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 Maison Dickens

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Charlie Dickens
Humain


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MessageSujet: Re: Maison Dickens   Lun 27 Aoû 2012 - 20:24

Lorsque Gordon lui fit remarquer sa gentillesse, Charlie esquissa un sourire tout en levant sa main en faisant des signes de négation.

- Mais non, mais non franchement, on ne ferme pas la porte au nez de quelqu'un qui souhaite en apprendre plus sur un parent, aussi romanesque que soit l'histoire, comme la vôtre.

Fouinant dans tout ce qui passait à portée de main, Dickens n'avait rien trouvé de potable, mais continuait tout de même à éventrer de pauvres et vieux cartons. Se rapprochant doucement de Gordon quand celui-ci l'appela, elle se pencha au-dessus du jeune homme pour apercevoir l'objet qu'il tenait entre ses mains.

- Oh elle est jolie cette boîte ! Et fermée à clef surtout, si ça c'est pas suspect je suis Hulk moi...

Pouffant de rire et avant même qu'elle ne propose de l'aider à trouver la clef, Gordon le lui proposait et c'est donc après avoir fichu l'endroit autour d'eux en désordre que tout heureux ils découvrirent la clef sous le tiroir. Sans dire un mot Gordon avait ouvert ce qui se trouvait être une boîte à musique. Charlie était un peu déçue, mais sursauta lorsque la boîte s'ouvrit de nouveau une fois la petite mélodie terminée. Mais c'était quoi... tout ça ?! Elle nageait en pleine rêverie ou quoi ? Une clef cachée, un double fond à une boîte à musique ?! Se rapprochant assez de Gordon pour examiner le contenu de la boîte avec lui, une forte odeur de jasmin s'en échappa d'abord, ce qui fit immédiatement sourire la petite blonde. Elle avait toujours adoré fouiner dans les vieilles choses des gens, l'odeur qui se dégageait d'un vieux livre, les parfums emprisonnés dans les boîtes, les odeurs gardées trop longtemps hors de portées avait cette caractéristique d'émouvoir, de rappeler certains souvenirs olfactifs, ce qui n'avait cesse d'émerveiller Charlie.

Les yeux de la jeune anglaise finirent par tomber sur la photo au-dessus d'une pile de ce qui semblait être des lettres. Parcourant rapidement la photographie de son regard vif doré, Dickens arqua un sourcils et allait demander à Gordon si c'était là son paternel, mais vu la réaction de ce dernier elle n'eut aucun besoin de le faire. La petite blonde qui s'était contentée de rester debout derrière lui finit par s'agenouiller près de lui avant de poser sa main sur son épaule.

- Ça va ? Je suppose que ce n'est pas exactement ce à quoi vous vous attendiez ?

Ou peut-être, aller savoir... Charlie se garda cependant de lui demander si la femme sur la photo était sa mère, probablement pas vu la réaction du jeune homme en fait. Frissonnant dans son grand pull dans cette cave humide et peu entretenu, Dickens se releva tout en retirant sa main de l'épaule de Gordon.

- Vous voudriez peut-être y jeter un œil au salon ou à la cuisine ?

Ne sachant plus trop quoi faire, Charlie avait proposé cela spontanément, ce serait toujours mieux que de rester parmi les décombres des cartons et les tiroirs renversés.
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Gordon
Humain


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MessageSujet: Re: Maison Dickens   Jeu 6 Sep 2012 - 20:41

La voix douce et la main de Charlie sur son épaule eurent le mérite de ramener Gordon à la réalité. Bien sûr, il s'attendait à trouver quelque chose dans ce genre, mais il n'aurait jamais cru que cela lui ferait un tel effet. Prit dans une foule de sentiments contradictoires, il était partagé entre l'émotion de revoir l'image de son père, qu'il avait perdu alors qu'il était très jeune et la tristesse de se voir confirmer que ce dernier avait bien eu une vie sentimentale avant de connaître sa mère.

" Il y à des fuites d'eau dans votre cave..."

C'était là l'excuse la plus pitoyable qu'il avait trouvé pour justifier la petite larme qu'il sentait perler sur sa joue. Il s'empressa bien vite d'essuyer celle-ci. Puis ne sachant trop quoi dire d'autre sur le moment, et grelotant également dans la cave, il acquiesça pour la suivre jusqu'au salon. Il aurait bien eu besoin d'un alcool fort pour se remettre, mais n'osant demander à la demoiselle si elle avait de telles boissons, il se contenta d'une nouvelle chope de café qui lui était offerte avant de s'installer avec la jeune femme dans le canapé. Là, il sortit les lettres de la boite et montra la photo à la jeune femme.

"Mon père... avait 45 ans quand il fut posté à Malte. C'est là qu'il a connu ma mère qui n'avait que 22 ans à l'époque et que je suis né un an plus tard.

Sur cette photo il est beaucoup plus jeune et accompagné d'une jeune femme qui m'est inconnu... Très probablement madame Clark."


Il eut la confirmation de ses dires en feuilletant les lettres. Ayant visiblement retrouvé tous ses esprits, il poussa un petit soupire ironique avant d'ajouter.

" Je m'attendais à ce que le paternel ai connu d'autres femmes. Mais j'avoue que ça fait un choc de me rendre compte qu'il ai pu aller aussi loin avec certaines ! Visiblement ils étaient pas loin de se marier...

Je ne suis plus sensé avoir de famille vivante, mais ça pourrais valoir le coup de vérifier si papa à eu ou non des enfants illégitimes...
Vous ne sauriez pas ce qu'est devenue la famille de Madame Clark par hasard ?

Oh... et est-ce que je peux conserver ces documents ?"
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Charlie Dickens
Humain
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MessageSujet: Re: Maison Dickens   Mer 12 Sep 2012 - 23:46

Charlie ne savait plus comment réagir, elle voyait bien que Gordon était en état de choc, même quand celui-ci accusa la cave d'avoir des fuites. Elle avait aussi remarqué la larme subtile rapidement essuyée par Gordon, mais ne savait trop que faire, coincé dans la catégorie inconnue, Dickens n'osait plus bouger, voulant éviter un malaise ou un geste trop familier. Au moment où elle décida cependant d'ouvrir la bouche, ayant trouvé un bon compromis entre étrangers et amis de toujours, Gordon se leva, acquiesça à sa proposition précédente et monta au salon avec elle.

Passant ses jambes repliées sous son pull, c'est en petite boule dans son grand pull qu'elle sirotait une tasse de café confortablement installée au bout d'un canapé tout en laissant le temps à son invité de reprendre ses esprits. Charlie comprenait le choc que vivait Gordon, après tout n'importe qui le moindrement proches de ses parents seraient atterrés d'apprendre ce genre de détails après autant d'années.

Lorsqu'il lui tendit la photo révélatrice, Charlie sortie ses jambes de son bivouac improvisé, puis déposa sa tasse sur la table basse pour s'approcher et y jeter un œil. Écoutant Gordon, elle apprit donc quelques tranches de vie sur son paternel. Saisissant la photo dans ses mains pendant que Gordon fouinait dans les lettres, Charlie ne pouvait s'empêcher de songer à son géniteur à elle, son ''père''. Peut-être qu'il avait eu une autre famille lui aussi, peut-être après la mort de sa mère, il avait rencontré quelqu'un d'autre et vivait deux vies bien distinctes ? Cela aurait pu expliquer toutes ses absences, toute cette colère contre elle, tout ce dégoût ? Peut-être n'avait-elle été qu'un bâton dans les roues de son père ? Cela aurait expliqué énormément de choses, oui, mais aussi rocambolesque et envisageable que puisse être cette option, Dickens doutait que la réponse eût été aussi simple, une autre famille pour abandonner la précédente et Charlie pour l'obligation restante de cet échec d'ébauche de famille...

Secouant la tête, elle revint de ses réflexions peut reluisantes lorsque Gordon soupira. Heureusement qu'il fouillait les lettres sinon il aurait sans doute remarqué que Charlie fixait la photo, le regard vide, elle aurait vraiment eu l'air étrange pour le coup...

- Si je sais quelque chose sur la famille Clark ? hmm...

Réfléchissant et creusant dans son esprit, Dickens essayait de se remémorer les mots de l'agente lorsqu'elle lui parlait de l'ancienne proprio lors de la visite de la propriété. Trop subjuguée par la maison, Charlie n'avait que peu écouté, mais visiblement elle semblait se souvenir de l'essentiel.

- Si je me souviens bien, on m'a dit qu'elle avait eu 2 ou 3 enfants issuent d'un mariage avec un certain John O'Leary. Après à savoir s'ils sont toujours en ville ou non, ou même à savoir si madame Clark a eu des enfants avant ou après, je ne sais vraiment pas. Tout ce que je sais c'est que la pauvre dame est morte seule.

Oui c'est à peu près tout ce dont elle se souvenait des babillements de l'agente qui espérait absolument vendre la baraque avec n'importe quel arguments. Rendant la photo à Gordon et attrapant sa tasse de café, Charlie sourit avant d'en prendre une gorgée.

- Bien sûr que vous pouvez les garder, ils vous appartiennent bien plus qu'à moi.
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Gordon
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MessageSujet: Re: Maison Dickens   Jeu 13 Sep 2012 - 19:53

Mary-jane Clark c'était donc mariée avec un autre, et avait eu des enfants avec lui. La piste s'arrêtait là... Du moins, à en croire les paroles de Charlie. Ça aurait, de toutes façon, été surprenant qu'elle en sache d'avantage sur l'ancienne propriétaire des lieux et cela tenait déjà du miracle qu'elle ai conservée toutes ces vieilles affaire. Il lui en était d'ailleurs extrêmement reconnaissant et ne voyait pas d'autre raisons de la déranger d'avantage sur ce sujet.

"Je vous remercie Charlie... Pour ça et pour tout le reste !"

Il avait ponctué cette phrase de son plus beau sourire tout en plongeant son regard dans celui de la jolie blonde. Malgré le choc final, c'eut été mentir que de dire qu'il n'avait pas passé une merveilleuse journée en compagnie de la demoiselle. A vrai dire, il n'aurait rien trouvé qu'il n'aurait absolument pas regretté d'être passé spécifiquement chez la jeune femme aujourd'hui. Ainsi, il ajouta avec douceur, sans dissimuler la petite pointe de regret dans sa voix, au vu de ce que cela signifiait.

"Mes vêtements doivent être secs à présent. Et puis... j'ai terminé ce que j'avais à faire ici... Je ne pense pas vous déranger plus longtemps..."

