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 Le bureau du docteur en chef, Stasi Tabaristan

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Llylewin
Vampire


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MessageSujet: Re: Le bureau du docteur en chef, Stasi Tabaristan   Jeu 8 Déc 2011 - 23:08

Longueur cranio-caudale, même les termes se rapportant à cette chose relevaient plus de la tératologie que de l’obstétrique ! La vampire garda cependant son calme pendant que le médecin s’amusait à bidouiller sa machine, jusqu’à ce que le verdict tombe.

4 à 6 mois ?!

Llylewin ne savait pas ce qui la choquait le plus : avoir vécu aussi longtemps avec une brioche au four sans s’en être rendu compte ou bien l’estimation plus qu’approximative. Comme il était plus facile de s’en prendre au lycan que de s’extasier sur sa propre niaiserie, elle choisit tout naturellement la deuxième option.

Tu as pas plus vague comme datation ? Non mais sérieusement, si je dois lister tous les vampires que je me suis envoyé entre 4 et 6 mois ça va me faire une liste de pères potentiels faramineuse ! Je fais comment pour trouver le coupable moi ! s’exaspéra-t-elle sur la table d’examen. Oui, ce dont elle avait besoin sur le moment était un coupable, trouver le mécréant qui avait osé féconder son sacro-saint utérus et lui faire bouffer ses couilles en représailles.

C’est à ce moment là de la réflexion que le lycan choisit de mentionner son lien de paternité légal. S’il y tenait tant que ça, à défaut du père biologique, le légal ferait l’affaire…

Légalement ? Laisse-moi rire, t’as pas assez de couilles pour que ce soit crédible ! Etre mariée avec toi est une honte suffisante, mais JAMAIS je n’accepterais de te faire passer pour le géniteur de cette chose, quitte à être la risée de Galway en proclamant l’immaculée conception ! Tu n’as rien à voir avec moi, et encore moins avec ce qui se trouve DANS moi, compris ?
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Stasi
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MessageSujet: Re: Le bureau du docteur en chef, Stasi Tabaristan   Dim 11 Déc 2011 - 23:45

Le doc n'écoutait que distraitement la maquerelle continuer son monologue. Son cerveau était ailleurs, réfléchissant à mille choses. Un vampire de sang pur n’était pas une chose anodine, dans cette ville surtout.
Depuis un certains temps, Stasi s’était plongé dans la gestion de sa clinique, fuyant les problèmes, évitant le plus possible les rencontres hasardeuses… Et bien entendu il fallait que ce soit sa femme qui se retrouve être la génitrice de cet extraordinaire individus !

« Et que crois-tu exactement ? Je suis tranquille, à gérer ma clinique, à mener ma vie de mon coté, tu débarques, tu me demandes de voir ce qui vas pas, et tu es enceinte alors qu’on est encore marié ! Alors tes petits discours sur je n’ai rien à voir dedans, tu te les gardes pour un autre jour ! Je n’ai aucunement envi d’être lié à tes affaires ! »

Il imprima alors la petite image du fœtus et commença alors à réaliser des mesures plus précises.

« Depuis que je t’ai rencontré, je vais au delà de séries d’emmerdes dont je me serais volontiers passé ! »

Oui le doc commençait à être grossier… Il fit alors quelques calculs suites aux mesures prises sur l’image du fœtus.

« Je ne t’ai rien demandé, je ne veux rien venant de toi, j’espère être clair! »

Il releva la tête de sa feuille de calcul.

« Ton enfant à 5 mois et un peu plus de deux semaines, pour avoir plus de précision il me faudrait prélever de ton sang, et faire une extrapolation des calculs classiques… »

Il la fixa avec un regard noir.

« Sache que je n’interagirais avec toi qu’en tant que médecin, ne reviens plus jamais me voir pour autre chose, je te tuerais sans hésitation… Tu peux déjà le remercier, il vient de te sauver la vie… »

Il désigna le ventre de la vampire, avant de quitter la salle de consultation, se dirigeant vers son bureau.

« La consultation est finie, rejoins moi quand tu seras habillé, que je t’explique deux trois choses sur la maternité et que je te prescrive de quoi stopper les vomissements… En espérant que cela marche aussi pour les vampires. »
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Llylewin
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MessageSujet: Re: Le bureau du docteur en chef, Stasi Tabaristan   Lun 12 Déc 2011 - 0:16

La vampire était plutôt bouleversée – apprendre que vous avez un polichinelle dans le tiroir alors que vous ne pensiez même pas que c’était possible, c’est toujours un choc – elle était donc dans un état légitimement perturbé, et l’autre mufle en profitait pour en rajouter une couche, c’était le pompon !

Ecoute-moi bien saloperie de clebs puant, je t’ai demandé un nombre incalculable de fois de divorcer, tu n’as pas voulu, alors ne viens pas te plaindre ! Moi je, moi je, moi je, bordel, à t’entendre parler on dirait que c’est toi qui est dans la mouise !
T’as pas un parasite qui se développe dans le bide non ? Tu vas pas devoir l’expulser par un orifice qui est dix fois plus petit ? Non ? Alors arrête un peu de parler de toi, je m’en bats les steaks, t’es content, t’es pas content, c’est pareil !


Llylewin, un tantinet contrariée, se releva de la table d’examen, et se servit du papier qui la recouvrait pour s’éponger le ventre avant de remettre ses vêtements. Était-ce une impression, elle se sentait plus serrée dedans, ce qui ne l’enchanta pas outre mesure, d’autant plus que le lycan allait s’amuser à rajouter de l’huile sur le feu. Elle alla le rejoindre dans son bureau pour vociférer :

Il vient de me sauver la vie ? Pourquoi, tu avais prévu de me buter, c’est ça ? Mais vas-y chéri, vas-y, te gène surtout pas, fit-elle en écartant les bras, désignant sa poitrine pour cible, de toute façon que ce soit pour un meurtre ou deux tu n’as pas moitié des couilles qu’il faut ! Et puis surtout, tu sais quoi, mon bâtard de 5 mois et demi et moi, ON T’EMMERDE ! beugla-t-elle en tapant des deux poings sur le bureau du médecin pour signifier d’une façon hautement subtile qu’elle n’était pas contente.

Tu sais quoi ? Tes prises de sang, tes médocs et compagnie tu peux te les garder, je trouverais bien une faiseuse d’ange compétente qui saura faire son boulot !
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Stasi
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MessageSujet: Re: Le bureau du docteur en chef, Stasi Tabaristan   Jeu 15 Déc 2011 - 0:03

Après un coté surréelle, voila que la tournure des évènements revenaient à la normal, ainsi la maquerelle utilisait toute son énergie pour vociférer je ne sais quelle insulte à son égard. Le doc, lui ignorait ses actes ou ses paroles il s’était assit tranquillement et avait posé juste la seringue, juste à coté du poing de la maquerelle.
Sans ajouter un mot il sortit un papier avec le tampon de la clinique en haut, et commença a rédiger quelque chose.

Il resta silencieux, comme ça quelques secondes concentré sur ce qu’il écrivait. Puis il lui tendit le papier.

