AccueilCalendrierFAQRechercherMembresS'enregistrerConnexion

Partagez | 
 

 Les chambres

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Esprit des Fondateurs
Administration
avatar

Messages : 317
MessageSujet: Les chambres   Mar 4 Oct 2011 - 17:54

Des chambres grand luxe, dont le style baroque tranche avec l'extérieur moderne de l'hôtel.
Luminosité à la carte suivant le type de chambre, Room service à part.

Tarif : 200€ par chambre et par nuit.








Chambres simples ou doubles disponibles.

Toutes nos chambres sont équipées de

  • Accès à Internet
  • Articles de toilette
  • Bureau
  • Chaînes de télévision par satellite
  • Clés magnétiques
  • Climatisation
  • Coffre-fort
  • Ensemble douche/baignoire grand luxe
  • Fenêtre ouvrante
  • Fer/planche à repasser (sur demande)
  • Journal à disposition
  • Literie hypoallergénique
  • Lits d’enfants (sur demande)
  • Ménage
  • Minibar
  • Nécessaire de couture
  • Peignoirs
  • Radio-réveil
  • Réveil par téléphone
  • Rideaux opaques/rideaux filtrants anti-UV
  • Sèche-cheveux
  • Serviettes, linge de lit supplémentaires


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.hellsgate.fr
Professeur J. M.
Humain
avatar

Messages : 235
MessageSujet: Re: Les chambres   Lun 15 Avr 2013 - 21:41

HRP : chambre du prof avant qu'il trouve son appartement. Ce rp se passe juste après l'event du QS.

La soirée venait de se terminer. Après ce baiser aussi fou qu’irréel, le professeur n’avait plus quitté Juliet. Sa fougue de l’instant était passée, et l’éducation anglaise avait reprit le dessus. Cependant la jeune femme ne le laissait pas indiffèrent, loin de là.
Sans doute ce lieu de perdition lui avait donné le courage d’aller au delà du flirt british qui imposait la règle des 3-3-1, à savoir 3 rendez-vous espacés de 3 mois pour 1 bisous. Malgré tout il ne pouvait le nier, depuis leurs premières rencontres le professeur était attiré par la brune incendiaire.

Il lui avait proposé de venir prendre un dernier verre dans sa chambre d’hôtel, rougissant tant il avait honte de faire un proposition qui pouvait être tendancieuse, et rougissant encore plus quand Juliet avait accepté.

Sur le trajet, ils parlèrent de banalités, du moins de la soirée et de leurs cadeaux. James tenta surtout de ne parler que du sien, car il ne pouvait s’empêcher d’imaginer l’utilisation possible des éléments contenus dans la petite trousse que Juliet avait gagné. Mais les effets de la boisson qu’il avait bu au Quality Street s'estompaient, aussi le professeur avait regagné sa gène et maladresse légendaire et tellement british.

Une fois arrivée dans la chambre, James était en proie à une confusion assez intense. Il n’avait qu’une envie, c’était de prendre la jeune femme dans ses bras, mais la blocage british était fort, très fort. Cependant il savait que la jeune femme ne resterait pas éternellement dans sa chambre, surtout s’il ne faisait rien de plus.
Oui James était en panique, le professeur aux nombreuses publications gérant souvent des amphithéâtres plein à craquer, une sommité dans son domaine, était en proie à la panique la plus totale face à cette jeune femme qui le faisait littéralement fondre d’envie.

D’un coup le professeur eu une idée, il avait trouvé le moyen de rester plus de temps en compagnie de la délicieuse brune.

« Juliet, si je me souviens bien la dernière fois que nous nous sommes rencontré, je t’avais promis quelque chose. »

Affichant un sourire, les yeux brillant James lui sortie la carte d’accès au SPA.

« Que penses-tu d’un moment de détente tous les deux après cette longue soirée ? »

James était fier de son idée, il passerait ainsi encore un peu de temps en sa compagnie, et arriverait peut être à de nouveau s’approcher d’elle et à échanger un baiser. Pour l’instant l’Anglais n’avait pas réalisé que les jacuzzis étaient associés à des maillots, voir même des tenues encore plus minimalistes… Non James ce soir n’arrivait pas à réfléchir et avoir une vue d’ensemble…