Il attendit alors que son hôte lui rapporte ses effets et retourna s'habiller dans la salle de bain. Heureusement, ceux-ci n'avaient pas rétrécis à la douche froide et il pourrait repartir comme il était venu. Quand il ressortit, il rangea ses affaires dans son sac de marin avant de revenir vers la jeune femme, visiblement intimidé, en témoignait le rouge qui lui montait au joues.

" Charlie... Je tenais à vous dire... Enfin... J'ai passé un agréable moment en votre compagnie. Et je ne connais personne ici... Je..."

Voyant qu'il s'emmêlait les pinceaux il finit par afficher un grand sourire aussi gêné qu'enfantin, s'amusant lui même de ce à quoi il devait ressembler à cet instant.
Puis recouvrant visiblement son assurance, il ajouta, espérant au moins terminer sa phrase.

" Bref... Accepteriez vous que l'on se revoit ? "

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Charlie Dickens
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MessageSujet: Re: Maison Dickens   Ven 14 Sep 2012 - 2:47

Charlie rendit son sourire à Gordon lorsque celui-ci la remercia, pour elle ce n'était franchement rien, une ou deux tasse de café et de l'aide pour fouiller des cartons qu'elle planifiait déjà fouillé, c'était quasiment plutôt à elle de le remercier en fait. Et puis, elle avait eu raison de lui faire confiance au final, il avait trouvé ce qu'il cherchait, certes cela lui apporterait peut-être plus de questions que de réponses pour l'heure, mais au moins il lui avait dit la vérité en venant la trouver dans sa cour arrière.

- Ce n'est rien, croyez-moi, je reviens avec vos vêtements.

Elle s'était levée et avait grimper le grand escalier pour aller chercher les vêtements de son invité avant de redescendre et de les lui donner. Pendant que celui-ci était monté se rhabiller dans ses propres affaires, Charlie en avait profité pour ranger un peu et commencer rapidement à nettoyer les différentes tasses qu'ils avaient utilisés aujourd'hui. Les deux mains dans l'eau savonneuse, elle ressassait cette journée un peu étrange, ce n'était définitivement pas tous les jours qu'elle laissait entrer chez elle un parfait inconnu pour que celui-ci fouille sa maison et par la suite que tous deux s'engage dans une guerre de peinture et d'eau, aussi ludique que cela pouvait sonner dans son esprit.

Habituellement les autres ne l'intéressait que peu, mais décidément cette ville regorgeait de personne hors du commun et cela Dickens se le répétait au moins chaque semaine, autant il y avait des gens qui passaient complètement hors radar, autant il y en avait qui s'incrustaient dans sa vie de façon peu ordinaire. Était-ce que le fruit du hasard ? Est0ce que les choses se seraient déroulées à peu près pareillement ailleurs ? N'était-ce que parce qu'elle avait décidé de se construire une vie ici et que son cerveau s'ouvrait désormais aux différentes opportunités qui se présentaient ? Peut-être était-ce aussi simplement l'endroit, les gens, après tout des vampires, des loups-garous ça ne courait pas les rues ailleurs, non ? Peut-être était-ce un peu de tout cela, mais quoi qu'il en soit, elle ne chercherait pas plus loin, pourquoi se refermer et s'isoler des gens, il fallait expérimenter la vie désormais, Dickens s'en était tenue assez loin ces dernière année, sur le pilote automatique et dépressif trop longtemps, il était maintenant temps d'agir, d'avoir mal ou de rire, de vivre...

Les pas de Gordon dans l'escalier ramenèrent Charlie parmi les vivant, essuyant rapidement ses mains sur son pull, elle ressortie de la cuisine et se dirigeait vers le salon, mais elle n'eut qu'à se rendre au hall d'entrée pour trouver Gordon. La jeune anglaise observa le jeune homme ranger ses affaires dans son sac et espérait l'avoir aidé malgré les minces indices qu'elle lui avait fournis. Lorsque Gordon reprit la parole, Charlie parut un peu surprise par l'élan de timidité qu'affichait désormais le jeune homme, il avait eu l'air pourtant si confiant toute la journée, avait-elle fait quelque chose pour le mettre dans cet état ? Commençant a être un peu gênée elle-même, Dickens commença à se triturer les doigts nerveusement, ne focussant plus exactement sur ce qu'il lui disait. Cependant, il ajouta quelque chose, terminant la phrase qu'il avait visiblement laissée en suspend. Comprenant enfin où il voulait en venir, Charlie rougit rapidement, passant nerveusement une main dans ses cheveux.

- Me revoir ? Moi ? Euh, bien je...

Balbutia-t-elle timidement, la revoir ? Mais pourquoi ? Elle lui avait dit tout ce qu'elle savait, ça ne lui serait d'aucune utilité, non ? Mais elle devait l'avouer, elle avait bien apprécié la journée en sa compagnie, mais elle n'avait jamais envisagé qu'il lui demanderait cela, au pire ils se seraient recroisés comme tous les gens qu'elle avait rencontrés jusqu'ici... Oh et puis, cela ne servait à rien de sur-analyser le tout encore une fois, il lui était sympathique et demandait à la revoir, tant mieux.

- Je veux dire, oui bien sûr j'en serais ravie.

S'empressa-t-elle d'ajouter, afin qu'il ne pense pas que son hésitation passe pour mauvaise fois, souriant timidement les joues roses.
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Gordon
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MessageSujet: Re: Maison Dickens   Mar 18 Sep 2012 - 22:48

Gordon afficha alors un sourire ravi en entendant la réponse de la demoiselle. Passant paresseusement sa main dans son épaisse chevelure, son expression était enfantine et exprimait toute la joie de s'être fait une nouvelle amie. Il farfouilla alors dans son sac pour sortir un Stylo ainsi qu'un petit carnet d'où il arracha une feuille. Il gribouilla alors sur cette dernière.

"Vous êtes un ange Charlie ! Alors je préfère vous donner mon numéros de portable et l'adresse de l’hôtel où je réside.

Je ne connais pas Galway, donc que diriez vous d'une promenade en ville un de ces quatres ? Ou encore un dîner pourquoi pas ?! "


Entamer une nouvelle vie, dans une ville inconnue n'était jamais facile, surtout quand on venait d'apprendre qu'on y avait aucune attache et que ce qui aurait dû être son chez soit ne vous appartenez plus. Du moins pour le moment... A ce propos il ajouta alors à l'attention de Charlie.

"En fait... J'avoue que mon envie de vous revoir n'est pas tout à fait innocente...
Votre maison est décorée avec gout, et j'aime beaucoup vôtre style artistique.
J'aimerai vous demander conseil pour ma propre maison... Enfin... Il faut déjà que j'arrive à la récupérer d'abord !"


Il se gratta de nouveau la nuque. Le signe qu'il affichait toujours quand il était embarrassé. Afin de revenir dans un contexte plus humoristique dans lequel il était le plus à l'aise, il conclut alors, ironique.

"J'aurais peut être dû commencer par vous dire que j'étais un SDF..."

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Charlie Dickens
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MessageSujet: Re: Maison Dickens   Dim 23 Sep 2012 - 1:46

Elle avait pris le bout de papier que lui tendait Gordon, puis nerveusement ne pût empêcher ses doigts d'aller jouer avec le côté déchiré de la feuille. Pas familière avec ce genre de demande ni ce genre de ''au revoir'', Charlie restait surprise par cette invitation: un diner ? À ce rythme elle n'aurait plus à cuisiner songea-t-elle, ce qui immédiatement l'a fit sourire, mais avant qu'elle ne puisse donner une réponse au jeune homme , ce dernier ajouta que cette demande n'était pas si innocente qu'elle n'y paraissait.

Ah bon ? Arquant un sourcil, Dickens attendait silencieusement la suite, imaginant déjà des trucs sordides comme seule Galway arrivait à cracher lors de moments tout à fait ordinaires. La réponse la laissant un moment muette. Il fallait le dire, elle ne s'attendait pas du tout à cela, passant un regard autour d'eux, Charlie parcourue rapidement le hall d'entrée des yeux, comme pour s'assurer qu'il n'y avait rien d'extraordinaire dans cet aménagement. Décoré selon ces goûts, son père avait toujours détesté d'ailleurs, c'était un peu déconcertant pour elle qu'on lui dise que c'était beau et que ça plaisait, enfin déconcertant dans le bon sens...

- Hmm... C'est bien l'une des premières fois que l'on me demande cela, c'est aussi mon premier chez moi remarquez, je... enfin j'imagine que si cela vous plaît, je pourrais vous donner un coup de main bien sûr.

Revenant à Gordon, Charlie lui fit un petit sourire timide, jouant toujours avec le rebord du bout de papier avant d'éclater de rire à la dernière remarques de celui-ci.
- SDF, vraiment ? Vous avez des problèmes pour récupérer votre maison ? Au moins vous avez une chambre d'hôtel.

Elle brandit doucement le bout de papier avec les informations que lui avait laissé Gordon avant de lui sourire.

- J'en doute, mais si je peux vous êtres utile, avec des tubes de peintures ou des pointes de pinceaux...

Faisant allusion aux situations s'étant déroulées quelques heures plus tôt, Charlie souriait toujours, puis ne retenant plus son invité improvisé plus longtemps, elle le laissa s'en aller en lui faisant un signe de main de la porte, attendant qu'il ait passé le portail avant de refermer la lourde porte en bois de sa maison. Retournant à sa petite besogne, Charlie alla terminer de nettoyer les tasses qui l'attendaient dans l'eau mousseuse de l'évier de la cuisine, songeant que la journée ne s'était définitivement pas déroulée comme prévue, le hasard avait ce don de détruire les plans qu'on établissait, parfois pour le pire, parfois pour le mieux...
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Charlie Dickens
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MessageSujet: Re: Maison Dickens   Lun 9 Sep 2013 - 21:01

La journée s’annonçait tranquille aujourd’hui. L’une de ses rares journées de repos depuis que Kain s’était mis en tête de la faire bosser le plus possible. Venant presque tout juste de se lever malgré l’heure tardive, Charlie avait enfilé un vieux jean troué aux genoux et un grand t-shirt lâche blanc pour homme. Elle était descendue faire du café en s’allumant une cigarette au passage lorsqu’on sonna à la porte. Attrapant un élastique à cheveux qui traînait par-là, elle entreprit d’attacher la longue tignasse rebelle en un chignon négligé tout en allant ouvrir, cigarette toujours à la bouche.
En ouvrant la porte, elle fut surprise, mais bien vite se souvint qu’elle attendait quelqu’un aujourd’hui.

