AccueilCalendrierFAQRechercherMembresS'enregistrerConnexion

Partagez | 
 

 L'Hôtel de ville

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4  Suivant
AuteurMessage
Invité


MessageSujet: Re: L'Hôtel de ville   Mar 29 Nov 2011 - 19:49

Jessica NorwelElle fit une grimace quand elle entendit la proposition et vit la femme tendre son bras pour qu'un vampire goute à son sang. Elle frissonna pour terminer alors que le souvenir de la morsure au cou refaisait surface. Elle passa sa main sur la légère cicatrice qui était encore visible.

Finalement alors qu'elle restait comme hypnotisé par ce bras (vive l'alcool !), elle n'eut pas la possibilité de voir la trajectoire de la bouteille que lança Stasi. Elle eut juste le son d'une éclaboussure et, lorsqu'elle tourna son visage vers l'origine du bruit, la délicate vision d'une Llylewin trempée.

Entendant le commentaire de l'intéressé, elle finit par éclater d'un rire franc. Comment pouvait elle résister après tout ?


- Dans le mille !
Revenir en haut Aller en bas
Invité


MessageSujet: Re: L'Hôtel de ville   Mar 29 Nov 2011 - 21:43

Grace BroderickLes paupières de Grace papillonnèrent tandis qu'elle portait une main à sa bouche figée en "O". Tout s'était passé très lentement : La bouteille était passée devant ses yeux comme au ralenti, la gerbe d'eau aspergeant la vampire avait formé un éclat cristallin de toute beauté, sublimé par les lumières de la pièce. C'est sur cette eau brillante entrant en collision avec la tête de Llylewin que Grace cala. Littéralement. La tête lui tourna et elle reprit ses esprit, juste à temps pour entendre l'exclamation de sa voisine. C'est à ce moment-là qu'elle se rendit compte de ce qui venait d'avoir eu lieu et de l'hilarité de Stasi et de Jess. Les yeux grands ouverts, elle se pencha - se coucha quasiment sur la table, en fait - pour fusiller ses voisins du regard, se levant ensuite précipitamment en saisissant des serviettes sur la table pour se pencher et les tendre à la vampire.

- Il ne sont pas dans leur état normal, pardonnez-leur.

D'un oeil plus que trouble, l'infirmière jeta un coup d'oeil derrière elle, se demandant quelle mouche les avait piqués.
Revenir en haut Aller en bas
Llylewin
Vampire
avatar

Messages : 2199
MessageSujet: Re: L'Hôtel de ville   Mar 29 Nov 2011 - 23:56

Llylewin n’avait rien vu venir. En moins de temps qu’il ne faut pour le dire, elle reçut un projectile en pleine tête et se retrouva toute mouillée –de la partie supérieure pour une fois, voilà qui avait au moins le mérite de changer.

Il ne lui fallut pas longtemps pour repérer l’auteur du crime, c'est-à-dire Stasi, qui fanfaronnait de l’autre côté de la table. La vampire lui lança haineux et songea tout d’abord à lui bondir dessus pour lui enfoncer ladite bouteille dans le rectum. Cependant, elle réussit à se maîtriser après avoir jeté un œil à la Gouverneur qui se trouvait tout de même juste à côté, il n’était pas question de se faire mal voir par une personne haut placé à cause des gamineries de son cher « mari ».
Bien au contraire, utilisé intelligemment cet incident pourrait lui servir, en montrant par exemple que le lycan était une personne instable avec un fort penchant pour la boisson – il était visiblement ivre – et pour les violences conjugales. La preuve, il venait de la frapper à l’aide d’un projectile !

Attrapant les serviettes en papier tendues par l’humaine de l’autre côté de la table, Llylewin s’épongea brièvement le visage avant d’énoncer le plus sereinement possible en maitrisant la rage qui bouillonnait en elle et sans bouger de sa chaise:

Madame le gouverneur, me donnez-vous la permission de tester votre application tout de suite et de vider ce triste individu de son sang ? Si ce n’est pas le cas, pourriez-vous le faire sortir car je ne suis pas d’humeur à supporter ce genre d’outrage longtemps.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Charlie Dickens
Humain
avatar

Messages : 619
MessageSujet: Re: L'Hôtel de ville   Mer 30 Nov 2011 - 16:12

Charlie était restée figée sur place en voyant le bouteille décoller d'un côté de la table pour aller s'écraser de l'autre côté, sur Llylewin. Placée de façon ''stratégique'' au bout de la table, elle avait suivit au ralenti d'un simple mouvement de tête la bouteille traverser l'assemblée. Dickens avait également retenu son souffle, craignant la réaction de la vampire qui serait, à coup sûr, furibonde.

N'imitant toutefois pas ses voisins de table, elle s'abstint de rire ouvertement à gorge déployée, du moins en apparence, car à l'intérieur d'elle-même, Charlie était tout simplement morte de rire. C'était en quelque sorte un espèce de léger retour des choses, bien que loin d'être équivalent à ce que Llylewin lui avait fait, c'était déjà pas si mal. La vampire se garda de toutes réactions trop colériques, se qui détendit Dickens qui n'avait vraiment pas envie d'être coincée entre des vampires, des lycans et des gens apparemment ivres dans la même pièce.

Charlie posa son regard sur la fenêtre, observant le décor extérieur, attendant de voir la suite des choses par rapport à la requête de cette chère Llylewin et se dit qu'à sa place, elle aussi aurait probablement proposé ce genre de solutions radicales... Amusée, Charlie appuya nonchalamment son menton sur son poings, fixant patiemment la gouverneur, d'un regard un peu joueur se sentant très légèrement plus... gaie, à croire que le comportements de ses voisins de gauches était contagieux. Tant mieux si cela lui enlevait sa tête d'enterrement !
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Kelly
Lycanthrope
avatar

Messages : 355
MessageSujet: Re: L'Hôtel de ville   Mer 30 Nov 2011 - 20:30

Comme la veillée était à la base prévue pour durée toute la nuit, Kelly avait prit avec elle un énorme paquet de chips et un thermos remplit de soda à l'orange. Mais si elle avait sut que les évènements tourneraient de la sorte, c'est du popcorn qu'elle aurait emporté. La bouteille, le vecteur force parfaitement répartit, tout semblait devenir sacrément drôle. Tant mieux, elle commençait à en avoir un peu marre de ce débat superficiel, stérile et sans intérêt. Mais même si elle se serait ennuyée à mourir, elle n'aurait put se résigner à partir. Elle n'aurait put s'empêcher de regarder Grace dans sa lunette et de se délecter de ces pincements de douleur et de réconfort mêlés. Elle pouvait déjà spéculer sur les relations entre les différents individus présents dans la salle. Toujours est-il que lorsque l'impact eut lieu, Pistache ria un instant, rire suivit d'un "Buuuuuut !".

