AccueilCalendrierFAQRechercherMembresS'enregistrerConnexion

Partagez | 
 

 Les quais

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : Précédent  1, 2, 3  Suivant
AuteurMessage
Invité


MessageSujet: Re: Les quais   Mer 4 Jan 2012 - 14:17

Nolan FieldAu moins une chose était sûre, cette femme avait un sacré caractère, elle ne se laissait pas faire face à un vampire qui en un rien de temps pourrait très bien en finir avec elle. En même temps il n’avait pas envie de ressentir la sensation de tout à l’heure à nouveau. Il arrivait bien à percevoir la rage qu’elle avait en elle, surtout après ce qu’il venait de faire. Alors qu’allait-elle faire ? Il avait hâte de voir sa réplique.

- Aurais-je blessé ton orgueil d’enfant de cœur ? Ce n’est pas parce qu’on ressent la douleur qu’on est pas capable de la surmonter.

C’était un peu pour ça qu’il avait jeté son collier aussi rapidement qu’il l’avait attrapé, cela lui rappelait les séances de torture à l’eau bénite. Elle avait bien contourné la question qui suivait, n’avait-elle aucune compassion pour ceux qui avaient eu la machance d’être transformé contre leur volonté ? Au lieu de ça, elle était plutôt d’humeur agressive.

- Mais c’est qu’elle est en colère en plus. Tu n’es pas idiote, tu es juste ignorante parce que tu n’as jamais été vidée de ton sang et tu crois que les vampires ne sont que d’horribles tueurs, mais si tu savais au moins ce qu’on ressentait … Enfin, tu es tellement perdue et enfouie dans tes idées que même vampire tu nierais la vérité.

Il leva la tête vers le ciel, presque désolé pour elle, lorsqu’elle le toucha brusquement alors qu’il ne s’y attendait pas. Il recula de quelques mètres, pourtant il était surpris de voir qu’il n’avait rien ressenti de particulier. Son visage se calmait peu à peu, car il avait été prêt à mordre sans lui laisser la moindre chance d'en ressortir. Puis il la regarda avec l’étonnement qui se lisait sur son visage.

- Heu … Pourquoi il ne s’est rien passé ?

Mais son étonnement fut de courte durée, il s’approcha désormais d’elle, un léger sourire sur son visage.

- Maintenant que tu n’as plus de moyen de me faire réfléchir, qu’est-ce qui me retient de te tuer … Ou même … Enfin tu vois de quoi je parle.

Il s’était grandement rapproché, la regardant de haut, puis étrangement il fit demi-tour et fit quelques mètres pour ramasser le collier de la jeune femme. Il se retourna à nouveau et lui lança de façon à ce qu'elle puisse attraper le collier. Il regarda sa main tout en serrant les dents, quelques légères marques de brûlures étaient apparues mais son organisme aurait vite fait de les soigner, c'était l'avantage d'être un vampire, le seul peut-être pour pas mal de monde.
Il s'avança à nouveau dans sa direction et s'arrêta à mi-distance.


- Essaye de comprendre ton problème avant ta prochaine agression.

Il n'ajouta rien de plus, sa façon d'agir a dû paraître étrange, très étrange même. Il passa à côté d'elle et repartit dans la direction du centre ville. A peine fut-il à quelques mètres d'elle, qu'il ajouta finalement.

- Au fait, moi c'est Nolan.

Le sourire aux lèvres, il continua son chemin, gardant en tête cette rencontre inattendue avec une femme pleine de mystères.

Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Invité


MessageSujet: Re: Les quais   Jeu 5 Jan 2012 - 22:38

Yelena ValloneSurmonter la douleur… Et c’est à elle qu’il osait dire ça ? Il ne savait pas, c’est vrai. Il ne pouvait pas savoir ce qu’elle avait vécu et surmonté. Il y avait toujours pire, il faut le dire mais quand bien même.
En ce qui concernait son orgueil, on ne pouvait pas dire qu’il était démesuré, du moins, pas dans certains cas. En dehors du fait de vouloir se débrouiller seul, ça allait.

Elle regarda son collier tout en gardant un œil sur le vampire. On ne peut pas dire qu’elle était experte en la matière malgré sa vie obligatoire à leurs côtés un certain temps. Pendant cette période, elle avait plutôt pensé à rester en vie et non pas à les étudier. Aussi, le cas des vampires forcés, elle n’y avait pas tout à fait réfléchit.

Ce qu’il ajouta ne fit que lui passer au dessus de la tête. Il aurait bien pu débattre pendant des heures que ça n’aurait rien changé. Elle n’était pas dans un état d’écoute. Elle en était même très loin. La preuve en était qu’elle venait de faire un premier pas vers l’agacement plus que certain en saisissant une de ses mains pour lui faire ressentir ce qu’un être humain pouvait ressentir en étant en vie.
Cependant, à en juger par sa remarque, rien ne s’était passé et ça, ça n’était pas normal. Pas normal du tout. Comment était-ce possible ?

- Comment ça rien ?

Il avait raison pourtant, comment se protéger si son don, pouvoir, ou quoi que ce soit ne marchait pas ? Était-il aléatoire ? En tout cas, elle était en danger, c’était un fait. En pleine panique intérieure et étant incapable de cacher quoi que ce soit, elle était figée sur place mais au lieu de faire un geste menaçant, il recula. Chose encore plus étonnante, il lui lança son collier qu’elle réceptionna de façon peu glorieuse. Aux jeux d’adresse, elle était bonne dernière.

En tout cas, cette rencontre se terminait d’une manière bien étrange et inhabituelle. Elle n’avait pas du prendre ses jambes à son cou chose qui jouait en sa faveur vu sa coordination désastreuse.

*Nolan… En voilà un qui ne manque pas de surprendre son monde.*

Elle était là, comme deux rond de flanc en pleine nuit sur les quais à regarder partir un vampire sur qui son pouvoir n’avait pas marché correctement et qui au final l’avait laissée en vie. Cette ville était vraiment très étrange.

Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Invité
avatar

MessageSujet: Re: Les quais   Mar 24 Jan 2012 - 2:05

Lucia Vinciguerra
Il fallait croire que les quais étaient devenus un lieu de promenade nocturne à la mode chez les demoiselles esseulées. Égarée ? Peut-être bien. Sans doute aurait-elle du se montrer plus attentive à l'itinéraire emprunté, surtout dans une ville qu'elle ne connaissait que trop peu.

Lucia Vinciguerra n'était à Galway que depuis deux petites semaines, temps qu'elle s'était donnée pour visiter et découvrir la bourgade qui allait devenir leur nouveau foyer. Elle avait laissé son frère s'occuper des premières démarches, même si elle avait rempli sa part de paperasserie. Il leur avait dégoté un appartement, et s'occupait des rentrées d'argent le temps qu'elle puisse s'intégrer ; il est plus difficile de faire face à la barrière de la langue quand on en est dépourvu.

Ainsi donc ses pas l'avaient menée aux abords du Corrib au gré de ses flâneries. Elle n'était pas du genre à se soucier du sentier parcouru, tant qu'il était inédit. Que la zone soit inanimée et passablement déserte - à cette heure-ci du moins -, ou que l'éclairage vienne à manquer par endroits, son humeur et son allure demeuraient inchangées. Même le soûlard qui s'était mis à la suivre n'avait réussi à changer cet état de fait. Ce qui avait certainement fini par l'irriter, puisqu'il était passé devant elle pour lui barrer la route.


"Bah alors ma jolie, on s'est perdue ?"

Si Lucia daigna dévisager l'individu, ce n'était que pour tenter d'appréhender ses propos. Le temps de mettre un sens approximatif sur ses mots, ce qui n'était guère aisé étant donné l'accent dont il faisait preuve, et elle secoua la tête pour seule réponse.

"Eh quoi ? T'as perdu ta langue aussi ?"

Le ricanement qui suivit la dissuada de répondre par l'affirmative, aussi préféra-t-elle chercher à s'esquiver. Ce qui était mal engagé quand le gêneur la saisit par le bras pour la retenir. Trouver une porte de sortie, vite. Sans doute pourrait-elle y gagner à se montrer plus docile mais... n'était-ce pas une silhouette au coin de la rue qui donnait sur le fleuve ? Un uniforme ? Serait-ce... ?

Jouant son dernier atout, Lucia se mit à crier. Si sa voix eut d'abord du mal à s'élever de ses cordes vocales usées de n'être utilisées, sa gorge se décida enfin à libérer ce hurlement si longtemps contenu. Largement de quoi faire réagir un policier...


Dernière édition par Lucia Vinciguerra le Mer 25 Jan 2012 - 1:58, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Kieran Nealson
Vampire
avatar

Messages : 427
MessageSujet: Re: Les quais   Mar 24 Jan 2012 - 13:41

Kieran regarda une nouvelle fois sa montre. 23 heures et 15 minutes. Seulement 15 petites minutes en plus s’étaient rajoutées à l’addition, depuis la dernière fois qu’il avait effectué ce geste. Dire que cela faisait à peine plus d’une heure qu’il avait commencé sa ronde … Il en avait encore pour de nombreuses heures. A croire que, quand l’ennui le prenait, le temps décidait de ralentir sa course. Cruelle dilemme de l’éternité.

Il traversa les rues qu’il avait déjà parcouru une centaine de fois, évitant soigneusement les quartiers de l’église. Son collègue devait, normalement, s’en charger. Ils avaient convenu de faire une légère entorse au règlement qui stipulait normalement de travailler par équipe de deux. Mais, à vrai dire, il lui arrivait très fréquemment de faire cavalier seul pour son propre confort et celui de son coéquipier.
Cependant, les rues du quartier chic étaient mortellement ennuyeuses, surtout à une heure aussi avancée. Il bifurqua sur les quais, qui avaient souvent mauvaise réputation, dans l’espoir de trouver davantage d’action. Il commençait déjà à se résigner … L’avantage des bas-fonds était la propension de criminels qui y pullulaient. Il ne restait plus qu’à se servir de ses crocs … Et de se servir tout court. Effet radical pour neutraliser la cible en douceur, bien mieux qu’à coup de pistolet, et surtout, il en ressortait en bien meilleure forme.