-Oh c’est vrai tu devais passer aujourd’hui, excuses moi j’avais presque oublié.

Souriant tout en se frottant les yeux, pas encore tout à fait éveillée, elle s’était approchée pour faire un baiser timide à Gordon.

-Aller, entres. Tu veux du café ? J’allais en préparer.

Sans attendre, elle s’était déjà engouffrée dans la salle à manger pour retourner à la cuisine, cachant du même coup ses joues un peu roses après son petit baiser improvisé. Encore un peu dans les vapes, elle mit un peu de temps à trouver le café, dans ses armoires. Regardant l’heure, elle constata qu’il était déjà quatorze heures passé, Charlie avait dormis une bonne partie de la journée, ce petit congé ne serait donc pas très prolifique songeait-elle. Son estomac la ramenait de ses réflexions tout en grondant pour un petit déjeuner tardif.

-T’as déjà mangé un morceau au fait ? Sinon sers toi. Dit-elle de la cuisine.

Repérant des oranges dans le frigo, elle en sortie deux, une qu'elle déposa dans un bol contenant déjà des fruits, pour plus tard et une autre qu'elle déposa près d’une des tasses qu’elle avait sortie avant qu’on ne sonne à sa porte. Terminant sa cigarette le temps que le café soit prêt, elle écrasa le mégot dans un cendrier avant de commencer à peler son orange. Activité prenant le peu de concentration qu’elle avait, si peu de temps après le levé. Charlie était toute absorbée à essayer de peler son orange en un seul morceau de pelure, en oubliant presque Gordon, qu’elle n’entendit pas la machine à café clamer que  sa drogue du matin était prête.


Dernière édition par Charlie Dickens le Dim 22 Sep 2013 - 21:31, édité 1 fois
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Gordon
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MessageSujet: Re: Maison Dickens   Lun 9 Sep 2013 - 22:00

Gordon s'était levé tard également. Pas parce qu'il travaillait trop, mais simplement parce qu'il n'avait rien de mieux à faire. Il avait a présent de quoi se permettre des petites vacances et enchainer à loisir les grasses matinées.
Ainsi, était-il donc parfaitement réveillé pour se rendre à son rendez vous avec Charlie, mais passablement affamé.

Un certain naturel s'étant installé dans le couple qu'ils formaient à présent, il n'avait pas jugé nécessaire de se grimer d'habits spéciaux pour marquer leur rendez vous. Jean couleur rouille, T-shirt bleu marine, et vieilles bottines de voyou composaient sa tenue. Ses longs cheveux châtain clair, coiffé à la surfeur australien et sa barbe naissante, lui conféraient cependant un charme brut malgré tous ses efforts pour rester le plus négligé possible... Les charmes de la bad boy attitude...

Il était venu à pied jusque chez la jeune femme, s'étant allumé une cigarette également afin que le trajet paraisse moins long. Quand il sonna enfin à sa porte, il afficha un petit sourire moqueur en constant que son hôte l'avait visiblement oubliée. Dans une tenue particulièrement négligée également, et la cigarette au bec, elle affichait des cernes longues comme un jour sans pain. Elle lui apparut bien fatiguée. Mais suffisamment éveillée pour penser à lui offrir un petit baiser au parfum mutuel de tabac, auquel il répondit seulement d'une voix douce et un index délicat caressant sa joue.

" Coucou ma belle..."

Si la plupart des gens n'aimaient pas cette odeur, ni ce gout sur la peau et les lèvres d'une femme, cela ne dérangeait nullement Gordon. Il aimait ce parfum de cigarette qui enveloppait parfois la jolie blonde, considérant qu'il faisait partie d'elle, et viendrait à lui manquer s'il disparaissait.

Elle lui proposa alors d'entrer pour prendre un café, et la suivit sans un mot jusqu'à la cuisine, préférant lui laisser le temps d'émerger. Elle lui demanda alors s'il avait déjà mangé, pendant qu'elle commençait elle même à se préparer son repas. Gordon en avait quant à lui profité pour se mettre derrière elle et passer ses bras autour de sa taille. Posant sa tête dans le creux de son épaule, il gratifie alors Charlie d'un long bisou dans le coup. Fermant les yeux et la berçant légèrement, il espérait qu'elle prenne plaisir autant que lui, à ce petit temps calme, câlin matinal du début de l'après midi.
Il se sentait bien avec elle. Apaisé...

" En fait... je n'ai pas encore pris mon petit dèj' non plus..."

Il lui dépose alors à son tour un petit baiser timide, avant de commencer à se préparer un café, et à farfouiller de quoi contenter son estomac dans les armoires. L'apparente extrême fatigue de Charlie l'inquiétait cependant. D'autant plus qu'il se doutait parfaitement de la raison pour laquelle elle était dans cette état.

" J'ai essayé de passer te voir au Bloody mais tu n'étais pas là... Tu travaille tard... Et tes horaires sont dingues..."

Trouvant enfin quelques langues de chats, ainsi que des cookie, il cala directement un biscuit entre ses dents, avant de déposer le tout sur la table.

Il croqua alors la langue de chat pour l'extraire de sa bouche, et commença a boire une gorgée de son cachet. Il jaugea ensuite Charlie avec un air qui montrait clairement que la situation de sa compagne le touchait beaucoup.

" Tu pense pouvoir tenir encore combien de temps à ce rythme ?"

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Charlie Dickens
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MessageSujet: Re: Maison Dickens   Lun 9 Sep 2013 - 23:52

Trop occupée avec son histoire d’orange, Charlie n’avait pas remarqué que Gordon s’était approché derrière elle pour la prendre dans ses bras. Elle se laissa néanmoins faire, continuant de se battre avec la pelure de l’agrume, tout en appuyant l’arrière de sa tête contre son torse à lui. Lorsqu’il lui offrit un bisou dans le cou, Charlie se raidit un peu, souriant à la piqûre que provoquait la barbe naissante de Gordon, c’était agréable et légèrement douloureux à la fois, un baiser piquant qui l’aida un peu à émerger de son stade de coma cérébrale avancé matinal.

Terminant enfin de peler son petit dej’ tout en se laissant doucement bercer, la blondinette sépara l’agrume en quartiers, mais avant de pouvoir en croquer un, reçu un baiser. Fronçant les sourcils, faussement agacé, bien rapidement elle sourit avant de passer ses doigts collants plein de jus d’orange sur le nez de Gordon, se sauvant avec son café et le reste du fruit pour aller s’asseoir à la table dans la salle à dîner.

Une fois assise, laissant Gordon fouiller pour se trouver de quoi se mettre sous la dent, Charlie croqua dans l’un des quartiers, puis plaçant un bras sur la table, y déposa sa tête dessus tout en mâchant, visiblement prête à s’endormir de nouveau et pas très motivée à rester éveillée.

-Hmm ?

Le jeune homme s’était visiblement adressé à elle, tout ce que la blondinette avait déchiffré était les mots Bloody et horaire. Elle devina rapidement ce que lui disait Gordon toutefois.

-Mouais… J’étais à l’inauguration d’un pub avec le Leprechaun, tu me croirais pas même si je te racontais…

La fin était plutôt pour elle-même, mais même les propos qu’elle venait de tenir pourraient paraître un peu étranges.

-Kain, je veux dire… déguisé en Leprechaun, bref, oui j’ai des horaires particuliers.

Faisant glisser son front sur son bras, laissant les restes de son orange de côté et fixant désormais la table à quelques millimètres de son visage, Charlie soupira.

-Pour toujours ! Je suis immortelle ! dit-elle d’un ton sarcastique tout en levant le poing dans les airs en signe victorieux, la tête toujours appuyée sur son bras. M’enfin, t’inquiètes pas pour moi, vrai que je bosses pas mal parce que le patron veut se venger de je sais plus quoi, mais ça me donne vachement pas mal d’occasions de lui rendre la pareille et ça, c’est chouette. Puis bon, mon mois de travaux forcé tire bientôt à sa fin, je retrouverai des horaires normaux bien vite, enfin s’il ne se venge pas d’autre chose, là je devrai me venger aussi.

Riant toute seule, le visage quasiment plaqué contre sa table, Charlie espérait bien entendu que cela n’arriverait plus, elle aurait pu démissionner un nombre incalculable de fois, mais les avantages monétaires étaient trop importants pour qu’elle cherche de nouveau un autre petit boulot ou reprenne seulement les cours de musique.
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Gordon
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MessageSujet: Re: Maison Dickens   Mer 11 Sep 2013 - 16:24

Gordon essuya son nez recouvert d'orange, une fois assis juste à côté de la blondinette. Non... ce ne serait pas cool d'entamer maintenant un bataille de fruit et légume, vu l'état dans lequel se trouve Charlie... ... .... Attendons au moins qu'elle soit un peu plus réveillée pour lui donner l'occasion d'aller prendre une douche.

En désespoir de cause, il prit un cookie tandis qu'elle répondait aux remarques qu'il lui avait faite. Il n'était même pas au courant qu'une soirée avait été organisée... Mais Kain par ci, Kain par là... Ce vampire commençait à sérieusement lui taper sur les nerfs.

Elle avait beau tourner les choses de la manière la plus humoristique possible, pour ne pas qu'il s'inquiète, lui ne voyait que le résultat à chaque fois. Sa compagne totalement défaite et en vrac, lui semblant chaque jours de plus en plus épuisée et distante.

" Supeeeer ton immortalité ! Non, c'est vrai, maintenant que tu le dit, c'est flagrant que tu pète la forme, dis donc !

...

Kain est un abruti doublé d'une ordure... En plus il est mauvais pour ta santé."


Il se saisit alors d'une demi orange bien juteuse, et commence à la presser légèrement entre ses doigts, pour en faire sortir encore plus la pulpe.

" Sans déconner, ce serait pas mal d'envisager de faire autre chose... je veux dire... quelque-chose tous les deux... J'ai les moyens de t'aider, tu le sais, et...

Hey tu m'écoute ? "


Il regarda alors Charlie qui ne semblait même plus faire attention à lui. Totalement dans les vapes, elle enchainait les piquages de nez et sa tête se rapprochait de plus en plus de la table. Il était plus que temps d'appliquer l'idée qu'il avait eu justement en la voyant se rendormir de plus en plus...

Voyant une nouvelle fois sa tête glisser très lentement du bras qui la soutenait et descendre de plus en plus, il tendit le bras dans sa direction... Et splach ! Charlie se retrouva soudainement la joue collée contre la demi orange que Gordon avait au bout de sa main. Si ça, ça ne la réveillait pas, il allait carrément passer au sceau d'eau.

