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 L'Hôtel de ville

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Kelly
Lycanthrope


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MessageSujet: Re: L'Hôtel de ville   Mer 14 Mai 2014 - 15:01

Tartines de foie gras, œufs de cailles, crevettes, chips ! Kelly mangeait parfois l’un, parfois l’autre, souvent les deux en même temps, quelque fois même les trois, mais ne laissait jamais sa bouche vide. Celle-ci était maintenant toute orange à cause du soda de mauvaise qualité dont elle s’était engorgée. De la bouffe, Kelly s’en faisait péter la pense. Cela n’avait rien à voir avec la gratuité. Elle était suffisamment riche pour démarrer un élevage de cirrhoses de combat. C’était une question de profusion. Si vous aimez les chewing-gums colorés et faire des bulles avec, nager dans une piscine remplie de ces petites merveilles est bien plus pour vous ; un rêve indiciblement magique, voilà l'effet de la profusion. Pour elle, des banquets de ce genre, ça lui rappelait les kermesses locales de tel ou tel bled paumé, dans son pays natal. Ceux où l’on pouvait participer à un concours de bouffe jusqu’à en crever les pattes au ciel. Et ça, ça n’avait pas de prix.
Dieu bénisse la démagogie.

Lorsque la musique accapara toute l’attention des spectateurs et que le buffet avait finit d’accaparer celle de leurs estomacs, elle se rendit à la fontaine pour faire trempette. Si la chaleur n’était pas d’humeur partageuse ce soir, la foule faisait office d’été ; tourbe inflammable et auréolée de son jus. La jeune lycanne, non moins suffocante rejoignait l’eau bienvenue, où se trouvait déjà toute une tripotée de chiards. Certains, légèrement plus vieux, avaient son âge. Elle ne fut pas étonnée d’en reconnaître un avec lequel elle avait régulièrement joué quelques années auparavant. Deux même !

Elle enleva ses chaussures avec ses chaussettes et barbota en profitant de la musique. Le garçon, qui l’avait forcément vu, la reconnu et vint engager la conversation. Il faisait le fou avec ses amis et essayait de l’inviter à se détendre à base de bataille d’eau. Il n’y avait, certes, pas d’âge pour s’amuser - lui dit-elle - mais au vu de ce qu’elle avait engrangé, mieux valait s’en tenir à la plus parfaite immobilité possible, pour le moment. Nullement découragé, celui-ci s’assit à côté d’elle et commença à engager la conversation sur des sujets de son âge. Lui qui s’intéressait à de vieux groupes de rock, qu’il appelait volontiers “ classiques ”, sans savoir le moins du monde ce que cela voulait dire, elle qui ne portait aucun intérêt aux dits groupes, elle avec ses goûts musicaux douteux, criards et méconnus, elle avec sa vision égoïste de la musique, sa vision égoïste de toute sensation. Pour sa défense, le jeune homme ne s’en sortait pas trop mal. Il évitait les poncifs et réagissait plutôt posément lorsque son ami venait l’asticoter en disant qu'il ne savait pas draguer. Il la fit même rire une fois ou deux.

Lorsque les nouveaux animaux de la ménagerie furent dévoilés à Galway, elle en eut les yeux brillant de délice. Ces trucs, c’était vraiment trop… Trop cool ! Des escargots et des cochons mutants, voilà bien qui se rangerait aisément dans le top 10 de ses meilleurs souvenirs qu'elle avait eut de Galway cette année. Mais lorsque la présentatrice enchaîna par la présentation des saumons de la sagesse, elle n’eut plus qu’une nouvelle obsession, remporter le concours pour être la première à tester pareille opportunité.
Whaou ! Eh ben, on peu pas dire que ça incite à manger du bacon ces bestioles-là ! ” S’écriait le garçon qui seyait à ses côtés. “ Parce que les escargots te tentent plus, peut-être ? ” Rétorqua Kelly.
Il sourit et la regarda dans les yeux pendant plusieurs secondes, minant la réflexion.
- Hum… Pas vraiment. Manger une créature qui se déplace avec sa propre bave devrait être considéré comme déshonorant, pour moi.
- Hey ! Mais j’adore les escargots !
- Sauvageonne !
” Lança t-il avec une grappe d’eau au visage de la Pistache qui hoqueta de surprise et glissa dans la fontaine. Le garçon s’esclaffa et la rejoignit, tout aussi surpris, lorsqu’elle lui fit un croche-pieds, d’un air faussement indignée.

Mais c’est alors qu’il y eut comme un problème, comme quoi les poissons n’étaient pas les bons, comme quoi ils devraient être en or et... Oh, mais que voyons nous dans le seau du bonhomme, là-bas ?
Lorsque des hurlements commencèrent à retentir, elle comprit que les choses allaient encore se corser. Dommage, elle s’amusait pourtant bien.

On ferait mieux de se casser, dit un des amis du garçon, quelque chose me dit que ça se nourrit de petit cons, ce truc. John, sauve ta peau, c’est toi le plus vulnérable ! ” Les autres jeunes ricanèrent amicalement et commencèrent à sortir de la fontaine, bien moins inquiets que le reste de la populace. Ils semblaient avoir moins de mal à se faufiler de ce côté, encore calme, de la place. Il profitaient que la panique n’était pas encore à son comble pour prendre la poudre d’escampette, plus prudents que bien des badauds dans cet endroit.