« Tiens avant de partir, si tu le désire donne ça à l’accueil, on va te passer des médicaments qui normalement devraient au moins te faire passer l’envie de vomir. Il y a également des dépliants sur les femmes enceintes avec différents conseils et les dates pour un suivi médical. Tu feras comme bon te semble, mais si tu as besoin d’aide médicale, et uniquement d’aide médicale tu peux me voir… »

Il se leva et lui ouvrit la porte du son bureau, l’entretien était finit.

« Je vais tenter de trouver un maximum de document pour t’aider, ne t’inquiète pas tu les recevras par courrier et tu feras ce que tu veux avec… »

Il baissa ensuite le ton de sa voix.

« … Et sois prudente… »

Le doc était malgré tous inquiète, le phénomène était assez exceptionnel pour attirer l’attention de personnes pas forcément bienveillantes… Pour le doc tous cela ne valait rien de bon… Il ne voulait pas qu'il lui arrive des histoires... Tant qu'il n'avait pas finit de régler ses comptes avec la maquerelle.

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Llylewin
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MessageSujet: Re: Le bureau du docteur en chef, Stasi Tabaristan   Ven 16 Déc 2011 - 13:39

La vampire en furie arracha plus qu’elle ne prit le papier des mains du lycan.
Tu crois vraiment que je vais confier ma santé à un type qui commence à me balancer des bouteilles de flotte avant de projeter de me buter ? Tu plaisantes j’espère ! Je ne donnerais pas l’opportunité à toi et ton serment d’hypocrite de m’éventrer en prétendant faire une césarienne, ça, même pas en rêves !

Llylewin se dirigea vers la porte de sortie, et lança avant de la claquer :
Prudente ? C’est ça, comme ça tu auras le champ libre pour m’achever plus tard, merci du conseil, pauvre type !

*SBAM*

Elle prit ensuite la direction de son QG à elle, le QS. Cela faisait beaucoup de choses à digérer, d’une part sa grossesse, qui était un pépin de la taille d’une ogive nucléaire et la déboussolait complètement, et d’autre part de savoir que son abruti de mari, qui était comme par hasard le seul à être un tant soit peu qualifié pour l’aider avec cette chose avait décidé de faire valoir son « jusqu’à ce que la mort nous sépare »…

La vampire se sentait donc totalement désemparée, en proie à la panique la plus totale. Mais qu’avait-elle donc fait pour mériter ça ? Les difficultés financières, le mariage indésirable et maintenant le bébé indésirable ?
Le cosmos semblait avoir décidé de lui pourrir la vie en la transformant en parfaite petite ménagère de mois de 400 ans, mais elle ne se laisserait pas faire, il était grand temps de reprendre son existence en main, ce qu’elle ferait tout de suite après avoir vidé une bouteille de Jack Daniels ou deux. Fi de la vodka, il lui fallait une boisson d’homme douze ans d’âge.
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MessageSujet: Re: Le bureau du docteur en chef, Stasi Tabaristan   Mer 1 Fév 2012 - 0:21

En provenance de : http://www.hellsgate.fr/t48p15-les-ruelles-sombres#2366

Une fois arrivé à la clinique, le doc ne s’était pas attardé, il avait à peine salué les infirmiers à l’accueil, qu’on venait pour lui poser bon nombre de questions, ou relater les nombreux problèmes de gestion de l’établissement. Le doc coupa cours au débat, expliquant à tous ce beau monde qu’il était fort occupé et qu’il ne devait être dérangé sous aucun prétexte. Puis accompagné de l’inconnu il alla directement dans son bureau.
Une fois enfin au calme, le doc fit signe à son « nouvel ami » de s’assoir, lui-même prenant place dans son siège.

« Désolé pour tous ça, moi-même je ne m’attendais pas à ce que ce poste soit aussi prenant, et surtout à être constamment sollicité pour n’importe quoi. Veux-tu boire quelque chose ? J’ai une petite réserve avec deux trois alcool si ça te dit. »

Le doc avait vu que l’inconnu avait commandé une boisson alcoolisé, au caf é». Il en avait déduit que son masque ne le gênait pas pour boire.

« Ici on est tranquille, on peut parler sans être dérangé. »

Le doc était impatient d'avoir des détails sur ce qui lui était arrivé. Se posant plein de question sur l'utilité de se masque, et bien sur ce qui ce cachait derrière...

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MessageSujet: Re: Le bureau du docteur en chef, Stasi Tabaristan   Mer 1 Fév 2012 - 21:53

Phileas Fogg
Le doc annonça qu'il appelait un taxi... après avoir prévenu que ce n'était pas très loin.
J'eus un temps de surprise : si effectivement ce n'était pas très loin, pourquoi ne pas y aller à pied ? Je me fit la réflexion que les hommes (et autres) de nos jours devenaient réellement fainéants. Puis j'haussai les épaules avec fatalisme : rien ne vaut le temps initial, c'est bien connu.

Nous montâmes donc dans le taxi, qui nous amena bien vite à la "clinique" annoncée un peu plus tôt par le doc. Nous entrâmes dans le bâtiment hospitalier, traversant non sans mal un champ de bataille d'infirmiers et d'internes qui avaient tous quelque chose à demander à notre ami –que je suivais de près, tant je tenais les foules en horreur.

Au terme d'un interminable parcourt, nous entrâmes enfin dans son bureau.
Enfin au calme ! Ma nature, profondément agoraphobe et presque cénobite depuis la Guerre, s'en réjouit fort, et lorsque mon "nouvel ami" me proposa de m'assoir, je ne me le fit pas dire deux fois, remerciant le doc et son hospitalité d'un signe de tête. Celui-ci s'assit et commença à... se plaindre de son boulot ? Je haussai les sourcils mais ne relevai pas, n'y voyant pas un réel intérêt, plutôt une manière pour l'homme de s'excuser et d'exprimer son irritation.

C'est alors que, à ma plus grande surprise, il me proposa de... boire quelque chose.
Une petite chape de transpiration, certes imaginaire mais néanmoins réaliste, vint se poser, toute en douceur, sur mon front. Comment décliner son invitation sans avouer que je n'avais plus le besoin de m'alimenter ? Je pris la première excuse qui me vint à l'esprit, ne m’offusquant guère qu'il ai perdu le vouvoiement.

-Non merci, je ne bois pas.

Je faillis me mettre une claque magistrale.
« Tu ne bois pas, hein ? Abruti ! Tu l'as rencontré avec un verre à la main ! » Les ongles de mes doigts s’enfoncèrent dans mes paumes, mais ce fut tout, et j'arrivai à garder mon sang froid ; le Masque m'aidant grandement à cacher mon trouble. Déjà, le doc m'invitai à poursuivre... et là se posa le véritable problème, celui auquel j'avais soigneusement évité de penser jusqu'ici : quelle excuse inventer pour cacher la vérité ?

Je pris alors conscience d'un fait important :
pour moi, il était évident que je lui mentirai.