Ayant à nouveau toute l'attention de sa belle, il lui dit alors dans un grand sourire coquin.

" Je te disais : ... On mentirait si on se disait qu'il n'y a qu'un simple jeu entre nous. "

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Charlie Dickens
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MessageSujet: Re: Maison Dickens   Jeu 12 Sep 2013 - 3:04

Charlie n’écoutait presque plus Gordon, certes elle percevait des mots, des phrases, mais le réveil était difficile aujourd’hui, cela irait probablement mieux dans peu de temps, il fallait juste qu’elle se concentre un peu. Le moment choisit pour cette recrudescence de concentration fut pile au moment où son amoureux insultait son vilain patron, ce qui eut le don de la faire sourire momentanément.

-Ouais t’as raison, souffla-t-elle.

Puis, elle repiquait doucement du nez, laissant innocemment son orange de côté sans remarquer que Gordon s’en était emparé dans de sombres desseins. Faisant de son mieux pour l’écouter, mais se laissant plus facilement avoir par la fatigue qui ne souhaitait pas la laisser aller aussi facilement, la jeune anglaise n’eut pas le temps de voir venir la moitié d’orange contre son visage. La sensation peut agréable de l’agrume froid et collant contre sa joue eut tôt fait de la faire sursauter sur place. Ronchonnant tout en s’essuyant la joue en tirant sur son t-shirt, Charlie tira la langue à son compagnon avant de lâcher un gros soupire, un peu grognonne du coup.

-M’aider ? Les moyens ? Naaah ! De toute façon je me dis que j’ai que des idées de grandeurs, ça va passer.

Attrapant l’arme du méfait, elle en détacha un autre quartier qu’elle engloutie, avant de prendre une grosse gorgée de café bien brûlant, histoire de combattre un peu l’engourdissement du matin-après-midi-avancée.

-Ranges moi ce sourire vilain ! M’attaquer à coup d’orange, tu devrais avoir honte, mais oui… ça tient de moins en moins du jeu apparemment. Fit-elle, souriant espiègle, évitant tout de même de s’avancer trop sur le sujet.

Non, le jeu avait mué en quelque chose d’autre en fait, se rapprochant définitivement plutôt de la relation plus à jour et plus saine qu’ils entretenaient désormais, mais ça elle le garda pour elle-même. Reprenant une autre gorgée de café, déjà un peu plus éveillée grâce au coup d’état de l’orange poisseuse, elle s’étira sur sa chaise.

-Désolée, promis je vais finir par émerger, les derniers jours ont été, éprouvants. T’en fais pas.

Essayant de cacher un bâillement à s’en décrocher la mâchoire, Charlie avait essayé de dissimuler sa grande fatigue des dernières semaines, mais entre la guérison de sa cheville, les quarts de travail à n’en plus finir, les inaugurations et les cours de tir improvisés, là pour le coup, elle n’arrivait plus à se la jouer en forme et inatteignable. Ça l’ennuyait que Gordon la voit ainsi, elle ne voulait pas qu’il s’inquiète inutilement, après tout, c’était que le boulot, ça finirait bien par se tasser…
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Gordon
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MessageSujet: Re: Maison Dickens   Ven 13 Sep 2013 - 21:14

Gordon rendit son tirage de langue à Charlie avant de retourner lui même au pillage des gâteau de son hôte. Il joue, il joue, mais il oublie qu'il a faim lui aussi... Encore amusé de sa blague, il jette quelque coups d’œil à son amoureuse boudeuse, qui prenait également son petit déjeuner en ronchonnant.
Cela lui arrache un sourire tandis qu'il sirote son café. Ce que ne manqua pas de remarquer la blondinette malgré toute sa fatigue.

-Ranges moi ce sourire vilain ! M’attaquer à coup d’orange, tu devrais avoir honte, mais oui… ça tient de moins en moins du jeu apparemment.

Elle avait retrouvé son sourire. Gordon, parfaitement réveillé lui, et tenant difficilement en place, tourna alors sa chaise du côté de Charlie pour pouvoir se rapproche d'elle. Passant son bras devant elle pour lui enlacer la taille, il rapproche alors sa tête de la sienne.

" Ah oui ? Puisque c'est comme ça je t'attaque à coups de bisous !

Il plaque alors ses lèvre sur la joue encore collante et au parfum d'orange de la jeune femme, pour lui déposer une série de petit bisous bruyants et enfantin. Esquissant juste après un rire gras et prédateur digne d'un méchant de James Bond fier du piège qu'il vient de tendre.

La plaisanterie ne dure cependant que quelques secondes, puisque très vite, il redevient doux avec sa prisonnière, en lui offrant cette fois un véritable baiser et en posant sa tête contre son épaule. Signe qu'il voulait vraiment lui parler malgré tout.

" Sérieusement, faut que t'arrête de te sous estimer... Je ne te collerai pas comme ça si tu n'en valais pas la peine !

Si tu me dis que t'as des rêves de grandeur, je suis convaincu que tu as tout ce qu'il faut en toi pour les réaliser.

Hey ! J'y pense d'ailleurs ! ..."


Il se rappela alors d'une chose qui était peut être en rapport et qui pouvait remotiver sa compagne. Il se redressa donc, laissant tendrement glisser la main qui était sur la taille de la jeune fille contre sa jambe.

" Tu te rappelle le Resto avec Mili ? ... Je te signale que c'est toi qui avait lancé l'idée d'ouvrir une boite de nuit à Galway !
Eh bien figure toi que pour la curiosité, je me suis un peu renseigné à droite à gauche... C'est tout à fait faisable.

Tu n'as jamais songé à t'y consacrer d'avantage avant qu'un voyou dans mon genre ne te pique l'idée ? "

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Charlie Dickens
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MessageSujet: Re: Maison Dickens   Ven 13 Sep 2013 - 22:55

Prisonnière d’une nouvelle attaque, cette fois un peu plus agréable que l’orange poisseuse et froide, Charlie se laissa faire, se débattant à peine, simplement pour lui donner un peu de fil à retorde. Bien vite, les chamailleries prirent fin par un baiser et une tête posée sur son épaule, visiblement son compagnon avait envie de discuter plus sérieusement, malgré les frasques enfantines dont il faisait preuve depuis son arrivée.

- Il ne faut jamais être trop certain de rien, ça permet d’apprécier plus j’imagine.

Lui souriant, toujours espiègle, elle reprit une gorgée de café, Charlie commençait finalement à se réveiller et sentait les bienfaits de la caféine à l’œuvre dans ses veines ou du moins, les effets psychologiques du breuvage. Arquant un sourcil à la suite des propos de Gordon, elle reposa sa tasse tout en soupirant légèrement.

- On dirait une phrase pour un soap amé…

Avant toutefois qu’elle ne termine sa propre phrase, son amoureux essaya de lui rappeler une soirée qui avait eu lieu quelques mois plus tôt. Rougissant juste de penser au fait qu’ils s’étaient sauvés pour aller sur la plage, Charlie se reconcentra rapidement sur ce que disait Gordon.

- Oui je me souviens, en effet…

La suite l’a surpris grandement, alors comme ça il avait fait de petites recherches sur le terrain ? Mieux que ça, il disait que c’était totalement plausible comme projet ? Charlie ne savait pas comment prendre les choses, on ne parlait pas ici de chaperonner une soirée ou bien de devenir manager quelque part, non, on parlait de se bâtir à partir de rien, de créer son propre buisness. Pire que ça, pas une petite boutique ou un petit stand, un nightclub carrément !  Et comme la blondinette n’était pas du genre à faire les choses de moitié, ne voulant pas faire dans le pas-cher-pour-commencer, ce qui se présentait était définitivement un projet de grand envergure ! De quoi vous filez le tournis et des papillons dans l’estomac. Ce qui ne manqua évidemment pas de se produire immédiatement avec Charlie.

- Ce que j’attends pour me lancer ?! Mais c’est un projet énorme ce dont on parle là ! Un nightclub… l’idée est plaisante, mais je sais pas comment j’y arriverais, faut être vachement organisé, avoir des contacts, emprunter des sommes énorrrmes ! Je saurais même pas par où commencer… De toute façon, le ‘’voyou’’ s’en sortirait probablement mieux que moi avec ce projet.

Soufflant une mèche rebelle qui refusait de rester prisonnière de son chignon, la jeune femme réfléchissait, les idées se bousculaient dans le crâne de Charlie, s’il avait eu le mérite de raviver sa flamme rêveuse, l’anglaise était encore très insécure quant à l’organisation d’un tel projet. Toutefois, c’était tentant si Gordon disait vrai, si c’était réalisable, elle pourrait toujours essayer d’obtenir de l’aide de son paternel, après tout la finance ça le connaissait. Puis, la gestion et tout ça, elle connaissait un peu, travailler dans les bars et les nightclubs durant ces cinq dernières années aidait forcément pour ce genre de choses, elle avait touché un peu à tout, mais c’était un grand pas à franchir tout de même…
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Gordon
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MessageSujet: Re: Maison Dickens   Sam 14 Sep 2013 - 0:03

Le blondinet esquissa un sourire doux à l'entente de la réponse de Charlie. A dire vrai, c'était bien cette lueur qu'il espérait voir dans ses yeux en la lançant sur ce sujet.

Oh bien sûr, elle était toujours emplie de doute et manquait sérieusement de confiance en elle. Mais son boulot éreintant n'avait pas encore tué cette petite étincelle d'espoir d'une vie meilleure, tout au fond d'elle même. Lueur que son compagnon comptait bien entretenir et faire ressurgir. Raison pour laquelle, il répliqua avec un certain détachement.

" Attends ! Tu pars quand même avec un sérieux avantage ! "

Son étreinte se fit alors plus sensuelle, tandis qu'il rapprochait ses lèvres de l'oreille de Charlie. Son regard à demi fermé pendant qu'il s'enivrait du parfum de sa belle, il ajouta alors dans un murmure amoureux.

" Tu oublie que le voyou en question... Il rêve de devenir ton homme... Et qu'il est prêt à faire tout... absolument tout, rien que pour tes beaux yeux..."

Il déposa un nouveau tendre baiser sur sa joue au gout d'orange, avant de se reculer légèrement et relâcher son étreinte quelques secondes, le temps de se reprendre une nouvelle gorgée de café.

Il poursuit alors sur un ton plus plaisantin.

" Tu crois que j'ai traversé l'Europe à vitesse éclair juste pour me la couler douce ?