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Juliet Ahston
Humain
avatar

Messages : 921
MessageSujet: Re: Les chambres   Mar 16 Avr 2013 - 7:41

Juliet accepta bien évidemment la proposition de l'Anglais de prolonger la soirée en sa compagnie. Il était gêné en lui faisant cette offre et le fut davantage quand elle dit oui ; cela la fit sourire affectueusement. Les effets du cocktail étrange s'étaient dissipés et le naturel du scientifique reprenait le dessus. Pour la jeune femme, ça ne perdura pas davantage mais elle avait retrouvé le sourire par cet intermédiaire et celui de leur baiser passionné.
Elle ne savait pas ce que donnerait la suite mais tandis que James s'évertuait à évoquer sa boite de chocolat, la brune étudiait le contenu de son lot. Innocemment... au début seulement. Alors qu'elle dévissait le couvercle de la crème de massage pour en sentir le parfum, elle jeta un oeil à son voisin, apparemment concentré sur sa conduite, et se rappelant sans trop de peine son tombée de serviette chez elle, elle eut comme une envie d'un James goût crème à la vanille... Elle sourit en s'imaginant que si elle lui donnait cette idée ou s'approchait simplement de lui pendant qu'il conduisait, il les enverrait probablement dans le décor sous le coup de la surprise. Alors elle ne l'embêta pas. Elle avait beau ne pas apprécié beaucoup son existence depuis plusieurs longues semaines et cela avait beau être son vingt-cinquième anniversaire dans cinq jours, elle n'était pas suicidaire pour un baiser volé.

Elle qui n'avait jamais mis les pieds dans cet hôtel ou dans n'importe quel autre du même standing, ouvrait de grands yeux écarquillés devant la luxure des lieux par lesquels ils passèrent pour rejoindre la chambre de James. Là également, la jeune femme laissa échapper un whaa d'émerveillement en franchissant le seuil. C'était plus que ce qu'elle avait jamais vu et elle se mit à parcourir l'espace, retenant sa curiosité de toucher à tout. Ainsi sans le vouloir, elle laissa à son hôte le temps de trouver une idée pour occuper le reste de leur soirée.

Et quelle superbe idée !
L'Irlandaise eut un immense sourire lorsqu'elle vit la carte d'accès, laissant échapper un petit bruit bref qu'on pourrait rapprocher d'un hii ; avant de se précipiter sur James pour l'enlacer.
Spa. Ces trois lettres avaient un effet magique ; un petit mot court qui laissait présager tant de petits plaisirs. Juliet avait beau ne pas connaitre, elle se laissait séduire sans peine par ces promesses de relaxation et de bien-être. Y aller seule, profiter de soi en douceur et se ressourcer c'était bien... Ce soir, ils seraient deux, seuls au cœur de la nuit, pour en profiter ensemble.

" J'adore cette idée ! " lui dit-elle à l'oreille. Elle posa un baiser sur sa joue et se rappela soudain qu'elle avait une bonne couche de maquillage sur le visage.
" Je vais te piquer ta salle de bain d'abord. Sinon, je vais révolutionner les sciences en prouvant que les zèbres n'aiment pas l'eau car ça les délave..."

Juliet se rendit alors guillerette dans la pièce attenante et s'armant d'un gant et de savon, entreprit de se démaquiller. Ça faisait assez peur à voir, toute cette eau grisâtre et savonneuse, et elle trouva dommage de salir une vasque de lavabo aussi jolie. Y avait pas de comparaison possible avec la dernière salle d'eau d'hôtel où elle avait été... Les douches aux Catacombes lui semblèrent gigantesques.

" Dis, j'ai pas de maillot sur moi, c'est pas grave ?" dit-elle en relevant un visage déjà plus conforme à sa pigmentation naturelle. Elle parla un peu fort, histoire que son interlocuteur l'entende où qu'il se trouva.
Elle ne précisa pas qu'elle n'avait pas de soutien-gorge sous son bustier ; il serait toujours temps pour que James s'en rende compte par lui-même...

_________________

Car le feu qui me brûle est celui qui m’éclaire. (Etienne de La Boétie )
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Professeur J. M.
Humain
avatar

Messages : 235
MessageSujet: Re: Les chambres   Mar 16 Avr 2013 - 16:29

L’Anglais fut ravi de voir que son idée plaisait à Juliet. Il pourraient alors profité encore un petit temps de sa délicieuse compagnie, ce qui le mettait en joie. Malgré tout quand elle lui sauta au cou, le professeur en perdit ses moyens.