Un éclair sublima mes neurones :
"
mais pourquoi ? Pourquoi ne pas lui dire la vérité, hein ? Qu'est ce que j'avais à perdre ?" Mon mental me répondis d'une pique : "parce qu'il va le dire à tout le monde, les humains ne savent pas garder un secret." Je répondis sans perdre mon sang froid : "c'est un lycan, pas un humain". Mon mental se tut, mais je sentais bien qu'il n'était pas convaincu ; je haussai des épaules imaginaires : cela m'était totalement égal qu'il ne me crois pas capable de juger quelqu'un. Pour moi, cela ne faisait aucuns doutes que le lycan saurai garder un secret.

-Vous me demander donc de vous raconter mon histoire, hein ?
(soupir) Très bien, mais ne vous attendez pas à un conte de fées.

Je tournai le visage des deux côtés, afin de donner un air de confidence aux paroles qui allaient suivre.

-Je suis né à la fin du dix-neuvième siècle.
(j'arrêtai toutes protestations d'un geste de la main) Mais attendez la fin avant de vous offusquez.

Je suis né à la fin du dix-neuvième siècle d'une famille peu aimante, avant d'être confié à un précepteur. L'époque et mon tempérament aidants, à mes dix-sept ans je m'enrôla dans l'armée... mais quelques années plus tard, la Première Guerre Mondiale éclatait. Je me retrouvai au front, et mourut sur un des nombreux champs de bataille.

C'est avec une une certaine satisfaction que je vis une foule de questions se presser au bord des lèvres du doc, et une multitude de sentiments passer sur son visage.

Je ménageai une pause –pour le suspense– avant de continuer mon histoire :

–Mort. J'étais mort.
Mais personne n'a
jamais retrouvé mon corps ; et pour cause ! Il avait été... volé. (une autre pause, et un air satisfait en voyant le doc pendu à mes lèvres) ...Mais je respirai encore lorsqu'on a pris ce qui restait de moi ! Quelqu'un m'a transporté ailleurs. Pourquoi ? C'est la grande question. Une fois volé, mon corps mutilé a rapidement été emmené en lieu sûr pour... des expériences. Celles-ci durèrent des semaines, des mois. (je baissai la tête et fermai les yeux un instant, comme sous le coup d'émotions trop fortes) C'est... improbable, mais là-bas, on me ressuscita.

Enfin, quand je dis "ressusciter", ce serait plutôt "fantômifier".
Je ne sais pas quel but avaient réellement ces expériences, mais une fois en mesure de me réveiller, je me souvins avoir voulu ne jamais être né... On avait charcuté mon corps et souillé mon âme ; je n'avais plus d'humain que la silhouette –et encore. Je me souviens parfaitement de l'horreur que j'ai ressentis en contemplant mon corps défiguré. Une horreur sans nom.

Je me tus quelques instant, évitant de croiser le regard de l'homme en face de moi. J'avais peur de ce que j'y trouverai : pitié, répulsion, horreur, compassion ? Je ne voulais rien de tout cela.

Finalement, je conclu mon histoire sans lever les yeux.
-Voilà, vous avez votre réponse. Ceci est la seule raison de ce masque.

Puis je relevai la tête.
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Stasi
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MessageSujet: Re: Le bureau du docteur en chef, Stasi Tabaristan   Sam 4 Fév 2012 - 0:06

Le doc écouta avec une attention certaine tous ce que lui dit l’inconnu. Faisant bien attention de ne pas l’interrompre alors que ce qu’il était en train de lui dire était assez invraisemblable, voir hallucinant !
Mais il y à quelques années, si quelqu’un était venu le voir lui racontant que lycan vampire existait vraiment, il aurait aussi trouvé l’histoire invraisemblable, donc aussi fou que cela paraissait, le lycan le croyait sur parole.
Lorsqu’il eu finit, le doc le fixait un regard sérieux, sans dire un mot pendant quelques secondes.

« Je vais être franc avec toi. Je pense que tu m’aurais raconté tous ça il y a quelques années, j’aurais eu du mal à y accorder une quelconque crédibilité. Mais depuis que je suis dans cette ville, depuis que j’ai été transformé je serais bien étroit d’esprit si je ne te croyais pas. »

Il prit un verre et le rempli de vodka, fixant toujours son interlocuteur. Le doc ne s’attendait pas à une histoire classique mais pas autant extraordinaire il devait bien l’admettre. La technologie utilisée sur cet homme lui était totalement inconnu, mais s’il ne s’était pas trompé dans les dates…

« Je vais être franc avec toi, je ne sais pas ce que tu as subis, qu’elle moyen et technologie ils ont utilisé, j’avoue que ton cas est sans précédent. Cependant, il y a une chose que je sais. La chirurgie a beaucoup évolué, ces dernières années, et si j’ai bien compris, ce qu’on t’a fait date d’un certains temps. »

Il continuait de réfléchir tout en parlant.

« Je ne peux pas te promettre grand-chose tant que je ne t’aurais pas ausculter et vu vraiment ce que tu avais subis, je ne pense pas non plus pouvoir faire de miracle, mais je peux peut être te rendre la vie moins inconfortable rendre ta vie plus simple avec de la chirurgie réparatrice, peut être même remplacer ce masque par quelque chose de plus discret je ne sais pas… »

Le doc avait bien une série d’idée, mais toutes reposaient sur des hypothèses, il lui fallait absolument ausculter cet étrange individus pour conforter ses idées….

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MessageSujet: Re: Le bureau du docteur en chef, Stasi Tabaristan   Sam 4 Fév 2012 - 9:32

Phileas Fogg
Soulagement.
J'inspirai un grand coup, les yeux toujours rivés dans ceux du doc. A mon grand soulagement, ni pitié, ni répulsion, ni horreur, ni compassion n'étaient lisibles dans son regard. J'y voyais juste un sérieux parfait, très professionnel.
Professionnel...

Puis, soudainement, quelque chose me frappa.
Le souffle me manqua, mes yeux s'ouvrirent en grand. J'étais en
mission, et qu'est ce que je faisais, hein ? Du grand n'importe quoi. Je parlais de moi alors que je devais en apprendre plus sur Lui, je lui offrais tous mes problèmes sur un plateau d'argent... Et qu'est-ce que je m'amusai à ressentir ? De l'Espoir. Mais c'était un rêve, une utopie.... rien qu'un maudis rêve ! De rage, je faillis me lever, casser un maximum de trucs et traverser les murs de la clinique jusqu'à sortir (ou m'effondrer, mort de fatigue d'avoir trop utilisé mon pouvoir).

Mais je ne le fis pas.
Pourquoi ? Pourquoi ne pas me laisser aller à mes pulsions ? Pourquoi ne pas céder, briser toutes les digues et se décharger de toutes mes responsabilités ?

Oh, mais pour une raison très simple : Mr Hycks.

C'était peu et en même temps tout, tout ce qui importait.
J'admirai mon patron, c'était le premier et le seul a m'avoir permis de me sentir utile, le premier et le seul a avoir été bon avec moi, à ne pas m'avoir fuis, humilié, blessé ou raillé. Le seul être que je ne voulais décevoir à aucuns prix. Si je faisais ce que mes pulsions destructrices ordonnaient, je savais que je le décevrais. Et ça, jamais je ne le permettrai.

