Mai 2013 - 16:39

ChangoQuand l'ambulance s'arrêta devant l'entrée de la clinique Chango en descendit et laissa Gordon repartir. Chacun avait un rôle bien particulier et bien que le plan soit clairement déterminé, le Lycan savait d’expérience que jamais rien ne se passait comme prévu. Pour commencer, l'uniforme d'ambulancier qu'il avait enfilé et la paire de lentilles oculaires qu'il avait enchâssé sur ses yeux bien trop clairs lui octroyaient une gène indéniable. Si ça n'avait tenu qu'a lui, il ne serait pas embarrasser de ce genre de précaution. Mais il ne pouvait décemment pas entrée dans l'établissement avec ses lunettes noires habituelles sans éveiller quelques soupçons de méfiance. Il cligna donc des yeux en grommelant et réajusta sur son dos la veste flanquée du symbole qui était le même que sur le véhicule de transport des malades. Il inspira un bon coup et se dirigea vers l'entrée.

Quand il eut passé les portes, se retrouvant ainsi au milieu du grand hall de l'entrée, il marqua un temps d'arrêt pour s’imprégner des lieux et se remettre en mémoire l'agencement des couloirs et des pièces -spécialement celle de la pharmacie- où il devait se rendre. Puis il longea le couloir avec une décontraction teinté d'habitude voulant exprimer le fait que ce n'était pas la première fois qu'il venait ici. Alors qu'en fait, il n'y avait jamais mit les pieds auparavant. Jouant son rôle il s'avança donc paisiblement dans le couloir en direction de la pharmacie. Tout le personnel semblait affairé à l'encadrement et aux soins des patients. Il y avait du monde un peu partout mais dans une clinique de cette taille, les allez et venues de dizaines de personnes sont monnaie courante. Il fallait pour le lycan se fondre discrètement dans la masse des professionnelles de la santé comme s'il était tout bonnement à sa place. Il ne portait certes pas la tenue des infirmiers ou des ambulanciers de l’établissement. Mais il était fort courant de voir des soignants externes à la clinique venir pour y faire ce que leur profession exigeait d'eux.

Il passa dans le couloir en sentant l'odeur prenante d'un autre lycan. Quelques mètres plus loin il vit Kelly a proximité d'un médecin et d'une femme. Il se dit qu'avec un peu de chance il passerait inaperçu. et continua tranquillement son chemin vers la pharmacie


HRP:
 


Dernière édition par Chango le Mar 7 Mai 2013 - 23:54, édité 1 fois
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Stasi
Lycanthrope
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MessageSujet: Re: Le couloir et la pharmacie   Mar 7 Mai 2013 - 19:22

Spoiler:
 

Le doc sourit, Tamara avait réajusté avec précision ses paroles, effectivement les fractures qu’il lui avait montré n’étaient pas forcément dues à des dents. A ce moment le russe pensa à l’aide que pouvait lui apporter une femme comme Tamara dans la clinique. Quel dommage que la jeune femme ait déjà un emploie.

« Effectivement ce que tu dis est vrai, ces fractures ci ne semblant pas être dues au dents, et la description que tu me fais de l’animal est exact, juste avec une radio, je suis impressionné. Dis moi après tes recherches tu ne chercherais pas un boulot ? »


Il fut alors stoppé net dans ses paroles, alors que son inconscient hurlait « Lycan » mais trop tard, concentré sur la discussion avec Tamara il ne l’avait pas ressenti avant, le doc s’en mordit les doigts.

« Exact il y a des veines qui ont éclaté à cause de la morsure, des précisions justes, mais ne nous sommes pas déjà rencontré quelque part ? »

Le doc se redressa, cette fois ci totalement sortie de sa conversation avec Tamara, intrigué par cette jeune fille qui lui avait déjà fait forte impression lors de leurs première rencontre.

« Mais oui chez l’apothicaire, je me souviens, tu avais besoin de produits pour ta maman non ? »

Vu le discours qu’elle lui avait tenu dans le lieu, une histoire de torture,et de centre de recherche secret ou un truc comme ça, le doc resta légèrement sur la défensive. Il se demandait ce que pouvait faire la jeune fille ici…

« Que nous vaut l’honneur de ta présence ici ? »

D’un coup il fronça les sourcils, un autre lycan, mais pas comme lui, il semblait particulier. Le russe se retourna pour observer l’homme qui venait de passer juste à coté d’eux, l’odeur était particulière, il n’avait jamais ressentit cela auparavant. Il le fixa du regard, un instant, l’observant s’approcher de la pharmacie. Une chose était sur, il ne travaillait pas dans la clinique le russe pouvait en être certains, et cet espace était interdit aux non-employé.

« Excusez moi un instant…Je reviens »

Rapidement le russe se dirigea vers l’inconnu et lui mit une main sur l’épaule.

« Puis-je vous aider ? Je suis le docteur Tabaristan. »

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Tamara Brooke
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MessageSujet: Re: Le couloir et la pharmacie   Jeu 9 Mai 2013 - 12:24

" C'est normal que ça soit juste ; je suis la meilleure. " répondit Tamara avec un sourire. " Je vais là où on m'appelle. Mon appartement à Philadelphie n'est qu'un pied à terre entre mes différentes missions. Si tu veux me donner un travail, il suffit de me le proposer. "

Soudain Stasi sortit de leur conversation. Une jeune fille se tenait à côté d'eux, sans qu'aucun des deux scientifiques ne se rendent compte immédiatement de sa présence. Elle avait glissé une phrase au médecin afin d'attirer son attention. L'Américaine releva alors la tête : la demoiselle portait un uniforme scolaire et attendait sagement que le russe s'intéresse à elle. Celui-ci la connaissait déjà, bien qu'il soit surpris de la voir ici.

Tamara le laissait faire, achevant de ramasser les papiers qui se trouvaient autour d'eux. Elle lisait rapidement ce qu'il y était inscrit, ne prêtant pas particulièrement attention aux deux autres. Mais quand son collègue s'absenta pour arrêter un individu quelques pas plus loin, elle posa le dossier du blessé sur sa boite et se remit debout en la ramassant. Elle jeta un coup d’œil à la fillette au sac Hello Kitty.

" On ne voit pas les veines et le sang sur ce type de radios. On utilise plutôt l'angiographie pour ça. Mais il est évident que les vaisseaux sanguins ont été touchés, vu que l'os a été fracturé par un élément extérieur. L'implosion n'est pas contre le terme idéal pour ce cas-là. Ils ont simplement été perforés. " expliqua-t-elle.

Elle comptait attendre que Stasi en ait fini avec son inconnu avant de prendre congés de lui. Elle voulait lui demander si elle pouvait emprunter ce dossier et pour cela, elle devait patienter pour lui poser la question.
La jeune femme tapotait sur sa boite, réalisant qu'elle en avait presque oublié son crâne. Elle était persuadée que celui à qui cette tête appartenait avait été assassiné, battu par un ou plusieurs individus jusqu'à ce que mort s'en suive. Comme quoi, de tout temps, les hommes en venaient aux mains pour régler leurs différents. Et même si elle n'était pas en mesure de dire pourquoi il avait été ainsi battu puis inhumé, elle pouvait déterminer les points d'impacts des coups portés et la violence de ceux-ci. Elle avait déjà son idée sur celui qui avait causé la mort...
Bien que préoccupée par ses spéculations, elle n'en demeurait pas moins attentive à ce qui l'entourait. Aussi suivait-elle l'échange entre l'homme en tenue d'ambulancier et le médecin.