« Ra… ravie que ça… te plaise… »


Balbutia-t-il alors qu’une nouvelle fois le rouge aux joues le gagnait. Mais par quel sortilège avait-il réussis à l’embrasser tout à l’heure ? C’était tellement simple avant, et là il entendait en boucle tous les précepte qu’on lui avait répété des centaines de fois qui étaient à présent gravé dans son subconscient ! Peut être que l’alcool aiderait à court-circuiter son lobe temporale. Aussi quand la jeune femme fila dans la salle de bain, l’Anglais alla au bar et se servit un verre d’un alcool fort. Mais l’incendiaire Juliet sans le réaliser vint encore jouer avec la pression de l’Anglais, avec une simple phrase, de quelques mots.

Qui disait SPA disait maillot, petite tenue… Et elle n’avait pas de maillot en plus ! James en fit tomber son verre sur le sol. Heureusement juste avant qu’il ait eu le temps de le remplir de scotch.

« Et me…. »

Chuchota-t-il en se baissant pour ramasser le verre qui heureusement ne se brisa pas, la chute ayant été amortit par la moquette.

« Je ne pense pas qu’il y ai beaucoup de monde, si cela ne te dérange pas tu pourra y allé en… sous-vêtement. »

C’était dingue comme un simple mot avait du mal à sortir de sa bouche, sous-vêtement n’était pourtant pas difficile à prononcer, et pourtant…
L’esprit de l’anglais commença à imaginer la jeune femme dans une tenue très affriolante… trop affriolante ! Non il ne était sur Juliet devait avoir des dessous des plus classique… James avait soudainement très chaud, il remplit le verre de scotch plus que de raison. Avant de reprendre.

« Au pire je te propose de t’enrouler dans un des peignoirs le temps que nous descendions, au cas ou nous croisions du monde, je vais en faire autant. »


Ce qu’il avait chaud, c’était pas possible ! James attendait que la jeune femme sorte dans son peignoir pour ne faire de même. Il aurait la surprise de découvrir ses dessous une fois au SPA… Mais qui avait donc autant monté le chauffage ?!


_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Juliet Ahston
Humain
avatar

Messages : 921
MessageSujet: Re: Les chambres   Mar 16 Avr 2013 - 18:14

Prononça-t-il "sous-vêtement" aussi peu distinctement qu'elle l'avait entendu ? Il fallait dire qu'avec l'eau qui coulait, elle avait manqué le début de sa phrase avant de réaliser qu'il répondait à sa question.

" Non ça me gêne pas. Mais si y a un peignoir, c'est mieux ! "
Se trimballer les fesses à l'air, elle avait assez donné et contrairement au personnel soignant de l'hôpital, celui de l'hôtel n'était pas professionnellement habilité à mater des derrières. En plus, ça éviterait de se prendre des courants d'air.
Avant de s'attaquer à se déshabiller, Juliet se frotta bien les mains sous l'eau pour enlever les derniers restes de maquillage sur celles-ci. Elle regarda son reflet dans le miroir et se dit qu'elle avait mauvaise mine maintenant que son cache-misère était parti dans le siphon du lavabo. Si son moral avait soudainement grimpé en flèche au cours de la soirée, son corps et notamment son visage ne pouvaient pas effacer les traces de ses nombreuses nuits trop courtes... Elle ne s'attarda pas davantage à cette triste contemplation et s'éloigna même de la glace.

Elle enleva d'abord ses bottes cuissardes qu'elle cala contre le mur. Elle alla récupérer un des peignoirs suspendus et se dévêtit complètement, pliant soigneusement mais rapidement ses affaires pour les empiler dans un petit coin. Elle termina par le corset, profitant de l'agréable sensation qui accompagna la délivrance de sa poitrine. Heureusement qu'elle n'avait rien porté dessous sinon les baleines lui seraient juste complètement rentrées dans les côtes. Pauvres femmes d'un autre temps qui portaient des corsages bien plus serrés... Elles devaient devenir folles à force de ne plus pouvoir respirer correctement, se dit-elle tandis qu'elle fermait le peignoir.

" A toi... "
Elle achevait de lacer la ceinture à sa taille tout en sortant de la salle de bain. Au carrelage frais se substituait un sol plus chaud, doux et confortable sur lequel elle avança en trainant volontairement ses pieds nus pour en profiter. Elle releva les yeux et vit James un verre à la main, le rouge toujours bien présent sur son visage. Elle lui sourit.

" Cette chambre est vraiment superbe. J'ai presque honte de t'avoir amener à mon petit appartement... " commenta-t-elle pour changer de sujet en se dirigeant vers l'un des fauteuils de la partie "mini-salon". Elle s'y assit et sans s'en rendre compte, s'y laissa glisser pour prendre sa place, étirant ses jambes qui n'étaient désormais plus dissimulées par le blanc coton du peignoir.