Si j'avais seulement voulu m'offrir les moyens de pouvoir enfin récupérer et faire retaper ma maison, je ne serais pas parti aussi longtemps... En fait je suis parti avec l'idée... "


Son ton devint alors plus timide tandis que son teint rougissait. Il réalisait soudainement qu'il était plus difficile qu'il ne se l'était imaginé, d'avouer en face d'une personne que l'on aime, ce que l'on est prêt à faire pour elle. Surtout quand on avait conscience que ce genre d'initiative risquée pouvait ne pas du tout être du gout de la compagne et tout détruire.

" Enfin... disons que j'ai prévu également de me faire une petite réserve... en pensant à toi... et moi.

Si t'as un projet... je ne vois pas de meilleure manière de dépenser cet argent. Et s'il en manque, je suis prêt à repartir pour en retrouver..."


Préférant refermer là la parenthèse afin de reprendre un peu plus contenance, il conclue sur ce dont il est véritablement sûr cette fois.

" Quoi qu'il en soit, la gestion d'une entreprise ça s'apprend ! Et il ne coute rien de poser les bases d'un projet, quitte à voir où ça nous mène.

Y'a un tas de bâtiments sympa à vendre en ville, on peut toujours aller faire du repérage. On peut toujours demander conseil à une banque ou à ton paternel si tu préfère..."

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Charlie Dickens
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MessageSujet: Re: Maison Dickens   Sam 14 Sep 2013 - 3:49

Un avantage ? Incrédule, elle planta son regard pâle dans le sien, arquant une fois de plus un sourcil tout en attendant une explication qui ne tarderait évidemment pas à venir, seulement, Gordon se rapprocha, resserrant son étreinte pour lui murmurer à l’oreille. Surprise, elle riva son regard sur sa tasse de café, les joues déjà rougissantes d’une telle proximité. Les bisous et les câlins passaient mieux, mais ce genre de rapprochements plus lascifs la mettait encore un peu dans tous ses états, ce qu’il ajouta n’étant pas pour aider bien entendu. Rougissant encore plus lorsqu’il lui dit qu’il ferait n’importe quoi pour elle, Charlie en profita également pour prendre une gorgée de café, imitant Gordon, essayant de retrouver sa contenance du même coup.

La vérité, c’est qu’elle avait essayé de ne pas trop pensé au pourquoi il était parti. Certes elle connaissait un peu les grandes lignes, mais se doutait bien que cela avait versé dans l’illégalité et pour ça, elle n’avait pas besoin de tout savoir dans les détails. Le plus important par contre, c’est qu’il lui avait manqué durant cette absence, Milicent ayant sa propre petite vie, Charlie n’avait personne d’autre, le vilain patron n’aidant pas à lui pourrir la vie. C’est durant cette absence que la blondinette avait pris conscience que désormais, elle dépendait davantage des gens qui l’entouraient. Autrefois, elle n’en aurait pas fait un cas, la jeune femme était toujours seule, n’attendait personne, n’était près de personne, mais les temps avaient bien changés et elle s’était retrouvée un peu seule. Oh bien sûr le travail aidait et le sommeil arrivait rapidement, mais il lui manquait quelque chose, quelqu’un, même s’ils n’étaient pas toujours ensemble, de le savoir en ville, c’était apparemment suffisant.

Remarquant que Gordon avait fait une pause, Charlie posa son regard sur lui une fois de plus, découvrant là un petit air timide qu’elle ne lui connaissait pas, jusqu’à présent, les joues rougissantes. Cela la fit sourire, pour une fois que ce n’était pas elle qui prenait des couleurs, enfin si on oubliait les cinq dernières minutes… Amusée au départ, ce que son compagnon lui dit par la suite effaça immédiatement toute trace de sourire sur son petit visage pâle devenu bien neutre. La blonde n’était pas offusquée, ni choquée, mais c’était un peu le vide intersidérale dans son crâne. Avec n’importe qui d’autre, elle aurait ri, n’aurait rien pris au sérieux, se serait peut-être même un peu fâchée, mais pas avec Gordon. Charlie avait quasiment eu l’habitude toute sa vie qu’on l’achète, qu’on lui offre de l’argent ou des cadeaux, tout ça ne voulait plus strictement rien dire pour elle, son père avait au moins eu le mérite inconsciemment de lui enseigner que seul les actions comptaient. Or, dans ce cas-ci précisément, Gordon venait de lui avouer qu’il n’avait pas fait le voyage simplement pour lui, mais en pensant à elle également…

Pour elle, c’était un très beau geste, même s’il ne le saurait probablement jamais, même si rien n’était fait, pour Charlie a qui jamais personne n’avait fait de gestes du genre, à qui son seul parent préférait déposer un chèque dans son compte en banque plutôt que lui demander comment elle allait et ce depuis ces 15 dernières années, oui ce que Gordon venait de lui avouer là, voulait tout dire pour la jeune femme.

Charlie le laissa tout de même terminer et changer de sujet, mais ne résista pas bien longtemps, le cœur un peu submergés par ses émotions, puis passa sur les genoux du jeune homme pour l’enlacer dans ses bras, collant son petit nez frais dans son cou, le serrant un peu plus fort qu’elle ne l’avait prévu initialement. Charlie ne resta pas bien longtemps comme ça et se recula, un peu gênée et ne sachant pas trop ce qu’il lui avait pris, mais au lieu de retourner sur sa chaise, elle resta sur Gordon, elle était bien contre lui. Au lieu de ça elle attrapa sa tasse de café et en rebut une énième gorgée.

Passant une main sur sa nuque, l’autre main toujours dans l’anse de sa tasse chaude, l’anglaise réfléchissait. Gordon n’avait pas totalement tort, en plus s’il lui proposait de l’aider, elle ne serait pas seule dans ce gros projet. Ah, mais il y avait tellement de choses qui pourraient mal tourner, tellement de raisons pour que cela ne se concrétise pas. Seulement, si elle n’essayait pas, elle ne saurait jamais et perdrait peut-être une occasion en or… et ça, elle ne le supporterait pas ! Inspirant profondément, elle regarda Gordon une fois de plus, se tournant vers lui.

-T’es certain que tu veux te lancer là-dedans avec moi ? Y’aura pas de marche arrière, une fois lancés, il faudra mener tout jusqu’au bout et ça malgré les merdes qui pourraient arriver. J’arrive pas à croire que je vais faire ça, mais, de toute façon qu’est-ce qu’on a à perdre si on essaie ?

Bon mise à part déclarer faillite si jamais le projet prenait l’eau, techniquement pas tant, mais ça elle le garda pour elle.
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Gordon
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MessageSujet: Re: Maison Dickens   Sam 14 Sep 2013 - 16:43

Gordon accueillit Charlie sur ses genoux, pour un petit moment de tendresse auquel il ne s'attendait pas. A dire vrai, il était lui même rassuré de constater que ses initiatives ne le faisaient pas passer pour un fou. Rassuré de voir également qu'elles n'insinuaient pas en l'esprit de sa compagne que l'un des deux allait beaucoup trop vite dans leur relation.

Elle ignorait les risques qu'il prenait à se lancer ainsi de nouveau dans les affaires qui l'avaient conduit à l'exil. Mais pour elle, il était prêt à affronter mille fois pire que la menace que représentait les yeux d'Interpol.

Profitant simplement de cette étreinte et du nez frais de la jeune femme dans son cou, il ferma les yeux quelques instants tout en repassant les bras autour de la taille fine de la jolie blonde. Ne voyant plus rien d'intelligent à dire en ce moment, il se contenta seulement de profiter de l'instant présent. Passant à son tour son nez dans le creux de l'épaule de la belle, il offrit à cette dernière quelques baisers tendre contre la peau douce de son cou.

Son teint ne pouvait pas être plus rouge, ce qui le faisait toujours totalement fondre. Il la laissa alors reprendre le cours de son petit déjeuner, mais constata à son grand plaisir, qu'elle avait décidée de ne pas quitter sa position. Lui qui avait si longtemps refusé de s'attacher aux autres, et qui était convaincu d'être un homme misérable à n'avoir pour lui que la fuite et l'argent... Il se rendait compte en cet instant qu'il se sentait bien... A sa place... Qu'il n'aurait pas voulu être ailleurs qu'ici même, et qu'auprès de Charlie il se sentait heureux...

Elle reprit alors la parole, le sortant de l'instant magique qu'il vivait, pour lui faire part une nouvelle fois de ses doutes et s'assurer que Gordon s'avait réellement dans quoi il mettait les pieds.

Rassurant, il la serra un peu plus fort contre lui. Il lui répondit alors, s'interrompant seulement entre deux mots pour lui offrir une nouvelle série de baiser le long de son cou, juste sous son oreille.

" j'en suis sûr et certain... Et la prise de risque... c'est ce qui rends la vie intéressante...

Tu sais... Là où on nage en plein inconnu pour moi... C'est plutôt quand je dis : Les problèmes on les affrontera et on les surmontera ensemble... Tous les deux."


Quand il se décide à arrêter ses papouillages, il libère alors l'un de ses mains pour attraper un cookie et le porter entre ses dents. Son cerveau venait de se remettre en marche à plein régime, et il avait besoin d'être alimenté. Il prit ensuite une gorgée de café afin de rincer la machine à grand coup de caféïne.

" En fait, si on s'organise et qu'on se répartit bien les tâches sur ce genre d'affaire... Je pense qu'on peut être complémentaires et qu'on a largement moyen de s'en sortir...

Tu manque encore un peu de confiance en toi, mais je te vois parfaitement gérer tout ce qui touche à l’ambiance, la musique, la déco... ce genre de trucs dans l'ensemble... De mon côté, je me sens tout a fait capable de gérer tout ce qui est plus d'ordre technique et logistique... La sécurité, l'approvisionnement... C'est encore tôt pour s'avancer autant, mais y'a forcément des domaines où on se sentira les plus à l'aise, quitte à se retrouver complètement à deux sur d'autre... "

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Charlie Dickens
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MessageSujet: Re: Maison Dickens   Lun 16 Sep 2013 - 19:16

Toujours sur les genoux de son compagnon, Charlie écoutait la réponse de ce dernier, qu’il prenait d’entrecouper de petits baisers. Pour le coup Charlie était plus ou moins rassurée, si leur seul problème était que Gordon avait l’habitude de gérer ses problèmes seuls, certes il faudrait y voir, mais ce n’était pas la mer à boire pour autant.