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Kelly
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MessageSujet: Re: Le couloir et la pharmacie   Jeu 9 Mai 2013 - 17:18

"- Que nous vaut l’honneur de ta présence ici ?
- C'est vous qui m'avez dit de venir.
" Répondit-elle d'un ton sec, comme si elle avait été vexé par la remarque. Son visage s'était un instant renfrogné mais, à l'instar d'une personne prenant conscience de sa présence déplacé dans un lieu où elle n'est pas convié, Kelly baissa à nouveau le regard de quelques petits degrés, les joues rosissant légèrement.

Cependant, les choses changèrent du tout au tout, elles qui avaient pourtant si bien commencés. Un individu passa fugitivement et rapidement dans le couloir, qui était déguisé en urgentiste. Si Kelly ne capta pas le fumet de celui-ci, elle ne l'en reconnu pas moins à sa démarche, sa stature, etc.
*Mais... Il est sérieux là ?!*

Intérieurement, la gamine était à la fois en état de colère et d'alerte avancés. Elle n'avait pas envie d'avoir passé tant de temps dans une auberge malfamé à échafauder un plan pour que celui-ci tombe en miette dés le début. Et comme c'était son rôle de faire diversion, c'était elle qui allait en prendre la responsabilité, à coup sûr. Cela-dit, elle ne réfléchit pas vraiment aux conséquences. Elle essayait plutôt de rattraper ce mauvais pas. Mais comment ? Lorsque la femme s'adressa à elle, elle se dit que les classiques étaient imparables.

Alors que celle-ci lui parlait comme si elle avait à faire à une doctorante, Kelly, la fixant droit dans les yeux en un regard de plus en plus hébété, jusqu'à en être anormal, fit blanchir au possible les jointure de ses mains sur les lanières de son sac, qui remonta haut sur son dos. Sa respiration accéléra tout en devenant de plus en plus profonde, son corps, tout tendu, s'accélérait, son pouls également. Elle n'avait jamais procédé à une hyperventilation non préparé de la sorte, mais s'être mordu la langue jusqu'au sang l'y aida bien. En quelques secondes, elle laissa la chute de tension opérer et bascula authentiquement vers le sol.

Dans sa chute, elle se heurta contre un des bancs et fit dangereusement vaciller une des plantes qui reposaient juste à côté. Sa tête ayant subit l'impact au niveau de l'oreille contre le meuble, il ne fallut pas plus que la douleur pour occasionner une véritable crise de spasmophilie, à l'occasion de laquelle sa bouche ouvrir, crachant tout le sang dont elle s'était emplit. Le carrelage fut maculé comme la toile d'un peintre fou (un peintre russe, donc). Il y avait des gouttelettes qui avaient étés projetés très loin, d'autre un peu moins. Les convulsions de la tête imprimèrent au jet un mouvement alternatif qui barbouilla le sol d'hémoglobine légèrement poisseuse. Le banc en eut aussi pour son compte, un de ses pieds barbotait allègrement dans la miroitante pourpre.

La tête de la lycanne cognait répétitivement sur le dallage, quelques mèches de cheveux collés sur sa bouche souillé, et ses yeux viraient progressivement au blanc, ce qui n'était pas bon signe, même pour elle. Sans rien en laisser paraître, elle faisait tout pour garder le contrôle d'elle-même. C'était un risque à prendre, mais elle se demandait si elle n'en faisait pas un peu trop. Cependant, sa nature lycanthrope l'empêchait d'avoir une parfaite maîtrise d'elle même et si elle acceptait volontiers de passer pour une pauvre gamine qui faisait des crises de spasmophilie sur commande pour attirer l'attention du grand, du beau docteur sur lequel elle avait fait un transfert, elle se refusait à subir une transformation en pleine mission et qui plus est en un lieu publique où elle serait ainsi remarqué. Toutefois, elle savait qu'elle était encore loin de dépasser le seuil de transformation, néanmoins, si elle laissait sa crise prendre plus d'ampleur, il n'était pas exclu qu'elle devienne totalement incontrôlable.

Tout du moins y avait-il un avantage : le personnel non autorisé serait le cadet des soucis de Stasi lorsqu'il se retournerait pour faire face à la situation.

Spoiler:
 

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Gordon
Humain
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Messages : 322
MessageSujet: Re: Le couloir et la pharmacie   Dim 12 Mai 2013 - 14:07

Le trajet et l'arrivée des troupes dans la clinique s'était déroulée sans problèmes particulier, Gordon conduisant d'une main sûre l'ambulance qui leur avait été confiée à travers la circulation de Galway. Déguisé comme Chango en ambulancier, notre ami n'eut aucun mal à garer le véhicule sur le parking qui faisait face à l'entrée de la clinique, ayant choisit au préalable une place proche des portes principales.

Se doutant de la possibilité de caméra surveillance, il s'était laissé pousser un peu plus la barbe pour l'occasion et avait pris soin de se munir de la casquette allant avec son uniforme, pour que la visière gène l'angle plongeant des caméras. Il ignorait encore à ce stade si cette précaution serait efficace ou non, mais c'était toujours mieux que rien.

Il laissa le Lycan entrer en premier tandis qu'il sortait une chaise roulante de l'arrière de la camionnette et la dépliait tranquillement. Puis, en trimbalant son fauteuil devant lui, il entra d'un pas assuré et avança droit devant lui, comme un simple ambulancier chargé d'aller récupérer un patient, avant d'aller signer le registre de sortie à l'accueil. Bien entendu, il ne passerait pas par cette dernière étape. Le fauteuil lui servait uniquement d'excuse pour déambuler dans les couloirs le temps de trouver le vestiaire des infirmiers.

C'est alors qu'il passa a côté d'une porte grande ouverte qui le fit tilter. Il s'agissait d'un grand local de conciergerie et à l'intérieur se trouvait un agent d'entretien, occupé à choisir avec grand soin ses produits. Il n'y avait personne dans le couloir, et il ne fallut pas longtemps à Gordon pour qu'un flash traverse son esprit, lui indiquant immédiatement ce qu'il convenait le mieux de faire. Abandonnant là son fauteuil, il entra dans le local en fermant la porte derrière lui.

L'homme à l'intérieur n'eut pas le temps de comprendre ce qui lui arrivait. A peine s'était-il retourné que le mercenaire s'était jeté sur lui. En un instant, Gordon avait placé deux mains fermes sur le cou de l'individu, ses doigts se rencontrant en haut de ce dernier. Il comprima alors L’artère carotide avec les pouces en arrière et un peu au-dessous du maxillaire inférieur ; dirigeant la pression de l’artère vers l’épine dorsale. L'effet fut immédiat, et l'homme s'écroula dans un sommeil profond avant même d'avoir eu le temps de crier... Une petite technique apprise chez les SAS ; très utile pour neutraliser un homme par surprise, sans avoir à le tuer.