Puis profitant de l'absence de l'Anglais, Juliet se pencha sur le côté pour attraper la trousse qu'elle avait gagné. Elle glissa dans sa poche la crème qui sentait si bon la vanille et se rassit, presque comme si de rien n'était. Si on pouvait dire ça d'une crème, elle lui avait tapé dans l’œil et qu'il y ait écrit KamaSutra dessus n'y était pour rien. C'était juste un plus. Et puis à voir le pauvre professeur tout tendu, ça ne pourrait pas lui faire de mal un petit massage, se convainquit-elle. D'accord, c'était de sa faute s'il était dans cet état mais c'était quand même lui qui l'avait embrassé en premier.

_________________

Car le feu qui me brûle est celui qui m’éclaire. (Etienne de La Boétie )
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Professeur J. M.
Humain
avatar

Messages : 235
MessageSujet: Re: Les chambres   Ven 19 Avr 2013 - 22:37

La jeune femme était revenue, finissant de mettre son peignoir. Il lui rendit son sourire en lui répondant.

« Mais non tu ne devrais pas avoir honte, ton appartement et vraiment très jolie, et puis ce n’est pas comme ces chambres d’hôtels qui sont impersonnels, toi au moins tu as un chez toi. »

Alors qu’il l’observa s’étirer, dévoilant ses longues jambes, James décida qu’il était temps de lui aussi se préparer. Il fila donc dans la salle de bain, afin de se remettre les idées en places, chassant ses pensées si impures qui se bousculaient dans sa tête.
Il réalisa à ce moment là que lui aussi n’avait pas de maillot, après tout il n’avait pas choisit cet hôtel pour son SPA et était loin de se douter qu’il finirait dans ce lieu. Aussi le professeur décida de faire comme la brune et de garder son sous-vêtement pour le SPA.
L’anglais se saisit du deuxième peignoir qu’il enfila. Puis au moment de sortir de la salle de bain, il s’arrêta au niveau du lavabo, ouvrit le robinet d’eau froide, et s’en appliqua sur le visage. Puis il se regarda un instant. Ce fut comme un déclic, comment pouvait-il se comporter comme ça ? Il était en présence d’une superbe jeune femme, qui avait accepté de le suivre après un baiser torride en début de soirée. Et voilà que l’Anglais fuyait ! Oui il n’avait pas respecter la règle des 3-3-1, mais qu’importe c’était un homme après tout !

Sur de lui, c’est un British avec une fière allure de conquérant qui entra dans la pièce. Le regard sur et brillant en direction de Juliet. Il s’approcha d’elle, se pencha et l’embrassa. Un long et doux baiser, aussi plaisant que le premier, mais sans le petit bonhomme sur son épaule pour lui chuchoter des insanités.

Il se redressa alors après se tendre moment, comme un homme, un vrai… les joues cramoisie et balbutiant.

« Heu… On… On y va ?... Enfin…. Si tu es prête... »

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Juliet Ahston
Humain
avatar

Messages : 921
MessageSujet: Re: Les chambres   Sam 20 Avr 2013 - 14:08

Tandis que l'anglais se changeait, Juliet laissait son regard parcourir la chambre et ses pensées s'égarer à cette contemplation. Malgré ce que James lui avait dit, la jeune femme était obligée de s'émerveiller devant l'endroit où elle se trouvait. Si elle voulait de l'impersonnel, elle n'avait qu'à repenser à sa chambre à l'hôpital qui était même terriblement froide et austère ; ici elle avait l'impression de l'inverse. Si elle n'était pas sure d'être capable de vivre dans un endroit pareil, hors question de budget, elle était quand même en train de se dire qu'elle essayerait bien de chiner un fauteuil du type de celui où elle était assise. Ça coûtait cher mais elle y était bien assise. Au pire, elle changerait le tissu qui le recouvrait pour l'harmonie avec son intérieur. Elle avait lu que on pouvoir mélanger les styles dans la décoration intérieure. Elle se laisserait peut-être tentée...

La brune revint à la réalité quand elle entendit la porte de la salle de bain s'ouvrir. A défaut d'être sure de pouvoir s'acheter un jour un seul des meubles présents dans cette pièce, Juliet préférait savourer sa soirée. Heureusement qu'elle s'était forcée à aller au Quality Street... Dire qu'elle aurait pu passer à côté de tout ça !