J'inspirai un grand coup.
Un peu plus calme, je me dis que faire confiance à ce lycan devait faire partie de ma mission, et ma conscience se calma grandement, me laissant le champ libre.
Un léger sourire étira mes lèvres.

Et le doc se mit à parler.
Je ne l'interrompis pas, écoutant, analysant tout ce qu'il disait/me proposait. C'était intéressant. Alléchant même. Mais était-ce possible ? Il y a des décennies, lorsque je m'étais réveillé sur ce lit d’hôpital, je m'étais juré que plus personne ne toucherai à ce corps meurtri ; et surtout pas un médecin. Et là, qu'est ce que je m'apprêtai à faire ? Une visite médicale, qui se solderait certainement par une intervention "au bloc" ; ou quelque chose dans le genre.

Avais-je perdu la tête ?
Peut être, admis-je. Mais peut être avais-je perdu la tête il y a longtemps, la veille de la deuxième guerre mondiale, lorsque je m'étais réveillé... et peut être même que ma vie et mes souvenirs n'étaient qu'un vaste canular, et qu'on m'avait fabriqué de toute pièces, que je n'avais jamais eus d'enfance ni d'adolescence ; aucune vie, rien...

Un long frisson me parcourut.
Inutile de se perdre en conjectures.
Tout d'abord, répondre au doc.

–J’accepte.

Impossible de faire plus simple.
Même en le guettant, le lycan aurait eus du mal à percevoir le pincement de cœur qui ponctuait ces mots. Et il ne le guettai pas.
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Stasi
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MessageSujet: Re: Le bureau du docteur en chef, Stasi Tabaristan   Dim 5 Fév 2012 - 20:53

L’inconnu mis encore plus de temps que d’habitude à répondre au doc. C’était la preuve qu’il envisagé ses propos avec un certains sérieux. Il demeurait prudent, et semblait analyser chacune des paroles du lycan. Mais après quelques secondes de silence, il accepta.

Le doc cacha son enthousiasme, car même s’il allait observer un individu unique, il ne voulait pas qu’à un seul instant l’inconnu pense qu’il le voyait comme un simple cobaye. Le doc allait faire tous ce qu’il pouvait pour venir en aide à cet inconnu et ainsi alléger sa souffrance.

« Bien, si tu te sens, au fond du bureau j’ai une salle d’auscultation. Je peux donc déjà commencer à regarder ce qu’on ta fais subir. »

Le doc avait décidé de ne pas le forcer. Il devait bien imaginé qu’avec ce qu’il avait subi, le pauvre homme ne devait pas avoir un avis positif sur chirurgiens ou autres hommes pratiquant des opérations. D’ailleurs il se demandait s’il avait déjà été vu par d’autres confrères.

Le lycan se leva et se dirigea vers la pièce ou il avait l’habitude de recevoir ses patients.

« Mais dis moi, je serais le premier à observé ce qu’on t’a fait ? »

Le doc venait de réaliser que cela faisait des années qu’il avait cette malédiction, et qu’il ne semblait pas avoir vu un quelconque médecin avant… Ou alors ils avaient échoué a l’aider…

« Quand tu te sentiras prêt j’aimerais que tu retire ta veste et ta chemise. »

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MessageSujet: Re: Le bureau du docteur en chef, Stasi Tabaristan   Lun 6 Fév 2012 - 0:41

Phileas Fogg
Rien d'autre dans son regard qu'une honnêteté admirable.

« Bien, si tu te sens, au fond du bureau j’ai une salle d’auscultation. Je peux donc déjà commencer à regarder ce qu’on ta fais subir. »

Je me fis la réflexion qu'il n'était pas très professionnel d'user d'une expression comme celle-là devant un patient, avant de comprendre ce que le doc demandait. Cela me frappa soudain : il allait...
voir ce que je n'avais jamais accepté de montrer à quiconque. Qui était ce lycan pour que je lui fasse confiance à ce point ?

Mais je ne m'y attardai pas.
Volontairement, je laissai de côté mes impulsions de foutre le camp et me levai pour suivre l'homme qui proposai de me venir en aide. Très important ça : je ne pense pas que je me serais laissé faire si il n'y avait pas eut... l'
Espoir. L'espoir d'alléger ma souffrance. L'espoir... d'avoir un corps qui ne me soit pas totalement étranger ? Car laisser voir ce corps, c'était un peu l'accepter, au fond.

Soudain, il se tourna vers moi et me demanda si il serait le premier à observer ce qu'on m'avait fait. Je baissai la tête et répondit que oui, un peu à contrecœur...

Puis, une fois dans la salle d'auscultation –qui était exactement comme j'imaginai une salle d'auscultation : avec un nom aussi barbare, elle ne devait être remplie que de choses barbares, des objets coupants ou scintillants, aseptisés à l'excès– il me demanda d'ôter et ma veste, et ma chemise. Je me mordis la lèvre. J'avais certes décidé de lui faire confiance, mais il y avait un monde entre penser et agir ; un gouffre. Un gouffre que je n'arrivai pas à franchir.

Je regardai le doc dans les yeux, essayant de trouver le courage de faire ce qu'il me demandait –car oui, cela demandait du courage !– pour finalement lever les bras et commencer à déboutonner mon manteau. C'était un manteau noir et long ; en dessous, je savais qu'il y avait ma veste, une veste de guerre, et, encore en dessous, ma chemise.

Je posai le manteau sur l'espèce de lit métallique derrière moi, avant de commencer à enlever la veste... mais je butai ensuite sur le premier bouton de la chemise, tête baissée comme un coureur après l'effort. Si j'avais pu pleurer, c'est de rage, de déception, de honte et de colère –contre moi-même– que je l'aurai fait. D'espoir aussi –eh oui, ce maudit espoir, encore et toujours.

Finalement, la colère prit le dessus sur la honte et la déception, et j'enlevai avec fermeté les dernier boutons. La chemise alla rejoindre les deux autres vêtements, révélant un buste parfaitement sculpté et des abdominaux dont moi-même ne pus être que fier. Comme quoi, malgré la laideur de mon corps, j'étais fier d'au moins une partie de ce dernier...

Mais... il n'y a pas que les muscles que la chemise révéla.
Je serrai les dents en voyant du coin de l’œil le bras de métal qui partait de mon épaule... je n'avais jamais perdu de vue qu'il était là –une légère souffrance dans les muscles de mon épaule droite, une poignée de main...– mais le voir rendait réel tous mes cauchemars. Un peu honteux de ne pas y avoir pensé, j'ôtai aussi mes gants, qui partirent eux aussi rejoindre le tas de vêtements sur le lit de métal.

Je dégluti.
J'en arrivai là où je ne voulais surtout pas arriver : au masque.
Pourtant, impossible de reculer à présent... pas tant pour le doc –il comprendrait bien– plutôt pour moi-même : je n'avais jamais été lâche, ni dans les tranchées, ni à un autre moment de ma vie. J'avais été parfois prudent ou hypocrite, mais jamais lâche.