Ni une, ni deux, notre ami revêtit alors l'uniforme de concierge de sa victime avant de s'emparer de ses affaires et surtout de ses clefs. Puis, avec un gros rouleau de Chatterton trouvé dans le local d'entretiens, il ligota dûment l'individu et le bâillonnât après avoir fourré un linge dans sa bouche. Enfin, il cacha le corps de ce dernier allongé sous une étagère métallique, masqué par quelques objets encombrants qu'il avait trouvé dans le fouillis ambiant.

Après avec l'aide de son couteau pour trancher les coutures, il enleva le logo d'ambulancier de sa casquette, devenue parfaitement banale à présent, et vissa cette dernière sur sa tête.

Il récupéra pour terminer, un de ces chariots comprenant une immense poubelle (au fond duquel il avait mis son costume d'ambulancier recouvert de quelques vieux chiffons), et des compartiments pour les produits d'entretiens, outils et les différents balais (où il avait également dissimulé une partie de son propre matériel pour la mission, le reste se trouvant dans les poches de son uniforme).

L'idée de Gordon était simple. Qui parmi le personnel d'un hôpital, pouvait se balader dans les locaux en toute liberté, plus anonymement, et étant encore moins considéré qu'un infirmier qui faisait encore partie des personnels "connus" ?
La réponse était bien évidement l'agent d'entretiens un peu beauf, qui balaye les couloirs. Un métier bien mal considéré quand on prends en compte que ces derniers se baladent forcément avec un passe partout qui leur permet d'ouvrir les salles à nettoyer.

Le plan de revenir déguisé vers Chango, en aide soignant, muni d'un grand bac de linge, s'était alors transformée en concierge arrivant avec son grand chariot poubelle.
Pourvu qu'on lui pardonne cette petite improvisation.

Il sortit du local de conciergerie avec son chariot, referma à clef la porte derrière lui et se dirigea tranquillement vers le point de rendez vous. Au vu de l'absence de réaction particulière des gens qu'il croisait, il se dit que son idée n'était pas si mauvaise.

Arrivé à l'embranchement du couloir où se trouvait le local cible, il eut la surprise de voir Chango. Derrière lui un homme qu'il avait déjà rencontré il y a longtemps avait posé une main sur son épaule et semblait l'interpeller. A côté, Kelly se livrait à un bien flippant manège. Et chose encore plus imprévue, il reconnu Tamara à proximité de tout ce petit monde. Inutile de dire que quelque chose n'allait pas...

Attendant malgré tout de voir comment les choses tournaient, il plaça son chariot contre le mur près de lui, déposa le panneau "attention sol glissant" et commença a toiler le sol près des fenêtre, pour laisser un passage de circulation, tout en écoutant ce qu'il se passait.

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Stasi
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MessageSujet: Re: Le couloir et la pharmacie   Dim 12 Mai 2013 - 22:45

Alors que le doc était prêt à intercepter cet importun. Mais alors qu’il venait de poser la main sur son épaule. Des bruits étranges vinrent perturber son attention. Le doc se retourna et observa une vision des plus déplaisantes. La jeune fille, celle la même qui était venue pour des raisons qui lui échappait était à terre. Elle ne semblait pas être bien.

Le sang du russe ne fit qu’un tour. Il abandonna l’étrange inconnu se précipitant vers l’enfant. Prononçant quand même ces quelques mots à son égard.

« Ne bouge pas je reviens. »

Il couru en direction de la petite lycane, s’agenouillant à coté d’elle.

« Petite comment te sens-tu ? »


Il observa le sang dans sa bouche et son état. Son cœur s’accélérait, ses pupilles se dilataient. Tout cela ne présageait rien de bon. Le doc se retourna et aperçu Tamara, oui c’est vrai elle était là, elle allait pouvoir l’aider.

« Tamara, j’ai besoin de ton aide. Rentre dans une des salles de consultation, celle là. Demande au médecin de la Benzodiazépine à injecter. Avec une seringue vite ! »

le doc ne désirait plus qu’une chose, calmer la crise de la jeune fille. Non pas qu’une gamine faisant ce genre de chose était quelque chose que le russe n’avait pas l’habitude de gérer, mais il craignait la nature lycane de l’enfant… Si la jeune fille finissait par se transformer la situation serait catastrophique.

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MessageSujet: Re: Le couloir et la pharmacie   Mar 14 Mai 2013 - 17:27

ChangoQuand Chango entendit derrière lui qu'une voix masculine le hélait, il grimaça sans se retourner. Il devina que son passage n'était pas passé inaperçu malgré son déguisement d'ambulancier.

« Puis-je vous aider ? Je suis le docteur Tabaristan. »

Quand la main se posa sur son épaule il était persuadé que la mission allait s'en trouvé fortement compromise. L'odeur par ailleurs que dégageait la personne qu'il découvrit en se retournant ne laissa aucun doute sur sa race. Il avait a faire à un lycan. En temps normaux cela ne lui aurait posé aucun problème de tailler une bavette avec un congénère même s'il était d'une branche différente dans la grande arborescence de l'évolution des lycanthropes. Mais là, le contexte n'était certainement pas à la rencontre des cousins et compagnie. se retournant il fit face alors à un homme en blouse blanche ou figurait un badge inscrit d'une confirmation de ce qu'il venait de dire.

*Merde le Doc ...*

Alors qu'il s’apprêtait a improviser une excuse pour expliquer sa présence, un raffut attira l'attention du médecin. Chango pencha la tête par dessus l'épaule de Stasi pour voir de quoi il retournait et découvrit que Kelly venait de lancer une diversion secourable. le grand black se retint de dire que la petite fille avait de la suite dans les idées et qu'elle assurait. Mais en son fort intérieur il ne manqua pas de l'en féliciter. Le doc privilégia son rôle de soignant et quitta le faux ambulancier.

« Ne bouge pas je reviens. »

Il ne fallait pas traîner. La diversion de la jeune lycane lui donnait une marge de manœuvre très courte. crispant les poings, Chango se tâta une seconde. devait il continuer le déroulement de la mission telle qu'il avait été convenu, ou valait il mieux qu'il diffère son intervention dans la pharmacie. De toute manière Il avait été repéré et il doutait sérieusement que le médecin qui venait de lui mettre la main dessus allait tout simplement oublier sa présence. Il lui fallait continuer il en avait la conviction. Il attendit néanmoins que le médecin chef soit parfaitement occupé et concentré sur la crise de Kelly pour passer la porte de la pharmacie.

A l'intérieur il fut accueillit par le regard circonspect du pharmacien qui se demandait visiblement ce qu'un ambulancier foutait là. Chango ne tergiversa pas et sortit son arme qu'il pointa vers le préposé.


"Lèves tes putains de mais au dessus de ta tête où je te la fait péter illico!"

Un autre pharmacien alerté par l'agressivité de la phrase, déboula et écarquilla des yeux effarés en découvrant la scène. Chango invectiva le second employé de la pharmacie.

"Couche toi par terre les mains sur la tête si tu veux pas que ton collègue repeigne la pièce avec sa cervelle!!"

Il obtempéra et s'allongea au sol tandis que Chango passait derrière le comptoir en pointant toujours le premier pharmacien.

"allonges-toi a coté de ton pote, dépêche toi!!!"