_________________
Un crayon Titi ça donne du courage, tu t'sens moins seul, ça t'donne envie d'tous les niquer une bonne fois pour toute. Ça t'donne envie d'les trainer dans la boue, à base de crayon Titi !


Dernière édition par Kelly le Jeu 1 Déc 2011 - 18:30, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
avatar

MessageSujet: Re: L'Hôtel de ville   Mer 30 Nov 2011 - 21:53

Nolan FieldA la proposition du gouverneur ses yeux se plissèrent mais un sourire se dessina sur son visage. Toutefois il n’était pas spécialement prêt à manger du lycan, décidément pas facile de comprendre ce vampire…
Mais il n’eut guère le loisir de répondre qu’une joute verbale commença entre Stasi et Llylewin, il préféra simplement regarder ce spectacle, léger sourire en coin.
Le moment où la vampire la plus âgée de la table se prit une bouteille en pleine face, il ne cacha pas un certain amusement devant une scène aussi pittoresque, il fallait bien le dire. Il était assez étonné de sa petite réaction, bien sûr, se jeter ainsi sur une personne devant le gouverneur n’était pas la meilleure chose à faire, mais quand même.


- Enfin un peu de divertissement. Gardez votre sang au chaud, gouverneur, j’en aurai peut-être besoin plus tard si le spectacle en vaut la chandelle.

Esquissant un sourire, il posa ses deux coudes sur la table, presque impatient de voir la suite.
Revenir en haut Aller en bas
Gianna Giacometti
Administration
avatar

Messages : 687
MessageSujet: Re: L'Hôtel de ville   Dim 4 Déc 2011 - 14:15

Madame la Gouverneur ne put retenir un léger mais perceptible soupir d’exaspération lorsqu’elle devina qu’un élément perturbateur était en train de se produire au beau milieu de sa réunion. Privée de la vue, il lui fallut quelques instants de plus que l’assemblée pour comprendre de quoi il en retournait exactement, mais elle ne tarda pas à comprendre : le médecin, vraisemblablement éméché avait lancé une bouteille d’eau ouverte (déduction finement tirée de ses paroles et des quelques éclaboussures qu’elle avait reçu au passage) sur la dame vampire à sa gauche, qui ne semblait pas ravie outre mesure.

Gianna savait qu’elle se devait d’intervenir immédiatement sous peine de voir ce rassemblement tourner à la querelle de bac à sable géante ou même bien pire : mélangez une pincée de lycan saoul avec une pointe de vampire énervé, assaisonnez de quelques humains et vous obtenez un parfait cocktail Galwaytof.


Je pense au contraire que c’est de sang froid dont je vais avoir besoin ! soupira-t-elle en rengainant son avant-bras.

Mr. Tabaristan, j’espère que vous savez mieux vous tenir dans votre clinique que dans une mairie, sans quoi je plains vos patients ! Je pense qu’une petite nuit en cellule de dégrisement vous fera le plus grand bien, ainsi qu’à votre amie Miss Norwel qui semblait tant admirative devant vos talents de tireur.

Miss Giacometti fit un signe de la main, et cinq policiers armés firent leur entrée dans la salle de conférence.
Emmenez-moi ces deux là, fit-elle en désignant les deux ivrognes d’un geste de la main.

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
avatar

MessageSujet: Re: L'Hôtel de ville   Dim 4 Déc 2011 - 18:58

Jessica NorwelElle fronça les sourcils en entendant le commandement de la gouverneur. Elle ne comprenait pas ce qui lui arrivait.

* Aurais-je bu ? *

Cette question s'imposa en elle malgré le fait qu'elle n'avait aucun souvenir d'une beuverie qui se serait déroulée avant cette réunion. Pourtant, elle devait l'avouer, elle était sous l'emprise d'une substance. Elle se sentait vaseuse, elle réfléchissait au ralenti, elle riait bien trop facilement, surtout lors d'un tel événement.

Elle se sentit arrachée à son siège bien trop vite à son goût par des policiers. Elle en fut courroucée malgré elle et finit par l'exprimer.


- Mais ! Je n'ai bu aucune goutte !
Revenir en haut Aller en bas
Stasi
Lycanthrope
avatar

Messages : 417
MessageSujet: Re: L'Hôtel de ville   Dim 4 Déc 2011 - 19:16

Le doc s'attendait à une réponse digne de ce nom de la part de la vampire. Mais non, il sembla qu'elle réussisse à se contenir, et à la place c'est Gianna qui intervint, décidant de punir le lycanthrope.
On ne peut pas dire que le doc trouva juste le fait qu'elle le traite d'ivrogne alors qu'il n'avait rien bu. Chose qui arrivait apparemment également à Jessica. Aussi il pris le temps de dire ce qu'il pensait avant de quitter les lieux, comme un prince.

"D'abord vous proposez de boire votre sang, maintenant vous nous mettez en cage cherchant des excuses pour justifier vos actes.... Vous savez si vous voulez exprimer vos penchants je suis sur que l'établissement de ma femme possède des pièces spécialement faites pour les personnes ayant vos... Gouts... Ensuite pour ce qui est de ma façon de travailler au vu de comment vous dirigez cette assemblé et de ce que vous nous avez proposé, je serais vous je m'occuperais d'abord de mon job au lieu de juger les autres..."

Fier de ses dernières allusions, le doc décida de quitter la salle comme un prince... Enfin c'était sans compter cette maudite chaise qui vint se placer comme par hasard sur son trajet et qui occasionna une chute mémorable suivit d'un tout aussi magistral :

"Et mmmeerrrrrrdddd......"

Ce n'est qu'a l'extérieur que le doc "dégrisa" aussi rapidement qu'il c'était saoulé...

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Llylewin
Vampire
avatar

Messages : 2199
MessageSujet: Re: L'Hôtel de ville   Mar 6 Déc 2011 - 21:32

La vampire mobilisait comme elle pouvait tout son sang froid pour conserver son calme et rester un tant soit peu digne, ce qui n’est pas chose aisée lorsqu’on a ses cheveux en train de dégouliner le long de son visage et que le reste de l’assemblée a légèrement l’air de se foutre de votre tronche.

Cependant, malgré tous ses efforts, elle sentait monter en elle une rage incontrôlable, une sorte de fureur qui lui picotait les doigts pour sortir et qui commençait à faire gronder ses entrailles… Mais elle ne perdait pas de vue qu’elle ne pouvait pas se permettre le luxe de faire un scandale et de se mettre dans le collimateur d’un officiel, à plus forte raison d’une officielle avec l’air aussi ouverte d’esprit qu’une religieuse en fin de carrière ; c’est pourquoi telle une princesse la vampire se leva de sa chaise, droite comme la justice et se dirigea vers la porte, sa sortie étant chronométrée comme celle d’une bombe sur le point d’exploser.