Une main vint se poser sur l’épaule de Kelly, et un sourire affable l’accueillit lorsqu’elle se retourna.
T’en fait pas, ça va aller. Mais c’est pas tout de traîner non plus, hein ?
Hésitant un instant, elle le tira par la main vers la direction opposée aux horribles monstres. Elle était calme, et lui aussi.

Mais rapidement, les mouvements commencèrent à se faire plus brusque dans la masse ; la lie se mouvait de violents soubresauts. Lui, serrait sa main plus fort et elle, ne lâchait pas prise. Ils ceinturèrent un instant un abruti affolé qui poussait les obstacles de ses avant-bras glabres, mais par quelque espèce de miracle, il réussirent à rester ensemble. Jouant des coudes en équipe, allant là où ils en avait l’occasion, il parvinrent vers l’hôtel de ville.

Les escaliers étaient plus clairsemés : les gens, même en fuite, évitaient de s’aventurer sur les terrains peu praticables. Périlleuse la course sur des marches.
Soudain, tandis qu’il essayaient de rejoindre une ruelle adjacente, les snailsabers se montrèrent, énormes et baveux. Des hurlements hallucinés sortaient de leur gueule et de long corps gélatineux sécrétaient une sorte d'effervescente écume de mer. John tenta de l’emmener vers la rue opposée, mais Kelly vit que la foule était sur le point de s’y presser plus que jamais, et elle était certaine que, une fois bloqués dans cette direction, les snailsabers auraient tôt fait de les rattraper. Et alors, libre à eux des les déguster. Ce serait les saturnales de noël.

- Pas par là !
- Mais si, par où tu veux…

Elle planta ses deux talons dans le sol et le tira vers lui, serra sa main plus que jamais, les jointures en feu.
Fais moi confiance !
Il la regarda, hésitant, puis hocha du chef, l’air comme rassuré. Il semblait avoir compris qu’elle savait ce qu’elle faisait.

Haletant, il avalait les marches de l’hôtel de ville à ses côtés et remarquait, avec un étonnement croissant, qu’elle ne semblait pas le moins du monde fatiguée. Son visage ne traduisait aucune émotion, ce qui ne manqua pas de le laisser perplexe. Une bien étrange fille. Il ne l’avait pas vu depuis plus de deux ans, et voilà qu’ils avaient renoué le contact avec une telle facilité qu’il avait eut l’impression d’avoir à faire à quelque être venu d’un conte pour enfants. Elle semblait extrêmement réceptive, et en même temps libre. Alors, sans même s'en rendre compte, il décida qu’il avait confiance en elle, qu’elle saurait quoi faire, même si lui, non. Il était bien décidé à l’aider à sortir de cet enfer coûte que coût. Elle en valait le coup, quelque chose en lui le lui soufflait.

Un coup d’œil en arrière l’inquiéta cependant.
- Ils gagnent du terrain !
- Pas d’genoux, pas d’crampe, c’est malin ça !
” Fit-elle ; et elle pressa le pas, comme portée par une nouvelle poussé d’énergie, le tirant presque. Il se maintint à sa hauteur, faisant attention à ce qu’elle ne trébuche pas. Dans une telle précipitation, ce genre de chose était si vite arrivé. Derrière, les créature tendaient leur cou, comme si elles pensaient pouvoir happer les deux adolescents avec un centimètre de plus. Une traînée bourbeuse les suivait, achevant d’éclater nonchalamment quelques bulles brunâtres.

Mais leurs efforts furent récompensés. Arrivant enfin en haut des marches, ils voyaient, à cinq mètres seulement, les portes de l’entrée. A l’intérieur semblait déjà s’être activé la malchance, mais ce ne pouvait être pis que dehors. John, à bout de souffle, était toujours galvanisé de peur, mais une sorte d’assurance tint lieu en lui de réconfort. A voir tous ces adultes à l’intérieur, il se sentait moins désemparé, même s’ils n’avaient pas l’air bien débrouillards. Il pourrait du moins se concentrer sur Kelly, la protéger.

C’est alors qu’une mauvaise surprise changea de nouveau la donne : un troisième snailsaber venait de débarquer qui barrait la route avec, en guise de bienvenue, un air des plus menaçants, les yeux exorbités touillant l’air comme un doigt réprobateur. Paniqué, le garçon serra Kelly contre lui, la tenant à distance des monstres. Il ne savait quoi faire, il espérait de tout cœur qu’une des personnes de l’intérieur viendrait les aider d’une manière ou d’une autre, mais rien ne se passait, et leurs deux poursuivants les avaient presque rattrapé. Dans un instant, ils les auraient encerclés. Tant pis, il faudrait se défendre. Il en dégueulasserait ses pantalons, mais il ne laisserait pas ses carnivore visqueux s’approcher d’un seul pouce de Kelly. Pas plus que de lui-même, bien entendu.

Il jeta d’ailleurs un œil sur le demoiselle, pour s’assurer qu’elle allait bien. Ce qu’il pouvait en voir n’était pas bon signe. Il n'apercevait pas son visage, retournée qu’elle était, mais elle ne décrochait pas son regard des créatures, et ce qu’elle serrait sa main ! Elle semblait pétrifiée. Il n’était pas très optimiste, mais il savait que si elle se laissait aller de la sorte, il ne pourrait pas l’aider, malgré toute sa volonté. Il fit un grand effort pour se maîtriser et adopta le ton le plus définitif possible :
Kelly, écoute moi. Ça va aller. Je ne te laisserai pas tomber.