Quand les deux pharmaciens furent au sol, Chango leur attacha les mains avec des serflex qu'il avait dans sa poche et les tira dans un coin a l'autre bout de la pharmacie derrière des étagères de médicaments avant de leur enfourner a chacun un paquet de coton hydrophile dans la bouche.

"je vous jure que vous faites chier je vous abat sans le moindre remords !!"

Après avoir tout bonnement arraché sous le comptoir de l'entrée le boitier du bouton poussoir qui servait a déclencher l'alarme de sécurité, Chango se dirigea vers la porte qui menait à la pièce réservée aux médicaments spéciaux et y entra silencieusement avec l'arme pointée devant lui. Il y découvrit un autre employé occupé a faire un inventaire

*putain mais c'est pas vrai ils sont combien là dedans?!!*

Approchant le plus discrètement possible il arriva a surprendre l’apothicaire et l’assommer d'un coup de cross sur l'arrière du crâne. Il n'y avait pas de temps a perdre, Chango se doutait que Kelly n'allait pas pouvoir occupé le doc pendant des heures. Mais il espérait malgré tout avoir un délai assez long pour charger un maximum de médicaments avant qu'il ne soit trop tard ...
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Tamara Brooke
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MessageSujet: Re: Le couloir et la pharmacie   Mer 15 Mai 2013 - 9:28

Que l'adolescente en face d'elle n'ait rien compris à ce qu'elle lui expliquait n'effleura pas l'esprit de Tamara une seconde. Son regard hébété à son discours ne la perturba pas un instant, pas plus que sa soudaine crise ne la paniqua. Les mains prises, l'Américaine n'eut nulle possibilité d'arrêter la chute de Kelly lorsque celle-ci se produisit.

" Stasi ! " appela-t-elle simplement en arrêtant d'une main la plante branlante dans son pot. Il serait fâcheux que la jeune fille se reçoive un choc supplémentaire. Celui qu'elle avait pris sur son os temporal avait déjà suffisamment perturbé le système. Si elle n'était pas en mesure de dire de quel mal il s'agissait là, la chercheuse se demanda à quel moment cette nouvelle patiente s'était mordue la langue . Il y avait là des symptômes qui lui firent penser à une crise d'épilepsie : la chute déjà, cette langue mordue et enfin les légères convulsions qui secouaient sa tête.
De toute façon, elle n'était pas médecin et ses notions de secourisme s'arrêtaient à la mise en protection des victimes, pas en leur secours effectif. La jeune femme se contenta de se mettre à la disposition de Stasi, déposant finalement son chargement près des fenêtres.

" Veille à son os tympanal ; je crois que c'est là qu'elle s'est cognée. " dit-elle avant de rejoindre une salle d'examen.
A l'adolescence, cet os n'était pas encore soudé complètement avec ses voisins, le squamosal et le pétreux, pour former l'os temporal à proprement parler. Comme c'était celui qui contenait le système auditif, il fallait veiller à ce qu'il ne soit pas endommagé pour que des vertiges et des vomissements ne s'ajoutent pas aux symptômes déjà existants.

Le médecin en activité dans la salle de soin allait l'enjoindre à sortir, d'autant qu'il était en pleine consultation et que Tamara n'avait pas pris la peine de frapper.
" Vous n'aviez qu'à fermer la porte. " commença-t-elle en guise d'introduction, ne laissant pas le temps à son confrère de médecine d'en placer une.
" Le docteur Tabaristan a besoin de benzodiazépine et d'une seringue pour une patiente en crise dans le couloir. Tout de suite ! "
Son regard sombre et son attitude ne laissaient pas planer le doute sur ses intentions. Elle irait elle-même chercher ce qu'elle demandait si on ne lui donnerait pas. Le patient la regardait, l'air de se dire "c'est qui cette folle ?", mais le toubib avait déjà la réponse à cette question. Aussi s'exécuta-t-il promptement pour que la scientifique le laisse tranquillement travailler. Ce qu'elle fit sitôt servie, refermant un peu brusquement la porte derrière elle.

" Tiens, ton "ami" est parti. " fit-elle en revenant avec son petit matériel en main et en le tentant à Stasi. Le couloir était désormais vide de cet ambulancier. S'il était reparti par où il était venu, le russe l'avait peut-être aperçu dans son champs de vision... Dans le cas contraire, il était fort à penser qu'il ait continué son chemin, profitant de la conscience professionnel du docteur.

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Kelly
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MessageSujet: Re: Le couloir et la pharmacie   Ven 17 Mai 2013 - 14:45

Les choses étaient assez confuses depuis le point de vue de Kelly. Vous avez le droit de vous imaginer dans une machine à laver en marche, elle même monté sur les railles d'une montagne russe. Mais de pensées, elle n'en avait que de très claires et précises :
*Et merde et merde et merde et merde et merde...*

Néanmoins, sa petite improvisation avait fonctionné. Elle reconnut tout de même la voix de Stasi lorsqu'il lui demanda :
"- Petite comment te sens-tu ?
- Aheuoha yuhihahé !
" fut tout ce que son larynx sous séisme arriva à cracher, mais elle faisait confiance au docteur pour interpréter ses dires.

Maintenant, il lui faudrait être en alerte, car on allait établir une prescription d'urgence, que l'on allait appliquer à la faible petite lycanne, susceptible de sombrer dans un profond accès de dodo artificiel. Elle ne doutait pas que les mesures de contre-transformation devaient être radicales dans cet établissement, mais elle comptait sur sa corpulence fluette pour que les médecins fassent preuve de tempérance dans leur dosage. C'était quoi, les statistiques de décès par overdose médicamenteuse à Galway déjà ? L'idée lui traversa que ce devait être de l'ordre de beaucoup sur cent.

Elle avait mal partout, son équilibre se la jouait effet Doppler, elle allait être shooté et elle avait une envie croissante de viande de provenance douteuse, cuisson tartare, puisé à la source, après avoir rattrapé ladite source en courant très vite. Une femme de goût aurait dit d'elle qu'elle n'était pas à son avantage.

*J'adore quand un plan s'déroule sans ac...* Elle sentit soudain quelque chose qui la prit au vif, quelque chose comme une seringue, une seringue de benzodiazépine. Elle se rappela avoir capté ce mot de la part du docteur alors que sa tête faisait oui façon rave party. Quelques et merde plus tard, elle se sentit beaucoup mieux, son canidé cognitif s'était calmé, il avait rapporté la baballe, il n'avait plus de mousse à raser Wilkinson aux babines. Il avait les quatre fers en l'air et attendait qu'on lui grattouille le ventre ; c'était pas bon.

Elle ne devait pas se laisser aller. Elle devait lutter contre la léthargie. Mais elle refusait de compromettre sa couverture, sinon les choses allaient vraiment devenir impossibles. Et puis il était hors de question de saboter ses projets d'avenir pour un simple braquage ; ça revenait à réunir 100€ en agressant des grand-mères dans la rue et à tout investir dans des mauvais placements à la bourse.