5…4…3…


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
avatar

MessageSujet: Re: L'Hôtel de ville   Mer 7 Déc 2011 - 17:06

Grace Broderick- Mais...

Grace ne s'était pas encore rassise et eut juste le temps de s'écarter d'un bond avant que Stasi ne s'étale. Les yeux grands écarquillés, elle les regarda filer, Jessica et lui, escortés par des policiers solides. Mesure sans doute extrême...

Elle se recroquevilla sur sa chaise et tâcha de se faire discrète, maintenant qu'elle n'avait plus de voisin. Jetant un coup d'oeil aux autres citoyens qui s'étaient exprimés autour de la table, elle repéra celui qui semblait être un vampire, et la jeune femme qui semblait s'exprimer comme une humaine. Décidément, ils n'étaient vraiment pas nombreux ce soir, les représentants de cette bonne vieille race toute ordinaire...

Nerveuse, elle jetait des regards à la ronde, jouant avec la bouteille de vodka sortie de nouveau de son sac.
Revenir en haut Aller en bas
Gianna Giacometti
Administration
avatar

Messages : 687
MessageSujet: Re: L'Hôtel de ville   Jeu 8 Déc 2011 - 14:17

Le potentiel patience de Gianna était mis à rude épreuve ce soir ; non content d’avoir perturbé sa réunion, le médecin alcoolique se permettait de se donner en spectacle en l’insultant et en lui manquant de respect, elle ne savait pas ce qui la retenait de… Et d’ailleurs, qu’est ce qui la retenait ?

Très bien, puisque vous souhaitez ajouter « outrage à magistrat » en plus d’ « ivresse sur la voie publique » je rajoute à la cellule de dégrisement une journée de travaux d’intérêt généraux, certains murs de la ville ont besoin d’être nettoyés de leurs tags !

D’un geste de la main, les policiers emmenèrent les trouble-fêtes hors de la salle, suivis de près par la dame vampire, visiblement échaudée par ces quelques gouttes d’eau. Visiblement, l’atmosphère était loin d’être propice aux débats, autant limiter les dégâts et clore la réunion avant de se retrouver dans l’obligation d’enfermer tout le monde.

Bien, après ce regrettable incident je pense qu’il est inutile de poursuivre les débats, que je clôturerais d’un « l’abus d’alcool est dangereux pour la santé, à consommer avec modération ». Si vous avez des idées ou des requêtes à nous faire partager, la parole est à vous, c’est le moment ou jamais. Sinon, je vous remercie de votre présence et vous souhaite une agréable fin de soirée.


_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
avatar

MessageSujet: Re: L'Hôtel de ville   Jeu 8 Déc 2011 - 19:19

Nolan FieldQuelle ambiance ! En un rien de temps on passait d'une réunion peu peuplée, à une réunion décimée ... En même temps, avec des lycans pouvait-on vraiment s'attendre à autre chose ? Non parce que les quelques moments où il rencontrait ces bêtes-là, elles n'avaient jamais été particulièrement bavardes, moins subtiles que l'arrogance des vampires... Enfin, au moins cela avait le mérite de couper court à toute discussion qui paraissait futile.

Toutefois il ne pouvait pas partir sans commenter cette scène ridicule en affichant son traditionnel sourire, sa signature pour ceux qui le connaissaient.


- Quelle réussite ! J'espère que vos réunions ne finissent pas toutes comme ça, j'en aurais presque mal au coeur pour vous. Enfin, à quoi d'autre pouvait-on s'attendre, avec un tel sujet c'était soit la logique qui suivrait soit l'hypocrisie ... Pour une fois, c'est la logique qui l'a emporté.

Il me reste plus qu'à vous souhaiter une agréable nuit, et au plaisir de vous revoir dans une autre magnifique réunion comme celle-ci !


Nolan fit un bref clin d'oeil à Charlie et se leva, prenant la direction de la sortie les pensées déjà loin de cette soirée...
Revenir en haut Aller en bas
Charlie Dickens
Humain
avatar

Messages : 619
MessageSujet: Re: L'Hôtel de ville   Dim 11 Déc 2011 - 22:47

Charlie n'en revenait pas, c'était toujours comme ça les réunion à Galway ? Franchement on ne s'ennuyait pas ! Des gens ivres se faisant embarquer par des policiers, des vampires en colère, des lycans autoritaires... quoi que pour ce dernier point, heureusement que la gouverneur l'était sinon tout ceci ce serait terminer dans une pagaille monstre !

Charlie rétorqua au clin d'œil de Nolan par un sourire amusé par les touches sarcastique de sa sortie remarquée. Dickens se leva à son tour cette fois, s'adressant à la gouverneur à l'autre bout de la table, faisant alterner son regard doré entre cette dernière et Grace..

- Merci pour l'invitation, ce fut intéressant et fort... divertissant ! Pour ma part je n'ai rien à ajouter, donc si vous voulez bien m'excuser, veuillez passer une excellente fin de soirée mesdames.

Charlie ponctua son au revoir d'un léger signe de tête poli, puis quitta la salle de réunion tranquillement, admirant rapidement, encore une fois, le riche décor.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
avatar

MessageSujet: Re: L'Hôtel de ville   Jeu 15 Déc 2011 - 18:00

Grace BroderickUne gorgée de la bouteille de plastique. Un élancement. La tête lui tourna un instant. La bouche définitivement close, Grace se contenta quant à elle d'un hochement de tête, avant de sortir à la suite de Charlie. Elle n'avait plus rien à faire là. Et il n'y avait plus suffisamment d'humains dans la salle que pour lui permettre de s'y sentir en sécurité.

Cela avait été une très, très étrange réunion.
Revenir en haut Aller en bas
Kelly
Lycanthrope
avatar

Messages : 355
MessageSujet: Re: L'Hôtel de ville   Jeu 15 Déc 2011 - 21:45

La réunion avait dégénéré, au vu du comportement de certains individus. Elle avait bien l'intention de se renseigner sur se docteur, ce Stasi Tarabistan, il fallait dire qu'il était plutôt singulier. Pour tout dire, il plaisait à Kelly : il était assez drôle et avait un comportement qui n'était en aucun point celui d'un directeur de clinique. Néanmoins la réflexion de la femme qui était à côté de lui la fit tiquer. De toute évidence, le ton était surpris et dénotait de la sincérité de la personne cependant on ne pouvait que remarquer l'attitude caractéristique de la demoiselle. Ce n'est que lorsqu'elle vit le visage rosé de Grace (plus que d'habitude tout du moins), une bouteille à la main, le corps tanguant imperceptiblement après s'être brutalement levé, qu'elle la soupçonna de ne pas y être pour rien. En effet, les deux personnes étaient assises relativement proches de l'infirmière et elle connaissait son don pour en avoir été elle-même la "victime".
Lorsqu'elle sorit, Kelly confirma ses doutes en constatant que celle-ci ne prit pas sa voiture. Elle nota d'ailleurs la plaque pour pouvoir en tirer des informations et la suivit un instant, avançant tant bien que mal de toit en toit. Puis lorsque Grace rentra chez elle, Pistache s'en alla dans un cybercafé afin d'exploiter au chaud les informations qu'elle avait obtenue.