Un cri l’extirpa de ses pensées lugubres. C’était un cri de détresse, un rien guttural. Il tourna son regard vers la source du son, fronçant les sourcils. Il ne s’était pas vraiment attardé sur ces deux silhouettes auparavant, mais maintenant qu’il faisait davantage attention, il aperçut clairement l’ivrogne à moitié s’affaler sur la jeune femme dans une étreinte non consentie. Elle, avait du apercevoir son uniforme …
Il poussa un soupir. Non, apparemment, un simple ivrogne. Ca suscita à peine son intérêt, mais suffisamment pour qu’il consentit à prendre le pas de course. Le Devoir, c’était le Devoir.

« Allez, viens là ma belle … Crie pas comme ça ! »

L’ivrogne tentait d’étouffer son cri d’une main, la conservant à portée d’une autre à sa taille. Ses mouvements étaient bien trop lents pour inquiéter Kieran, et il eut à peine le temps de tourner la tête pour l’apercevoir arriver à grande allure. Déjà qu’un humain avait peu de chances de lui échapper, alors avec plusieurs grammes dans le sang …
Il pensa un instant à arrêter sa course pour lui servir le speech habituel, mais son désintérêt l’emporta. Qui sait, il pourrait se montrer subitement violent, acculé ainsi. Il se contenta de lever son pistolet … Et d’abattre sa crosse sur sa tête. Un bruit mat se fit entendre alors que l’homme s’écroulait, à peine retenu par le policier. Il songea un instant qu’il aurait peut-être dû frapper moins fort … Détail, détail.

Son regard croisa celui de la femme alors qu’il rangeait son arme. Il ne lui avait pas porté attention auparavant, mais maintenant qu’il la regardait de plus près, elle avait un petit air … Italien ? Il resta tempéré, alors qu’il la détaillait, une rigueur toute professionnelle. Quoique, il avait une petite faim. Et maintenant qu’il y songeait, sa réaction hâtive lui parut bien plus désagréable. Ce n’était pas vraiment celle d’un sauveur, davantage d’un prédateur qui faisait attention à limiter les témoins. Cet instinct l’agaçait, parfois.

« Vous n’avez rien ? »
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
avatar

MessageSujet: Re: Les quais   Mer 25 Jan 2012 - 1:57

Lucia Vinciguerra
Son cri mourut au moment où l'homme s'écroulait au sol. Elle le regarda s'effondrer, vaincu au premier coup porté, avec un dégoût certain, qu'elle se retint d'exprimer en lui crachant au visage. Pitoyable loque. Elle essuya sa bouche d'un revers de main, là où il avait voulu lui imposer la sienne, et leva enfin les yeux vers son sauveur.

Il semblait la détailler, elle en fit autant, se donnant juste le temps de reprendre de l'air, agitant la main sous son nez - ou bien était-ce pour chasser le souvenir encore proche d'une mauvaise haleine ? Sa respiration retrouvée, les battements de son cœur se faisant de nouveau plus réguliers, elle le dévisagea. L'uniforme ne l'avait certes pas trompée, ou alors était-il bien déguisé, mais ce n'était pas là sur quoi elle s'attardait ; il avait véritablement le visage d'un ange, d'une blancheur que faisait ressortir le peu d'éclairage qui les entourait.

Il n'était pas bienveillant ou miséricordieux, non, cet ange n'était là que pour accomplir son Devoir. Elle l'aurait sans nul doute accueilli en tombant à genoux s'il était apparu dans ses montagnes siciliennes, quand bien même elle n'avait plus vraiment de croyances de ce genre. Mais nous étions dans un autre lieu, presque un autre temps. Aussi son expression se fit neutre, en réponse à celle du policier. Du reste ne s'intéressait-elle plus qu'à lui ; peu lui importait le sort de son agresseur, il aurait pu à cet instant se relever et s'enfuir que cela ne lui aurait fait ni chaud ni froid.

A sa question, elle se contenta de secouer la tête pour répondre par la négative. Grâce à son intervention rapide et salutaire, l'ivrogne n'avait pas eu le temps de la malmener. Elle se défit de sa neutralité le temps d'un sourire sincère et d'un bref mouvement de tête pour l'en remercier. Et maintenant ? Fallait-il qu'elle remplisse une déclaration, un témoignage ou que sais-je ? Elle se passerait bien de telles démarches encombrantes, surtout au vu de sa situation ; elle n'était même pas certaine que son frère ait proprement fait régulariser leurs cartes de séjour.

Peut-être allait-il la laisser partir sans rien de plus qu'une annotation sur son carnet après tout. Elle n'avait pas bougé davantage, dans l'expectative. Elle avait le sentiment pourtant qu'il y avait quelque chose, chez cet homme... Ce n'était pas tant la mise au tapis directe, pas si étonnante pour un individu entrainé face à quelqu'un d'imbibé par l'alcool. Ce n'était pas non plus le geste en lui-même, elle ne songeait pas un instant que ce fût déplacé pour un agent de police, ce grossier personnage n'avait eu que ce qu'il méritait.

Non, il s'agissait d'autre chose, qui la dérangeait particulièrement du fait qu'elle ne parvenait pas à se l'expliquer. Comme s'il exerçait sur elle une sorte de fascination... morbide.
Revenir en haut Aller en bas
Kieran Nealson
Vampire
avatar

Messages : 427
MessageSujet: Re: Les quais   Mer 25 Jan 2012 - 10:46

Son regard se fit interrogateur devant les mimiques de la femme. Qu’est-ce que cela signifiait ? « Non, merci, ça va. » ? Sans doute. Le message était assez explicite, mais si le premier mouvement trahit pour lui une certaine timidité, les autres lui firent prendre conscience de son inaptitude à s’exprimer.
« Vous comprenez notre langue ? » Fut la question qui lui vint naturellement.
Il avait employé quatre mots d’une étonnante simplicité, après tout, et ça l’étonnerait qu’elle soit incapable de parler dans la langue universelle. Il n’allait tout de même pas devoir se remettre à l’Italien ? Cela faisait une bonne dizaine d’années qu’il n’avait pas pratiqué et son accent était déjà terrible à l’époque.

« Je vais vous raccompagner. »
Il prit deux secondes de réflexion et répéta cette même phrase en italien, dans une syntaxe parfaite, mais bien une intonation hasardeuse. Un soupir passa ses lèvres, au moins, le message était passé.

Kieran s’accroupit pour vérifier l’état de l’ivrogne. Il puait, sans aucun doute, mais il allait bien. Il était tenté de le laisser là et de repasser plus tard pour … Non. Mécaniquement, il tapa par plusieurs fois la crosse de son pistolet contre sa tempe, comme si cela lui permettrait de lui sortir cette idée de la tête. Article L. 3341-1 du code de la santé publique …
Il tapa une fois trop fort, le ramenant à la réalité. Rangeant prestement son arme pour ne pas effrayer davantage l’italienne, il se releva et prit en main l’engin de communication qui le mettrait directement en relation avec son homologue. Il ne répondit pas de suite, ce qui agaça Kieran. A peine eut-il entendu le signal enclenchant la communication qu’il déclara :
- Un ivrogne sur les quais est à placer en cellule de dégrisement.
- Tu ne peux pas t’en charger toi-même ?
- Il a agressé une femme que je dois raccompagner chez elle.
- Toujours le beau rôle …
- Je n’attendrais pas plus de cinq minutes. Finis vite ton verre et dépêche toi.
- Quoi ? Pas d …


Il mit fin à la communication dans un soupir retentissant. Comme s’il n’avait pas entendu les éclats de voix, le tintement du verre contre le bar, et sa dernière réaction lui prouvait que son intuition était la bonne. Ce n’était pas la première fois qu’il se prenait du bon temps durant son service, mais ça lui apprendrait à tenir sa langue.

Il rajusta une manche de son uniforme et revint à sa préoccupation première, son regard d’acier se plantant dans celui de Lucia.
« Où habitez-vous ? »

Il accompagna sa parole d’un geste de la main, l’invitant tout simplement à bouger. Elle ne l’avait pas quitté du regard, depuis. Il fit mine de ne pas le remarquer en évitant, pour sa part, de trop se focaliser sur elle. Il était toujours capable de se raviser, d’agir sous une pulsion en laissant de côté sa réflexion froide. C’était déjà arrivé, le résultat avait toujours été désastreux.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
avatar

MessageSujet: Re: Les quais   Dim 29 Jan 2012 - 19:02

Lucia Vinciguerra
Il s'était attendu à ce qu'elle lui donne une réponse de vive voix, évidemment. Elle aurait aimé pouvoir se faire comprendre sans ces mimiques ridicules, mais elle ne put répondre à sa question que d'un nouveau hochement de tête. La langue ne lui était pas encore très familière, mais les mots qu'il employait avaient le mérite d'être clairs. Et s'il faisait certes erreur en mettant son mutisme sur le compte d'une nationalité étrangère, au moins avait-il vu juste sur la nationalité en question, quand bien même ce n'était pas très dur à deviner même pour l'un de ces insulaires nombrilistes.

Sans doute ne faisait-il pas partie de cette catégorie-là d'ailleurs, ce que tendait à prouver son emploi de l'italien, qui parvint à la toucher malgré l'accent. Quel étrange individu, songea-t-elle, elle n'avait rarement vu policier si avenant. Elle ne réagit d'aucune sorte quand il se pencha sur le soûlard pour l’ausculter, pas plus devant son toc avec son arme, c'est qu'elle avait déjà vu beaucoup d'hommes faire joujou avec un pistolet, au moins ne faisait-il pas exception de ce côté-là, même si d'autres qu'elle auraient trouvé sa façon de se remettre les idées en place quelque peu spéciale.