Il y avait tout de même un fait un contestable : le monde semblait vachement plus cool quand on était drogué. Mais c'était surtout un effet Kiss Cool qu'elle craignait : qu'elle s'endorme ou devienne totalement inefficace. C'est qu'elle avait encore du boulot, et pas des moindres. Tant pis, elle ne pouvait absolument rien faire en l'état. Mais le gentil docteur ne pouvait se permettre de la laisser là, surtout avec un urgentiste ténébreux en liberté dans les couloirs de la clinique ; elle pensait finir dans l'aile des lycans, en toute logique. Cela n'irait pas pour l'aider, mais ça n'aurait en contrepartie aucune conséquence fâcheuse. Et que la situation ne devienne pas encore plus catastrophique, c'était toujours ça de prit hein ? Non ?

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Un crayon Titi ça donne du courage, tu t'sens moins seul, ça t'donne envie d'tous les niquer une bonne fois pour toute. Ça t'donne envie d'les trainer dans la boue, à base de crayon Titi !
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Gordon
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MessageSujet: Re: Le couloir et la pharmacie   Sam 18 Mai 2013 - 15:39

Voyant Chango profiter de la diversion de Kelly pour s'éclipser en rentrer dans la pharmacie, Gordon de son côté, décida de ne pas rester inactif, se doutant que les choses n'allaient pas tarder à sérieusement se compliquer.

Prenant sur son chariot quelques produits d'entretiens, et profitant que personne ne regarda dans sa direction, il entreprit de répandre de bonne giclée de produits savonneux sur le sol. Là, il prit alors sa serpillère dûment humidifiée au préalable et commença a répandre ce cocktail extrêmement glissant sur toute la largeur du couloir.

Cela aurait le mérite de compliquer sérieusement la course de tout emmerdeur qui viendrait de ce côté. Après tout, il paraissait que c'était les plans les plus clichés qui avaient les meilleures chances de réussite.

Mais cela impliquait qu'ils n'auraient plus qu'une direction pour s'enfuir, et qu'il devait rester dans les parages pour indiquer le chemin à prendre quand les ennuis commenceraient, ce qui n'allait pas tarder à arriver à en croire son instinct.

Il reprit ensuite calmement son activité de passage de toile du couloir près des fenêtres, avançant son chariot-poubelle pour arriver jusqu'à la porte de la pharmacie. Là, pensant ne pas être vu, il entrouvrit la porte, et jeta un rapide coup d'oeil pour voir ce qu'il s'y passait. Chango semblait avoir maîtrisé tout le monde... Le mercenaire lança alors un rouleau de sacs poubelles en direction de son "collègue", pour qu'il puisse y mettre un maximum de produits pharmaceutiques.

Il referma ensuite discrètement la porte et retourna alors tranquillement à son activité d'entretiens.

Au moins la première partie du plan était elle respectée. kelly faisait diversion, Chango récupérait les médicaments, et Gordon fournissait de quoi en transporter un maximum jusqu'au point d'extraction.

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Stasi
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MessageSujet: Re: Le couloir et la pharmacie   Lun 20 Mai 2013 - 22:18

Tamara joua son rôle à la perfection et alla directement prendre ce que Stasi désirait dans la salle de consultation la plus proche. Pendant ce temps le doc maintenait la tête de la jeune fille. Dire que tout était calme depuis un certains temps, mais d’où pouvait provenir une telle agitation ?

La jeune femme revint rapidement avec la seringue, Stasi la remercia brièvement la décapucha, vérifia qu’il n’y avait aucune bulle d’air et injecta le calmant. A ce moment là quelques mots énoncés par Tamara, résonnèrent dans son esprit. Son ami ? Mais de qui parlait-elle ? Oui l’étrange individu qu’il avait interpelé juste avant.
Stasi se retourna pour observer le bout du couloir, et non seulement l’homme métis avait disparu, mais en plus un des hommes chargé de l’entretient était maintenant juste à coté ! Et non il n’hallucinait pas, il était en train de discrètement fermer la porte !

Stasi se retourna vers Tamara.

« Effectivement notre ami c’est envolé, peux-tu m’aider ? Tiens lui la tête le temps que le produit agisse… Merci… »

Le lycan se retourna et observa les deux gars qu’ils avaient embauchés pour la sécurité. Apparemment le bruit les avait attiré dans le couloir, tant mieux. Le doc leurs fit signe de venir.

Les deux lourdauds s’approchèrent alors l’espace de quelques mètres et montrèrent à Stasi, ainsi que tous le monde dans les couloirs à quels points ils pouvaient être… Souples ! Les deux gaillards firent un magnifique soleil, apparemment la surface était bien plus glissante qu’elle ne le laissait penser à première vue. Et nos deux patineurs en herbes tentèrent un salto avant de s’effondrer lourdement. Stasi ne dit un mot, tentant de rester stoïque.

« Puis-je te laisser un instant avec la jeune fille ? Merci. »

Sans attendre la réponse le doc se leva et se dirigea vers la pharmacie. Il entendit un des deux gardes se plaindre en disant qu’il avait du se casser quelque chose. A cette remarque le doc sortit un…

« C’est bien fait. »

… A voix basse.

Spoiler:
 

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MessageSujet: Re: Le couloir et la pharmacie   Mar 21 Mai 2013 - 9:07

ChangoLe paquet de sacs poubelles en mains, Chango ne perdit pas le précieux temps dont il disposait pour collecter le plus de médicaments possible. Il faisait face a plusieurs étagères remplis de boites aux noms tous plus hétéroclites le uns que les autres. Il y avait également des pots de céramique où étaient annotés des appellations anciennes de mélanges spécifique de plantes médicinales. Si les premiers contenant étaient fort pratique a enfourner dans les sacs noirs, les seconds eux l'étaient bien moins en plus de leurs volumes imposants. Chango dut privilégier ce qui prenait le moins de place pour en charger un maximum. Il ne s’embarrassa pas de lire les énoncé médicamenteux pour savoir si tels ou tels boites contenaient des médications plus utiles que d'autres. Il y allait à grandes brassées latérales pour faire basculer l'ensembles des boites sur les étagères au fond des sacs. Le temps pressait, il ne pouvait pas se permettre de traînasser.

Quand 3 grands sacs furent remplis et refermés à l'aide de leurs petites ficelles, il les posa juste à l'entrée prêt de la porte et écouta les bruit qui émanaient de celle-ci.

Il ne restait plus qu'a sortir avec le chargement sans se faire prendre. Ce qui, Chango s'en doutait bien, n'allait pas être une mince affaire. Il entrouvrit de quelques millimètres la porte de la pharmacie et aperçut le dos de Gordon qui se tenait à quelques pas. Un peu plus loin c'est le Doc qui avançait vers lui. Chango referma la porte en pestant.

*C'qu'il est collant celui là!!*

Il fallait que Chango trouve un moyen discret de neutraliser le lycan médecin s'il entrait dans la pharmacie. Il rejoignit les employés et ôta le bâillon en lui intimant avec son arme sous le menton et une rage impérieuse qui transpirait derrière ses lentilles.

"ton chef va probablement pas tarder a entrer ici, s'il appelle l'un d'entre vous je te conseil de répéter exactement que je vais te dire:
tu lui dira mots pour mots "venez docteur, y'a un ambulancier qui a eut un malaise, il est étendu ici, nous avons besoin de votre aide" ... je te préviens, mon flingue sera pointé sur toi, si tu tentes de le prévenir de quoi que se soit d'autre je te plombe la gueule illico! tu m'as bien compris?"