_________________
Un crayon Titi ça donne du courage, tu t'sens moins seul, ça t'donne envie d'tous les niquer une bonne fois pour toute. Ça t'donne envie d'les trainer dans la boue, à base de crayon Titi !
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Keith
Vampire
avatar

Messages : 220
MessageSujet: Keith arrive   Dim 11 Nov 2012 - 22:21

Juste après la tombée de la nuit, une Jaguar, rutilante et avec le bruit caractéristique des sportives, vient se garer sur le parking devant l’hôtel de ville. Un homme en sort. Les cheveux blonds, mi-long, coiffés en arrière de manière un peu désordonnés, l’individu enlève ses lunettes de soleil inutiles, en effet il fait nuit depuis une bonne demi-heure. Accoudé à la portière, il regarde le bâtiment devant lui avec un sourire amusé.

- C’est une ville charmante vraiment et cet édifice est imposant. Etonnant d’ailleurs pour une ville de cette taille. Humm… ça démontre toute la particularité de cette cité.

Il claque alors la portière de manière nonchalante et s’éloigne de son véhicule. Il porte un costume trois pièces de couleur noire, avec des chaussures noires de grandes marques, aussi bien entretenues que sa voiture. Il a une chemise blanche impeccable avec des boutons de manchette à l’effigie de l’emblème animal de son véhicule. Il lève le bras gauche sans se retourner et appuie sur la petite télécommande. Un double bip retentit et les warnings de la voiture clignotent.
L’homme rentre alors dans l’imposante bâtisse et se présente au garde de sécurité :

- Je suis Keith Milligan et je suis attendu par le gouverneur Giacometti. Merci de m’annoncer.

- Oui monsieur, le bureau du gouverneur se situe dans cette direction. Vous vous signalerez à sa secrétaire.

Avec un hochement de tête, Keith s’en va vers la direction indiquée tout en observant le mobilier et la structure de l’hôtel de ville. Puis, insidieusement, une odeur parvient à ses narines. Quelque chose qu’il n’a pas sentit depuis longtemps, une odeur primale. D’un seul coup, un déclic dans sa tête s’opère, il recule d’un pas et met sa main à l’intérieur de sa veste.

*Un Lycan ! Ou plutôt une Lycanne. Et j’ai laissé mon arme dans la voiture. Non, non, il ne faut pas raisonner comme ça. Respire. Tu es venu ici parce qu’il faut que tu te présentes. Et ne te laisses pas submerger pas ton instinct. C’était évident que seule une créature de la nuit puisse maîtriser cette cité. Et puis c’est excitant, parler normalement avec un garou. Essayer de ne pas se faire croquer, une nouvelle aventure en perspective.*

Reprenant sa marche vers le bureau, il aborde un sourire de circonstance. Il a bien eu raison de venir dans cette région, la première impression est toujours très importante. Et pour l’instant, il est ravi.
Keith s’arrête encore et se retourne à moitié.

*Trois cœurs qui battent. Trois hommes. Ils se cachent, mais je sens leurs odeurs et surtout leurs peurs. Leurs sangs circulent vite. Ils savent qui je suis. Une ville extraordinaire, je suis aux anges, enfin je me comprends, plutôt aux diablotins.*

Keith arrive au niveau de la secrétaire.

-Bonsoir. Monsieur Milligan. J’ai rendez-vous avec le gouverneur Giacometti. Pourriez-vous m’annoncer s’il vous plait.

- Elle vous attend. Vous pouvez rentrer Monsieur.

- Merci infiniment.

Keith s’approche de la poignée, mais hésite. L’odeur est plus forte. Son instinct lui dit de ne pas y aller. Mais l’excitation de pouvoir vivre ici, dans cette ville tellement spéciale. Il pousse la poignée et rentre.

-Bonsoir Madame le gouverneur. Je suis Keith Milligan et je viens vers vous ce soir pour vous présenter mes hommages et me présenter en bon et due forme.

_________________
Keith MILLIGAN

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Gianna Giacometti
Administration
avatar

Messages : 687
MessageSujet: Re: L'Hôtel de ville   Lun 12 Nov 2012 - 21:53

Le gouverneur Giacometti était en train de trier ses mails, une main sur la souris et l’autre sur sa tablette en braille. La journée de travail était terminée et Gianna aurait pu rejoindre ses appartements pour jouir d’un repos bien mérité, mais un rendez-vous quelque peu tardif l’avait retenue dans son bureau.

Elle ne connaissait pas la personne en question et ne savait même pas quel était l’objet de sa visite, pourtant elle avait tenu à honorer cet engagement comme n’importe quel autre, son poste ne lui permettant pas de jouer les divas en sélectionnant les individus qu’elle avait envie ou non de recevoir.

Lorsque son rendez-vous fit son entrée après été annoncé par la secrétaire, elle sentit immédiatement qu’il s’agissait d’un vampire, son aura froide contrastant avec son ton enjoué.


Bonsoir Mr.Milligan, lui répondit-elle poliment en lui tendant la main et en lui désignant le siège vide en face de son bureau de l’autre, je vous en prie, asseyez-vous.

Qu’est ce qui vous amène ici, dans ce bureau ?
demanda-t-elle, curieuse d’en savoir plus sur les motivations de ce vampire derrière son visage impassible aux yeux de marbre.

Se présenter ? Mais pourquoi donc ? En général les habitants de la ville avaient plutôt tendance à la fuir, surtout après qu’ils aient entendu parler de la gouverneur garou et de son jumeau commissaire vampire… A moins qu’il n’ait besoin de quelque chose, ou au contraire, des services à lui proposer ?

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Keith
Vampire
avatar

Messages : 220
MessageSujet: Re: L'Hôtel de ville   Mar 13 Nov 2012 - 11:34

Incroyable, elle est magnifique. Elle ressemble à une poupée de porcelaine tout en dégageant une autorité et une force incroyable. Je suis fasciné.