En profitant pendant qu’il attrapait un cookie, Charlie elle termina son orange et but la dernière gorgée de café qu’il lui restait, déposant sa tasse sur la table. La jeune femme ne supportait pas d’avoir les mains collantes, mais n’avait pas envie de se lever pour autant, Charlie essuya donc ses mains sur son jean, pendant que Gordon reprenait la parole.

- T’as probablement raison et tant mieux si on est complémentaire, ça fera moins de gens à engager pour combler j’imagine. Dit-elle tout en continuant de frotter ses mains à l’orange sur son jean.  Tu suggères quoi ? Qu’on commence à chercher un bâtiment ? Qu’on fasse des plans et qu’on aille à la banque ? Non c’est clair qu’il nous faudra un montant minimal sinon la banque va nous flanquer dehors à coup de pied…

Elle réfléchissait à voix haute, sans s’en rendre réellement compte, elle envisageait de nouveau très sérieusement les choses.

- Faudrait faire une estimation des coûts d’abord, mais bon, j’ai pas de peine à imaginer que ça peut grimper assez rapidement. Même si ça va me coûter de le faire, va falloir que je passe un coup de fil au paternel, comme tu disais.

En disant cela la blondinette grimaça. Elle avait passé toutes ses économies dans cette maison, en plus d’une petite avance venant de son père. C’était sans doute le seul point positif venant de son géniteur, mais vu comment elle avait dû négocier avec lui pour la maison, Charlie doutait que le père Dickens serait très avenant quant à un autre prêt… D’un autre côté ce serait un excellent moyen de s’émancipé complètement si ce projet venait à voir le jour et à rapporter comme elle l’imaginait, donc une raison de couper les ponts une fois le tout remboursé et de ne plus jamais penser à cet homme à qui le bonheur se résumait à un paquet de fric plutôt que sa famille. Un moyen d’enfin couper avec son passé lamentable.

- Si tu me dis pas tout ça juste pour me faire plaisir, je pense qu’avec une bonne organisation, c’est faisable. Fit-elle, reprenant un petit air espiègle, essayant de ne pas trop penser à l’échec qu’était sa famille.

Enfin plus réveillée, Charlie s’étira, puis se leva pour se diriger vers l’évier de la cuisine avec sa tasse. Réfléchissant un peu à tout ce qu’ils devraient faire pour qu’un nightclub voit le jour, c’était néanmoins plus fort qu’elle, tout en faisant mousser de l’eau chaude pour nettoyer sa tasse, elle imaginait déjà à quoi ressemblerait l’endroit.
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Gordon
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MessageSujet: Re: Maison Dickens   Lun 16 Sep 2013 - 22:29

Charlie toujours assise sur lui et dûment calée entre ses bras semblait dorénavant complètement adhérer au projet. Elle lui demanda alors ce par quoi il  estimait bon de commencer. Il réfléchit donc à ses proposition avec un petit air rêveur. Ce qu'elle proposait pour commencer était loin d'être idiot, de son point de vue.

" Mmmh... Je suppose qu'il faudrait en effet commencer par faire ce genre de choses... Pour les bâtiments, on peut se caler une journée où tu sera plus reposée, pour aller faire un tour du côté des terrains et bâtiments à vendre...

Je connais des gens qui connaitraient peut être quelques bons architectes abordables... Je pourrais toujours me renseigner de ce côté là, pour voir ce qu'ils pourraient nous proposer en fonction de ce qu'on trouve...

En tout cas, il est clair qu'il est hors de question de se pointer à la banque sans un projet solide et une somme minimale d'apport... Mais ça, ça peut s'arranger."


Il remarqua le désarroi de Charlie à évoquer ainsi la possibilité d'appeler son père. Il ne le connaissait pas encore, mais du peu qu'il était parvenu à apprendre d'elle sur lui, il était sûr de déjà détester cet homme... Ce qui n'était pas un problème. Bien au contraire, il n'aurait ainsi aucun remords à agir si jamais les choses se passaient mal de ce côté là. En son esprit commençait déjà à poindre l'idée d'un plan de secours... Mais il devrait passer quelques coups de fil d'abord.

Pour le moment il ne voyait qu'une seule chose intelligente faire dans sa position, pour répondre au mieux aux attentes de Charlie.

" Câlin..."

Il posa alors une nouvelle fois son visage contre celui de la jeune femme, avant de la serrer contre lui, l'enlaçant délicatement de ses bras protecteurs.

Quand elle se leva pour filer à la cuisine, il la suivit et appuya son épaule contre le montant de la porte. Les bras croisé, il regardait simplement la jolie blonde rincer sa tasse. En voulant lui rappeler ses ambitions, il se montrait lui même de plus en plus curieux de voir et participer à l'élaboration d'un projet.

Un petit sourire en coin, il interpella donc Charlie.

" Et on choisi quoi pour le nom du bébé ? "

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Charlie Dickens
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MessageSujet: Re: Maison Dickens   Ven 20 Sep 2013 - 19:29

Le savon moussait dans l’eau chaude de l’évier; frottant sa tasse, Charlie remarqua qu’elle avait encore de fines cicatrices en court de guérison sur le dessus de sa main. Son cuir chevelu devait aussi être en train de guérir doucement, à en juger par la légère douleur que lui procurait son chignon, ce n’était pas encore complètement terminé. Lâchant sa tasse, elle glissa deux doigts dans l’élastique de ses cheveux pour l’enlever et laisser retomber sa masse capillaire de façon libre. Tant pis si elle était toute échevelée, elle ne supportait pas de tirer ses cheveux dans une coiffure X depuis le petit incident au Britannia… Enfin petit incident, c’était juste dingue rien que de se rappeler ce qu’il y avait eu au Brit’… Comme quoi on pouvait marcher à l’aveuglette toute sa vie, dans un brouillard épais, sans jamais se douter de ce que le monde cachait, véritablement. C’était un peu comme cela que la jeune femme voyait le monde désormais, un épais brouillard qui se dissipait doucement ou s’épaississait par endroit…

Gordon la sortie de ses réflexions avec une question qui l’a fit sourire immanquablement.

- C’est une fille ou un garçon ? Dit-elle avec son éternel petit air espiègle, mais n’attendant pas vraiment de réponse, elle éteignit l’eau et posa sa tasse sur le comptoir tout en réfléchissant.

Pour Charlie, se serait la continuité d’un nouveau départ, donc elle ne voulait rien qui eut un rapport avec son passé, mais plutôt avec la nouvelle vie qu’elle s’était donnée en arrivant dans cette ville. Faisant une rapide revue de tout ce qui s’était passé ici et ce depuis sa première nuit en terre Irlandaise, une petite idée commençait à germer dans son esprit. En rapport directe avec ce à quoi songeait la jeune femme quelques minutes plus tôt, le fait qu’un épais brouillard cachait la vraie nature des choses, que n’importe quoi pouvait se cacher dans ce nuage mystérieux…

- The Haze.

Souriant, elle se retourna vers Gordon, lui envoyant quelques gouttelettes d’eau au visage, taquine, avant de se retourner pour aller chercher un linge pour essuyer sa tasse humide. Oui, ce nom lui plaisait énormément, sachant ce que cela représentait pour la blondinette, tout un concept à vrai dire qu’elle trouvait tout à fait approprié pour cette ville et les créatures qu’elle habitait.
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Gordon
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MessageSujet: Re: Maison Dickens   Dim 22 Sep 2013 - 0:09

Affichant un large sourire cynique tout en biberonnant son café, Gordon se retira de sa position initiale, pour rejoindre le fond de la pièce et observer le paysage par la fenêtre. La remarque sur le sexe du bébé dont il était question l'avait amusé... Ainsi répliquât-il tout en se retournant en direction de sa belle.

" Je n'ai pas l'échographie sous la main... Mais on s'en fout... On sait déjà qu'il ne manquera pas d'amour..."

Alors qu'il terminait son petit en-cas du midi, il ne pouvait s'empêcher d'observer amoureusement la jolie blonde, qui poursuivait tranquillement sa vaisselle.

Curieusement, cette scène lui fit penser à la première fois qu'il avait franchi le seuil de cette maison... Une maison de vieille dame dont il avait franchi la clôture, et où il s'attendait déjà à se faire accueillir par une vieille mégère acariâtre. Le genre de rencontre où il aurait fini rossé a grand coup de sac à main en tweed, par une vioque vêtue d'une robe de chambre mal fermée, ne laissant aucune place à l'imagination...

Brrrr... Imaginer que les choses auraient pu se passer de cette manière, lui filait de l’aérophagie...

Au lieu de ça, c'était cette étrange créature qui l'avait reçue et qu'il n'avait plus quitté depuis... Celle là même qui détachait en ce moment ses cheveux, pour les faire tomber sensuellement contre ses épaules. Même les gestes les plus simples chez elle, le faisait fondre... Comme si cette dernière dégageait malgré elle, une aura capable de catalyser toute l'attention du blondinet, qui déjà, s'avançait de nouveau vers elle, un sourire fourbe sur son visage.

Il n'eut cependant pas le temps de faire ce qu'il avait en tête, que quelques gouttes d'eau vinrent stopper net son élan. Annonçant par la même ce que lui qualifierai de "grossière erreur... "

Elle connaissait pourtant les conséquences à titiller ainsi le côté joueur de Gordon... Surtout quand ce dernier était déjà troublé par des pensées beaucoup moins innocentes.

C'est à peine s'il se préoccupait à présent, du nom que Charlie avait choisie pour le Night Club... Il ne connaissait pas pire démolisseur de pensées rationnelles que cette silhouette et ces attitudes félines de la jeune femme... Celles là même dont un expert en métrologie pouvait prédire qu'elles étaient capables de briser totalement toute perception de temps et d'espace chez un homme.

Elle débordait de féminité et de malice... Elle avait ça dans le sang. Et lui, en pur mec de base, ça le rendait complètement dingue. Raison pour laquelle sa main attrapa alors Charlie par la taille. Pour obliger cette dernière à interrompre toute activité et à se retourner face à lui une bonne fois pour toute. Il la trouvait belle... Pas très grande sans ses talons hauts par contre... Ce qui l'obligea à passer ses mains le long de ses cuisses pour la soulever et la faire s'assoir sans ménagement sur le plan de travail, à côté du lavabo.

A présent qu'elle était à sa taille, il pouvait rapprocher son visage du sien, sans avoir besoin de se plier dans une posture inconfortable. Sensuellement il écarta la chevelure de la jeune femme, afin d'avoir tout la liberté d'offrir une nouvelle série de baisers dans le creux de son cou. Jouant de tous ses charmes afin d'entrainer sa compagne dans une étreinte envoutante.