Le pharmacien hocha nerveusement la tête et Chango alla se placer dans l'allée d'étagères situées en face et dans le prolongement de celle où étaient ligotés les deux humains. Il s'accroupit en gardant le viseur en direction du pharmacien qui le regardait avec une grande inquiétude. Les secondes s'écoulaient comme une éternité. Chango comptait bien prendre le Doc par surprise et se débarrasser de la menace qu'il représentait.
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Tamara Brooke
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MessageSujet: Re: Le couloir et la pharmacie   Jeu 23 Mai 2013 - 9:09

Le produit une fois injecté, la jeune fille se calma rapidement. C'était déjà ça de pris. Mais Tamara n'eut pas le temps de dire quoi que ce soit que le russe lui demanda de tenir compagnie à la patiente le temps qu'il s'occupe de l'ambulancier. L'Américaine secoua la tête ; elle avait pas fait autant d'années d'études pour servir de garde môme. De plus, elle n'était pas du tout douée avec les enfants quelque soit leur âge, leur parlant notamment comme s'il s'agissait d'adultes instruits.

Elle ne remarqua la présence des agents de sécurité qu'au moment où ceux-ci achevèrent leur pirouette acrobatique.
" Vous êtes dans un hôpital ça tombe bien. " renchérit la scientifique à la remarque d'un des gardes. " Et avec la quantité de muscles qui entourent votre squelette, il aurait fallu que vous tombiez sur la tête pour que vous cassiez quelque chose. "

Il aurait pu y avoir du sarcasme dans cette phrase mais Tamara n'y pensa qu'après l'avoir prononcée. Effectivement, leur cerveau devait être le seul "muscle" non constamment entraîné par ces hommes. La force physique ne faisait pas tout, la preuve en était évidente sous leurs yeux à cet instant. Ils auraient du lire le panneau "sol glissant" avant d'arriver d'un pas décidé dans le couloir. Ils auraient alors fait preuve de plus de retenue et auraient évité cette chute digne de patineurs artistiques.

En se disant ceci, l'Américaine chercha ce fameux panneau indiquant que la zone était en train d'être savonnée. Elle le trouva, du côté des fenêtres, soit bien loin du carrelage glissant qui avait déjà fait deux victimes. Les gardes n'étaient donc pas totalement à incriminer dans la responsabilité de cet accident.

" Eh ! Vous ! " héla-t-elle l'agent d'entretien. Délaissant Kelly suffisamment stable pour qu'elle resta seule quelques instants, elle s'approcha un peu du gars avec sa casquette. Celui-ci gardait la tête baissée sur son chariot comme si elle n'était pas là et ne lui adressait pas la parole. Elle ne se laissa pas démonter et lui sortit très autoritairement : " Allez changer votre panneau de place. Si un brancard passe par là, il faut que les infirmiers soient prévenus que ça glisse pour éviter qu'il y ait un autre accident plus grave. "

Pour Tamara, il n'y avait pas de sous-métiers, mais en revanche il se trouvait facilement des incapables à chaque niveau de cette échelle sociale. Et elle ne comptait pas laisser faire cet incapable-ci alors qu'elle avait moyen de lui demander de corriger son travail. S'il fallait qu'elle lui explique par A+B, elle s'y collerait au besoin mais elle espérait que cela ne serait pas nécessaire. Elle avait d'autres choses à faire et trouvait déjà qu'elle avait perdu du temps sur son planning de la journée. Sachant qu'elle ne pourrait décemment pas quitter le couloir pour vaquer à ses occupations professionnelles tant que Stasi ne serait pas revenu pour la délivrer de son obligation de surveillance. Car tout en attendant l'assentiment de celui dont la silhouette lui disait quelque chose, elle tacha de garder un œil sur la patiente allongée par terre. C'était sans contexte cette double occupation intellectuelle qui ne lui permit pas d'identifier concrètement l'homme à qui elle parlait.

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Kelly
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MessageSujet: Re: Le couloir et la pharmacie   Jeu 23 Mai 2013 - 20:22

Apparemment, le docteur semblait avoir flairé les ennuis avec Chango ; car il était partit aussi vite qu'il était venu, et pareillement : comme un chevalier servant. Mais c'est alors que Tamara s'en alla également, faisant fit de toute notion de dignité humaine, puisque Kelly gisait au sol dans son sang, comme une junkie malpropre. Il semblerait que personne ne s'intéresse à la jeune fille, et ce n'était pas plus mal. Néanmoins, elle aurait aimé un peu plus d'intimité pour reprendre du poil de la bête, dans tout les sens du terme sans doute. Là, elle était dans le couloir, aux yeux de tous ; elle ne connaissait d'ailleurs pas la honte comme l'aurait dut n'importe quelle adolescente de son âge dans cette situation.

Cela dit, il lui fallait continuer à faire diversion, et c'était pas gagné. Elle était censé être complètement défoncé... Bon, elle l'était ; mais en tant que patiente calmé à grand coup de substances chimiques, elle n'était pas censé faire des pirouettes et attirer l'attention sur elle. Son petit doigt lui disait à sa façon pleine d'empreinte digitale que la partie allait être serré. C'était une constante à Galway : le principe même d'un plan permettait de définir que tout allait partir en couille. Tant pis, à la guerre comme à la guerre, si guerre il devait il y avoir ; et elle ne la mènerait pas avec du savon.

Lorsque les deux bonhommes avaient gentiment appréciés l'entretient du sol à l'aide de leur visage, un docteur, qui venait de finir une consultation, sortit afin de savoir quoi l'enfer est ça - comme on disait dans la langue de Justin Bieber - et avait eut une réaction que Tamara aurait jugé pour trop rationnelle, à savoir de mettre Kelly sur un lit d'une des salles de consultation inoccupées en estimant que, quand même, une môme couché par terre avec un sourire béat, barbouillé de sang, ça faisait pas très vendeur et que les patients ne s'en sentiraient pas des plus à l'aise. Bref, la situation correspondait assez mal à un décors de carte postale, ce qui était peu dire. L'homme la laissa ensuite à son trip pour aller aider les gardes de sécurité et, pourquoi pas, comprendre ce que signifiaient ces conneries. La psycho-rigide était en train de persécuter un agent de l'entretient.

Comme les choses allaient sacrément se compliquer dans les minutes à venir au niveau de la pharmacie, les regards allaient être encore plus détournés d'elle. L'opportunité n'en fut que meilleure. Mais pour l'instant, Kelly planait au milieu des licornes, et des peintures de Dali lui faisaient coucou avec un sourire qui ressemblait étrangement au bruit du chocolat lorsqu'il deviendra bleu. Inutile d'expliquer ce que cet état avait de gênant pour la demoiselle, qui n'avait pour habitude de se droguer que par jour de pleine lune parce que, voyez vous, elle était une fille très respectable ! Il fallait agir au plus vite.