Elle sourit quand le professeur ressortit, vêtu à son tour d'un peignoir blanc. Vu qu'il était prêt, elle s'apprêtait à se lever mais en le voyant venir d'un pas décidé vers elle, elle élargit simplement son sourire. Goûtant avec plaisir à un nouveau baiser de sa part, l'Irlandaise réalisa qu'elle appréciait chaque fois un peu plus le goût et le contact de ses lèvres.

Un léger rouge aux joues mais le visage rayonnant, Juliet se leva, rajustant son peignoir en en resserrant notamment la ceinture.
" Bien sur que je suis prête !" dit-elle en s'accrochant au bras de son chevalier servant.


Vers le Spa

_________________

Car le feu qui me brûle est celui qui m’éclaire. (Etienne de La Boétie )
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
avatar

MessageSujet: Re: Les chambres   Lun 17 Juin 2013 - 11:20

Dragomira Volochine
La clé magnétique vola et fit un petit bruit mat, assez délicat, en tombant sur la table de merisier. Se décalant sur le côté pour laisser passer son cavalier après elle, Dragomira referma doucement la porte sur l'étrange couple qui avait monté les marches sous le regard poli, mais assurément amusé, du veilleur de nuit. La lumière, une fois l'huis clos, était ténue, assez carmine : la slave aimait les ambiances légèrement organiques, et le bois comme le style des chambres répondaient bien à ces envies.

La soirée était achevée – du moins, pour son volet public. Le Bloody Valentine lui avait réservé une Saint Patrick bien particulière, sorte de baptême du sang et de l'horreur qui l'avait laissée amusée, gardée ivre, et peinte d'une sublime désinvolture. Que lui important de mourir, si c'était avec autant de panache ? Bien sûr, elle préférait vivre encore un peu, surtout si c'était beaucoup en qualité et en ravages de passion, avant d'être affectée par ceux du temps, mais pour l'heure, elle avait un homme à accueillir, ainsi qu'une ivresse à dompter. Elle ouvrit le bras pour désigner la chambre, et murmura.

    « Prenez vos aises. Je vais chercher les verres. »

Le taxi n'avait pas été trop long à venir, la route n'avait pas été trop longue à faire. Taciturne et rêveuse, elle s'était presque contentée de sourire à son cavalier impromptu, décrivant du regard les tatouages sur son visage comme pour déterminer s'ils bougeaient. Elle avait eu sans doute l'air mystérieuse, peut-être bien un peu suave ; en réalité la voiture lui avait retourné l'estomac et elle avait préféré se taire plutôt que de se sentir plus mal encore. Non pas qu'elle détestait ces états de tension, où le corps veut céder, où l'esprit veut danser, bien au contraire, mais elle connaissait ses limites et n'avait aucune envie de gâcher la beauté de l'instant par des jets bileux. Ca n'aurait pas fait un bel effet dans le tableau.

Elle avait laissé son manteau au Bloody et n'avait, par conséquent, que son sac dont se débarrasser. Elle le posa sur la petite commode où la carte avait échoué, à côté de laquelle trônait discrètement un ordinateur portable, fermé, silencieux, seule marque de son rattachement à l'extérieur, à sa famille, et indirectement à son fils. Il était encore un peu trop tôt pour lui parler, il faudrait laisser s'écouler du temps pour que l'enquête s'estompe et que la méfiance se délite, en attendant les nouvelles passaient par son grand-père. Elle lui manquait. Il avait pleuré. Elle en crevait. Frôlant fugacement le rebord froid de la machine somnolente, elle se rappelait qu'il fallait boire encore et fêter davantage, et, réservant un nouveau sourire en arrière, passa d'un meuble à un autre pour sortir d'un placard deux verres ciselés, puis d'un autre une bouteille. Son doigt en frôla une autre, déjà entamée, mais pas encore achevée, et elle souffla en arrière.

    « Vous aimez le cointreau ? »

Si la réponse était positive ou hésitante, elle préférerait cette liqueur, dans le cas contraire elle privilégierait la vodka d'importation, la seule au goût de son grand père, et que son oncle et amant avait tenue en haute estime. Tendant le premier verre à Viggo, elle leva légèrement le sien, inspirant la fragrance de l'alcool. L'air chaud et parfumé d'oranger de la chambre lui faisait plus de bien que le vent frais du dehors.