Je levai lentement les mains.
L'instant de vérité...

Mes mains se posèrent sur l'arrière de mon crâne.
Tête baissée pour trouver l'attache du Masque, je me surpris à imaginer la tête du doc. Était-il excité par une curiosité dévorante, attisée par tant de mystère ? ...et moi ? Qu'est ce que je ressentais ? C'était la première fois depuis des décennies que je verrai quelqu'un autrement qu'à travers ce masque hideux.

Soudain, l'attache céda et le Masque se décolla de mon visage.
Ce fut comme si on m'enlevait un film plastique que j'aurais eus devant les yeux et qui pendant tout ce temps aurait prit toute la poussière immaginable. Comme si je me réveillai après un long sommeil dans une semi-obscurité et qu'on avait soudain rallumé la bonne lumière... Mais oui, c'était ça l'éclairage normal !

Mes yeux, jusque-là baissés, se relevèrent alors pour se planter dans ceux du doc.
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Stasi
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MessageSujet: Re: Le bureau du docteur en chef, Stasi Tabaristan   Mer 8 Fév 2012 - 23:30

L’inconnu finit par suivre le doc, et acquiésca à sa question. Stasi serait donc le premier à voir son corps depuis l’évènement tragique qu’il lui avait compté. Aussi le doc le laissa retirer ses vêtements, sans un mot gardant le moindre commentaire. Et pourtant des commentaires il en avait. A partir du moment où le russe aperçut le métal parcourant certaines partis de son corps, des dizaines de questions envahirent son cerveau.
Il se contenta juste d’observer le corps de cet étrange personnage. Attendant qu’il ait finit de totalement se déshabiller, attendant qu’enfin il enlève son masque. Et lorsqu’enfin l’inconnu retira ce morceau de cuir, le doc mit un petit temps pour parler tellement il était surpris par ce qu’il avait en face de lui.

Sans quitter l’homme du regard, et d’une voix sérieuse, calme, posé il reprit la parole.

« Je vais être franc avec toi, d’un point de vue strictement scientifique, c’est assez extraordinaire, mais d’un point de vue humain je n’ose imaginer ce que tu as et ce que tu endure tous les jours… »

Il s’approcha un peu plus de l’inconnu, observa avec un peu plus d’attention, chaque pièce de métal, ainsi que son visage. Mais sans pour autant le toucher.

« En regardant comme ça, la technologie m’est étrangère, mais les pièces utilisé datent, et je suppose que pour toi, chaque mouvement ne doit pas se faire sans douleur non ? »

Ce n’était qu’une hypothèse, mais au vu des pièces de métal et de la façon dont elles étaient insérées dans la chair, le doc était persuadé que chaque mouvement apportait son lot de souffrance.

"Pour ce qui est de tes yeux, je ne vais pas m’exprimer tous de suite afin de ne te donner aucun faux espoir. La technologie est telle que je refuse de m’exprimer sans avoir fais un scan afin de voir exactement comment je peux intervenir sans te faire de dommage. »

Le doc restait calme, mais c’était seulement en apparence. Il n’en revenait pas, il avait face à lui un individu extraordinaire, ses yeux son bras étaient mécanique, son histoire était vrai, c’était extraordinaire et affreux en même temps.

« J’ai besoin de t’ausculter un peu plus en détail, de te faire une prise de sang, de prendre ta tension et de vérifier tes réflexes, je ne veux surtout pas t’obliger à quoique ce soit. Donc j’attendrais ton accord pour chaque chose. Pour être franc avec toi, à cause de ma nature. Je suis effectivement un lycan et a cause de ça j’ai été un cobaye, on m’a torturé. Je comprends donc ta répulsion vis-à-vis des médecins, je ne te forcerais donc à rien. »

Il avait été franc avec lui, le doc voulait lui prouver que cette franchise était réciproque.

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MessageSujet: Re: Le bureau du docteur en chef, Stasi Tabaristan   Dim 12 Fév 2012 - 1:04

Phileas Fogg
« Je vais être franc avec toi, d’un point de vue strictement scientifique, c’est assez extraordinaire, mais d’un point de vue humain je n’ose imaginer ce que tu as et ce que tu endure tous les jours… »

Je marquai un temps d'arrêt.
Comment ? Ce que "j'endure tous les jours" ? Je faillis éclater de rire au nez du doc. Certes, il n'avait aucune idée de ce que cela donnait comme sensations, ce bras qui n'était pas le mien, ces yeux que je ne comprennai pas... mais "endurer" ? Pourquoi ce mot violent ? Je ne ressentai que de brèves douleurs de temps à autres, pas de quoi en faire un plat et puis... j'aimais bien ces légers pics, cela me donnait l'impression que c'était bien mon bras, que c'était bien mes yeux. Bon... d'accord, les bords de mes pupilles étaient un peu coupants... mais dans ce corps, c'était surtout son aspect qui dérangeait... pas moi d'ailleurs, -je m'en était accoutumé depuis longtemps- mais il dérangeait les autres -ou plutôt il les dérangerait si je consentissai à leur montrer... chose que je ne ferai pas.

Je n'avais pas répondu à ses paroles que déjà il commençai à me tourner autour. Je serrai les dents en ressentant à peu de choses près ce que ressent la souris utilisée pour une expérience de transgénêse. Je résistai encore à l'envie de récupérer le Masque et décamper. Je frissonnai. Ce n'était tout de même pas normal que cet instinct soit si fort en moi ! Enfin, peut être que si après tout, après tout ce que j'ai subis...

Pendant que je sombrais dans des pensées pas forcément belles, le doc continuait de m'étudier sous toutes mes coutures sans me toucher une seule fois. Encore ce professionnalisme parfait... Il se décida alors à me donner un aperçu de ses analyses en parlant de technologie étrangère et de pièces un peu vieilles. Je hochai la tête sans conviction, jusqu'à ce qu'il me demande si chacun de mes mouvements se faisait bien dans la douleur. J'ouvris de grands yeux, ce qui eut pour effet de dégager mes prunelles dorées, métaliques.

–Eh bien, pour tout dire... non. Non, vraiment, elles ne sont pas douloureuses, juste un peu gênantes, par exemple le bord coupant de mes iris... fis-je, avant d'illustrer mes propos en roulant mes yeux dans leurs orbites. Peut être qu'ils ont subit un choc, mais le reste ne me fais pas plus souffrir que cela.

Pour tout dire, je m'étonnai moi-même de mes paroles.
Moi qui étais le premier à trouver mon corps hideux, mon esprit abominable, mon regard inhumain... Mais enfin, était-il possible qu'après toutes ces années à me défier de ce corps, je finissai par l'accepter ?

La voix du doc me rammennai à la réalité.
M'ausculter, oui, oui... me faire une prise de sang, pourquoi pas... prendre ma tension, si ça te chante... vérifier mes réflexes, quoi de plus naturel...

Je n'entendai presque rien, j'étais dans un état second.
Mon regard était fixé sur ma main de fer, et impossible de l'en détacher. Je l'avais toujours haïs. Cette fois-ci, je la trouvai presque belle... impossible ? Mais pourquoi donc ? J'ouvrai et fermai ma main droite comme si je la découvrais pour la première fois. Ma main droite...