Elle attendit de même patiemment la fin de sa conversation avec son collègue. Son attitude figée devait sans aucun doute paraitre étrange, mais elle n'avait guère le choix : si elle voulait se faire comprendre, il faudrait bien qu'il la regarde. Ah, son adresse. Cette fois un mouvement de tête ne suffirait pas. Elle extirpa d'un geste vif un petit carnet accompagné d'un stylo d'une petite sacoche de cuir noir qui lui servait de sac à main pour y griffonner quelques mots, avant de le tendre au policier. Y figurait son adresse, comme demandé, une rue perdue entre les bas-quartiers de Rahoon et le centre-ville, c'est-à-dire pas vraiment à côté.

Ramenant son carnet à elle, elle avisa l'attitude de l'homme qui lui faisait face, que son geste avait du surprendre. Maintenant qu'elle avait son attention, elle joignit son pouce et son index, les passant sur ses lèvres comme pour signifier une bouche cousue ; au moins le langage des signes avait-il le mérite d'être explicite pour cela. Ceci fait, elle commença à s'avancer, puisqu'il l'y invitait, refermant son carnet pour lui présenter la couverture et ce qu'elle y avait marqué de son écriture fine :

'LUCIA VINCIGUERRA'
Revenir en haut Aller en bas
Kieran Nealson
Vampire
avatar

Messages : 427
MessageSujet: Re: Les quais   Dim 29 Jan 2012 - 23:26

Un brin de scepticisme passa sur ses traits, quand elle se saisit de son carnet pour griffonner quelques mots. Mais qu’est-ce que … Oh non, tout de même pas ? Il se saisit du papier, sans vraiment y réfléchir, le regard encore fixé sur elle. Sa gestuelle lui confirma ses doutes, alors qu’elle passait ses doigts au niveau de ses lèvres.
« Muette. » Déclara t-il, comme pour lui confirmer qu’il avait compris.

Il ne fit pas d’autres commentaires, et son expression reprit sa neutralité habituelle. L’idée de parler à un mur l’indifférait quelque peu. Qu’elle ne compte pas sur lui pour faire la conversation …
Un coup d’œil rapide vers le papier lui suffit pour s’imprégner du lieu. Il n’aurait pas besoin de regarder une carte, à vrai dire, après deux ans passés à arpenter les rues en permanence, il les connaissait un peu toutes comme sa poche. Ce fut à son tour d’hocher la tête, pour lui confirmer qu’il savait où se rendre. Etrangement, la nouvelle l’incitait presque à adopter ses manières à elle …

Il enfourna le papier dans sa veste, avant que son regard ne soit à nouveau attirer par un autre détail. Il était désormais plus attentif à l’aspect visuel, se concentrant donc sur son ouïe pour s’assurer que les lieux étaient encore paisibles. Kieran s’attendait presque à recevoir un autre papier, en espérant sincèrement ne pas finir noyer sous les notes, car même les muets pouvaient se révéler bavards … Mais non, elle lui désigna simplement le haut de son carnet. Un nom était gravé là, le sien, sans doute, à en juger par les connotations italiennes. Que devait-il dire, maintenant ? « Enchanté » ? Ou devait-il aussi se présenter ? Pour un policier, c’était quelque peu déplacé.
« Bien. » Se contenta t-il de répondre. « Ce n’est pas à côté, et je n’étais pas en véhicule, mais ce sera toujours plus simple de s’y rendre à pied que de faire un détour pour en chercher un. »

Il se mettait déjà en marche. De toute façon, il n’aurait guère de réponses, et donc de protestations. En y repensant, il l’avait pourtant entendu crier … Muette, vraiment ? Il se stoppa et se retourna pour lui faire la remarque. Un détail lui échappait forcément, et il n’appréciait pas cette sensation.
« Je vous ai entendu crier … Pourtant. »
Il ne précisa pas davantage sa pensée. Ses pas se firent plus lents, pour se caler sur les siens, même s’il restait en tête son regard était tourné vers elle, la tête légèrement inclinée. Il ne lui proposa pas de la tenir ou de la guider par la main, car elle avait beau être muette, elle n’en était pas aveugle malgré l’éclairage assez faible sur les quais. Il évita tout de même de remettre ses mains dans ses poches, autant parce que ce n’était pas très distingué que cela lui ferait une accroche si elle voulait soudainement accaparée son attention. Car bien vite, Kieran reporta son attention devant lui.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
avatar

MessageSujet: Re: Les quais   Lun 30 Jan 2012 - 0:35

Lucia Vinciguerra
Allons bon, il avait enfin compris. Elle s'abstint de lui offrir un nouveau signe de tête ou toute autre singerie pour lui signifier que tel était le cas, son silence parlait pour elle.

L'observant davantage, elle en vint à penser qu'il lui ressemblait un peu, peut-être. Elle appréciait sa neutralité apparente, sans même savoir ce que lui cachait derrière. Surtout, c'était reposant, là où d'autres l'auraient plainte, pour bien souvent se moquer dans son dos, oubliant qu'elle n'était pas sourde, lui se contentait de... s'adapter, se calquant déjà sur ses habitudes à elle.

Qu'il se taise donc, cela ne la dérangeait pas outre mesure. Elle n'avait pas la moindre envie de griffonner, d'autant que la tâche était ardue tout en marchant, et elle n'allait certes pas l'obliger à faire la conversation seul. Si elle lui avait donné son nom, c'était plus par un réflexe de courtoisie que dans le but d'amorcer un échange de politesses. Il assumait son rôle de gardien de police, après tout elle était victime, il convenait de s'identifier.

Il se mettait en marche, lui annonçant la couleur. Elle ne pouvait certes pas s'en plaindre, mais cela lui convenait. Après tout elle avait fait le trajet dans l'autre sens, sans compter les détours, il aurait bien fallu qu'elle rentre d'une façon ou d'une autre, même si la fatigue commençait à se faire sentir. Son retour tardif serait en revanche un tout autre problème face à son frère, si celui-ci était déjà rentré...

Elle n'y songea pas assez longtemps pour que ses traits reflètent ses pensées, veillant à ce que l'agent ne la distance pas. Sa remarque la prit au dépourvu, alors qu'il ralentissait le rythme pour ne pas la semer. Elle avait crié, oui, fait que peu de gens pouvaient se vanter d'avoir entendu. Mais elle n'avait guère envie de rentrer dans des considérations anatomiques par écrit, que ce soit dans un anglais approximatif ou en italien s'il était capable de le comprendre. Et il était définitivement hors de question qu'elle lui présente sa bouche ouverte pour lui montrer ce qu'il lui manquait.

Alors quoi ? Ne rien "répondre" ? C'était sans doute la meilleure chose à faire, en espérant qu'il n'insiste pas. Ça n'avait pas l'air d'être son genre, du moins tenta-t-elle de s'en persuader. Marchant juste derrière lui, presque à ses côtés, elle l'avisa de nouveau. Elle n'arrivait pas à se défaire de cette impression. Mais sans doute était-ce elle qui était décalée dans cette ville. Son regard courut le long du bras du policier, jusqu'à cette main blanche qui reposait le long de l'uniforme, tout près de la sienne. Elle ne s'en saisit pas.

Certains trouvaient le temps plus long quand le silence régnait. Ce n'était pas son cas.
Revenir en haut Aller en bas
Kieran Nealson
Vampire
avatar

Messages : 427
MessageSujet: Re: Les quais   Lun 30 Jan 2012 - 18:38

Kieran ne se formalisa pas de son silence, bien heureusement pour elle. La question resta donc en suspens. Il n’était pas vraiment d’un naturel curieux, mais plutôt méthodique. Aussi ce détail dérangeait sa conscience mais sans pour autant la titiller. La dénommée Lucia Vinciguerra était sans doute un phénomène comme on pouvait en trouver un certain nombre en Galway. Certainement bien moins impressionnant que d’autres, d’ailleurs.

Ils marchèrent une poignée de minutes dans un silence seulement rompu par le bruit de leurs pas, quelques froissements de tissus, le grésillement d’un lampadaire et la respiration mesurée de Lucia. Quelque chose n’allait pas, et il lui fallut bien tout ce temps pour se rendre compte que … C’était lui. Il détonnait dans ces bruits réguliers, non par son manque de paroles, mais par son propre souffle. Il attrapa mécaniquement une cigarette dans la poche de sa veste, l’allumant d’une légère pression sur son briquet, trahissant une habitude certaine.
Merde. C’était rare que son quotidien soit si silencieux, il en avait presque oublié ce détail. La cigarette le força à inspirer et expirer des portions de fumée, lui créant une respiration assez artificielle. Quand il surprit à nouveau le regard de Lucia, d’une inclinaison de la tête, celui-ci le dérangea malgré son apparente neutralité. Il n’était pas aisé de lire dans ses pensées, ses mimiques étant aussi neutres que sa parole était absente. Comment savoir ?

« Je dois vérifier vos papiers. » Lâcha t-il finalement, sur un ton neutre.
Il n’était pas angoissé, il n’avait même l’air de ne penser à rien d’autres que son habituelle mécanique froide, à observer les alentours, vérifier que l’italienne le suivait sans encombres. Même cette phrase, au final, ne trahissait qu’un oubli léger de procédure. C’était une demi-vérité.
Il s’arrêta devant un escalier qui permettait de remonter dans une ruelle plus fréquentée, tendant la main vers elle, attendant qu’elle se donne la peine de lui montrer sa carte d’identité. Son regard, longtemps dévié, revint finalement vers le sien pour guetter une réaction quelconque.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
avatar

MessageSujet: Re: Les quais   Mer 1 Fév 2012 - 19:17

Lucia Vinciguerra
Il n'avait donc pas insisté, comme elle l'avait escompté. Était-il vraiment si prévisible ? Elle était sûre du contraire. Quelque chose n'allait pas, non, et elle n'arrivait pas à mettre le doigt dessus. Étrangement, elle ne s'en sentait pas perturbée pour autant, maintenant sa marche silencieuse et régulière.