    « A quoi voulez-vous trinquer ? »

Le sourire qu'elle affichait était bifide, entre la jeune fille innocente de naïve, qui ignore ce que signifie de ramener un homme à son hôtel, et la femme complice de cet état de fait, tenant de l'araignée tranquille. C'était difficile à déterminer et, l'un dans l'autre, ça importait peu : les deux, au fond, se ressemblaient.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
avatar

MessageSujet: Re: Les chambres   Lun 17 Juin 2013 - 23:01

ViggoMira était restée silencieuse pendant tout le trajet. Cachée derrière un faciès mystérieux, le vampire avait ressenti une certaine tension chez la jeune femme. Toutefois, il n'avait pas réussi à percer la cause de cette tension. Il était, dès lors, resté silencieux lui aussi, examinant par la fenêtre les rues filer.

Arrivé à destination, Viggo avait payé le taxi et suivit sa cavalière. Il n'avait encore jamais mis les pieds à l'hotel des catacombes -il ne l'avait même jamais vu en réalité-. Le vampire ne savait pas si c'était le retour à la terre ferme ou la sensation d'être chez soi procurée par la chambre, mais la jeune femme semblait se sentir mieux.

A l'invitation de Mira, le vampire entra dans la pièce principale de la chambre. Il scruta la chambre. Il appréciait cette ambiance sobre, tout comme le bois comme ornement. Il retira sa veste qu'il déposa sur une des chaises. Il se rendit compte qu'il appréciait particulièrement le bois, il en ferait l'élément principal dans son futur appartement.

Mira le sortit de ses pensées, il se tourna vers elle avec un sourire. Entre autres choses, oui, dit-il vaguement alors qu'il reconcentrait son attention sur la jeune femme. Il aurait préféré du sang avec celui qu'il avait vu gicler au Bloody, il sentait la faim le taquiner gentillement au fond de lui-même. Cependant, ce n'était pas le moment et puis ça faisait longtemps que la faim ne dictait plus ses actions.

A quoi voudrais-je trinquer, répéta-t-il comme pour lui même. Et si on commençait à trinquer à la Saint-Patrick, lança-t-il un sourire en coin exposé sur ses lèvres.

A nouveau, il avait du mal à cerner le comportement de la jeune femme. Quoiqu'il en soit les deux comportements - la jeune fille innocente ou l'araignée- avaient de quoi ravir le vampire.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
avatar

MessageSujet: Re: Les chambres   Dim 23 Juin 2013 - 13:36

Dragomira VolochineEntre autres choses. Mira sourit en réponse à l'homme et surtout à cette phrase, lui délaissant d'un geste délicat et précieux son verre de Cointreau. Malgré l'ivresse et le flux plus que rapide et bousculé des événements, l'étrange appétit de son cavalier ne lui avait pas échappé, pas plus que sa mémoire n'en avait laissé fuir le souvenir. Il lui restait cette entaille à la lèvre, ces sourires répétés, teintés comme ceux de son oncle lorsqu'elle laissait glisser sur ses épaules les bretelles de ses débardeurs de toute jeune fille... Ces mimiques masculines ne lui échappaient pas, elle ne savait que trop, et depuis trop longtemps, ce qu'elles pouvaient signifier.

Rivant ses yeux dans ceux de Viggo elle haussa légèrement les sourcils, ainsi que le coin de ses lèvres, et but après l'énoncé. Passant lentement sa langue juste au bord de ses lèvres, la rendant tout juste visible, elle se laissa quelques secondes à savourer l'alcool – et la tension dans son ventre – avant de souffler.

    « A la Saint Patrick, alors. Et à cette soirée, à ses bris de verre, d'os, de gorge, et son incendie. »

Elle leva de nouveau son verre avec un sourire appréciateur, comme si elle commentait seulement la qualité de leur liqueur partagée. Elle recula ensuite, frôlant de sa main libre les doigts de son cavalier pour l'inciter à faire quelques pas à sa suite, entre les chaises et le lit.

C'était un instant étrange. Elle se sentait hésiter. Ridicule – elle était tout sauf vierge ou inexpérimentée, mais elle était un peu... Perdue. Quelque part, elle se sentait infidèle, tant à son oncle qu'à sa famille ; Viggo aurait été un cousin, même éloigné, qu'elle aurait été plus à l'aise. Allons ! Prenons du ridicule son audace, gardons du risque son abandon, se dit-elle et, jouant de ses lèvres sur le rebord de son verre, elle glissa.