C'est donc avec un regard comportant simultanément les caractéristiques d'un débile profond, d'un enfant endormi et d'un hippie à poil long qu'elle détaillait méthodiquement les différents compartiments de rangement qui étaient presque dissimulés dernière le bureau du consultant afin de trouver de quoi se remettre d'aplomb. Le fait qu'il s'agissait là d'une mauvaise idée n'entrait pas en ligne de compte ; le fait que son sens de l'équilibre était assuré plus par ses mains que son oreille interne, en revanche, si. Si elle n'arrivait pas à dissiper les effets de la drogue, elle serait incapable de faire quoi que ce soit, même une omelette.
Heureusement, elle n'avait pas pour mission de faire une omelette.

Son sourire s'accentua encore lorsqu'elle trouva une seringue pré-dosé d'adrénaline. Il y en avait plusieurs, pour plusieurs doses différentes. Son sens de la réflexion fut grandement aidé par la stupidité des médecins qui avaient causés tant de mort par mauvais dosage au cours du temps. En effet, la dose était noté en reflets plastifiés assez gros pour qu'un aveugle et son chien puissent les lire et les comprendre assez facilement. Comme son sang avait déjà accueillit un invité d'honneur, elle prit la dose la plus petite. L'inverse serait comme de mettre de l'essence dans la soupe parce qu'on la jugeait trop chaude. Son pouls battait dans ses tempes, il avait presque une voix ; le monde extérieur faisait presque partie de son métabolisme. Elle planta l'aiguille sans ménagement ; viser une veine n'était pas un problème, que ça soit avec une tronçonneuse ou un cure-dent ; c'était son métier.

Le petit loup dans sa niche s'était prit un coup de pieds au cul, s'était fait versé un sceau d'eau glacée et une avalanche d'insultes bosniaques en caps lock. Ses yeux avaient virés instantanément au blanc tandis qu'elle serrait un pan de sa robe dans sa main à en faire de l'huile. Ses os lui faisaient mal, des rages de dents envahissaient chaque centimètre carré de sa mâchoire et ses ongles se durcissaient, se racornissaient. Elle se cambra en arrière comme une possédée, inspirant un bol d'air d'un bloc pour ne pas hurler. La sensation générale était celle de la plus accentué des descentes de montagne russe. Elle se concentra, essayant de refréner le processus, comme si les deux produits luttaient dans l'arène qu'était son sang. Après tout, elle avait la plus petite dose. Elle resta bien une vingtaine de secondes dans un état interne correspondant exactement à l'expression "le fil du rasoir".

Puis, d'un coup, alors que le système d'exploitation hésitait presque à redémarrer complètement la Pistache à coup de syncope, celle-ci se mit agir avec une vitesse assez effrayant pour qui aurait assisté au spectacle. Heureusement, ce n'était pas le cas. Elle avait tout d'abord jeté la dose par la fenêtre, au loin, puis avait fait de même avec son propre corps. Enfin, ce n'est pas à proprement parler ce qu'elle fit. Disons qu'elle y mit plus de ménagement : elle sortit par la fenêtre à la recherche d'anfractuosités dont l'architecture moderne de l'édifice regorgeait, puis referma ladite fenêtre presque entièrement, de façon à ce qu'elle est l'air fermé sans toutefois l'être réellement.

*UN NOUNOURS !!!*

Elle s'arrêta un instant car le fou rire était devenu irrépressible. Quelques secondes plus tard, elle se cala pour pouvoir essuyer ses larmes sans perdre équilibre puis repartit. Finalement, elle arriva sur le toit sans même savoir pourquoi elle avait rit.

*UN NOUNOURS !!!*

Ah, c'était pour ça...

Elle se traîna jusqu'au réservoir en tenant ses côtes endolories par les abdominales qu'avait provoqué son rire, ouvrit son sac Hello Kitty et se mit au travail. Parfois, elle s'arrêtait un peu, pour savourer les délices de... De quoi déjà ? De son cerveau.

HRP :
 

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Gordon
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MessageSujet: Re: Le couloir et la pharmacie   Dim 26 Mai 2013 - 15:52

Gordon esquissa un rire intérieur en voyant les deux vigiles se rétamer lamentablement sur le petit piège qu'il leur avait tendu, se faisant bien mal au passage. Ayant prit soin de couvrir une bonne surface de couloir avec son cocktail glissant, il en vint à considérer que le temps qu'ils parviennent à sortir de cette patinoire et à se rétablir, il avait tout le temps de voir ce qu'il se passait autour de lui.

Évidemment, il n'eut pas le temps de prendre le temps de s'amuser de ses propres bêtises, que Tamara était déjà sûr lui pour l'enguirlander sur son travail déplorable, il avait donc un problème plus sérieux à gérer soudainement.

Heureusement un médecin vint prendre en charge Kelly pour l'emmener dans une salle, ce qui détourna le regard de l'anthropologue. Il prit donc une serpillère et un sceau et s'éloigna de la demoiselle en grommelant pour retourner en direction de vigiles et de la zone où Tamara avait laissé sa mallette. Il veilla à garder la mine basse pour que Stasi ne le reconnaisse pas au passage. Même si c'était peut probable avec son nouveau look, alors qu'il ne l'avait vu qu'une fois.

Là il posa le seau, attrapa le panneau qu'il avait déjà pris tout à l'heure et le posa devant les gardes qui pataugeaient toujours. Il entreprit alors de nettoyer le sol, bien dégueulassé par Kelly. Cela afin de s'accorder le temps de voir le médecin qui l'avait prit en charge, ressortir et lui faire signe de s'en aller par une direction autre que celle où il avait signalé le sol glissant.

Cela faisait toujours un problème de réglé. Malheureusement, c'est à ce moment qu'un autre, plus préoccupant, se profila à nouveau. Stasi avait quitté sa position pour visiblement se rendre en direction de la pharmacie. Au vu de la tournure des évènements, Gordon en vint à considérer que le plan A avait de bonne chances de définitivement capoter.

Si le scénario qui se profilait se confirmait, chercher à gagner plus de temps ne faisait que diminuer leurs chances de fuite et c'est dans cette logique qu'il prit l'initiative de de tenir prêt à organiser la sortie "en catastrophe" des lieux.

Tamara dans le même temps était revenue prêt de lui pour récupérer sa boite et ne le regardait pas. Les gardes étaient toujours au sol mais commençaient à s'extraire de la "zone piège" à quatre pattes. Stasi était déjà devant la pharmacie et confirmait son intention d'y entrer...

Il était temps d'improviser...

Dézipant le haut de son uniforme, il en sortit prestement un pistolet à gaz, et rapide comme l'éclair : " Plop " une première fléchette anesthésiante venait d'être tirée sur Tamara. " Plop ; Plop " deux autres venaient d'être tirées sur les vigiles à quatre pattes à proximité de lui. Le quatrième "plop" était pour Stasi.

Parmi les armes qui leur avaient été proposées avant de partir, il avait opté pour celle-ci, cette dernière ayant le mérite d'être discrète à dissimuler, silencieuse et surtout aussi non-létale qu'efficace pour calmer les emmerdeurs.

La dose des fléchettes était apparemment suffisante pour assommer un cheval. Bien sûr, ce calcul ne prenait pas en compte les effets du produit sur les moins humains de leurs opposants. Il priait donc pour qu'il n'ait pas de mauvaise surprise à ce niveau là.