Et alors, elle se retourna vers lui. Son visage était éclatant de sérénité. Elle ne tremblait pas, et sa main restait toujours aussi serrée, ferme et rassurante. Et sa voix était posée et presque suave.
Oui, fit-elle, je sais.

Et alors, son genou tressauta. Ce fut bref, fulgurant. Comme un de ces spasmes nerveux dont tout un chacun fait l’expérience au moins une fois dans sa vie. Ses forces le lâchèrent sans même qu’il ne sans rende compte, ainsi qu’il lui été parfois arrivé, au sortir du lit, le matin. Ses forces le lâchèrent et il s’écroula, obligé de lâcher la main de Kelly pour se rattraper. Cul au sol, quelque chose brillait dans la main gauche de jeune fille. John pouvait voir, hauteur de son visage, une lame dégoûter de sang. Son jean épongeait un liquide chaud, presque agréable. Il ressentait la douleur, mais n’en avait prit conscience que lorsqu’elle s’éloignait de lui, à pas de félin, sans un regard pour lui.

Le froid l’envahissait et la tête lui tournait. L’incompréhension laissait place à la peur et la souffrance n'avait même pas eut le temps de prendre ses droits. Il n’en n’avait pas oublié les snailsabers, mais, bizarrement, tout lui paraissait loin, irréel. Pourquoi avait-elle fait cela ? Ils se rapprochaient.
Qu’avait-elle fait, au juste ?
Et ce liquide chaud. Il ne savait pas s’il était en train de se pisser dessus ou si…
WHAAA !
Les créatures se précipitaient sur lui.  Hurlements. Des crocs se plantèrent dans son échine et un filet assombrit sa veste. Les escargots le recouvrèrent de leur corps poisseux, craquement, laissant tout leur poids le subjuguer, et plongèrent leur tête pour le démembrer. Hurlements.

En un rien de temps, il ne restait plus que de maigres restes sanguinolents. Une structure osseuse sur laquelle persistait, ici un morceau de viande, la un tendon, là encore une touffe de cheveux.
La Pistache, elle, était déjà dans le hall.

Lorsque les créatures, non encore rassasiées, s’introduisirent dans la pièce, deux femmes entreprirent de confectionner des… Est-ce qu’elle rêvait ? Des foutues cocktails Molotov ?

S’emparant aussi d’une bouteille, elle la brisa et en laissa couler l’alcool. Elle tenait fermement le goulot et, dans son autre main, toujours le couteau.
Incendier l’édifice dans lequel nous nous sommes réfugiés est, de loin, la meilleur idée que j’ai jamais vu. “ Tança t-elle, lançant de toutes ses forces sa bouteille vers la tête d'un barghest - qui semblait avoir quelque chose dans la gueule.
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Keith
Vampire


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MessageSujet: Re: L'Hôtel de ville   Ven 16 Mai 2014 - 14:03

Keith finissait sa glace tranquillement. Il n'oubliait cependant pas de scruter la foule pour dénicher un fouteur de trouble. Il s'attendait à ce que la fête soit gâcher par une sortie en force de l'équipe de Jaro. Il avait d'ailleurs prévu tout un arsenal au cas où.
La fête battait son plein et des groupes de soi-disant musique jouaient sur l'estrade. A ce moment là, Keith décida de s'éloigner au maxium de ces bruits infernaux. Quand on a une ouie aussi sensible que la sienne, il est malvenu de rester aussi près de gueulards de leur espèce et de plus l'inspecteur préférait la musique dites classique. Et puis vint la présentation des animaux. Pour l'instant tout ce passait bien et pas de dreadlocks en vue ni de mutant taupe-garou dans les parrages. Finalement, peut-être que tout allait bien se passer. Mais nous sommes à Galway et ce qui devait arrivait, arriva. L'incompétence des gens était partout, même avec des animaux aussi dangereux en cage, les organisateurs ont fait confiance à des imbéciles. Sûrement des problèmes dus à la crise.

Et la foule partit dans tous les sens. Keith avait essayer de comprendre ce qui était en train de se passer et entreprit de faire son boulot de flic. Il essaya tant bien que mal de diriger les gens pour qu'ils s'éloignent calmement. Autrement dit, il n'arrivait à rien. La panique était totale. Il fut pris dans la foule et recula jusqu'à l'hôtel de ville. Il se trouvait dans le premier édifice qu'il avait visiter en arrivant en ville. Il se souvenait de la première rencontre qu'il avait faîtes ici même avec le gouverneur Giacometti. Pas le temps de révasser, il voyait ces maudits escargots qui arrivaient. Il rentra alors par les portes grandes ouvertes du bâtiment.

Le policier essaya de courir dans le hall mais il manqua de s'éclater la figure par terre. Le sol était glissant et il se rattrapa comme il put. Les snailsabers commençait à arriver. Keith se mit alors sur ses pieds et vit dans son champ de vision une bouteille partir dans leur direction. Il se retourna et vit Charlie avec une jeune fille brune et une adolescente avec le sourire aux lèvres. Il comprit ce qu'elles essayaient de faire. L'inspecteur leva la tête et sentit l'eau lui coulait sur le visage. Il regarda les trois demoiselles.

- Heuu.. sans vouloir offenser personne, allumer un feu sous la pluie, je ne pense pas que ce soit l'idée la plus judicieuse sur le moment. Permettez moi de vous aider de manière plus efficace.

Il sortit deux automatiques de sous son veston et s'approcha tel un patineur près de Charlie.