    « Vous avez eu l'air d'apprécier. »

Elle ne précisait pas quoi. L'incendie ? La violence ? L'invitation ? Elle parut un instant sur le point de rire, et préféra laisser échapper un sourire roulé, assez suave, alors qu'elle levait la main pour effleurer le tatouage qui s'encrait sur l'arête de la mâchoire de Viggo, glissant ses doigts jusqu'à sa lèvre entamée, pour les laisser en touche légère, à peine appuyée, le long de sa gorge.

    « Quelque chose d'autre vous tenterait ? »

Directe ? Sans doute. Il y avait là un contraste particulier entre ses mots, murmurés avec douceur mais lourds d'insinuations loin d'être innocentes, et son visage toujours paré de son expression bifide, mi enfantine, mi bacchanale.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
avatar

MessageSujet: Re: Les chambres   Dim 7 Juil 2013 - 14:27

ViggoLe regard de la jeune femme vint se river sur celui du vampire. Il réceptionna son verre et huma le liquide. Viggo but lui aussi une gorgée tout en soutenant le regard de la jeune femme. Un léger sourire se forma sur la bouche du vampire alors que Mira se léchait les lèvres.

Le vampire leva son verre à son tour, affichant à présent un sourire plus marqué. A cette soirée pleines de surprises, commenta-t-il.

Mira effleura sa main pour l'attirer à sa suite, il la suivit à travers la chambre, se rapprochant un peu plus du lit. Il y avait jusque là, une certaine tension dans la pièce. Comme si les deux interlocuteurs savaient exactement pourquoi ils étaient là mais qu'aucun ne faisait réellement un pas dans ce sens. C'était le genre de situation qui ravissait le vampire. Au plaisir, il préférait la tension et l'attente qui le précédait. Ce moment où l'envie vous dévore. Peut-être était-ce son instinct de chasseur qui l'avait amené apprécier ce genre de moment. Il n'y avait jamais vraiment réfléchit, il se contentait de profiter.

Beaucoup, pas vous? répondit-il à la jeune femme restant aussi ambigu qu'elle, un sourire en coin sur le bord des lèvres. Un sourire roula sur les lèvres de Mira alors qu'elle levait sa main pour caresser la joue du vampire. Il ne fit aucun mouvement, soutenant toujours le regard de la russe.

La main frêle s'arrêta au niveau de sa gorge et fut ponctuée d'une invitation plus qu'explicite. Cependant, le vampire se garda d'y répondre directement. Ce serait mettre fin à cet instant qu'il appréciait tant. Son sourire s'étendit et son regard se fit plus carnassier. Toujours silencieux, il posa son verre sur la chaise et s'approcha de la jeune femme. Ne la quittant pas du regard, il s'arrêta alors que la poitrine de Mira touchait son torse, il pouvait sentir son souffle.

Pourquoi, vous avez quelque chose à proposer? demanda-t-il d'une voix basse et suave. La tension était montée d'un cran au plus grand plaisir de Viggo. Il toisait toujours la jeune femme, attendant sa réaction.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
avatar

MessageSujet: Re: Les chambres   Lun 8 Juil 2013 - 22:38

Dragomira VolochineIl l'avait toujours prise. Son oncle – il l'avait toujours prise. Elle l'avait complaisamment incité à venir la chercher, elle l'avait délicieusement laissé approché, et seulement alors avait-elle eu la complicité nécessaire pour agir, alors que le grand méchant loup dévorait déjà le chaperon décidément bien plus rouge que blanc, mais il avait toujours décidé du moment, du rythme et de la façon. Elle était là, face à un homme qui l'invitait à son tour, qui n'était pas son vieil amant, qui ne la saisissait ni au bras ni à la gorge pour goûter sa surprise ; ce n'était pas que le fait qu'il ne soit pas de son sang qui la surprenait. C'était ceci. Il voulait autre chose qu'une poupée peut-être, en tous cas pour l'instant, et alors qu'une partie d'elle-même s'offusquait de ne pas être désirée au point d'aller au devant des conventions et de l'application la plus commune de la morale, la jeune femme ne pouvait nier apprécier. Il lui venait des idées floues, des images incongrues, des envies plus acérées que la rondeur crémeuse que lui évoquait le confort de subir. Oui, pour elle, ça avait toujours été confortable d'incarner la proie indolente qui se laisse parcourir par l'avidité et les désirs d'un autre.

C'était finalement un trait de caractère infantile. Elle pouvait grandir, maintenant qu'elle sortait de la famille. Ah, on sous-estimait ce qu'il y avait de pénible à s'extraire de la chaleur fanée d'un inceste dans lequel on était une princesse souillée.