...c'était la première fois que je l'assimilais réellement comme "ma main droite".
Je me rendis compte que chaque mot était important dans ce groupe : "ma" c'est à dire la mienne, et pas un corps étranger que mon esprit refuserait d'assimiler ; "main" oui, c'est une main, et pas un bout de feraille enchanté ou désanchanté comme j'avais pris l'habitude de l'appeller : et "droite" car elle était radicalement différente de celle de gauche... mais pas plus hideuse ni plus laide ! D'ailleurs, celle de droite était plus pratique que l'autre... elle ne ressentait pas la douleur ni la chaleur, et était dure comme de la pierre !
Pas mal, finalement.


Les yeux dans le vague, je fis donc signe au doc qu'il pouvait commencer à m'ausculter.
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Stasi
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MessageSujet: Re: Le bureau du docteur en chef, Stasi Tabaristan   Jeu 23 Fév 2012 - 17:59

Le doc observa attentivement l’inconnu faire une démonstration de ses yeux. On pouvait dire que c’était impressionnant. Il se demandait vraiment jusqu’à ou ses bourreaux étaient allés, ce qu’ils avaient réellement fait sur le coprs de cette individus.

En effet, le doc était persuadé qu’ils ne c’étaient pas contentés d’implémenter un bras ou des yeux mécaniques, qu’ils avaient fait bien plus. De toute façon il ne pouvait pas en être autrement, car à en croire ce qu’il lui avait dit, l’individu était mort il y a plus de 40 ans ! Stasi se demandait donc vraiment comment ils avaient fait pour réaliser un tel miracle. Il lui fallait donc poussé ses analyses. Première chose, une auscultation un peu plus approfondit, passant de la simple observation à la prise de tension, contrôle de reflexe, prise de sang…

Une fois l’accord obtenu, le doc sortit alors les différents outils nécessaires pour réaliser une auscultation classique. Tensiomètre, stéthoscope, marteau à réflexe… Le doc s’occuperait de la prise de sang plus tard.

Première chose, les reflexes. Le doc demanda donc a son patient de retirer son pantalon, afin qu’il puisse tester ses reflexes. Rien de surprenant, il réagissait normalement. Stasi continua donc son auscultation, sortant le tensiomètre. Il le lui plaça autour du bras et enclencha tranquillement la machine qui commença, dans un petit bruit, à gonfler la partie autour de son bras. Le doc attendait patiemment que les résultats s’affichent, pensant déjà à la suite de l’auscultation. Et lorsque les résultats s’affichèrent…

« Non, ce n’est pas possible… saleté de machine. Bon je suis désolé, je vais en chercher une autre, celle-ci semble ne plus fonctionner. »

Souriant, le doc enleva le tensiomètre, et en sortit un visiblement neuf du tiroir.

« Voila, j’en ai toujours un de secours au cas où. »

Il sorti l’appareil de son emballage plastique le brancha et réitéra l’opération.

« Je suis désolé, de nos jours le matériel n’est plus ce qu’il était. »

Nouveau petit bruit, nouveau gonflement… Et encore les mêmes chiffres… Bon une machine défectueuse, le doc pouvait y croire, mais deux. La loi des séries, depuis qu’il était à Galway le lycan n’y croyait plus réellement.

« Une petite minute. »

Le doc pris son stéthoscope et le plaqua contre la poitrine du patient, au niveau de son cœur. Il attendit quelques secondes sans rien dire, mais visiblement très concentré. Il retira l’appareil, et le posa sur la table, sans dire un mot. Il n’en revenait pas, et devait donc prendre quelques secondes afin de réfléchir posément, avant de parler à l’inconnu.

« Bien, alors je suppose que tu sais ce que c’est qu’une tension. En gros c’est une façon de détecter la pression artérielle, la pression exercé par le sang, pompé par le cœur. Chez une personne normale, elle doit être entre 12/8 et 14/9, en moyenne je dirais. Chez toi elle est à 0/0… »

Il marqua un petit temps d’arrêt, lui-même avait du mal à croire ce qu’il disait.

« J’ai donc pensé à un appareil défectueux, mais les deux machines m’ont donné le même résultat. J’ai donc écouté tes battements cardiaques et ce que j’ai entendu confirme les résultats du tensiomètre… »

Il s’assit.

« Je n'ai rien entendu, apparemment ceux qui t'ont modifié on fait bien plus de transformation que je le pensais, il semblerait que tu n'ai plus besoin de coeur dans le sens biologique de terme. »

Bien entendu ce n’était que des hypothèses, et le doc devrait faire d’autres examen afin de confirmer ou d’infirmer ce qu’il venait de dire.

«Tu m’as dit tout à l’heure que tu ne buvais pas non ? Est-ce que tu peux un peu plus développer ? »

S’il voyait juste cela voulait dire, qu’on avait réussis a neutraliser, mettre en stase toute une partie de la physiologie de l’inconnu, chose impossible pour un scientifique, mais après tout on était à Galway…

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MessageSujet: Re: Le bureau du docteur en chef, Stasi Tabaristan   Dim 4 Mar 2012 - 14:36

Phileas Fogg
La vérité me sauta au visage. Je ne suis pas humain. Je ne le suis plus.
Cette révélation me prenait à la gorge et bloquait mes sens. Comment me retrouver ? Comment être sûr que j'avais réellement vécu ? J'hésitai à poser la question à l'homme qui m’auscultait, je ne pensai pas qu'il ai de véritable réponse à me donner... néanmoins, la tentation était trop forte, je voulais savoir.

-Doc... pourriez-vous... pourriez-vous me dire si il y a des chances pour que j'ai été fabriqué de toutes pièces ?

J'avais la gorge nouée en disant cela.
Je baissai les yeux en me mordant la lèvre. Qu'est-ce qui m'avait prit de lui poser une telle question ? En même temps, il faut dire qu'elle me turlupinait depuis un moment celle-là, surtout que personne ne pouvait réellement y répondre. Enfin... peut être avais-je encore l'espoir d'une réponse grâce à ce lycan ?

Le doc paraissait passionné par cette auscultation, justement.
En dehors du fait qu'il arborait un air extrêmement concentré, il analysait mes réflexes, prélevait des échantillons de mon sang, et notait fébrilement les résultats et autres sur un petit carnet...

J'avalai ma salive en me sentant un peu comme un ras de laboratoire, mais me rassérénai en me disant qu'il ne ferait rien sans mon autorisation... c'est alors que le doc fronça les sourcils. Il était à l'instant en train de prendre ma tension, et apparemment, le résultat qui s'y affichait ne lui convenait pas. Je l'entendis marmonner :
« Non, ce n’est pas possible… saleté de machine. Bon je suis désolé, je vais en chercher une autre, celle-ci semble ne plus fonctionner. »

Je hochai la tête en réponse, mais il s'était déjà retourné vers un des meubles de son cabinet. Il ouvrit un tiroir et en sortit un appareil similaire au premier en précisant qu'il en avait toujours un neuf, au cas où. Je souris en hochant la tête tandis qu'il déballait l'appareil de son emballage plastique et réitérai l'opération. Quelques secondes passèrent et le visage du doc devenait de plus en plus sombre.