Qu'il s'allume une cigarette sans même se soucier de lui en proposer une ne la surprit pas davantage. Et si ce geste reflétait bien souvent la nervosité chez d'autres, pour sa part rien ne semblait le trahir. Rien ? Elle le dévisagea, encore une fois, inhalant quelques volutes de la fumée qu'il... soufflait. Un détail, un rien, dont elle n'était même pas sûre. A peine un doute, encore trop peu présent pour que son visage ne l'affiche alors que le regard du policier revenait sur elle.

Ses papiers. Voila qui était plus surprenant, même de la part d'un agent de police, pour le côté incongru d'une demande si tardive. Cela sortait du cadre dans lequel elle se l'était imaginé, tout en sachant qu'il en déborderait sans doute de façon subtile. Mais pas comme cela.

Ses réflexions lui firent stopper son pas, le questionnement se lisant sur ses traits. Elle prit quelques secondes avant de se saisir de la sacoche qui renfermait son carnet, pour en extirper une carte d'identité italienne. Elle songea un instant que sa particularité vocale y figurait, avant de la lui tendre.

Leurs mains n'auraient du que se frôler, elle referma la sienne sur ses doigts. Elle aurait du l'en écarter au plus vite pourtant, ne pas laisser cette sensation s'installer, la mettre sur le dos d'un courant d'air. Cela n'aurait d'ailleurs pas été bien difficile à envisager, tellement ils étaient atones l'un comme l'autre, loin des tumultes émotionnels que lui transmettaient ceux déjà morts.

Morts. Un mort-qui-marche. Et qui en cet instant pouvait déjà sentir l'appréhension de la jeune femme. Non par son expression ou un quelconque sens, mais par le lien qu'elle avait maintenu malgré elle. Malgré elle... Qui essayait-elle de convaincre, alors que sa main restait rivée à celle du policier ? Qu'était-il vraiment d'ailleurs ? Elle savait que ses interrogations commençaient à filtrer, qu'il en entendrait quelques bribes. Tant pis. Ou tant mieux, s'il y répondait. 'Mieux' n'était pas garanti, mais au point où elle était rendue, autant être fixée.
Revenir en haut Aller en bas
Kieran Nealson
Vampire
avatar

Messages : 427
MessageSujet: Re: Les quais   Jeu 2 Fév 2012 - 0:37

Devant l’expression interrogatrice de l’interpellée, Kieran conserva son masque de marbre comme s’il ne comptait pas céder avant d’avoir sa carte d’identité dans la main. Mais l’italienne obéit sans protester, sa gestuelle se faisant calme et mesurée. Elle lui déposa deux cartes en main, celle tant attendue, et dessous, celle qu’il espérait trouver. Plus petite, plus blanche, elle accompagnait toujours la carte d’identité en cas d’handicap important et notable.
Il lui suffit d’un coup d’œil à la carte d’identité pour vérifier que les principales informations étaient les bonnes, sans pour autant avoir l’occasion de détailler le tout en profondeur. Son regard fut rapidement rappelé par une sensation légère et chaude sur sa main, alors que les doigts de l’humaine se refermait sur les siens. Le contact gelé ne devrait pas la surprendre outre-mesure, aussi feint-il l’indifférence en relevant le regard sur elle.

Cette pointe d’appréhension qui le traversa ensuite lui parut étrangère. Ce flou émotionnel le prit presque au dépourvu. Lui, de l’appréhension ? Il avait beau en rechercher l’origine, il n’arrivait pas à mettre le doigt dessus. C’était comme si on lui avait inspiré un sentiment qui bravait allègrement les interdits, s’insinuant sous la muraille sans aucune honte. C’était désagréable, horriblement désagréable.
Il sentit des interrogations pressantes dans le regard de l’italienne. Dans son regard ? Pas vraiment. Il restait d’une étrange neutralité, mais d’où lui provenait cette soudaine empathie ? On aurait dit qu’un voile venait de se lever sur sa conscience. Il se sentit soudain mal à l’aise, lui qui avait pour habitude de faire fi de ses sentiments autant que ceux des autres, voilà qu’il était étrangement propulsé en plein dedans.
Quand les pensées se firent plus tangibles, plus agressives envers sa nature, il ferma les yeux et rompit le contact aussitôt avec cette main humaine. Les cartes restèrent serrées dans sa main. Il secoua la tête, lentement, comme pour se remettre les idées en place, et cela sembla fonctionner car cette impression étrange venait de s’envoler au même instant.

Il en avait fait tomber sa cigarette, qu’il écrasa sous sa chaussure sans autre forme de cérémonie. Le malaise perdurait … Il avait l’impression que ce maelström avait été déclenché par la muette, mais ça n’avait pas vraiment de sens. Pourtant, ce n’était clairement plus ses pensées. Il savait pertinemment ce qu’il était.

Dans un geste mécanique, il détailla la carte d’identité et ouvrit celle comprenant l’handicap, comme pour éviter de croiser son regard, se concentrer sur une autre tâche. Une langue coupée, ce qui expliquait mieux le cri mais la parole absente. Il n’aurait jamais imaginé ça. Cela révélait un acte punitif, ou une torture. On n’amputait pas d’une langue. Voilà une nouvelle créature étrange de Galway …
Il referma la carte, sans pour autant se décider à lui rendre. Son regard ne vint pas chercher le sien, restant rivé à ses papiers. Sa parole était, cette-fois, teintée de méfiance.
« C’était quoi, à l’instant ? Vous avez senti … »
Il ne termina pas sa phrase, c’était inutile.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
avatar

MessageSujet: Re: Les quais   Jeu 2 Fév 2012 - 16:45

Lucia Vinciguerra
Stupide, elle était vraiment stupide. Comment avait-elle pu s'imaginer qu'il se laisserait faire tout naturellement devant un phénomène qu'il ne connaissait pas ? Évidemment, les morts immobiles ne se soustrayaient pas à son contact, eux. Et parmi ceux qui ne l'étaient pas, elle n'en connaissait que deux jusque là, lesquels étaient parfaitement au courant de sa capacité : son Oncle, qui faisait tout juste l'effort de l'éviter, quand il ne l'ignorait pas purement et simplement, sauf pour la tester s'il jugeait cela utile ; et Minette, qui n'avait rien demandé, la pauvre, mais que son frère agitait assez régulièrement pour qu'elle n'oublie pas trop les échanges qu'elles pouvaient avoir.

Rien de comparable à cet homme - si c'en était encore un - dont elle ne savait rien, si ce n'était qu'il était policier. Il n'appréciait pas le contact, elle pouvait sentir son malaise, et cela lui fit l'effet d'une douche froide quand il le rompit. S'était-elle attendue à pouvoir converser intelligemment avec lui, sans la "barrière de la langue" - ce qui avec elle prenait tout son sens ? Il aurait suffi de quelques secondes de plus... Mais il avait cassé le lien, préférant se concentrer sur la lecture de ses pièces d'identité, pour chasser l'intrusion et se changer les idées sans doute.

Elle aurait du le savoir, son don avait de quoi surprendre ; au juste l'avait-elle été elle-même, à le sentir affluer au contact du policier. Mais c'était la première fois qu'elle l'expérimentait ainsi, sur un individu qui en ignorait tout. A bien y réfléchir, ce n'était guère étonnant qu'il refuse ce lien, qu'il s'en sente même agressé. Pourquoi fallait-il qu'elle soit aussi imprudente ?

Elle baissa le regard, de culpabilité et d'amertume mêlées, alors que celui du policier paraissait refuser de revenir sur elle. S'il n'avait pas encore la réponse à son interrogation, nul doute à son ton qu'il avait deviné aisément qu'elle en était la cause. Elle relâcha sa main coupable, que la deuxième était venue enserrer comme pour en chasser le précédent contact, pour pointer un doigt accusateur sur son propre torse. Elle lui tendit de nouveau ensuite, sans trop savoir ce qu'elle faisait. Pour récupérer ses papiers certainement. Pour lui offrir d'en avoir davantage s'il le souhaitait, peut-être. Faute de parvenir à se convaincre elle-même, elle posa pied sur la première marche de l'escalier qui leur faisait face, espérant rompre ainsi leur immobilisme naissant.
Revenir en haut Aller en bas
Kieran Nealson
Vampire
avatar

Messages : 427
MessageSujet: Re: Les quais   Jeu 2 Fév 2012 - 23:27

Après avoir tourné et retourné les papiers en tout sens, alors même qu’il les connaissait déjà par cœur, Kieran se décida à lui rendre un regard en coin. Comme il le craignait, elle l’observait, mais le contact visuel n’eut aucun effet négatif. Il se sentait encore entier et seul dans sa conscience, aucune présence étrangère n’avait filtré ses défenses.
Il suivit ses gestes avec une attention accrue, ses yeux métalliques suivant ses mains, avant de se planter à nouveau dans son regard. Cela venait d’elle … Ces interrogations étaient les siennes. Il n’aurait pu en être autrement, mais étrangement, même devant le surnaturel, Kieran avait besoin d’une confirmation. Il supportait mal que certains éléments lui échappent, encore plus s’ils émanaient de sa personne. Existait-il une Loi pour la violation d’esprit ? Il devrait le vérifier, à l’occasion, il était persuadé qu’un Code de Lois s’en rapprocherait.

Quand elle tendit à nouveau la main, ses lèvres se retroussèrent de manière infime dans une grimace réprobatrice. Elle voulait ses cartes ou le contact était la clef de cette anomalie ? Il fut pris d’un étrange doute, sublimé par un besoin d’en avoir le cœur net. Avec une rudesse soudaine, il laissa retomber ses papiers dans la main tendue, mais sans lui laisser le temps de la ramener à elle. Il la retint, glissant sa paume sous le dos de sa main.
C’était risqué, pourtant. A quel point ce simple contact charnel pouvait imposer son esprit au sien ? Et était-ce réciproque ? S’insinuait-il en elle de la même manière ? Il avait une petite idée de comment en être certain, mais si elle apprenait pour sa nature vampirique, elle risquait de prendre subitement peur. Etait-ce grave ? Après tout, une bonne poignée de ses collègues était déjà au fait de sa situation. A qui pourrait bien se plaindre une muette ?