    « Il y a peu de choses qui me rebutent. »

Répondit-elle à sa première réponse, déguisée en question, qu'elle drapa d'invites en un énième sourire. Il s'approcha légèrement, réduisant l'espace entre eux à un petit rien qui laissaient leurs souffles s'entremêler. Son attention était rivée en dedans à ses pensées sur elle, son oncle, le fait d'être une femme au lieu d'une petite fille pubère, et extérieurement ses yeux s'abandonnaient aux lèvres de Viggo, en particulier à la fêlure écorchée à peine sensible mais qui la fascinait ; pourtant, la froideur du corps de son cavalier la picota, alors qu'ils s'effleuraient presque. Elle abandonna son verre à son tour, levant cette main maintenant libre pour la couler le long des flancs de son cavalier, et s'approcher encore, pour que le frôlement devienne contact. Oui, il était froid, oui, c'était étrange. Oui, ça lui plaisait. L'alcool lui montait plus que jamais à la tête, ses désirs confus en brouillard carmin étaient à la fois délicieux et insupportable. La tension était palpable, féroce, hurlait son besoin d'être brisée ; il n'y avait rien de plus suave que d'en profiter encore.

Relevant un regard lourd des lèvres qu'elle contemplait encore jusqu'aux yeux de cet homme qu'elle ne connaissait pas au crépuscule, elle eut une envie à laquelle elle céda, qui s'exprima par une petite moue fugace, aussi rieuse que douloureuse. Mélange étrange qui se dilua dans sa mine floue, au caractère oscillant entre l'ingénue et la perverse.

    « Hm-hm, j'ai quelques idées,

    entama-t-elle dans un soupir, son haleine se perdant contre le torse du Vampire – qui pourrait peut-être y déceler quelque chose de plus poivré que la fragrance de l'alcool récemment bu. Elle acheva dans un murmure légèrement rauque. Surtout, dites-moi si je vous choque. »

Elle se hissa avec une lenteur savourée sur la pointe des pieds, sa première main roulant sur l'épaule de Viggo, l'autre filant sous les épaisseurs des tissus. Le contact était léger, délicat ; sa peau, tiède et douce, avait l'art de la caresse peinte au bout des doigts. Ce qu'il y avait de piquant était le goût du baiser. Dragomira s'était mordu la langue, avec sévérité, et saignait. De ses lèvres entrouvertes, appuyées contre celles de son son invité, s'échappaient des larmes rouges, qui ne pouvaient être confondues avec aucune autre liqueur que celle, vitale, qui roulait dans les veines des mortels. Le cœur de la russe s'accéléra légèrement, alors que son souffle, lui, se faisait si lent qu'il s'éteignit presque.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
avatar

MessageSujet: Re: Les chambres   Mar 9 Juil 2013 - 15:11

ViggoMira se fendit d'une nouvelle réponse évocatrice qui ne fit qu'augmenter le sourire du vampire. Aucun des deux n'avait encore fait un pas dans le sens clair de la situation. Chacun se gardant de faire avancer la chose.

La jeune femme ne bougea pas à l'approche du vampire, même pas un léger sursaut. Il sentait le souffle chaud de la russe dans son cou froid. Elle posa son verre à son tour et se sa main libre rapprocha un peu plus Viggo d'elle. Le contact du corps chaud de Mira fit frissonner le vampire. Il sourit légèrement à ce frisson inattendu. La tension monta encore. Elle était si forte qu'elle semblait pouvoir éclater d'un moment à l'autre, à l'instar de la pression sur une soupape.

Il détecta un gout poivré dans l'haleine de la jeune femme mais n'y prêta, toutefois, aucune attention, tout concentré qu'il était sur les paroles de Mira. Un sourire en coin vint se former sur ses lèvres à la suite de la phrase de la russe. Il avait une légère envie de rire. Il y avait très peu de chance qu'elle le choque. Après 200 ans de vie, il en avait vu - et goutté, et participé - un rayon dans le domaine du choquant. Il attendait maintenant avec impatience l'action qui allait suivre ces paroles.

Pour les ames impures, la suite ici
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé


MessageSujet: Re: Les chambres   

Revenir en haut Aller en bas
 

Les chambres

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 

 Sujets similaires

-
» Photos de vos chambres
» Chambres manquantes dans les dortoirs féminins
» L'immunite des parlementaires
» Salle de guérison
» Répartition des chambres
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Hell's Gate :: LES TERRAINS EXTERIEURS :: 
Forêt
 :: Hôtel des Catacombes
-