Un air interrogatif se peignit sur mon visage tandis qu'il me disait que "de nos jours, le matériel n'est plus ce qu'il était". Il réitéra encore l'opération, avec le gonflement et tout, mais son visage ne s'éclaircit pas pour autant. Au contraire, j'eus l'impression qu'il s'assombrissait encore –si c'était possible. Il enleva l'appareil de mon bras et me demanda d'attendre un instant.

Il alla chercher autre chose... un stéthoscope je crois, et le plaqua contre ma poitrine.
Je fronçai les sourcils. Que ce passait-il au niveau de... mon cœur ? Le doc paraissait encore plus concentré qu'avant, immobile en train d'écouter dans son appareil barbare. Il resta ainsi plusieurs secondes sans rien dire avant de retirer l'appareil et de la poser sur la table d'un geste que je pourrai qualifier d'automate.

Il était apparemment en état de choc.
« Bien, alors je suppose que tu sais ce que c’est qu’une tension. (je secouai la tête négativement)En gros c’est une façon de détecter la pression artérielle, la pression exercé par le sang, pompé par le cœur. Chez une personne normale, elle doit être entre 12/8 et 14/9, en moyenne je dirais. Chez toi elle est à 0/0… »

Ma bouche s'assécha.
QUOI ?
Je... j'étais... mort ? Mon cœur ne battait plus ? J'avais envie de hurler. J'étais... un cadavre ambulant ! Un zombi ! La mort qui marche ! Je...

Je plaquai une main sur ma bouche, horrifié.
Je ne sais pas si je pouvais encore pleurer, mais peut être n'était-ce seulement pas le moment.
Alors même à l'intérieur ils m'avaient charcuté... et encore plus qu'en dehors ? Pas de cœur... c'était impossible ! Ils n'avaient pas fait ça quand même ? Putain de bordel de Dieu. Je m'étais toujours considéré comme "mort" car je l'avais frôlé de si près que... mais ça ?
Devant moi, le doc continuait ses explications comme si de rien n'était.

« J’ai donc pensé à un appareil défectueux, mais les deux machines m’ont donné le même résultat. J’ai donc écouté tes battements cardiaques et ce que j’ai entendu confirme les résultats du tensiomètre… »

J'avalai difficilement ma salive tandis que le doc s'asseyait.
« Je n'ai rien entendu, apparemment ceux qui t'ont modifié on fait bien plus de transformation que je le pensais, il semblerait que tu n'ai plus besoin de cœur dans le sens biologique de terme. »

J'avais les lèvres sèches, une boule dans la gorge, et un vide –énorme– dans la poitrine. Le doc enfonça le clou :
«Tu m’as dit tout à l’heure que tu ne buvais pas non ? Est-ce que tu peux un peu plus développer ? »

Je faillis dire que j'avais dis ça parce que je ne buvais pas d'alcool, et que c'était tout... mais je me voyais mal lui mentir alors que je lui faisais confiance depuis le début.
–Eh bien, je ne bois pas d'alcool, fis-je en plaisantant... en tentant de plaisanter... En fait, je ne bois ni alcool ni rien d'autre, et je... je n'ai pas besoin de manger pour... vivre, lâchai-je.

Vivre... quelle ironie.
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MessageSujet: Re: Le bureau du docteur en chef, Stasi Tabaristan   Dim 4 Mar 2012 - 19:29

Le doc était tellement concentré sur l’auscultation du patient qu’il en avait oublié le coté humain, et donc de le rassurer. Il fallait dire que c’était bien la première fois qu’il voyait un tel individu. Et pourtant des cas étranges depuis 3 ans passé dans cette ville il en avait vu !

Il s’arrêta de l’ausculter un instant.

« Tu me regarde, ressent des émotions, possède des souvenirs… Non tu n’es pas mort, tu es bien vivant, et fasse à moi. Ensuite, si tu as des souvenirs d’avant ce drame, alors ça veut dire que tu n’as pas été créé de toutes pièces. Crois moi depuis que je suis ici j’ai bien appris une chose, avoir un cœur qui bat ne veut pas dire que l’on est vivant, et inversement… »

Il s’assit en face de l’étrange individu. Toujours sérieux mais se voulant également rassurant.

« Je pense que ceux qui ont fait ça ne voulait pas te maintenir mort, mais au contraire, vivant, et sans aucune contrainte lié à la vie en elle même. Plus d’effet du temps, plus de dépendance envers la nourriture ou l’eau… Un peu comme si ton corps était dans une sorte de stase. Pour ce qui est du cœur, j’ai juste dit que je ne sentait pas de pulsation, je ne sais pas ce qui le remplace, là encore je dois approfondir mes recherches. »

Le doc ne pouvait pas se contenter de faire des recherches sur lui, il devait se renseigner sur les différentes expériences qui avaient été mené durant les guerres, afin de plus en savoir sur le but d’un tel projet.

"Je pense que pour aujourd’hui j’en ai assez fait. L’auscultation est terminée, je t’ai assez torturé comme ça. Avant de continuer, je voudrais plus en savoir sur toi, je dois me documenter afin de surtout ne pas commettre d’erreurs, et de pouvoir te venir en aide le plus efficacement possible. »

Stasi marqua une pause.

« Je dois en savoir plus sur toi. Pas de détails personnels je te rassure, mais je dois savoir quand exactement cela t’est arrivé, et dans quels camps tu étais. J’ai l’accès à certaines archives, avec ce genre d’indication je trouverais peut être la trace d’un projet dont tu as été le… cobaye. Avec ce genre d’information alors je serais plus a même de réellement t’aider. »

Le doc n’aimait pas se terme, mais malheureusement il n’y avait pas d’autre mot, lui aussi il n’avait été qu’un cobaye, une victime face à des gens peu scrupuleux qui semblait n’avoir aucune éthique…





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MessageSujet: Re: Le bureau du docteur en chef, Stasi Tabaristan   Lun 5 Mar 2012 - 10:13

Phileas Fogg
Je hochai gravement la tête.
Le doc avait commencé par me rassurer, par me dire que je n'étais pas
mort, en me rappellant que plusieurs personnes dans cette ville n'avaient plus de coeur battant mais qu'ils étaient vivants... puis il avait continué en me disant que si j'avais bien des souvenirs d'avant l'accident, c'est que je n'étais pas un être fabriqué... Je dois bien avouer que cette réponse ne me satisfis pas totalement, en effet, j'avais toujours l'impression que mes souvenirs puissent être des faux...

Puis le doc s'assit en face de moi ; il donnait l'impression de vouloir être rassurant. Je me pris à le croire.

Il commença alors à m'expliquer une deuxième chose ; il avait cru comprendre que ceux qui m'avaient fait...
cela, n'avaient pas eus pour but de me maintenir mort, mais vivant, sans contraintes liées à la vie. J'eus du mal à avaler ça. Alors ils voulaient quoi ? Un super soldat ? Une arme, moitié-homme, moitié-machine ?