D’autant plus qu’elle aurait bien besoin d’une leçon, elle voulait savoir, elle saurait. Il planta son regard dans le sien, guettant toute réaction, et relâcha lentement le masque. Il pensa à sa propre expérience … Une ruelle sombre, aussi, mais c’était une vampire. Il se rappela du coup de feu qui était parti, brusquement, sans pour autant l’arrêter. De ce sourire carnassier … La suite était floue, noyée dans la douleur. Il n’avait été guère plus qu’un jouet, cette nuit-là, à se débattre pendant des heures pour son plus grand plaisir. Jusqu’à mourir … Lentement … Très lentement.

Il coupa net avec ces derniers instants de sa vie humaine, s’empressant de les enfouir au plus profond de son esprit. Ce ne fut que l’instant de quelques secondes, mais il sentait déjà sa colère menacer de briser les apparences. Ca lui faisait encore de l’effet, bien sûr, il le savait. Si ce n’était pas le cas, il n’aurait pas choisi cet instant précis pour l’étudier.
Son regard ne l’avait pas quitté. Il attendait, son expression encore placide.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
avatar

MessageSujet: Re: Les quais   Mer 8 Fév 2012 - 16:31

Lucia Vinciguerra
A sa façon de lui rendre ses papiers, Lucia crut un bref instant qu'il éviterait de la toucher désormais, ayant déduit l'origine du phénomène ; elle ne sut dire sur le coup si elle en était déçue ou soulagée. Et si la rupture du contact lui avait fait l'effet d'un bain glacé, sa reprise imposée alors qu'elle pensait pouvoir s'en soustraire ne la réchauffa pas pour autant, bien au contraire. Elle en resta ébahie, alors que la situation venait de s'inverser. L'eusse-t-il giflée qu'elle en aurait été moins surprise. Elle aurait pu reculer, lui refuser ce qu'il attendait d'elle, elle ne le fit pas. Abasourdie, peut-être, trop pour réaliser que c'était là ce qu'elle souhaitait aussi.

Son appréhension croissante mêlée de stupeur se retrouva bien vite noyée par ce que le vampire lui imposait. Si elle ne pouvait voir ses pensées, elle en avait le ressenti, ce qui était autrement plus éprouvant. Douleur, lente agonie, mort... Si cela avait été plus qu'un souvenir, nul doute qu'elle en aurait été emportée. Elle se raccrocha à cette colère sourde qui affluait, s'en servit d'appui pour émerger. Elle se surprit à le regarder d'un regard suppliant, papillonna des cils pour chasser cette impression, alors qu'elle sentait le lien se renforcer.

'Vous... devriez m'entendre à présent. Je n'ai... nul besoin de langue pour m'adresser à ce qui ne vit plus. Vous pouvez en faire autant, même si je ne suis pas sourde.'

Il pouvait entendre ses mots distinctement ou peu s'en faut, le lien n'était pas tout à fait stable, sans barrière de langue d'aucune sorte cette fois. Faisant glisser sa carte dans son autre main, elle retourna celle qu'il tenait pour refermer ses doigts sur ceux du policier, pour signifier la réciprocité de leur échange cette fois. Un sourire cryptique accompagna son geste, tentative pour le rassurer lui autant qu'elle-même. Après tout elle lui parlait dans sa tête et lui avait avoué connaitre sa nature, comment pourrait-il bien réagir à cela ?
Revenir en haut Aller en bas
Kieran Nealson
Vampire
avatar

Messages : 427
MessageSujet: Re: Les quais   Sam 11 Fév 2012 - 17:08

Sa tête se pencha, dans une moue interrogatrice à peine visible, alors qu’elle renflouait ses émotions. Quand cette voix s’introduisit dans ses pensées, il ne put retenir un bref sursaut, sans pour autant rompre le lien. Il cilla et laissa le silence se faire à nouveau dans son esprit, qu’elle ne brisa pas cette fois.
Ces « paroles » lui confirmait son ressenti. Les émotions semblaient filtrées, vu l’expression tranchée qu’elle avait arboré à l’échange de ces derniers instants, mais pas forcément les images de l’esprit. Elle ne fit aucune remarque à ce sujet, elle aurait dû en faire, même malgré sa réserve habituelle. Du moins, si elle avait pu « voir ».

Il plissa les lèvres dans une expression mitigée. Le malaise revenait. Il craignait que sa pensée file trop vite, le trahisse, mais ce fut surtout l’écho de ses propres pensées qui le rendaient malade. Il aimait à se sentir seul et maître de ses émotions. La parole lui parut plus sûre et raisonnable, malgré l’impression de parler à un mur.

« Vous savez, alors. Vous n’avez pas peur ? »

Elle aurait du fuir, crier, ou tout du moins feindre une certaine surprise. Il n’en fut rien. Peut-être était-elle aussi habituée à interagir avec les créatures de la nuit si le discours ne pouvait se créer qu’avec elles. Il réprima une grimace à l’idée qu’elle soit au service d’un vampire … Et vint aussi vite à penser à son utilité au sein de la Police.

« Vous pouvez communiquer avec ce qui est … Mort ? Exact ? »

Il buta sur le mot, mais son malaise diminua quelque peu alors que sa main se raccrochait à la sienne. Il peinait à garder son calme, dans un sens, le masque menaçant de tomber. Il reprit d’un ton presque agressif, qui incarnait son besoin urgent d’en savoir davantage pour mieux maîtriser la situation.

« Les émotions. Les pensées. Quoi d’autres ? »
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
avatar

MessageSujet: Re: Les quais   Sam 11 Fév 2012 - 23:03

Lucia Vinciguerra
Au moins acceptait-il l'intrusion cette fois, même s'il était évident que cela le dérangeait. Il n'allait visiblement pas lui sauter à la gorge pour autant, du moins pour le moment. Mais il voulait des réponses, serait-elle en mesure de lui fournir ? Ainsi avait-il donc choisi d'exprimer ses interrogations à voix haute. Cela n'avait guère d'importance pour Lucia, s'il ne voulait pas s'essayer à lui parler dans sa tête, grand bien lui fasse. Sans doute était-ce déjà bien assez déroutant comme cela.

'Je sais, oui. Et si, j'ai peur, moins que ce que je ne devrais sans doute. Il serait vain de prendre la fuite maintenant de toute façon...'

Effrayée, elle l'était, oui. Elle n'en connaissait qu'un de sa race, mais cela suffisait à se faire une idée de ce dont il était capable. Le policier n'avait en revanche que peu de choses en commun avec son Oncle, et par ailleurs, son uniforme ne semblait pas usurpé. Si elle avait appréhendé une telle rencontre, plus encore à entendre les rumeurs de Galway, celle-ci paraissait ne pas devoir se finir dans le sang, au profit d'une neutralité rassurante, dans laquelle elle trouvait ses marques.

'Cela faisait longtemps que je n'avais pas... parlé à quelqu'un comme vous. Je vous avoue que ce n'est pas vraiment ce à quoi je m'attendais. Et quelque part c'est... rassurant.'

Sa présence était rassurante, oui, plus encore que celle du simple policier qu'il était l'instant d'avant. Peut-être se faisait-elle de fausses idées, dues au manque de ce contact particulier. Il se pouvait qu'il use de ce subterfuge pour attirer ses proies sans méfiance. La tromperie était habile en ce cas, tant elle ne parvenait pas à le ranger dans la catégorie "méchant flic", même en connaissant sa vraie nature.
Il continuait à poser des questions, voulait savoir comment fonctionnait son don. En avait-il seulement le droit ? Sans doute un peu, puisqu'elle le lui avait imposé en premier lieu, même si c'était lui qui avait cherché à le renouveler et le prolonger, certainement pour obtenir des réponses justement.

'C'est cela même, avec les morts, allongés ou encore debout, par le contact comme vous avez pu le constater. Je... ne lis pas dans les pensées. Les émotions dans un premier temps, le dialogue vient ensuite, quand le lien se raffermit.'

Son insistance la piqua au vif, parvenant à fêler ce sentiment de sécurité. Le trouble passa sur son visage, sans pour autant que sa main ne lâche prise. Attendait-il quelque chose d'elle ? Elle aurait préféré ne pas se poser la question, et en amena une autre.

'Nous pouvons nous remettre en route ?'
Revenir en haut Aller en bas
Kieran Nealson
Vampire
avatar

Messages : 427
MessageSujet: Re: Les quais   Dim 12 Fév 2012 - 16:12

L’appréhension le gagna, quand elle répondit par l’affirmative à sa question. Oui, il sentait sa peur… Et ce sentiment qui l’envahissait n’était pas le sien. Il l’écarta, cherchant à l’isoler de ses propres ressentis. Le lien était réciproque, c’en était déroutant.
Il n’entendait pas ses pensées, et pourtant, il ressentait ces instants de réflexion qu’elle prenait pour lui répondre de la manière qu’il convenait. Si ces impressions étaient justes, elle provoquait l’empathie et permettait un lien télépathique. Ce qu’elle lui confirma sans aucun détour.

Il n’aurait pas cru cela possible, autant de croiser une personne disposant d’un tel don que de ressentir de telles émotions. Elle lui renvoyait une image de lui-même qu’il prit du temps à assimiler. Un sentiment de … Sécurité ? Même avant sa transformation, il n’avait jamais incarné le profil du policier bienveillant. Il traquait les criminels sans relâche, étant avide de justice, sans se soucier des souffrances de leurs victimes. Il n’avait jamais pris la peine de s’arrêter pour s’assurer de leur bien-être. Et voilà qu’on lui renvoyait ce sentiment, alors qu’il était désormais vampire ? L’ironie de la situation était saisissante.
Il avait pourtant envie d’y répondre, d’une certaine manière. Cette touche de cynisme qui le prit un instant s’effaça bien vite pour revenir à sa mission.

« Vous avez donc connu d’autres vampires, mais en Italie. »

Et peut-être pas de la meilleure façon, vu comment elle en a parlait. Il se demanda fugitivement s’il avait aussi eu l’occasion de croiser les mêmes, mais le vampire préféra taire cette pensée. Inutile de remuer le passé.