Keith va tranquillement s'asseoir sur le siège que lui propose le gouverneur. Tout en s'approchant il sent la chaleur caractéristique des Lycans. Il entend aussi le sang chaud dans les veines de son interlocutrice qui produit une mélodie très agréable à ses oreilles.

- Madame le gouverneur, veuillez m'excuser de vous déranger dans les affaires courantes de la cité, mais je suis un nouveau venu et une créature de la nuit en plus, donc je me sentais obligé de venir vous parler pour vous annoncer ma venue dans votre belle ville.
En effet, on m'a conté les mérites de Galway qui accueille en son sein beaucoup de vampires et de Lycans et peut-être d'autres créatures que je ne connais pas forcément. Je vous parle en toute franchise, car je préfère aller droit au but et être clair dans mes propos pour qu'aucun malentendu ne se glisse entre nous. Et cette façon de vivre, qui doit être très complexe je le conçois, m'attire.


Keith remet ses boutons de manchette en place et laisse le temps au gouverneur de bien comprendre ses propos.

- De plus, madame, je suppose qu'il y a des règles à respecter pour que la ménagerie, pardonnez-moi l'expression, vive en bonne harmonie. En parlant de mon cas, le meurtre pour se nourrir est banni bien entendu, mais y a-t-il des territoires de chasse à respecter ? Ou bien les humains sont-ils totalement protéger et devons-nous recourir à des substituts comme les animaux ou les poches de sang ? Toutes ses questions peuvent sembler étranges, mais je suis dans une ville étrange alors pour m'adapter au plus vite, il faut que je m'imprègne des règles de celle-ci.

Cette odeur est agréable. Pas de parfum pour gâcher les senteurs, elle est nature prête à être déguster. Restons calme, je ne suis pas là pour manger.

- Je ne sais pas bien entendu, si vous êtes exactement la bonne personne pour m'aiguiller dans cette ville, mais vous êtes l'autorité suprême de la cité.. Keith tourne la tête vers la fenêtre et semble réfléchir à son passé. Voyez-vous, quand j'étais aux Amériques, enfin je veux dire aux États-Unis, j'étais chasseur de prime, un très bon en fait et en côtoyant les autorités de près je me rends compte qu'il faut des règles et des lois, pas à outrance non, mais un ordre pour le chaos puisse s'organiser. Sans être trop stricte bien entendu, mais pour l'harmonie il faut une balance entre l'ordre et le chaos. Je ne sais pas si je me fait bien comprendre. C'est une chose nouvelle pour moi. Je ne voudrais pas vous faire perdre votre temps surtout

Keith remet ses boutons de manchette encore une fois et rapproche ses mains croisées près de son visage et observe les réactions de la poupée de porcelaine. Il regarde attentivement ses gestes et écoute les variations de son corps pour la comprendre. Le vampire est calme et attentif, ce nouveau challenge pour lui est une grande aventure qui l'appel. Une partie de cette aventure sera conditionnée par les propos du gouverneur.

_________________
Keith MILLIGAN

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Gianna Giacometti
Administration
avatar

Messages : 687
MessageSujet: Re: L'Hôtel de ville   Mer 14 Nov 2012 - 22:02

La démarche de Mr. Milligan lui semblait assez étrange, surtout pour un vampire : encore, elle aurait compris qu’un humain cherche soutien et protection et qu’on lui prodigue des conseils pour sa survie, autant elle avait du mal à comprendre les véritables raisons qui le poussaient à se présenter devant elle.

Bien sur, elle admirait la bonne foi qui consistait à venir se renseigner sur les us et coutumes de la ville, cependant elle redoutait que derrière cette apparente diligence se cache quelques desseins bien moins honnêtes… Ce qui serait d’autant plus stupide maintenant qu’elle connaissait son nom, peut-être un faux ? Et son odeur, qui lui permettait de reconnaître n’importe qui.

Bref, la première impression de Gianna était plus que mitigée.


Rassurez-vous monsieur Milligan, vous ne me dérangez pas, mon devoir est aussi de me mettre à l’écoute des citoyens ! Pour commencer je vous souhaite la bienvenue dans notre ville de Galway, et je peux voir qu’avant de poser vos valises vous vous êtes bien documenté sur notre population !

En ce qui concerne la nourriture, j’ai bien peur que vous ne puissiez pas vous fournir sur les humains, le meurtre ou les agressions sont interdites… Ce qui pose problème pour les vampires, j’en suis consciente.

Le sang animal est commercialisé en poches dans certains commerces, et l’hôpital Ste Madeleine commence à commercialiser des poches de sang humain ou lycan qui nous ont été fournis par des volontaires souhaitant vendre leur hémoglobine. Nous sommes en train de développer le commerce de sang lycan qui, je le sais, ne fais pas l’unanimité chez les vampires mais qui a pour avantage d’être une ressource quasi inépuisable…


La Gouverneur marqua une pause, croisant ses mains entre elles, tentant d’évaluer les réactions de son interlocuteur avant de reprendre :
Je dois vous avouer que nous ne faisons pas appel aux services de chasseurs de primes. La structure politique de la ville a été mise à rude épreuve ces dernières années, aussi nous tentons de stabiliser les choses en mettant en place une politique de transparence où tout doit passer par les voies officielles. Je pourrais toutefois vous mettre en relation avec mon frère, le commissaire général Giacometti, il sera plus à même de voir si vos compétences sont compatibles avec les actions de la police, mon rôle à moi est plus… Administratif, dirons-nous.

Seriez-vous éventuellement prêt à prendre l’uniforme des forces de police ou bien souhaitez-vous conserver à tout prix votre indépendance ? Parce que dans ce cas, vous auriez peut-être tout intérêt à ouvrir un cabinet de détective privé ou bien une société de surveillance privée ?

Gianna ne savait pas trop à quoi s’attendre. Enrôler une bonne volonté supplémentaire, qui plus est expérimentée selon ses dires, serait toujours bénéfique, mais elle ne savait pas si ce genre de profil était compatible avec un poste au sein d’une équipe. Certains étaient calibrés pour faire cavalier seul !

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Keith
Vampire
avatar

Messages : 220
MessageSujet: Re: L'Hôtel de ville   Ven 16 Nov 2012 - 15:11

Keith écoute attentivement. Il n'arrive pas à déceler la moindre peur, la moindre hésitation ou bien le moindre doute chez le gouverneur. Une vraie politicienne.
Mais toujours cette sensation d'oppression en lui comme s'il ne pouvait pas se libérer complètement. Si seulement il avait gardé son automatique.