- Tenez trés chère. j'ai ouie dire que vous vous êtes entraîner avec Kieran. Il n'est pas aussi bon que moi pour ce domaine mais il est un bon enseignant. Il lui montre le pistolet. Beretta 92. 9mm Parabellum chargé avec des balles en argent. La sécurité est ici. Je vous en prie, montrez moi ce que le commissaire vous a appris.

Il avait donné une des ses armes à la seule personne dans la pièce en qui il avait confiance. Il était calme et souriant comme à son habitude. Il avait tellement vu de problème ces derniers temps que rien ne pouvait lui enlever son flegme pour le moment. Il commença à tirer vers les animaux les plus proches : Les snailsabers.
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Whoever
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MessageSujet: Re: L'Hôtel de ville   Sam 17 Mai 2014 - 8:17

Autant le dire tout de suite, si certains arrivaient à garder la tête froide, une grande majorité cédaient allègrement à la panique. Plus tard, on se rappellerait de ce jeune homme qui, se débarrassant de tous ses vêtements avait hurlé un "on va tous mouriiiiiiiiiir" avant de se faire assommer  par une mamie qui, heureusement, avait non seulement un bon coup de canne mais assez de bon sens pour  ne pas crier comme un dingue.

Toujours est-il que la plupart des gens essayaient de se tenir le plus loin possible des barghests et des escargots, ce qui, dans un espace aussi réduit n'était pas particulièrement agréable. Et, pendant ce temps-là, nos héros de Galway eurent une idée lumineuse. Mettre le feu à de l'alcool et, par là-même, créer de jolies petites armes pour pulvériser les bestioles. Ma foi, pourquoi pas, eux au moins pouvaient se targuer d'avoir tenté quelque chose.

Juliet, si elle sortait vivante de ce pétrin, pourrait un jour se vanter un jour d'avoir headshot un escargot géant pas vraiment affable. Si le cocktail en lui-même ne lui fit pas prendre feu, le choc d'avoir reçu la bouteille en pleine tête le fit tanguer et s'écrouler comme une… et bien oui, comme une patate, sur la bouteille qui n'avait pas encore explosé. Quelques secondes à peine s'écoulèrent et tout le hall put entendre une espèce de "sproffff" assourdi et voir voleter des morceaux d'escargot un peu partout. Quelqu'un voudrait du hachis de bestiole ? Ce serait pile poil le bon moment si les compères du mort ne semblaient pas furieux de ce qui venait de se passer.

Pour autant, ils n'eurent pas réellement l'occasion de pleurer leur perte, vu qu'on commençait à leur tirer dessus. Décidément, ces humains étaient bien agressifs, trop pour leur bien et, fort heureusement pour les escargots, les premiers coups ne portèrent pas leurs fruits, le policier ayant visiblement méjugé de la rapidité de ces bestioles. Mais, il ne raterait probablement pas con coup deux fois.

Quant aux deux gamins, ils semblaient avoir décrété que les barghests semblaient être le danger immédiat et, quand Kelly lança une de ces bouteilles à l'un des toutous, l'impensable se produisit. Le toutou relâcha le morceau de bois qu'il avait dans la gueule pour bondir en direction de la bouteille et l'attraper au vol, sprintant alors en direction de la petite et la déposant juste à ses pieds.

"Wouf ?"

Mais c'est qu'il remuait la queue en plus ?!
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Juliet Ahston
Humain
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MessageSujet: Re: L'Hôtel de ville   Dim 18 Mai 2014 - 12:13

Charlie la repéra rapidement et vint lui prêter main forte, en préparant les bouteilles à allumer. Une adolescente les rejoignit également, visiblement satisfaite du plan d'attaque choisi par la pyromane, bien qu'elle fit preuve d'une certaine ironie en annonçant qu'effectivement, ils risquaient d'allumer un incendie dans le même temps et le même lieu où ils se trouvaient tous agglutinés. La douche qu'ils prenaient calmerait cependant les ardeurs des flammes, si celles-ci arrivaient à se propager plus loin que les escargots.

" Je sais ce que je fais, monsieur le policier. " répondit-elle tout en observant le résultat de son vol de bouteille enflammée. L'escargot ne fut pas cramé sur l'instant. Il ne fut qu'assommé puis pulvérisé par la mise à feu du cocktail. Les morceaux de l'escargot refirent la décoration du hall, dégoulinant sur les portes vitrées, le plafond, les murs... et les gens. C'était juste chaud mais surtout spongieux, mélange de liquidités internes et de chairs. Juste et extrêmement dégoutant. Et pourtant, s'apesantir là-dessus n'était pas vraiment au programme.
Le policier -car même si elle se souvenait pas de son nom, elle l'avait déjà vu en compagnie de Winnie- avait donné une arme à la blonde et n'avait pas attendu pour faire feu sur les deux copains de l'escargot explosé. Tirs à côté... car les bestioles étaient plus lestes que leurs homologues de taille normale.

" Allez on continue ! " se motiva-t-elle, en réduisant en cendres dans sa paume le morceau qu'elle avait reçu sur l'épaule. Un morceau de quelle partie, elle ne voulait pas savoir...
Derrière, un barghest jouait les gentils toutous en ramenant gentiment la bouteille lancée par la gamine. Mais c'était quoi cette histoire de dingues ?!

" Tu t'es fait un nouveau copain ? "
Peut-être pourrait-elle en profiter ? Avoir un loup de compagnie, ça pouvait servir...