Suffisamment envoutante pour lui permettre d'ouvrir à nouveau les yeux, sans que sa partenaire ne s'en rende compte et fixer l'objet véritable de sa convoitise : La corbeille de fruit posée juste derrière.

Sentant la jeune femme réceptive à ce nouveau pas dans l'expression de leurs sentiments, il serra cette dernière plus fort contre lui de son bras gauche. Ce qui lui permit de tendre l'autre pour planter une orange de ses griffes et la ramener à lui. Il se saisit alors de cette dernière déjà bien abimée et ...

...

Un bruit de matière juteuse qu'on écrase entre des doigts se fit entendre... Tandis qu'un jus collant et sucré ruisselait le long de la chevelure de Charlie et dégoulinait contre sa peau.

Gordon lui s'était déjà légèrement reculé, pour finir d'arroser Charlie complètement hébétée, et admirer son chef d’œuvre. Une orange complètement broyée entre ses doigts, il arborait un petit sourire méchant et satisfait d'une partition qu'il avait lui même composé et su jouer une nouvelle fois avec brio.

" Voiiiiiiila... Fais gaffe, je crois qu'il te reste encore un peu d'orange sur la joue."

Dans la position où il était, il ne lui restait plus alors qu'une seule option. Se sauver bien vite, avant que ne vienne l'idée à sa compagne de se saisir de ses balloches pour les concasser, les réduire à l'état de galantine, et les refiler à bouffer à une meute de castors enragés de passage...

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Charlie Dickens
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MessageSujet: Re: Maison Dickens   Dim 22 Sep 2013 - 22:32

Elle avait juste eu le temps de déposer sa tasse sèche sur le comptoir avant que Gordon ne la retourne vers lui, linge à vaisselle toujours en main. À chaque fois qu’il était près d’elle comme ça, la jeune femme se rendait compte de la différence flagrante de taille entre eux deux, la majorité du temps elle avait ses talons aux pieds, donc c’était moindre, mais pied nu comme ça, il la dépassait de presque une tête et demie, au moins. Comme s’il savait qu’elle pensait justement à se petitesse, il l’a souleva pour la poser sur le comptoir. La blondinette était un peu timide et gênée d’une telle manœuvre, mais bien rapidement son compagnon le lui fit oublier à l’aide d’une myriade de baisers, la serrant plus fort contre lui. Elle était bien contre lui, elle aurait aimé qu’il l’a sert encore plus fort, comme si cela aurait un impact directe avec le bien être qu’elle ressentait dans ses bras.

Fermant les yeux pour savourer l’instant, elle n’avait pas vu le réel but de cette manœuvre. Sentant d’un coup l’odeur sucrée de l’orange ainsi le jus de l’agrume lui dégouliner en plein figure et dans les cheveux, Charlie ouvrit immédiatement les yeux pour les poser sur un Gordon plutôt fier de son coup. L’arme du méfait toujours entre les mains il osa même lui dire qu’elle avait un peu d’orange sur le visage. Fronçant les sourcils, sa réaction ne fut pas longue à attendre.

-Espèce de traîte va !

Ne pensant plus au nightclub ni à l’attaque agréable de baisers de son amoureux, sans avertir, Charlie lui balança son linge au visage pour lui boucher la vue, tout en le repoussant d’un léger coup de pied en pleine poitrine. Une fois la menace écartée, elle sauta en bas du comptoir et attrapa les fruits qui traînaient dans le bol sans trop faire attention. Ainsi, une banane vola en travers de la cuisine pour aller s’écraser sur Gordon, suivit de près par deux pommes, et d’une deuxième banane. N’attendant pas son reste, Charlie déguerpie en direction du salon, prête à recevoir son traître de compagnon comme il se devait, armée de coussins. Si c’est la guerre qu’il voulait, il l’aurait ! Parce que bon, maintenant elle était bonne pour aller se doucher, toute gommée d’orange comme elle était, heureusement qu’elle avait un vieux t-shirt sur le dos, avec les éclaboussures orangés dessus, elle n’aurait pas à essayer de le détacher plus tard…
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Gordon
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MessageSujet: Re: Maison Dickens   Lun 23 Sep 2013 - 23:49

Gordon n'eut malheureusement pas le temps de fuir après sa petit traitrise. A peine s'était-il reculé qu'un linge vint se plaquer contre son visage, aussitôt suivit d'un coup dans le torse. Surpris par cette attaque, il recula de quelque pas en poussant un " Woooow !" à mi chemin entre la rigolade et la peur de perdre l'équilibre.

Mine de rien, elle avait appris à se défendre un peu mieux la petite. Quand il enleva le torchon de son visage, c'est ensuite une banane qui poqua contre son front qui le ramena à la réalité, et lui laissa peine le temps de plonger au sol pour éviter les fruits, dans un petit rire enfantin.

Charlie elle, en avait déjà profité pour s'enfuir... Se relevant tel un fauve, en prenant appuis sur sa main au sol, il courut alors à son tour en direction du salon où un coussin vola à nouveau vers lui pour le recevoir.

Cette fois, le blondinet fut tout de même assez rapide pour placer son bras en avant et éviter le dangereux projectile rembourré. Il attrapa alors ce dernier dans un geste de réflexe pour s'armer à son tour. Ils étaient à armes égales à présent.

Il plongea ses yeux couleurs miel dans ceux de Charlie, qui le fixait également avec intensité, comme deux duellistes qui s'apprêtaient à combattre. Un sourire en coin, Gordon fit quelques pas, sur le côté, ne s'avançant toujours pas plus dans le périmètre que son amoureuse avait dressé entre eux. Mais il lui envoyait clairement un signal, comme quoi il ne capitulerait pas si facilement.

Puis semblant s'être enfin décidé, il bondit, coussin en main, par dessus le fauteuil, en direction du divan ou était basée Charlie.

" Sus à la maison Dickens !!! "

D'un geste maitrisé, il para le deuxième coussin qui vola en sa direction, et parvint à rejoindre le confortable canapé pour envoyer un violent coup de polochon contre l'épaule de Charlie.

A genoux sur le divan, il entama alors le duel d'escrime d'édredon contre elle. Taille ! estoc ! Esquive ! La lutte était sans merci. A tel points que les gestes se firent moins maitrisée. Un petit poing vint cogner involontairement le nez de Gordon... Des griffes sortirent par réflexes également et un bruit de tissus déchiré se fit entendre. Une pluie de plume apparue tout autour d'eux.

Gordon sembla comme paralysée à la vue de ses propres griffes sorties de son poing, et surtout terrorisé à l'idée qu'il aurait pu blesser gravement Charlie. Il se recula et rentra très vite ces armes naturelles, presque honteux qu'elle les aient vues.

Un filet de sang coulait de son nez.

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Charlie Dickens
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MessageSujet: Re: Maison Dickens   Mar 24 Sep 2013 - 19:24

La jeune femme n’avait pas eu à l’attendre bien longtemps, comme elle le présumait. Aussitôt qu’elle vit Gordon arriver, Charlie lui lança un coussin qu’il attrapa pour s’en armer. La blonde n’avait plus l’avantage et elle le savait, aussi imita-t-elle son adversaire, l’observant pour parer un quelconque assaut du fond de son canapé. Lui se déplaçait, comme un fauve, attendant le moment propice pour frapper, attendant qu’elle baisse sa garde ou qu’elle n’ait un moment d’inattention pour faire une frappe surprise. Hors de question de lui laisser ce plaisir, la blonde ne le lâchait pas de son regarde doré, il avait dû s’en rendre compte, car il décida de frapper de front.

Son cerveau lui hurlait d’abandonner le navire alors qu’elle le voyait sauter par-dessus un canapé pour rejoindre le sien. Au lieu de prendre la fuite, l’anglaise décida de répliquer du mieux qu’elle le pouvait. Armée d’un petit coussin décoratif au motif géométrique, Charlie lui lança sa dernière arme longue portée, qu’il fit dévier comme de rien à l’aide du premier projectile qu’il avait attrapé quelques minutes plus tôt. Essayant d’attraper l’une des dernières munitions à portée de main, Charlie reçue un violent coup qui faillit bien la faire passer par-dessus bord ! Tant pis pour les attaques à distance, maintenant c’était le round deux au combat rapproché.

Essayant tant bien que mal de contré les coups molletonné qui pleuvaient sur elle, la jeune femme s’évertuait à administrer des attaque qui faisaient toutes pratiquement mouche sur le mercenaire des coussins. Ne faisant plus attention, tâchant tout simplement d’essayer de l’atteindre, Charlie frappa involontairement le nez de son amoureux. Le bruit du tissu se déchirant et la pluie de plumes la sortir de sa pseudo transe de rambo en herbe et elle se stoppa net, les yeux grands ouvert fixant ceux de Gordon, le souffle coupé. Rapidement, la blondinette fit le lien, à mi-chemin entre la crainte et la surprise, l’anglaise examina promptement l’état des lieux tandis que Gordon s’éloignait un peu, visiblement secoué.

Elle n’avait pas mal nulle part, enfin pas plus que ce matin avec ses ecchymoses des derniers jours. Pas de trous, pas de sang, pas de vêtement abîmés, seulement un coussin sur la liste des décès. Rassurée, elle reporta son attention sur le destructeur de fourniture de salon. Lui saignait du nez. Culpabilisant immédiatement, Charlie espérait ne pas avoir remis le coup de la piscine, encore une fois, surtout à Gordon. Soufflant sur les plumes, coincées dans ses cheveux à l’orange, qui lui chatouillaient le nez, Charlie attrapa rapidement une boîte de mouchoirs qui traînait sur la table à café, devant le canapé.

Il avait eu peur, elle pouvait le lire sur son visage, elle aussi sur le coup, mais rien de fâcheux ne s’était produit, c’était ça l’important, non ? N’ayant pas envie que la journée prenne un tour dramatique et morose, Charlie se rapprocha de Gordon, déposant la boîte de mouchoirs dans l’une de ses mains. Passant ses bras autour d’un des siens, elle se colla à lui en posant son menton sur l’épaule de Gordon, le fixant un petit air espiègle complètement décalée par rapport à ce qui venait ou aurait pu se passer quelques minutes plus tôt.

- Je propose un traité de paix. M’enfin, seulement si la clause principale est que tu t’engages à remplacer mon pauvre coussin !