- Le sang en poche de loup-garou tiens donc. Je n'ai jamais essayé et vous avez piqué ma curiosité, je vais essayer ce nouveau repas. C'est donc à l'hôpital Sainte Madeleine, je m'y rendrais dans les prochains jours. Savez-vous quelle personne je dois contacter là-bas ?

- Les voies officielles. Alors ça si on m'avait dit un jour que les vampires pouvaient passer par les voies officielles, je ne l'aurais jamais cru. Et bien soit, je suis votre vampire. Vous voulez de l'ordre, une certaine cohésion, je serais heureux de pouvoir vous aider.

Keith est intéressé par cette idée de pouvoir travailler pour la ville. Un concept qu'il n'imaginait même pas en rêve. Une telle proposition ne pouvait pas se refuser.

- Mais bien entendu, n'imaginez pas qu'être dans la police fera de moi un ange, n'oublions pas que nous autres les vampires avons des travers humains. Ahaha, elle est bien bonne, un être renié par dieu qui a le comportement des créatures du créateur. Vous avez saisi ?

Keith toussote et comprend bien que sa blague à deux euros ne fais rire que lui. Pour détendre l'atmosphère entre un lycan et un nosferatu, on a vu mieux. Il n'est pas très à l'aise et se comporte de manière un peu anarchique. Il bouge un peu sur sa chaise. La présence du Lycan, ne pas avoir son arme et se trouver devant une belle dont le sang l'attire et qui dirige la ville, tous ses paramètres font qu'il n'ait pas dans les meilleurs conditions pour garder son sang-froid (Wink)

- Votre frère est commissaire général. La loi c'est de famille alors. Si c'est vous qui me le demandez, je ne voie pas comment refuser. Une place dans la police, j'en serais honoré. Je ne vais pas prendre plus de votre temps précieux. Je vous remercie infiniment de m'avoir reçu et prodiguer vos conseils. S'il est possible d'avoir un entretien avec le commissaire dans la soirée ça serait merveilleux.

Keith attend la réponse puis se lève et se dirige vers la porte. Juste avant de partir il rajoute ceci :

- Au plaisir de vous revoir et merci encore de votre patience.

_________________
Keith MILLIGAN

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Gianna Giacometti
Administration
avatar

Messages : 687
MessageSujet: Re: L'Hôtel de ville   Dim 18 Nov 2012 - 22:06

Vous n’avez personne en particulier à contacter à l’hôpital. Présentez-vous simplement à l’accueil, ils vous adresseront à la personne de permanence.

N’ayez crainte quant à votre nature, le commissaire général et le commissaire sont tous deux des vampires, et nous n’avons aucun incident à déplorer à ce sujet. C’est notre politique actuelle, essayer d’intégrer toutes les natures à tous les postes pour tenter de cohabiter au mieux et de trouver des solutions réalistes, ce qui réussit plutôt bien à la police car les équipes de nuit viennent avantageusement compléter et équilibrer les patrouilles de jour.
Ce n’est ni en diabolisant les vampires et les lycans ni en les parquant dans des ghettos que nous réussiront à cohabiter tous ensemble, il est temps de sortir des croyances de nos grands-parents pour entrer dans le 21e siècle !

Quoi qu’il en soit, j’espère que vous réussirez à trouver un poste qui vous conviendra, si vous avez la moindre question, n’hésitez pas à revenir me donner des nouvelles, qui sait, peut-être mon frère aura-t-il l’occasion de m’en donner ? Je vous souhaite une agréable fin de soirée !


Une fois le vampire partit, Gianna resta quelques instants à son bureau pour boucler quelques dossiers et réfléchir un peu. Cette démarche était une première pour elle, était-ce le signe d’un changement de mentalité ou bien juste un acte isolé ? Seul l’avenir le lui dirait.

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Whoever
PNJ
avatar

Messages : 505
MessageSujet: Re: L'Hôtel de ville   Mer 7 Mai 2014 - 21:56

Mike était en train de passer la serpillère dans le grand hall. Dans quelques minutes ou dans quelques heures, selon la vivacité des personnes à dégommer le buffet à l'extérieur et la capacité des organisateurs à faire le tri et à rameuter le gratin à l'intérieur, tout le monde allait se ruer sur son beau parquet fraichement vernis.

Et, bien entendu, c'était le jour qu'avait décidé l'autre crétin de renverser une espèce de truc poisseux et collant sur son sol tout propre. Alors, dans la panique, l'urgence et l'agacement, il avait fallu nettoyer avant que les grandes pontes ne se décident à rentrer. Et pour ça, Mike utilisait son savant mélange d'huile, de cire et son ingrédient secret qu'il ne révèlerait jamais à personne. Bon, ok, ça glissait un peu si on faisait pas gaffe et, surtout quand c'était pas sec. Mais là il avait encore une bonne heure avant que tout le monde ne débarque, c'était plus que suffisant pour que ça sèche vu que ça prenait une grosse demie-heure pour que tout aille pour le mieux dans le meilleur des mondes.

C'est là qu'il entendit les cris venus de l'extérieur. Armé de sa serpillère, il s'approcha pour voir la porte principale s'ouvrir à toute volée et une foule de gens pénétrer dans le hall de l'hôtel de ville. Autant vous le dire tout de suite, ce fut un sacré bordel. Des adultes, des enfants qui hurlaient dans tous les sens sans qu'ils ne sachant quoi faire ni où aller.

Tout le monde sait qu'un mouvement de foule, c'est difficile à contrôler. Mais Mike tenta vainement, agitant sa serpillère dans tous les sens de remettre un peu d'ordre dans tout ça.

"Bon dieu faites attention !"

Ca, c'était juste avant qu'il ne se prenne un coup sur le  nez, qu'il ne s'écroule par terre et qu'il ne manque de se faire écraser par la foule qui ne l'écoutait absolument et qui glissait sur un sol presque totalement impraticable.

Et pendant ce temps-là, personne ne surveillait la porte arrière. Et bien entendu, c'est par là qu'une poignée de barghests en profitèrent pour rentrer, attirés probablement par l'odeur de nourriture. Bien leur en pris puisque, quelques secondes à peine après leur entrée, une des voitures dont le chauffeur avait perdu le contrôle fonça sur la porte qu'ils venaient de traverser pour se fracasser et bloquer toute possibilité de sortie de ce coté-là.

L'un des monstres se précipita sur l'estrade, un autre sur le buffet et les trois autres, glissant sans aucun contrôle sur le parquet, foncèrent dans le tas de gens. L’on pouvait voir que l’un des barghests qui fonçait sur la foule avait quelque chose dans la gueule, mais quoi ? Un poisson ? Un morceau d'humain ? Une fiole ?