Suite à quoi, elle lança une nouvelle bouteille, après avoir embrasé le bout de papier, tout en reculant pour éviter les monstres qui se rapprochaient un peu trop à son goût.

_________________

Car le feu qui me brûle est celui qui m’éclaire. (Etienne de La Boétie )
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Charlie Dickens
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MessageSujet: Re: L'Hôtel de ville   Ven 23 Mai 2014 - 3:23

Une jeune fille les avait rapidement rejoints, leur filant un coup de main en attrapant une bouteille pour la lancer sur les loups mutants derrière elles. Charlie s’était stoppée momentanément dans sa confection de Molotov maison en la voyant arriver et agripper une bouteille comme si de rien. C’est que d’ordinaire dans les derniers événements en ville, enfin tous ceux auxquels elle avait participé, il n’y avait jamais eu d’enfants impliqué. Des gens allaient mourir, des enfants …

Pas le temps de s’approfondir sur cette terrible possibilité, si la gamine savait viser, elle leur sauverait un peu la mise au moins !

Alors que Charlie allait se remettre à la confection de leur petit arsenal maison, Keith entra dans son champ de vision, désapprouvant leur plan tout en patinant un peu sur le sol mouillé en se rapprochant du petit trio. C’est alors qu’il sortit deux armes à feu, en tendant une vers Charlie.

*What the F…*

Ah oui Kieran… Logique maintenant, ou en fait, pas. Refiler un flingue à une civile, m’enfin comme on dit, aux grands maux, les grands moyens. Charlie ne se fit pas prier pour prendre l’arme, retirer la garde et se mettre en position pour dégommer de l’escargot mutant. Alors qu’elle en avait un dans sa ligne de mire, juste avant d’appuyer sur la gâchette du Beretta, une bouteille alla percuter la monstruosité droit sur la tête. La chose s’étala, enfin, s’évasa sur le sol, avant d’exploser en plein de petits morceaux visqueux et spongieux. Pas le temps d’être dégoûtée, il fallait se concentrer ! se répétait Charlie mentalement tout en retirant un morceau qui était venu se coller sur son front. Non, à la place, elle lâcha un petit sourire à Keith, ils venaient d’avoir la preuve que leur plan de départ n’était pas si mauvais finalement.

Plusieurs tirs se firent entendre, ne touchant malheureusement pas leurs cibles mouvantes. Leurs efforts allaient forcément finir par payer, c’était pas possible des escargots aussi rapides bon sang !

Tournant légèrement la tête en direction de la gamine qui les aidait alors que Juliet mentionnait le mot compagnon, Charlie faillit bien lâcher son arme, stupéfaite. Elle se ressaisit néanmoins, se retournant vers les Sabersnails et tirant de nouveau en leur direction tout en s’adressant à la jeune fille.

-Fuck ?! C’est apprivoisé ces trucs ?! Tu peux leur dire de pas nous bouffer ? De bouffer les machins-escargots-mutants même ?!

Joindre l’utile à l’agréable direz-vous ?
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Kelly
Lycanthrope
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MessageSujet: Re: L'Hôtel de ville   Dim 25 Mai 2014 - 15:35

Pendant une seconde, une petite seconde de rien du tout qui lui parut pourtant durer une éternité, Kelly ne fut rien d’autre qu’interloqué, lâchant un simple “ Gné ? “ comme l’exigeait la situation.
Car gné était en effet l’expression la plus adéquat.
En l’occurrence, gné était même une onomatopée.
Et le barghest de répliquer d’un “ Wouf ? “, comme si de rien n’était.

Hiii ! C’est trop génial ! J’ai un barghest de compagnie ! Allé, Bukowski, attaque ! “ Lança t-elle avec la fameuse bouteille en direction d’un snailsaber, non pas directement sur la créature, mais sur sa trajectoire d’esquive, de sorte que le loup, s’en allant quérir la bouteille - comme tout bon animal domestique portant le nom d’un écrivain alcoolique - se retrouvât forcément confronté à elle.

Sans tarder, elle entreprit de fouiller ce qui restait des tables de banquet que les réfugiés effrayés avaient saccagé comme des cons, et revint, victorieuse, avec un pot de sel. Avec la prestesse toute relative qu’accordait le sol peu praticable, elle se rendit devant l’autre snailsaber et, après avoir retiré entièrement le couvercle du pot, expédia ni plus ni moins la totalité de son contenu sur le corps visqueux qui lui faisait face. Voilà qui devrait leur faire passer l’envie de mettre de la pistache dans leur menu, à ses monstrueux glaires !

_________________
Un crayon Titi ça donne du courage, tu t'sens moins seul, ça t'donne envie d'tous les niquer une bonne fois pour toute. Ça t'donne envie d'les trainer dans la boue, à base de crayon Titi !
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Whoever
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MessageSujet: Re: L'Hôtel de ville   Lun 26 Mai 2014 - 17:10

Si les premières salves manquèrent leur coup, il ne fallut pas longtemps à nos accros de la gâchette pour viser juste et mettre dans le mille dès leur deuxième tentative. Certes, ils n'avaient pas trop géré, visant tous les deux la même cible mais peu importait, le résultat était là et le deuxième membre du trio de snailsaber s'écroula, criblé de balles.