La quatrième fléchette ricocha contre la porte de la pharmacie et tournoya pour tomber aux pieds de Stasi, sans malheureusement parvenir à le toucher... Ce dernier sembla d'ailleurs surpris par l'impact qui venait de se produire juste devant lui ... Gordon qui avait du faire quatre tirs rapidement n'avait malheureusement pas eu le temps de correctement ajuster le dernier, sur une cible plus éloignée que les autres.

Il réajusta à nouveau son arme en direction de celui qui le regardait désormais.

Il espérait que Chango et Kelly ne tardent pas à refaire très vite leur apparition, car quiconque passerait dans le couloir donnerait immédiatement l'alerte à présent.

Spoiler:
 

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Stasi
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MessageSujet: Re: Le couloir et la pharmacie   Mer 5 Juin 2013 - 22:17

La situation était décidément des plus étranges, le doc avait un mauvais pressentiment. Et dans un hôpital remplit de patient, dont une partie était des lycans et une autre des vampires, le russe n’aimait pas avoir ce genre de pressentiment.
La pharmacie était la cible de bien des drogués en manque et en recherche de doses, aussi Stasi avait prit l’habitude de se montrer prudent. Et la quelque chose clochait. L’inconnu qui avait disparu dans la pharmacie, la petite fille étrange et lycane qui faisait un drôle de crise… Tous cela était bien étrange.

Stasi posa la main sur la poignée de la porte afin de l’ouvrir, quand soudain il entendit de drôles de bruits. Le russe se retourna et aperçu les deux gardes s’effondrer à nouveau… Tamara également alors que la jeune fille avait disparut.

« Mais qu’est ce que c’est que ce b…. »

Une fléchette arriva à ses pieds, apparemment le tireur avait raté son dernier tir. Pas le temps de réfléchir, Stasi devait réagir tout de suite, il chercherait une explication plus tard.

« QUE TOUT LE MONDE SORTE, DANGER! »


Il avait hurlé ses quelques mots, afin de faire évacuer les gens, dans ce genre d’hopital, le doc savait que ces quelques mots feraient l’effet d’une bombe, et que l’alarme serait donné assez rapidement. Il fixa alors le tireur, esquissant un petit sourire.

« Pas de chance, tu es tombé sur le mauvais hôpital, le mauvais jour… »

Cela faisait maintenant un petit temps que le doc n’avait pas eu à s’en servir… Il passa ses deux mains dans son dos, derrière sa blouse et sortit ses deux lames d’argents.

« Je te conseil de poser ton arme, sinon tu risque de le regretter amèrement. »


Il était dos à la porte de la pharmacie, face au « technicien de surface », observant ses mouvements.
Spoiler:
 

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Tamara Brooke
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MessageSujet: Re: Le couloir et la pharmacie   Jeu 6 Juin 2013 - 10:02

Spoiler:
 

L'homme d'entretien avait choisi de l'écouter et même s'il ronchonnait, il s'était dirigé vers l'endroit qu'elle lui indiquait pour faire ce qu'il convenait. Aussi la scientifique ne resta-t-elle pas plantée là et regagna l'endroit où elle se trouvait précédemment ainsi que son bien. Vivement que ce petit grabuge finisse, elle voulait repartir travailler.

Mais à peine s'accroupit-t-elle qu'elle sentit une légère piqure à son bras. Y portant sa main, elle sentit une extrémité y poindre alors que ses sens commençaient déjà à s'embrouiller.
Ses forces l'abandonnaient, sa conscience s'émoussait. Elle ne maîtrisait plus son corps et son esprit et cela la fit enrager. Elle leva simplement la tête, les doigts toujours accrochés à la fléchette plantée dans son bras. Elle voyait flou et elle se voyait partir ; les choses n'avaient plus de substances. L'homme en face d'elle, l'homme qui lui avait tiré dessus n'était plus qu'une masse informe de couleurs qui dansaient à ses mouvements. A moins qu'il ne s'agissait de ses mouvements à elle tandis qu'elle vacillait pour de bon.
Il n'était pas possible de lutter ; elle avait essayé mais la dose était trop forte et en quelques secondes, Tamara se retrouva dans un autre univers sans songe, ni pensée. Allongée par terre à côté du crâne qu'elle voulait examiner. Assommée une fois de plus par un tranquillisant.

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MessageSujet: Re: Le couloir et la pharmacie   Jeu 6 Juin 2013 - 14:56

ChangoChango attendait avec une pointe d'anxiété que le Doc se decide enfin a passer la porte de la pharmacie. Mais à peine celle-ci s'était entrouverte qu'elle s'était aussitôt refermée. Que se passait il a l'exterieur pour que l'entrée de Stasi puisse être interrompue?
Chango eut un élément de réponse quelques secondes plus tard quand il perçut la voix du Doc lancer l'alerte.

*Et Merde!!*

Chango pesta en se redressant de sa cachette. Pour ce qui était de flouer Stasi dans la pharmacie c'était loupé. Il allait falloir improviser une fois encore. Il menaça une dernière fois de son arme les deux pharmaciens en passant face a eux. Puis il s'arrêta, comme suspendu par une idée subite. Il revint vers les pharmaciens en affichant un sourire énigmatiquement inquiétant. Il saisit le premier des deux qui se présentait et le souleva du sol pour le mettre sur ses deux pieds et le maintenir fermement plaqué contre lui avec un bras sous la gorge en lui appliquant le canon de son flingue sur la tempe.

"Non non non !! je vous en prie ne faites pas ça! j'ai une famille et je ..."
"Si tu fermes ta gueule et que tu restes tranquille, tu la reverra ta famille"

L'employé déglutit nerveusement en hochant la tête. Il ne comptait assurement pas prendre de risque de se retrouver avec la cervelle éparpillée un peu partout dans la pharmacie.

"On va sortir tout les deux bien gentiment et tu vas obéir sans broncher; sinon !!..."

Chango pressa fortement le métal froid contre le crâne de l'humain qui baffouilla son plein accord en tremblant. Il traversère la pharmacie et s'approchèrent de la porte.

"Ouvre la doucement que l'on voit ce qui se passe"

l'humain executa la consigne en proie à toujours autant d'effroi. par l'entrebaillement de la porte, Chango vit le Doc de dos et Gordon un peu plus loin. Tout a coup l'alarme sonore se déclencha dans l'ensemble de la clinique. Il fallait faire vite, d'ici cinq minutes tout au plus, les portes de sorties seraient bloquées par les armes a feu des forces de l'ordres. Chango chuchota a l'intention de son otage:

"Ok champion, c'est ton heure de gloire, prouve moi que tu mérites de vivre en étant un bon petit otage bien sage et convaincant"

D'un coup de pieds sec Chango ouvrit la porte de la pharmacie en grand et fit irruption dans le couloir derrière son bouclier humain. l'arme bien calé contre l tête du pharmacien, il s'adressa d'une voix tonitruante a Stasi:

"Hey Doc! qu'est ce que tu penserais du rouge cervelle pour repeindre le mur?!! soit gentil veux tu!! Fais glisser tes couteaux à beurre vers mon ami la-bas et allonges toi au sol avec les mains sur la tête. Sinon je laisse libre cours à mes pulsions d'artistes peintre !!!"
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Le couloir et la pharmacie

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