Spoiler:
 

Alors que la foule semblait partager entre l'affrontement, l'héroïsme ou la fuite éperdue en direction de la porte par laquelle tout le monde ou presque était arrivé, cette dernière option leur fut malheureusement retirée par l'arrivée massive de… et bien oui, d'escargots… on aurait pu en rire en temps normal s'ils n'avaient pas eu la taille d'un veau, s'ils n'avaient pas eu ni ces dents pointues ni cette vitesse anormale pour leur race… enfin, à dire vrai, il n'était pas dit qu'il y ait quoi que ce soit de normal dans ces 3 abominations qui s'avançaient doucement mais surement en direction de la foule, empêchant tout mouvement pour retrouver l'air libre. Et, de toute façon, s'ils savaient ce qui se passait dehors, c'est pas dit que les gens auraient choisi la rue plutôt que d'être pris en sandwich entre des chiens et des escargots… encore que…

Et c'est là que, probablement en raison des nombreuses secousses ou à cause du crétin qui avait décidé de s'allumer une cigarette pour se calmer les nerfs et qui avait laissé tomber l'allumette sans l'éteindre dans le local poubelle, la pluie se mit alors à tomber du plafond, histoire de rendre le sol encore moins praticable.

Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Juliet Ahston
Humain
avatar

Messages : 921
MessageSujet: Re: L'Hôtel de ville   Dim 11 Mai 2014 - 13:20

Une chose évidente se produisit... C'était la suite logique de toute animation à Galway. Comme si une mauvaise étoile était incrustée au dessus de la ville et qu'elle s'obstinait à faire que chaque évènement tourne en eau de boudin. Pour ne pas dire en désastre... Plus ça allait et plus cela semblait aller en empirant.

Elle était restée perchée sur le bord de la fontaine, bien qu'elle eut repéré quelques têtes connues. Elle salua ceux qui la virent également mais n'avait pas envie de se fondre une fois de plus dans la masse des gens. Lorsque la foule se dispersa pour rejoindre le buffet, elle les perdit de vue. Du coup, elle s'assit là où elle était et suivit le groupe de musiciens qui se produisait alors. Puis il y en eut un autre et un suivant. Finalement la soif l'emporta et elle se fraya un chemin jusqu'au buffet, histoire de voir si elle réussirait à attraper un verre de quelque chose. Pas question de faire la difficile tant que ça désaltérait son gosier.
Alors qu'elle se disait qu'elle allait peut-être rentrer, car pas plus motivée que ça par la suite, cette fameuse suite arriva déjà. Il était alors plus compliqué de s'esquiver car tout le monde se retrouva parquer comme dans une boite de sardines pour voir les fameuses bestioles. Juliet resta donc où elle était et observa comme tout le monde les draps être retirés pour dévoiler les nouvelles créatures de la Ménagerie. Elle ne put s'empêcher de penser à James ; il aurait aimé être là pour voir ça, c'était sur. La voix de crécelle de la présentatrice était de trop, son blabla également... Mais personne n'était là pour elle ; c'était à peine si on la remarquait... jusqu'à ce que l'incident éclate et qu'on écoute alors avec attention ce qu'elle racontait. Cette histoire de poisson de la sagesse prenait tout son sens désormais... et malheureusement... Les incapables étaient partout et les pauvres innocents de cette soirée en faisaient les frais...

Mouvement de panique, dispersions, bousculades... La brune ne sut pas spécialement dans quelle direction elle allait, emportée par le flot. Un coup par ci, un coup par là ; à vous en donner le tournis.
Son regard capta l'hôtel de ville et elle se tint à cette direction. Elle ne fut pas la seule.
Le sol était glissant, fraichement ciré ou un truc comme ça. Conjuguer ça à une foule compacte qui s'engouffre dans le bâtiment et nous aurions pu avoir un beau bêtisier pour la fin d'année. Si les murs avaient constitué un rempart suffisant pour oublier les bestioles qui s'étaient enfuis de leur cage, motivés par la faim et une nouvelle intelligence.
Les loups entrèrent à leur tour, provoquant un nouveau retournement de la masse paniquée, histoire de leur échapper. Juliet s'était retrouvée contre les tables du buffet ; elle s'y agrippa pour ne pas subir cette nouvelle marée contraire. Grand bien lui en prit en voyant les escargots géants bloquer le passage. De près, ils étaient encore plus moches ! Pour couronner le tout, une pluie fine s'abattit sur eux ; les détecteurs de fumée s'étaient déclenchés.

" C'est le pompon... " laissa-t-elle échapper, un brin dépitée. C'était limite prévisible et pourtant... ils se laissaient tous avoir comme des bleus.
Elle aurait mieux fait de partir quand l'idée lui avait traversé l'esprit. Mais bon, maintenant, elle était là et elle comptait pas finir dans l'estomac d'un truc aussi répugnant et baveux.

Derrière elle, elle avisa des bouteilles d'alcool non entamées. Elle en décapsula une et glissa dedans un bout de papier tissu des nappes.
" Un coup d'main ne serait pas de refus ! " lança-t-elle à la dérobée, tandis qu'elle allumait d'un claquement de doigts la première mèche improvisée. Elle lança son cocktail sur l'escargot le plus proche.

_________________

Car le feu qui me brûle est celui qui m’éclaire. (Etienne de La Boétie )
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Charlie Dickens
Humain
avatar

Messages : 619
MessageSujet: Re: L'Hôtel de ville   Mer 14 Mai 2014 - 3:56

La sonnerie de son portable retentit, sortant la perchée de ses rêveries. Lâchant la foule des yeux, Charlie regarda rapidement le numéro qui s’affichait avant de sourire et de décrocher.

-L’homme le plus séduisant de tous les temps ?! Mais je croyais que c’était le téléphone de Gordon… il est pas loin au moins ?

C’était trop facile et la jeune femme adorait taquiner son amoureux. Au moins il était bon joueur… Ils commencèrent a discuter, la conversation allant de bon train, les bestioles se faisant présenter au grand public pendant ce temps. La foule semblait même toute intéressée par les nouveaux monstres à la gueule peu attirante grouillant dans leurs cages. Charlie grimaça en voyant les nouvelles surprises de la ménagerie, on était loin d’un truc paisible et inoffensif comme elle s’était naïvement permit d’imaginer. Non, encore une fois, c’était des trucs qui pourraient vous bouffer en deux minutes top chrono.

Alors qu’elle allait faire part de ses commentaires à Gordon au téléphone, la foule commença à s’agiter… c’était pas bon signe ça. Sautant en bas de sa branche sans trop de difficulté, Charlie commençait à rebrousser chemin, tentant de mettre un peu de distance entre elle et… le reste des machins présents ici.