N'en restait plus qu'un et, surtout le tas de toutous à dents pointues qui pouvaient tout de même se faire un festin d'humains sans trop de soucis. Mais, coup de bol pour toute l'équipe, c'était bien l'alpha qui avait décidé, d'un commun accord avec lui-même, que Kelly serait sa nouvelle meilleure amie.
Alors tout le reste de la meute attendait que la gamine réagisse et propose au nouvel animal de compagnie de la lycanne de faire un truc intéressant. A défaut, ils reprendraient leur activité première, à savoir dévorer le festin et, si ce n'était pas suffisant, les personnes présentes, les escargots géants n'étant pas trop à leur goût.

Avant qu'ils n'aient trop le temps de cogiter sur la suite des évènements, plusieurs choses se produisirent en même temps. Juliet réussit à faire mouche une nouvelle fois en shootant un des toutous dont la tête dut probablement être réduite en charpie de façon très synchrone avec la formidable explosion provoquée par le cocktail détonant qu'elle avait balancé. Le flic et la blondinette réussirent quant à eux à atteindre aussi deux des barghests, chacun le sien pour faire bonne mesure et éviter de faire des jaloux.

Et pendant ce temps, le tout récemment baptisé Bukowski regardait sa nouvelle maitresse saler un escargot géant, sans avoir réagi le moins du monde au lancer de bouteille. N'était pas chien qui voulait et, en l'occurrence, fallait pas non plus déconner et espérer qu'il irait chercher bien sagement l'objet envoyé dans les airs. En revanche, l'un des derniers acolytes de Bukowski, espérant peut-être devenir un brave toutou dans sa prochaine vie, se précipita pour saisir la balle au bond… avec les effets que vous pouvez imaginer. Fort heureusement, la pluie qui continuait de s'écouler inlassablement du plafond nettoyait un peu les dégâts mais je vous laisse deviner la tête du concierge quand il finirait par émerger du cirage. Son joli sol tout propre n'était plus qu'un tas d'immondices où on pouvait repérer çà et là des morceaux d'animaux avec plus ou moins de succès.

Finalement, après moult réflexion, Bukowski se décida tout de même, en compagnie de son dernier membre de meute encore en vie, à attaquer… l'escargot géant. Peut-être était-ce le sel qui lui avait donné le goût pour ce genre de met, allez savoir. Toujours est-il que le combat fut bref, sanglant, acharné et surtout difficile à suivre, le nouvel animal de compagnie de Kelly finissant par abandonner un cadavre de snailsaber et de barghest avant de revenir près de la pistache en remuant toujours joyeusement la queue.

"Wouf !"

Restait à savoir si Kelly voudrait adopter ou pas ce nouveau compagnon, alors que le danger semblait enfin écarté… pour cette fois. Mais comme tout le monde le sait, les rues de Galway restaient pleines de surprises, bonnes ou mauvaises.

Spoiler:
 
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Gordon
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MessageSujet: Re: L'Hôtel de ville   Jeu 29 Mai 2014 - 17:11

--->Les grandes avenues

Je n'ai besoin de per-SONNE en Harley David-SON ... Je ne reconnais plus per-SONNE, en Harley David-SON...

Ça c'était la chanson qu'aurait pu avoir Gordon en tête, si le décor dans lequel il évoluait avec son bolide avait été plus propice à la bonne chanson française... Ce qui n'était pas le cas.

Plus il avançait en direction de la Grand Place et plus le nombre de cadavre et de débris sur sa route s'accumulaient. On ne pouvait pas en dire autant des êtres vivants... On se serait cru dans un mauvais film de série B. Avec l'image d'un motard qui évoluait seul à travers un décor d'apocalypse.

Plus la distance parcourue par le mercenaire augmentait, et plus son inquiétude vis à vis de sa compagne grandissait. Il arriva d'abord sur les lieux où avaient été sensé avoir lieu la fête de présentation des nouveaux animaux de la ménagerie fantastique. Tournant avec sa moto autour de la scène, notre ami pu sentir un nœud abominable se former dans son estomac. Cela avait été un carnage... Les lieux arborait à présent de magnifiques nuances de rouge sang un peu partout... S'il restait des personnes à secourir. Elle n'étaient certainement pas ici...

Son unique espoir résidait en la dernière indication qu'avait pu lui fournir sa compagne, par téléphone, juste avant un silence total. C'était d'ailleurs ce dernier détail qui l'inquiétait le plus. Ce silence de mort qui régnait partout autour de lui. Quoi qu'il ai pu se passer ici, la fête était finie, cela ne faisait plus aucun doute.

Il tourna alors la tête en direction de l'hotel de ville qui était tout proche. De là où il était, l'endroit lui semblait tout aussi mort... Plus inquiétant encore... quelle était cette fumée Noire qui sortait des fenêtres.

Arrivait-il trop tard ? ... Son inquiétude était telle qu'il n'arrivait même plus à penser... Mais s'il se passait quelque chose, cela ne pouvait être que là bas... Tomberait-il sur des survivants, ou sur une meute de créature en train de terminer tranquillement leur repas ?

Il n'en savait rien... Les seules bestioles qu'il avait pu voir jusque là, gisaient dans la grande avenue un peu plus loin... A l'heure actuelle, il n'avait aucune idée de ce qu'il pouvait bien encore se trouver ici. Si ça se trouvait, le danger était encore partout autour de lui et il l'ignorait encore...

Ce n'était plus le moment de réfléchir, mais de foncer. Qu'importe ce qu'il trouverait au bout de sa course.