J'avais le cœur au bord des lèvres.
J'eus du mal à retenir un soupir de soulagement quand il m'annonça que c'était assez pour aujurd'hui. non que ce fut une mauvaise expérience ! C'est juste que... trop d'émotions contradictoires, sans doutes... Mais en fait le doc n'en avait pas terminé : c'est ce qu'il m'annonça quelques phrases plus tard : il voulait... en savoir davantage sur moi.

Dans quels camps j'étais ?
Nom d'une pipe en bois ! de quoi voulait-il donc parler ? Il n'y avait pas réellement eus de "camps" dans cette guerre, juste un nombre innombrable de tranchées et... je serrai les dents.

– Eh bien, d'accord, même si je ne sais pas trop ce que tu entends par "camps", je suis mort sur un des no mans land de la bataille d'Artois, qui dura de 1915 à 1918 (je l'ai apprit plus tard) et se trouvait à proximité de deux villes allemandes –ou belges... je ne sais plus– : Lens et Lievin.
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MessageSujet: Re: Le bureau du docteur en chef, Stasi Tabaristan   Mar 6 Mar 2012 - 0:03

Le doc attendit patiemment les réponses de l’inconnu. Il était vrai que ce qu’il demandait ne devait pas être évident, car ça devait lui faire ressasser pas mal de mauvais souvenirs. Mais le russe avait besoin d’en savoir plus afin de pouvoir mener sa petite enquête. Il devait avoir une date un lieu, savoir si les expérience dépendait d’un projet allemand, français, russe… Bref les pistes étaient trop nombreuses et sans aide les recherches prendraient des mois, voir des années.

L’inconnu sembla comprendre la curiosité du doc et lui donna un maximum de réponse. Tous ce qu’il lui fallait pour commencer ses recherches.

« Merci ça va grandement m’aider. Je sais que ça ne doit pas être évident pour toi, mais avec tous ça je vais pouvoir faire au mieux, et espère t’apporter un maximum d’aide, voir même peut être répondre à certaines de tes interrogations. »

Le doc le laissa tranquillement se rhabillé, avant de regagner l’autre partie de son bureau.

«Je vais être franc avec toi, je ne vais rien te promettre, car les transformations que tu as subis sont complexe et je ne veux en rien aggravé tes conditions de vie. Je vais donc prendre un maximum de précaution et commencé par faire des recherches sur les intentions de ceux qui ont fait ça. Quand tu t’en sentiras apte et que j’aurais plus d’informations nous ferons des examens plus approfondis, comme un scanner ou une IRM. Mais rien ne presse, ça dépendra de toi. »

Il se saisit d’un morceau de papier et griffonna son numéro de téléphone. Il lui tendit ensuite le papier.

« Tiens tu pourras me joindre quand tu voudras, c’est mon numéro personnel. Par contre si j’avance dans mes recherches, puis-je avoir un moyen de te contacter ? Ou préfères-tu simplement m’appeler quand tu le voudras ? »

Encore une fois le doc lui laissait le choix. Après tout, l’individu ne lui avait même pas donné son nom, et n’était jamais aller voir un médecin auparavant, Stasi voulait lui laisser le plus possible son libre-arbitre.

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MessageSujet: Re: Le bureau du docteur en chef, Stasi Tabaristan   Dim 1 Juil 2012 - 21:27

Dure soirée pour le doc, il était en train de vider son bureau, l’actionnaire majoritaire ayant décidé de se passer de ses services. Il fallait dire que ses dernières transformations n’avaient pas réellement plu à la direction. Un chef de clinique qui s’amuse a déchiqueter des gens une fois à l’extérieur de l’établissement semblait générer une mauvaise image…

Malgré tout le doc ne semblait pas réellement regretter ce poste, où il avait passé ces derniers temps simplement derrière un bureau à faire de la paperasse. En fait il regrettait la pratique, le stress de sauver des vies, l’odeur du sang, les mains dans les entrailles... Il n’était décidément pas fait pour se retrouver derrière un bureau.

La sonnerie de son téléphone portable le sortit alors de ses pensées. Il mit une petite seconde avant de se saisir de l’appareil. L’avantage de ces petits bijoux technologiques c’est qu’ils offrant une quantité incroyable de possibilités, allant du simple réveil jusqu’au GPS… Bon le doc ne s’en servait que très sommairement, mais récemment il avait trouvé une nouvelle fonction, celle de l’attribution de sonneries différentes en fonction du numéro. Cela lui permettait d’identifier plus rapidement encore son interlocuteur et de ne pas faire l’effort de chercher partout son téléphone égaré si la sonnerie ne lui disait rien qui vaille.

Pour une fois son téléphone n’était pas égaré, mais la sonnerie, il ne la connaissait que trop bien.



On pouvait être Russe et apprécier la grande musique non? Le doc avait un petit faible pour cet artiste Polonais...

Stasi avait attribué cette sonnerie à une seule personne, et comme le suggérait la mélodie, à chaque fois qu’elle appelait ce n’était pas forcement pour des heureuses nouvelles.

Il décrocha le téléphone et n’eut même pas le temps de parler que déjà on l’affublait d’un sobriquet bien heureux. Une chose changea cependant, le ton de voix était différent.
L’explication ne tardât pas à venir, Son interlocutrice habituelle était bien trop occupée pour la gratifier de ses petits sobriquets elle-même.

« Bonsoir mademoiselle, je vois, de toute façon avec elle il est impossible que cela se passe normalement, elle à le don pour mettre en danger son entourage… »

Bien entendu, elle ne l’avait jamais contacté durant tous le déroulement de la grossesse, et maintenant que rien n’allait comme prévu, le gentil docteur allait devoir venir à sa rescousse… Un problème qui en plus aurait pu sans doute être évité avec un suivi régulier.

L’espace d’un instant le doc hésita. La laisser se débrouiller toute seule aurait été amusant, voire même aurait réglé de manière définitive cette histoire de mariage. C’était très tentant.
Stasi soupira avant d’ajouter.

« Très bien j’arrive tout de suite, le temps de prendre du matériel. Vu votre patronne vous dire d’essayer de la rassurer est utopique. Cependant si vous êtes humaine, je vous conseille de vous tenir à distance, un accouchement, surtout s’il se passe mal, ça demande beaucoup d’effort et d’énergie, et je suppose que vous savez très bien comment ça se passe quand une vampire à besoin d’énergie… »

Si l’employée était avec elle, c’est qu’elle connaissait obligatoirement son espèce, donc le doc ne devait logiquement rien lui apprendre de nouveau quand à la race de sa patronne… Enfin peut être…

« Une dernière chose mademoiselle, je crois que vous vous êtes trompé sur mon nom. Vu le rapport que j’ai avec votre patronne je crois qu’il manque un u au suffixe du terme utilisé… »

Le doc raccrocha, et se dirigea vers son cabinet afin de prendre le nécessaire avant d’aller voir Llylewin au QS.

La suite : http://hellsgate.jdrforum.com/t84p30-les-appartements-de-llylewin#4909

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