« Vous devez savoir qu’ils sont nombreux, à Galway, et la plupart ne sont pas du bon côté. Vous étiez une cible vulnérable pour eux, à l’instant. C’est à ça, que vous vous attendiez, non ? »

Il désigna d’un signe du menton les quais lugubres où peu osaient se promener à pareille heure. Mieux valait la mettre en garde afin que cela ne se reproduise pas. Maintenant qu’elle savait, autant ne pas s’en cacher. Si ses cibles étaient principalement des criminels, la plupart des vampires se contentaient très bien du sang de jeune fille égarée.

« Les morts ne parlent pas … » Finit-il par déclarer, à la lumière de ses précisions.
Il ne semblait pas sûr de ce qu’il avançait, car tout pouvait être possible. Si les vampires existaient, alors pourquoi pas ? Il fronça les sourcils, perplexe.

« Oui. Allons-y. » Conclut-il.
Elle devait le trouver insistant, ce qui était proche de la réalité. Il avait besoin de cerner ce pouvoir, d’en comprendre les mécanismes. Il n’aimait pas se faire prendre au dépourvu, c’était une évidence.
Kieran garda sa main dans la sienne, gravissant les marches une à une pour rejoindre les rues plus fréquentées. Ils en avaient encore pour une bonne quinzaine de minutes de marche.

La suite du voyage se déroula pourtant dans un silence retentissant, Lucia ne prenant pas la peine de lui confirmer ce qui lui semblait sans doute des évidences. Il la laissa au pied de l'immeuble, sans grande cérémonie, juste le temps de préciser qu'elle n'aurait aucune déposition à faire, d'asséner certaines mises en garde élémentaires sur les promenades nocturnes.
Kieran repartit ensuite avec une impression d'inachevée.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Whoever
PNJ
avatar

Messages : 505
MessageSujet: Re: Les quais   Dim 4 Mar 2012 - 23:27

Mission : le rp est réservé à Kelly, Anja et Kieran


Il était tard dans la nuit, normalement le silence régnait dans ces lieux, mais pas ce soir. Il y avait de l’agitation, dans un des docks, un bateau venait d’arriver, un gros cargo au nom indéchiffrable car dans une langue bien éloignée de celle de Shakespeare.

Les cales du bateau étaient ouvertes, et une passerelle de fortune avait été aménagée. Sur la terre ferme, 3 individus à l’allure louche patientaient autour d’une poubelle en métal de laquelle sortaient quelques flammes.

« Putain mais qu’est ce qu’on fou ici ? »

« Je te l’ai déjà dit plus de cent fois abrutis, la cargaison est précieuse, elle doit absolument arriver à bon port, nous en sommes responsables, et tu sais très bien ce qu’il nous fera si nous échouons. »

«C’est clair, franchement il me fout la trouille celui là. Mais bon qu’est ce qu’on fous autour de ce putain de baril ? On des vampires, pas besoin de ce réchauffer, merde ! »

« Décidément il y a que moi qui réfléchis… Si un connard tente de nous détecter avec des putains de lunettes infra-rouge, il pourra rien voir à cause de la chaleur du feu, mais putain les gars, c’est comme dans l’Exterminateur avec Schwarzenegger ! »

La conversation fut cependant interrompue alors que deux autres individus portant une lourde caisse, descendirent du bateau par la passerelle.

« C’est bon les connards, on a la caisse… Elle est vachement lourde ! »

Les trois individus se retournèrent alors dans leurs directions.

« Allez on se magne les chienchiens, on à pas que ça a faire. »

Les deux groupes continuèrent alors de s’insulter jusqu’à ce qu’ils soient tous réunis, a coté de la poubelle de métal en feu.

HRP
Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Kelly
Lycanthrope
avatar

Messages : 355
MessageSujet: Re: Les quais   Lun 5 Mar 2012 - 20:36

"Décidément il y a que moi qui réfléchis… Si un connard tente de nous détecter avec des putains de lunettes infra-rouge, il pourra rien voir à cause de la chaleur du feu, mais putain les gars, c’est comme dans l’Exterminateur avec Schwarzenegger !"

Facepalm.
Kelly se demandait s'il n'y avait pas un piège, si la caisse en question n'abritait pas en réalité une peluche faisant un doigt d'honneur. Elle pensait que mettre des types aussi cons sur le coup était un acte inconsidéré de la part des propriétaire de ladite caisse. Avec une envie d'aller le secouer en le giflant et en lui disant "Mais espèce de tare consanguine, si tes ennemies ont des lunettes de vision thermique tu crois pas non plus qu'ils oublieraient de prendre des moyens d'écoute ?", elle posa son fidèle micro directionnel à côté d'elle et prit une dose de sucre de Poupette1.

Posté sur le toit d'un bâtiment pas loin de la rive où se passaient les choses importantes, elle était déguisé d'une façon peu courante : une perruque d'un magnifique bleu prostitué, des lentilles blanche mises en valeur par un masque de super héro moderne à la Zorro, un shirt à manches longues noir surmonté d'un gilet pare balle de fortune et d'un holster-harnais sur lequel reposaient des gadgets tous plus hétéroclites les uns que les autres, une paire de mitaines de cuir noir, une jupette à carreaux bleue marine, une paire de collants rayés de bleu marine et de noir ainsi qu'une pair de ranger grossièrement repeintes en bleu également. Miss Carnage était en fonction.

Alors comme ça les zigotos étaient des vampires. On pouvait de toute façon le voir avec les jumelles et c'était d'ailleurs la lumière du baril qui le permettait. Elle, en effet, avait prévu le micro directionnel mais n'avait pas de lunette à vision thermique, trop difficiles à trouver. Il faudrait qu'elle se refasse encore un petit peu d'argent afin d'acquérir du matériel, ce qui n'était pas facile quand on agissait dans la discrétion et que notre précédent réseau était un risque d'être retrouvé par d'anciens collègues de travail déterminés à faire des mocassins avec notre peau. En attendant, elle ferait avec ce qu'elle avait, elle avait déjà pas mal.

Afin de protéger ses arrières, elle avait placé une mine artisanale à fragmentation sur la porte qui permettait d'accéder au toit, l'immeuble étant trop haut par rapport aux autres basses bâtisses et trop peu orné pour permettre une escalade digne de ce nom. Pour la suite, elle avait plus ou moins son plan. Le problème, c'est qu'elle n'avais eut aucun détail, elle avait du aviser. La première étape avait été d’identifier le navire afin de localiser exactement le lieu de rendez vous. Il se trouvait qu'en piratant la base de donnée du bureau de gestion côtière (pirater était un bien grand mot, elle s'était introduite dans les bureaux, utilisant des moyens tellement loufoques que la sécurité n'avait en aucun cas pensé à s'en prévenir) elle était tombé sur un seul bateau qui n'était pas clairement enregistré. Bien sûr, il s'agissait de la cible, la cargaison étant sans doute sensible, on avait graissé la patte aux opérateurs responsables afin d'oublier de préciser quelques informations. La surveillance était assez poussé dans ce domaine, il s'agissait d'éviter un maximum l'apport d'armes dans la ville afin d'éviter un phénomène de mafia, la corruption était donc indispensable. Kelly s'était donc rendu directement au domicile du technicien et avait prit les informations qu'il lui fallait.

Tout d'abord, elle avait travaillé la diversion. Il faudrait premièrement troubler l'adversaire, ce qui serait sans doute plus facile que prévu au vu de l'intelligence des protagonistes, même si elle n'excluait pas le piège. Son arme était une petite voiture télécommandé pour enfants qu'elle avait, comme tout le monde s'en doutait, ajusté à ses goûts. Une charge de semtex avait été placé à l'intérieur et le guidage de l'engin avait été modifié. Effectivement, du haut de son immeuble, elle aurait du mal à prétendre pouvoir téléguider son jouet à 100 mètres d'elle, ces petites babioles n'étaient pas prévues pour. C'est pourquoi elle avait installé une batterie de capteurs qu'elle avait relié à la configuration électronique native et s'était équipé d'un pointeur laser qui attirerait le petit véhicule bleu jusqu'à destination afin de faire exploser le plastique et par la même occasion projeter les petites billes d'argent qui le recouvrait grâce à un récepteur de portable qu'elle avait réglé sur une fréquence unique. Ensuite il lui resterait plus qu'à se montrer juste assez pour qu'ils la repèrent sans croire à une embuscade, en tirant un coup de feu par exemple, et ses abrutis n'auraient plus qu'à la prendre en chasse.

Ensuite, elle avait pensé le dispositif d'accueil, car elle était une bonne hôte. Elle aurait exactement 3 minutes et 40 secondes pour sortir du bloc s'ils courraient vite. Cela lui avait prit un temps fou de détourner une si petite canalisation. Concrètement, elle avait remplacé l'eau de la borne anti-incendie par de l'essence. Ce que ça pouvait coûter cher l'essence en Europe ! Mais lorsqu'elle ferait céder le port de la borne et que ses poursuivants en serait imbibés, au moins saura t-elle où son argent avait passé. Pour le reste, elle avait un fusée de détresse. Suffisant pour passer une soirée au chaud.