De sa main gauche, il dégaina son Desert Eagle. De sa main droite, il tourna l'accélérateur de sa bécane, et fonça en direction du grand bâtiment municipal.

Une fois arrivée au niveau du grand escalier, la prudence aurait exigée qu'il arrête là son engin, et entre avec discrétion à l'intérieur de la bâtisse. L'heure n'était plus à la prudence...

Sans ralentir son allure, il emprunta la grande allée centrale, réservée aux handicapés. Une fois arrivé en haut, le bolide et son nouveau propriétaire, firent un bond léger, pour s'engouffrer comme une balle, à travers les grandes portes qui étaient ouvertes.

Entrée Ô combien spectaculaire... Mais parfaitement inutile. Se réceptionnant et stoppant sa machine dans un dérapage contrôlée, Gordon constata que tout était terminé ici... Aucun festin n'était en cours, et la fumée qu'il avait aperçu n'étaient que les restes de quelque incendie, déjà éteint par les douches anti-incendies.

Il pointait seulement son arme sur quelques survivants apeurés par son arrivée. D'autres beaucoup plus habitués à ce genre de petite sauterie, ne faisaient que se demander qui était cette étrange cavalerie qui arrivait un poil en retard.

Gordon se moquait des réactions qu'il avait dû susciter... Quand son regard aperçu enfin une tignasse blonde, fort reconnaissable, parmi les gens encore présent, il remit son arme dans son holster.

Peut être que le reste de la ville était en proie au même chaos qu'il avait entraperçu jusque là... Mais à présent qu'il voyait sa compagne toujours vivante, il n'y avait plus rien d'autre qui comptait. Il s'en voulait d'être arrivé en retard pour lui venir en aide... Mais il aurait tout le temps de lui expliquer en chemin qu'il avait eu quelques problèmes également.

" Charlie... Monte."

 C'était la seule chose intelligente à dire, au vu de la situation absurde dans laquelle il s'était mise. Lui le cavalier de pacotille, sur son cheval de ferraille, venu porter son secours à une princesse qui s'était visiblement très bien débrouillée sans lui... Et il en était assez fier il fallait l'admettre.

 Après tout... Qu'importe le regard des autres convives, la jolie blonde, c'était tout de même lui qui l'embarquait au final.

Quand elle se décida à venir le rejoindre, il accueilli cette dernière par une étreinte, ainsi qu'un baiser passionné. Il lui dit enfin la dernière chose qu'il avait sur le cœur.

" Galway, c'est terminé... Est-ce qu'il y a des affaires que tu veux récupérer chez toi ? "

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Charlie Dickens
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MessageSujet: Re: L'Hôtel de ville   Ven 30 Mai 2014 - 16:22

Ils avaient réussi enfin à toucher l’un des escargots mutant ! Charlie aurait été particulièrement fière d’avoir touché une cible mouvante, s’il n’en restait pas un bon paquet à éliminer avant de se réjouir. Un peu ballot tout de même d’avoir atteint la même cible que Keith, mais bon, au moins ils allaient être certain que ce machin gluant là resterait à terre !

Sans attendre, Starsky et Hutch se retournèrent, pistolets toujours en mains, afin de réduire les rangs des Barghests aidés de Juliet, pendant que la gamine s’occupait visiblement du dernier Snailsaber avec son nouveau toutou de compagnie. En moins de temps qu’il faut pour le dire, le quatuor mortel avait vite fait d’éliminer toute menace du hall de l’hôtel de ville. La foule toujours présente avec eux commençait enfin en se calmer.

Charlie était encore sur ses gardes, Galway avait toujours deux trois As dans sa manche. Parcourant rapidement la salle des yeux, s’assurant également que ses compagnons d’infortune n’étaient pas blessés, l’anglaise ne repéra rien de trop anormal, enfin, sauf les entrailles de monstres éparpillées partout.

C’est à ce moment qu’un bruit, peu ordinaire dans la situation actuelle, se fit entendre au loin, se rapprochant à une vitesse considérable. Une moto fit son entrée par les portes grandes ouvertes du hall, quelqu’un se fichait visiblement de tout et n’avait rien à perdre en voulant foncer dans le tas, sauf qu’il n’y avait plus de tas… Charlie reconnue Gordon, pressé de venir leur prêter main forte visiblement, arme en main. Seulement, ils s’étaient débrouillés cette fois. Il ne perdit pas de temps en lui disant de monter avec lui par contre.
Aucune question ni aucunes objection passa par le cerveau de la blonde tandis qu’elle se dirigeait vers la moto. Tournant légèrement la tête vers ses comparses de massacre, elle inclina légèrement la tête en signe d’au revoir.

-Merci… oh et, ça vous appartient ça commissaire.
Dit-elle, enclenchant la sécurité du Beretta avant de le lancer à Keith.

Montant sur la moto, Charlie s’accrocha à Gordon, sachant très bien qu’elle allait être la suite des choses.

-Non.