Elle souriait, posée sur son épaule, l’épisode du j’aurais-pu-te-taillader-comme-un-gros-steak étant déjà du passé dans son esprit.
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Gordon
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MessageSujet: Re: Maison Dickens   Mar 24 Sep 2013 - 21:44

Gordon était prostré sur le bord du canapé, emprisonnant de sa main le poing encore tremblant, qui avait fauté à l'encontre de son amoureuse. Cela faisait longtemps qu'il n'avait pas eu une perte de contrôle de ce genre... Ça se comptait en années... et les dernière fois que cela s'était produit, il était toujours endormi.

Il conservait des son expérience au sein des SAS et des geôles de Sierra Leone des souvenirs encore trop vivaces qui se manifestaient sous forme de cauchemars... Et la dernière fois, c'est le matelas sur lequel il était endormis qui en avait fait les frais. Aujourd'hui, c'était un coussin... Mais cela aurait pu être pire. En tout cas, l'idée que ce même inconscient avait pu également lui faire éviter de découper la chaire de Charlie, ne lui traversait pas l'esprit.

Là il ignorait de quoi il avait le plus peur. Qu'elle le fuie ou qu'elle s'approche... Et c'est le deuxième scénario qui s'amorça. Il libéra ses mains pour s'assoir plus confortablement et tenter de reprendre contenance. Il se raidit malgré tout au moment ou elle déposa une boite de mouchoirs dans sa main et le toucha pour agripper son bras et l'enlacer.

Sa respiration s'accéléra un temps... Il aurait voulu lui dire qu'il était désolé. Il aurait voulu lui demander de le faire partir de sa vie. S'il restait avec elle, il finirait par lui faire du mal... Mais aucun son ne voulait sortir de sa bouche.
Au fur et a mesure que la peau douce du bras de Charlie entrait en contact avec le sien, il sentait toute forces de s'éloigner le quitter de plus en plus.

Finalement, il n'y avait rien à dire... Il se savait de plus en plus accroc à cette fille, et il n'eut qu'a regarder les yeux qu'elle lui adressait, pour comprendre qu'elle lui proposait un pari fou. Dangereux... Elle n'avait pas peur de lui. Elle voulait être avec lui quoi qu'il advienne.

Elle avait posé sa tête contre son épaule. Il prit alors un kleenex et essuya le sang sur son visage qui déjà c'était arrêté de couler. Le poing de Charlie avait dû plus souffrir que les os, beaucoup trop solides, de son nez.

La respiration de Gordon était redevenue plus apaisée, et il se risqua même à lever sa main pour repousser ses cheveux et caresser son visage.
Elle proposa alors la fin des hostilités à condition qu'il répare ses dégâts. Par cette phrases elle avait réussit l'exploit de complètement alléger l'ambiance, puisque même le blondinet ne put réprimer un petit spasme de rire.

" Cela coule de source... Là, je suis même prêt à construire un mausolée en hommage aux coussins victimes de cette guerre ! "

Tournant sa tête en direction de Charlie, il releva son visage et plongea de nouveau ses yeux dans les siens. En quelques seconde, elle venait de lui démontrer pourquoi elle était si importante pour lui... Pourquoi il ne devait surtout pas la perdre.

Ses yeux s'humidifièrent très vite, et pour ne pas avoir à fournir d'explication à ce sujet, il offrit un long et langoureux baiser à la jeune femme. Ses doigts étaient remontés jusqu'à l'arrière de sa chevelure et agrippaient en douceur sa nuque. Involontairement il délivrait ainsi un message clair à sa compagne, pouvant s'apparenter à un "ne me laisse pas." ou un "je t'appartiens".

Il accueillit alors la jeune femme contre sa poitrine pour une étreinte amoureuse, pour célébrer ce calme retrouvé, au milieu des plumes qui parsemaient toute le pièce.

Il prit l'une d'entre elle, et caressa la joue de la blondinette avec cette dernière. Timidement, il lui demanda alors :

" ... Je... ne veux pas retourner dans ma chambre d'hôtel...

...

Est ce que je peux rester cette nuit ? ... Je veux dire... Si tu veux bien prendre le risque de me laisser ton canapé après le désastre."

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Charlie Dickens
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MessageSujet: Re: Maison Dickens   Mar 24 Sep 2013 - 22:30

Elle avait visiblement réussit à détendre un peu l’atmosphère, tant mieux, elle n’avait pas envie d’un froid entre eux deux, pas aujourd’hui où ils avaient enfin l’occasion de passer un peu de temps ensemble en dehors de son travail à elle. Elle pouffa immédiatement de rire alors qu’il lui parlait de construire un mausolée pour le coussin mort au combat.

- Je le vois très bien tout au fond de la cour arrière.

Riant de plus belle, Charlie fut interrompu par un long baiser un peu inattendu. Après quelques soubresauts dû au rire, elle se laissa faire, passant ses bras autour du cou de son amoureux afin de le serrer un peu plus fort. Le bonheur toujours au zénith, elle espérait réellement que ce serait toujours ainsi entre eux deux, que ça ne changerait pas au fil du temps. La blonde se posa ensuite sur la poitrine de Gordon, fermant les yeux, se laissant bercer par sa respiration. Sentant quelque chose lui chatouiller la joue, Charlie rouvrit les yeux pour reconnaître l’une des plumes de feu son coussin de canapé. En attrapant quelques-unes dans sa main, elle souffla dessus pour les envoyer voler plus loin, ne se souciant pas du fait qu’elle aurait à tout ramasser plus tard, pour l’instant, ça n’avait tout simplement pas d’importance.

Observant les plumes doucement retomber par terre, Charlie fut tirée de ses jeux enfantins par Gordon. Ne s’attendant pas à une telle demande, même si elle se doutait que cela finirait bien par arriver, la jeune femme s’éloigna un peu de Gordon, se laissant retomber contre le dossier du canapé, le fixant.

- Tu devrais vraiment reprendre ta maison à ses connards, t’en a pas marre de l’hôtel ?

Évidemment puisqu’il lui demandait de rester ici cette nuit. Regrettant un peu d’avoir parlé sans réfléchir, Charlie reprit rapidement la parole avant que Gordon ne le fasse.

- Tu veux bousiller mon canapé aussi ?! Ah ça non ! J’ai une chambre d’ami si tu veux détruire quelque chose, au moins les visiteurs ne verront pas le carnage comme ça.

Elle lui tira la langue, pleine de malice, car lui comme elle savait qu’elle ne recevait personne chez elle. L’anglaise reprit toutefois, beaucoup plus timide et rougissante.

- Ça ou ma chambre… pour dormir…m’enfin, si tu veux…

Penser aux probabilités que cela impliquait lui fichait le tournis. Le premier garçon qu’elle autoriserait dans sa chambre… Voudrait-il plus ? Était-elle prête ? Le voudrait-elle ? AH ! Inutile de se mettre la pression inutilement, il avait juste envie de dormir ailleurs et cela elle pouvait le concevoir. L’idée lui plaisait bien même, dormir avec lui, contre lui… Renvoyant des inquiétudes dans le fin fond de son crâne, Charlie préférait ne plus y penser pour l’heure, après tout, elle venait tout juste de se lever, le coucher était encore loin. Mâchouillant sa lèvre, elle regardait l’état du salon, espérant qu’ils ne feraient pas plus de dégâts, plus ou moins tentée de tout ranger lors de sa seule journée de repos depuis des lustres.
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Gordon
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MessageSujet: Re: Maison Dickens   Ven 27 Sep 2013 - 22:24

Malgré la volée de plume qui arriva au visage de Gordon, l'ambiance sembla s'alourdir à nouveau quand il lui demanda s'il pouvait rester ici cette nuit.

Charlie lui rappela qu'il avait une maison qu'il n'avait toujours pas récupéré depuis le temps qu'il vivait en ville. Sa mine s'assombrit alors. Elle avait parfaitement raison, et ce problème le préoccupait toujours. Mais ce n'était certainement pas son incompétence qui l'avait empêché de récupérer son dû, bien au contraire...

" ... J'ai peur qu'il soit dangereux pour moi d'entrer dans un commissariat... Et je ne veux rien faire de répréhensible pour chasser ces intrus... Sinon cela ferait longtemps que je dormirais dans mes propres drap..."


Cette remarque qu'elle lui avait faite, n'avait cependant pas pour but de le rembarrer, puisqu'elle accepta aussitôt sa demande de rester. Même si elle justifia se soucier du sort de son canapé... Vu l'état du coussin, c'était de bonne guerre.

Elle lui proposa alors de prendre directement la chambre d'ami et ... Chose qui le surpris d'autant plus, de dormir directement avec elle. Il sentit comme un coup de massue frapper sa nuque, et resta un bon moment avant de trouver quoi répondre à cette proposition pour le moins inattendu. C'était un immense pas vers lui que faisait Charlie. Surtout après ce qu'il venait de se passer... Cela pouvait-il être dangereux ? Il avait déjà passé des nuits avec d'autre femmes sans que son pouvoir ne se manifeste... Non... Ce qu'il venait de se passer n'était qu'un réflexe conscient, dû à la douleur et la surprise... Toutes ces dernières années n'avaient été qu'entrainement pour prouver que c'était lui qui contrôlait son pouvoir et non l'inverse. S'il s'arrêtait de vivre au moindre incident, tout ce travail serait fichu à jamais.

Et surtout... Il savait que si Charlie lui proposait, c'était qu'elle se sentait prête à franchir ce fossé qui les séparait toujours, ainsi qu'à affronter le danger qu'il pouvait potentiellement représenter... S'il voulait construire quelque chose avec elle, il n'avait pas le choix, il devait respecter ça.

Il offrit donc un sourire doux à la jeune femme, avant de se rapprocher pour passer à nouveau ses bras autour de sa taille, et se serrer contre elle.

" ... Merci... de me faire confiance... Je ne t'en aurais pas voulu si ce n'était plus le cas... Tu es déjà une sainte de l'avoir fait jusque là. "


Il lui offre un nouveau baiser avant d'ajouter.

" C'est vrai qu'au stade où on en est... ça serait peut être bizarre qu'on fasse chambre à part...

 Je pense que tu le sais déjà mais... Je voulais te dire... Il ne se passera jamais rien qui ne viendra pas d'abord de toi... "


Il se montre un peu gêné d'aborder ce sujet avec elle, tandis que ses joues rougissaient légèrement. Il savait que la blonde était du genre à aller lentement, et ne voulait pas que cette précision pour mettre les choses au clair, passe comme pour un signe que lui ne faisait qu'attendre qu'elle soit toujours un peu plus disposée à aller plus loin.

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