Enfin, elle avait cherché un bon système d'extraction. Le but était de pouvoir passer sous le nez des ennemis en s'exposant le moins de temps possible. Cette idée lui était venue dés l'annonce de la mission. Mais c'est aussi celle qui lui avait prit le plus de temps à mettre en place. Elle avait tout d'abord payé un malfrat pour qu'il l'aide à voler un véhicule, un vrai cette fois, parce qu'elle ne savait pas conduire. Elle lui avait fait croire qu'il s'agissait d'une vieille obsession de son papounet et que l'en débarrasser lui assurerait son attention. Ils l'avaient cachés dans une ruelle tranquille de Rahoon comme elle en connaissait des tonnes et lorsqu'elle lui avait annoncé de but en blanc qu'il ne lui restait plus qu'à brûler l'engin, le voleur était partit sans demander son reste afin de ne pas se faire repérer par la police à cause de cette petite peste. Elle avait regardé le jour même afin de s'assurer qu'elle y était toujours et c'était bien le cas. C'était un pick-up d'origine américaine, on ne peut plus normal si on ne faisait pas attention à l'énorme "CARNAGE MOBILE" rapidement tagué le long des portières avec des pochoirs ainsi qu'à sa future utilité. Le battant arrière avait été retiré et sur la remorque avait été fixée une grosse machine cubique et insolite, toute de ferraille et de cuivre, d'environ 70 cm et côté et reliés à un moteur à essence (mais pas celui de la voiture). Le tout était fermement vissé à la voiture. Il s'agissait en fait d'une énorme bobine magnétique qui ne comportait rien d'autre qu'un bouton d'allumage. Elle s'était contenté, juste avant la fin du briefing, de donner l'adresse où se trouvait la chose et de conseiller un coup d’œil dans la boîte à gants, où se trouvaient une sorte de mode d'emplois qu'elle avait écrit en prenant bien soin de remplacer tout les points des i par des cœurs.

Pour le reste, elle improviserait. Elle n'était pas toute seule de toute façon et serait épaulé par des collègues qui eux aussi avaient sans doute prévut quelque chose. Elle attendait juste de voir quoi. Pour ne pas faire les choses à moitié, Kelly, ou plutôt Miss Carnage, s'était équipé d'un khukuri dont la poignée dépassait de son épaule droite, d'une grenade flash de sa fabrication, de son TPH qui la suivait depuis son arrivé à Galway et dans lequel il ne restait plus que trois balles en argent, ainsi que d'un lance grappin de fortune dont elle aurait aimé qu'il lui permette de jouer à Batman mais qui à défaut pourrait faire office d'arme, ce qui serait surement utile si elle avait envie de faire sortir la bidoche d'un ou deux ventres.

Tandis que dans sa tête, la chanson d'un clip publicitaire pour une marque de bonbons résonnait, elle regarda dans sa carnage montre afin de constater qu'il allait être l'heure pile dans quelques secondes. Peu importe que les autres soient ou non en retard, elle sortit de son harnais le pointeur laser et commença à faire se trémousser - pour la tester - la petite reproduction de buggy bleu bien caché derrière un gros tas de poubelles.






1. Il s'agit d'un distributeur de bonbons PEZ, édition Hello Kitty. Chargé de munitions à la fraise (capacité maximale, 20 unités) de calibre européen.

Spoiler:
 

_________________
Un crayon Titi ça donne du courage, tu t'sens moins seul, ça t'donne envie d'tous les niquer une bonne fois pour toute. Ça t'donne envie d'les trainer dans la boue, à base de crayon Titi !


Dernière édition par Kelly le Mar 17 Juil 2012 - 21:20, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
avatar

MessageSujet: Re: Les quais   Mar 6 Mar 2012 - 7:44

Anja FallAnja était en place. Elle avait décidé de se mettre en arrière du bateau afin de mieux les surprendre. Grâce aux informations que Kelly avait pu lui donner, elle avait su assez facilement de quelle embarcation allait sortir le conteneur tant convoité. Elle n’avait pas eu énormément d’informations sur son contenu, ni même sur la propriété de ce dernier, mais elle n’avait pas non plus demandé, n’en voyant pas l’intérêt.

Jaro lui demandait de faire ça ? Elle n’avait pas l’habitude de poser des questions, elle obéissait, point à la ligne. Il savait mieux que personne ce qui était bon pour la Horde. Elle s’était donc vêtue, pour l’occasion, d’un pantalon fort moulant mais très malléable qui lui permettrait des mouvements amples et sans accrocs. Concernant le haut, il recouvrait la totalité de sa peau sauf ses mains qu’elle avait couvertes de gants. Ce genre d’opération devait se faire discrètement et elle ne devait pas vraiment se faire repérer comme une africaine. C’était bien trop facile pour ensuite faire le lien. Elle avait pensé à se peinturlurer le visage afin que la couleur naturelle de son teint soit bien plus difficile à remarquer. Elle avait été aidée par Draz qui s’y connaissait fortement en peintures tribales.

La seule indication qu’elle avait eu, c’était l’heure de rendez vous et l’endroit assez vague du conteneur. Sur le quai, à une distance respectable des idiots qu’ils allaient devoir exterminer, elle guettait. Elle devait attendre le moment opportun. De ce qu’elle entendait, il y avait trois hommes, enfin trois vampires à ce qu’elle sentait. Cependant, lorsqu’un quatrième éleva la voix, un parfum tout particulier lui piqua les narines. Un lycan… peut-être plus même. Cependant, elle était trop loin pour distinguer quelque chose, elle ne faisait que deviner les choses et elle se demandait donc s’il n’y avait pas plus d’énergumènes que ça. Le combat n’allait pas être facile à trois contre cinq voire plus…

Bref, la patiente était le mettre le mot. Il fallait attendre le bon moment pour intervenir et elle comptait bien sur Kelly pour faire la différence. La jeune fille semblait très organisée et elle savait mieux qu’elle se servir d’engin spécifique à cette époque dont elle refusait d’y toucher…


Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Whoever
PNJ
avatar

Messages : 505
MessageSujet: Re: Les quais   Mar 6 Mar 2012 - 19:48


Draz avait été mandaté au côté de Anja pour intercepter un colis dont elle ne connaissait pas le contenu mais qu’à cela ne tienne, tout ce qu’elle désirait, c’était de se défouler, de déchiqueter de la chair, en tout cas elle espérait qu’elle en aurait la possibilité. Elle commençait franchement à tourner en rond, ici, à Galway. Non qu’elle ne soit pas contente de faire partie de ce groupuscule qui lui avait permis de voyager et de connaître d’autres cultures, cependant, elle avait besoin d’action. Après tout, elle était une guerrière, pas une potiche de bon marché.

Elle s’était donc attelée à la préparation de cette sortie avec beaucoup de minutie. Elle enfila un ensemble rouge comportant un pantalon confortable et collant ainsi qu’un haut de la même couleur laissant dévoiler sa peau légèrement blanche. Elle avait des gants de couleur identique aux mains et pas de chaussures. Elle préférait sentir le sol pour pouvoir mieux riposter et éviter les attaques. A sa ceinture était accrochée un Khanjar assez imposant qui était sa lame fétiche. Elle avait pris soin de la nettoyer par pure fierté bien qu’elle allait être salie quelques heures plus tard.

Bref, toujours est-il qu’elle fut informée par Anja de l’emplacement où se situait leur cible. Elle décida de se poster non loin du conteneur, bien plus proche que les deux autres, dans une ruelle sombre de laquelle elle pouvait voir avec précision les énergumènes.

Elle passa sa langue sur ses lèvres, déjà excitée par l’idée de se battre contre ses ennemis. Cela allait lui rappeler le bon vieux temps. Autant dire qu’elle comptait faire un massacre. Elle restait donc collée au mur, afin que le groupe d’individu ne la remarque pas. En effet, elle se trouvait dans une rue parallèle de là où se trouvait le bâtiment sur lequel Kelly se trouvait. Elle attendait un peu pensant peut-être qu’il y aurait une sorte de signal. Cependant, elle ne comptait pas attendre des lustres. Ce genre d’activité se devait d’être consommé avant que l’envie ne se fane.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Kieran Nealson
Vampire
avatar

Messages : 427
MessageSujet: Re: Les quais   Jeu 8 Mar 2012 - 14:57

Kieran avait encore en main le petit papier que le Commissaire Général lui avait remis. Il en détaillait encore et encore le contenu avec un brin de perplexité. Sérieusement, lui, pour une mission de discrétion ? Il se sentait comme un poisson … Hors du fleuve. La démarche ne lui était pas familière et il avait dû faire appel à toute la prudence dont il était capable pour se trouver une planque confortable sans éveiller l’attention.
Heureusement, il pouvait encore se reposer sur ses sens de vampire et sa connaissance du terrain. Sa vision lui avait permis de contourner les problèmes qui se discernaient à l’horizon, esquivant habilement le regard d’autrui. Le policier avait effectué des rondes des milliers de fois en ce lieu et il connaissait exactement quelle ruelle était fréquentée ou non, quel point de vue pouvait lui être profitable pour ses longues surveillances de nuit. Il n’avait pas vraiment fait dans l’original, cette fois-ci.

Il s’était posté dans un des bâtiments jouxtant les quais après avoir repéré les trois individus à l’allure louche. C’était son instinct de flic qui avait ensuite pris le relai, quand il avait senti les ennuis à plein nez. L’heure et le lieu correspondait, et maintenant, aussi les individus. Le vampire avait préféré ne prendre aucun risque et ne s’était pas rapproché pour les entendre. D’un pas feutré, il avait arpenté les couloirs de l’immeuble à la recherche d’une chambre vide … Ce qu’il avait fini par trouver, son ouïe lui confirmant qu’aucun son ne filtrait dans les lieux. Une simple rotation du poignet lui permit de faire sauter les verrous. Il n’avait malheureusement aucune compétence en crochetage pour faire plus discret … Au moins n’avait-il pas usé d’un coup de pied, ce qui lui évita sans doute de réveiller le voisinage.

Posté à la fenêtre, il attendait patiemment dans l’ombre du mur. Il avait opté pour une tenue discrète et pratique. Le gris sombre était bien moins visible que le noir et, la capuche de son ample manteau relevée sur ses traits, on distinguait à peine quelques mèches blondes filtrer. Ce qui le gênait bien davantage, c’étaient ces larges lunettes de soleil dans une teinte rougeâtre. Il n’avait pas trouvé mieux pour masquer le reste de son visage, et surtout ses yeux d’un gris presque blanc assez reconnaissables. A se regarder dans le miroir, il avait l’air d’un de ces « bad boy » tout droit sorti d’un film, de quoi lui faire grincer des dents. Mais l’essentiel était qu’on ne le reconnaisse pas s’il venait à se faire repérer.
A cette distance, il lui était pénible de les entendre malgré la fine ouverture qu’il avait laissée dans la lucarne. Point positif, s’il s’agissait de vampires, ils auraient aussi du mal à le surprendre. L’angle de vision était, lui, assez idéal. La scène se dessinait à merveille, même si les personnages qui la composaient restaient encore en retrait. Ne lui restait plus qu’à attendre la levée de rideaux … Et que l’acte commence.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Whoever
PNJ
avatar

Messages : 505
MessageSujet: Re: Les quais   Dim 11 Mar 2012 - 0:40

Au fur et à mesure que les deux lycans s’approchait avec la malle, la tension augmentait. Et lorsqu’ils furent à proximité, les 5 personnages se turent un instant contemplant l’imposante caisse.