Elle laissait sa vie ici, prête à en démarrer une nouvelle ou même plusieurs autres… Rien ne comptait plus, sauf lui et s’il partait, plus rien au monde ne la retenait dans cette ville dangereuse. Ils pourraient aller où ils voudraient, être qui ils voudraient, faire ce qui leur chanteraient. L’avenir était incertain, mais malgré tout, attirant.
La moto se remit en marche et la dernière chose qu’on peut voir fut les deux amoureux quitter le hall et s’engouffrer dans les débris extérieurs... pour ne plus revenir.
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Juliet Ahston
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MessageSujet: Re: L'Hôtel de ville   Ven 30 Mai 2014 - 21:53

Ça avait marché... La suite de leurs actions combinées avait eu l'effet escompté et les répercutions n'avaient été que matériel, si on laissait de côté les bestioles qui finissaient en charpie bien évidemment. Juliet ne savait pas si elle devait être ravie que tout se termine finalement bien, ou si elle devait regretter que les évènements dégénèrent systématiquement dans cette ville... Car quel intérêt aurait-il à se satisfaire d'un carnage d'espèces animales rares si le quotidien de Galway ne s'était composé que de dîners dansants barbants et de parties de cartes interminables... Parce que cette ville était ce qu'elle était qu'ils étaient ainsi obligés de se ravir d'avoir survécu une fois de plus à un massacre programmé. Auraient-ils jamais un soir sans drame ? Une fête sans dérapage surnaturelle ? Un univers juste normal où évoluer, grandir, vivre sans peur ?
Oui, ils avaient gagné ; la pyromane sentait un mal de tête gonfler contre ses tempes, alors que le rideau de pluie des extincteurs éteignait les dernières traces des cocktails dévastateurs. Une grande fatigue l'étreignait, une lassitude qu'elle n'expliquait pas particulièrement. Que se serait-il passé si elle s'était écoutée et si elle avait quitté la soirée dès que l'ennui l'avait gagné ? Aurait-elle mieux dormi une fois qu'elle aurait appris le nouveau désastre auquel elle aurait échappé ? Arriverait-elle à jamais bien dormir à rester ici, dans un endroit où à chaque instant l'irréel lui rappelait qui elle était ? Oui elle se sentait soudainement lasse. Gagner dans pareille circonstance n'avait pas une saveur particulière, car la survie en était le point d'honneur. Une survie bien trop quotidienne pour qu'elle soit garante d'une joie particulière à l'avoir conservée encore davantage.

La brune s'appuya contre la table voisine. Celle-ci était recouverte de débris divers mais elle n'y prêta pas la moindre attention. Son regard ne s'attardait sur rien, jusqu'à l'instant où une moto entra en trombes vrombissantes dans le bâtiment. Une cavalerie tardive apparemment... Une cavalerie avec un objectif bien précis : Charlie. Il venait chercher sa belle. Et maintenant qu'elle les voyait ensemble, elle était sure qu'elle les avait déjà croisé en tant que couple lors d'autres évènements de ces deux dernières années. A peine un regard en arrière et la blonde s'agrippa au blondinet pour disparaitre dans un nouveau ronronnement de moteur. L'Irlandaise n'était pas particulièrement affectée par ce départ rapide, n'étant pas proche de l'Anglaise, comme d'aucune autre personne présente ici. Pourtant, elle fixa de longues minutes la porte défoncée par laquelle ils étaient partis... Autour d'elle, les gens reprenaient leurs esprits, mouillés, trempés par un mélange de bouillies animales et d'eau. Certains s'avançaient un peu hagards vers la sortie, se tenant cependant bien éloignés des trois "combattants" restants. Peut-être craignaient-ils que la folie qui les avait poussé à réagir contre les bestioles ne les porte encore et ne les fasse faire de nouveaux massacres contre leur personne désormais... ? Au moins, avaient-ils fait quelque chose ! Ne pouvaient-ils leur reconnaitre ce fait ?! Juliet s'en moquait pourtant royalement. Autre chose l'intéressait désormais. Autre chose la motivait.

" Bonne nuit... " dit-t-elle, avec un petit sourire, au policier et à la petite demoiselle. Un merci bien dissimulé pour l'aide apportée. Un merci silencieux, car on ne leur adresserait pas plus.
La jeune femme s'éloigna à son tour, ses pieds ne cherchant même pas à éviter les miasmes organiques qui tapissaient le sol sur son chemin.
" Bonne vie ! " leur lança-t-elle en se retournant une dernière fois. Son regard embrassa les dégâts. Ses yeux lui renvoyaient une vue brouillée de la réalité tant le mal de tête s'était maintenant installé.
Elle s'en allait. Elle quittait tout ça. Jamais plus elle ne voulait voir de choses pareilles. Plus jamais elle ne voulait prendre part à un quelconque affrontement. Ses pas la menèrent naturellement vers l'appartement de James. Elle voulait partir oui, mais pas seule. Seule, elle n'y arriverait pas : affronter le monde réel lui semblait un défi bien plus difficile que n'avait été l'extermination fumeuse de ces bêtes affreuses. Plus que jamais, ce soir, elle avait besoin de lui. De sa douceur, de ses attentions, de sa patience, de son amour... De cette vision d'elle qui la rendait belle et unique.
Elle avait l'impression d'avoir passé sa vie à survivre -depuis le jour où sa maison prit feu...- ; aujourd'hui, elle voulait juste vivre. Vivre avec l'homme qu'elle aimait. Vivre quelque part où elle pourrait simplement être Juliet, sans craindre cette Pyro. Elle était persuadée qu'une fois dans une vie normale, véritablement normale, tout s'arrangerait. Elle pourrait vivre sa vie sans peur, avoir une famille, sa famille. Où iraient-ils ? Peu lui importait tant qu'ils restaient ensemble...

Elle n'eut pas besoin d'insister beaucoup pour le convaincre...
Mais la suite est une autre histoire...

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Car le feu qui me brûle est celui qui m’éclaire. (Etienne de La Boétie )
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