« Vous savez ce que c’est les gars ? »

Les quatre autres monstres le regardèrent, un peu comme s’il avait posé la question taboue.

« Je sais pas, mais il a dit que si on y touchait, il nous écorcherait lentement… Alors ta gueule, et dépêchons nous. »

Ils étaient partagés entre la curiosité et la peur de la sanction, et vu l’individu à qui ils devaient livrer le « paquet », la peur était bien plus forte. La caisse resterait fermé, ils n’y toucheraient donc pas.

« Bon, on attend quoi ? Putain j’ai hâte qu’on s’en débarrasse de ce paquet de merde. »

« T’es con ou quoi, on attend le camion, il ne devrait pas tarder à arriver, mais tu connais Mike jamais à l’heure ce connard. »

Un des lycans regarda sa montre en soupirant. Puis s’arrêta net.

« Les gars vous avez pas entendu un bruit de l’autre coté… une sorte de truc électrique… »

Les cinq gus se fixèrent net, deux des vampires sortirent une arme, un revolver de gros calibre, les trois autre mirent automatiquement la main sur une petite sacoche noire que tous avaient à la ceinture.

« Putain mais il fout quoi Mike ? »

HRP :
Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Kelly
Lycanthrope
avatar

Messages : 355
MessageSujet: Re: Les quais   Dim 11 Mar 2012 - 14:25

Kelly restait posté, la tête dépassant à peine du rebord, le pointeur laser à l’affût. Elle ne pouvait plus entendre ce qu'ils disaient mais devinait la teneur en propos constructifs de la discussion. Sans la moindre certitude sur la présence éventuelle de ses alliés désignés, il lui vint l'envie irrépressible de passer à l'action. De toute façon, les créatures de la nuit venaient d'entendre le bruit de l'échauffement électrique du jouet. Étant donné qu'ils avaient sortit leurs armes, il lui faudrait faire légèrement diversion afin de les atteindre. C'est à ce moment qu'elle jugerait vraiment du niveau de ces gars. Car elle pensait toujours possible une sorte de jeu d'acteur de leur part, d'ailleurs, elle l'avait presque espéré tellement ils lui paraissaient pathétiques. Peut être aussi qu'une bande de bras cassés avait spécialement été dépêché par le propriétaire de la boîboîte, ce qui indiquait sans ambivalence possible l'évidence même d'un piège. Elle ne s'en formalisait pas pour autant et faisait confiance à ses nouveaux amis pour retourner cette astuce probable à leur avantage, ce qui tout compte n'était pas bien compliqué.

Il lui fallait tout de même être un minimum prudente, il ne s'agissait pas non plus de se frictionner à des humains. De toute façon, humain ou pas, la prudence était gravé au laser chirurgical dans son ADN. Elle se devait de détourner simplement l'attention des gorilles de la source du bruit juste assez de temps pour faire surgir sa surprise roulante et rapprocher suffisamment son champs d'action de ceux-ci. L'avant du mini véhicule était conçu comme une mine claymore, à l'instar de la grande majorité des explosifs antipersonnel qu'elle mettait au point. La portée maximale était donc de cinquante mètres mais la portée effective de quinze mètres seulement, tout du moins contre des lycans et en tenant compte du fait qu'il ne s'agissait pas d'un produit de facture industrielle.

Pour se faire elle orienta son pointeur laser vers la base d'un autre bâtiment, sur la route, qu'elle dirigea ensuite lentement vers les individus. Si elle ne s'était pas trompé sur leurs capacités mentales, leur comportement devrait être ensuite facilement prévisible : croyant à une attaque au fusil de précision, les bougres se mettraient à couvert et regarderaient vers les toits, bref, tout ce qu'il faut faire pour ne pas avoir le niveau du sol en vue ni y être vigilant. De plus, en faisant venir le point du laser d'un autre endroit que celui où elle était posté cela lui laissait assez de temps pour faire bouger la petite voiturette avant de se faire remarquer. Ensuite il ne lui resterait plus qu'à éteindre le pointeur afin que les embusqués aient l'impression d'avoir repéré l'ennemie et que celui-ci avait éteint son viseur laser en homme démasqué. En le rallumant au niveau de la voiture pour la diriger, cela passerait en principe facilement inaperçu, étant donné que les volumineuses et nombreuses poubelles se trouvaient côté rive et que les regards porteraient sur le côté intérieur puisque vers les édifices.

Elle s’exécuta, tentant de faire le plus vite possible. S'ils n'étaient pas trop décérébrés, il regarderaient vers l'immeuble le plus grand. Encore fallait-il qu'ils le trouvent. le bruit de la petite voiture serait en principe couvert pas les beuglements des contrebandiers du dimanche. Après, elle ne pouvait pas entendre d'où elle était et encore moins jauger le volumes sonores.

A l'intention du MJ:
 

_________________
Un crayon Titi ça donne du courage, tu t'sens moins seul, ça t'donne envie d'tous les niquer une bonne fois pour toute. Ça t'donne envie d'les trainer dans la boue, à base de crayon Titi !
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
avatar

MessageSujet: Re: Les quais   Sam 17 Mar 2012 - 11:04

Anja FallAnja ne voyait rien d’où elle était cependant, un bruit bizarre vint perturber sa concentration. Comme le bruit d’un… d’un jouet ? Elle essaya de se rapprocher du colis sans se faire remarquer. En effet, elle se trouvait en arrière de la caisse, assez éloignée tout de même. D’autres conteneurs venant d’autres cargaisons étaient entassés ça et là, lui permettant quelques cachettes.

En tout cas, ce qui était sûre c’est que la petite Kelly en avait sous le capot. Son roi avait fait un bon choix, c’était évident, bien qu’elle ne doutait aucunement des compétences de ce dernier pour recruter des gens de confiance. Elle savait s’équiper et était très imaginative, ce qu’Anja n’avait pas, mais alors pas du tout.

Bref, toujours est-il qu’elle s’approchait de plus en plus dangereusement mais avec prudence et minutie pour éviter de se faire repérer. Elle était maintenant à quelques mètres de la caisse qu’ils devaient ramener, coller contre un conteneur. Elle espérait que ce qu’elle entendait était bien la distraction espérée afin qu’elle puisse protéger cette caisse de sa vie. Ils ne devaient pas la ramener avec eux. Elle se mettrait donc entre eux et la caisse une fois que leur attention serait dirigée vers autre chose.

Elle était patiente quand il s’agissait d’une mission, elle préférait que cela se passe en douceur plutôt que de foncer tête baissée. Cependant, ça n’était pas le cas de Draz. Elle n’était pas du genre à attendre trop longtemps et elle commençait déjà à regretter de l’avoir prise avec elle. La vampire, bien que guerrière et froide n’était peut-être pas la meilleure indiquée pour une mission impliquant un plan précis et de la patience.

Elle voyait maintenant les cinq malfrats mais ne s’inquiétait pas vraiment de leur nombre. Elle ne doutait pas de leur force même s’ils n’étaient que trois. Elles étaient des vampires de pure lignée. Elle surveillait attentivement leur mouvement pour sauter sur eux une fois que leur attention serait détournée.


Revenir en haut Aller en bas
Whoever
PNJ
avatar

Messages : 505
MessageSujet: Re: Les quais   Sam 17 Mar 2012 - 11:41


Draz n’en pouvait plus d’attendre le bon vouloir d’une lycane. Tout reposait sur elle concernant le leurre mais elle n’était pas du genre à attendre sagement. Elle préférait le corps à corps. Elle trépignait d’impatience et avait du mal à rester sur place. Elle sortit la lame avec lenteur pour éviter de faire un bruit qui pourrait probablement avertir leurs ennemis de sa présence.

C’est alors qu’elle remarqua rapidement la petite voiture téléguidée ainsi que le rayon laser. Elle regarda en direction de son origine et sourit. Pour elle, c’était le signal qu’elle attendait, pas de doute, c’était le moment.

Après quelques secondes de réflexion, regardant la réaction des types, elle décida de foncer. Cela distrairait aussi les types, autant que le stratagème de Kelly qu’elle ne trouvait pas franchement intéressant. C’était trop subtil pour elle.

Du fond de sa gorge sortit alors un cri bestial digne des tribus d’Afrique. Elle sortit alors de sa cachette, sans attendre plus longtemps, son arme au point telle une indigène. Elle restait, cependant, très vigilante aux armes qu’ils avaient, se tenant prête à éviter ce qu’ils allaient lui lancer. Elle comptait bien entendu sur ces deux comparses pour l’aider dans son entreprise. Elle restait cependant à bonne distance de la voiture télécommandée, sachant que la jeune lycane les avait prévenus qu’il y aurait des explosifs. Elle ne savait juste pas dire où ils se trouvaient et elle préférait au moins être prudente pour cela.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé


MessageSujet: Re: Les quais   

Revenir en haut Aller en bas
 

Les quais

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 

 Sujets similaires

-
» Au hasard des quais... [pv Senn]
» Massacre sur les quais [Comte] [12/10/41]
» Le clan Chien des Quais dans le top 200 !
» Mini-Aventure, Quais du Monde !
» Campagne des Arpenteurs
Page 2 sur 3Aller à la page : Précédent  1, 2, 3  Suivant

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Hell's Gate :: LA VIEILLE VILLE DE GALWAY :: 
Eyre Square
-