Trop tard, des cris retentissaient déjà…

La foule commençait déjà à se mouvoir en panique, des gens étaient bousculés, piétinés, ça ne pouvait vouloir dire qu’une chose. De drôles de rugissements se faisaient entendre au travers des cris des habitants paniqués, des rugissements un peu trop près pour être encore dans les cages plus loin. Serrant son portable dans l’une de ses mains, Charlie n’entendait rien d’autre que les affolements autour d’elle et le battement de son cœur paniqué. Figée sur place, essayant d’éviter les passants, l’anglaise ne voulaient pas les suivre et cherchait où étaient les affreux monstres histoire de courir dans la bonne direction et pas avec cette bande de poulets sans têtes…

C’était peine perdue que de lutter contre le flot terrorisé, Charlie n’était ni assez grande ni assez imposante pour résister à toute cette bousculade et c’est bien malgré elle qu’elle fut entraînée dans l’hôtel de ville. Elle avait reçu quelques coups dans la manœuvre forcée, sa lèvre était fendue et la blonde avait bien faillit s’étaler quelque fois avant d’atteindre le hall de l’hôtel de ville, mais la simple idée de finir piétiner l’avait fait tenir bon. Enfin jusqu’à ce que les espèces de loups fassent leur entrée fort remarquée. La foule changea de direction sans préavis, la bousculant de nouveau, l’envoyant par terre près d’une des tables à buffet. C’est alors que Charlie remarqua que le sol était particulièrement glissant, comme pour arranger le tout.

Un regard rapide vers les bestioles, serrant de nouveau son portable, qui par miracle n’avait subi aucun dommage jusqu’à présent, Charlie tenta de se relever rapidement afin de se diriger vers la sortie pour ne pas servir de shish kebab aux loups, mais avant même de s’être redressé, les escargots dignes d’un film d’horreur de Del Toro bloquait LA SEULE SORTIE en vue… et cadeau en prime avec ce duo déjà si désirable, les gicleurs se mirent en marche.

-PUTAIN de saloperie de ville de MERDE !

Et merde l’eau, son portable, ça n’allait pas faire bon ménage… Gordon…

-Je suis coincée dans l’hôtel de vil…

Aller savoir si Gordon avait reçu la fin, son portable qu’elle croyait en bon état avait en fait une énorme fissure en plein centre de l’écran et la fin pluie qui coulait dessus venait de l’achever rapido presto… Lâchant un grognement de rage, Charlie lança son portable désormais inutile en direction des Barghests, se relevant enfin.

C’est alors qu’elle entendit la requête de quelqu’un. Se retournant elle reconnue immédiatement son ancienne coéquipière de cuisine… qui faisait de drôles de trucs avec ses mains. Et pis merde ! C’était pas le temps de poser des questions et de demander si professeur X était pas loin.
Sans perdre une secondes, Charlie rejoignit Juliet et compris le plan de cette dernière.

-Des Molotov dans la gueule des montres, j’espère qu’ils vont bien cramer !

Ramassant les bouteilles les plus près, l’anglaise ne se fit pas prier pour attraper les serviettes en papiers qui traînaient sur la table de buffet et commencer l’opération ''bien-cuit de Galway''.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Kelly
Lycanthrope
avatar

Messages : 355
MessageSujet: Re: L'Hôtel de ville   Mer 14 Mai 2014 - 15:01

Tartines de foie gras, œufs de cailles, crevettes, chips ! Kelly mangeait parfois l’un, parfois l’autre, souvent les deux en même temps, quelque fois même les trois, mais ne laissait jamais sa bouche vide. Celle-ci était maintenant toute orange à cause du soda de mauvaise qualité dont elle s’était engorgée. De la bouffe, Kelly s’en faisait péter la pense. Cela n’avait rien à voir avec la gratuité. Elle était suffisamment riche pour démarrer un élevage de cirrhoses de combat. C’était une question de profusion. Si vous aimez les chewing-gums colorés et faire des bulles avec, nager dans une piscine remplie de ces petites merveilles est bien plus pour vous ; un rêve indiciblement magique, voilà l'effet de la profusion. Pour elle, des banquets de ce genre, ça lui rappelait les kermesses locales de tel ou tel bled paumé, dans son pays natal. Ceux où l’on pouvait participer à un concours de bouffe jusqu’à en crever les pattes au ciel. Et ça, ça n’avait pas de prix.
Dieu bénisse la démagogie.

Lorsque la musique accapara toute l’attention des spectateurs et que le buffet avait finit d’accaparer celle de leurs estomacs, elle se rendit à la fontaine pour faire trempette. Si la chaleur n’était pas d’humeur partageuse ce soir, la foule faisait office d’été ; tourbe inflammable et auréolée de son jus. La jeune lycanne, non moins suffocante rejoignait l’eau bienvenue, où se trouvait déjà toute une tripotée de chiards. Certains, légèrement plus vieux, avaient son âge. Elle ne fut pas étonnée d’en reconnaître un avec lequel elle avait régulièrement joué quelques années auparavant. Deux même !

Elle enleva ses chaussures avec ses chaussettes et barbota en profitant de la musique. Le garçon, qui l’avait forcément vu, la reconnu et vint engager la conversation. Il faisait le fou avec ses amis et essayait de l’inviter à se détendre à base de bataille d’eau. Il n’y avait, certes, pas d’âge pour s’amuser - lui dit-elle - mais au vu de ce qu’elle avait engrangé, mieux valait s’en tenir à la plus parfaite immobilité possible, pour le moment. Nullement découragé, celui-ci s’assit à côté d’elle et commença à engager la conversation sur des sujets de son âge. Lui qui s’intéressait à de vieux groupes de rock, qu’il appelait volontiers “ classiques ”, sans savoir le moins du monde ce que cela voulait dire, elle qui ne portait aucun intérêt aux dits groupes, elle avec ses goûts musicaux douteux, criards et méconnus, elle avec sa vision égoïste de la musique, sa vision égoïste de toute sensation. Pour sa défense, le jeune homme ne s’en sortait pas trop mal. Il évitait les poncifs et réagissait plutôt posément lorsque son ami venait l’asticoter en disant qu'il ne savait pas draguer. Il la fit même rire une fois ou deux.

Lorsque les nouveaux animaux de la ménagerie furent dévoilés à Galway, elle en eut les yeux brillant de délice. Ces trucs, c’était vraiment trop… Trop cool ! Des escargots et des cochons mutants, voilà bien qui se rangerait aisément dans le top 10 de ses meilleurs souvenirs qu'elle avait eut de Galway cette année. Mais lorsque la présentatrice enchaîna par la présentation des saumons de la sagesse, elle n’eut plus qu’une nouvelle obsession, remporter le concours pour être la première à tester pareille opportunité.
Whaou ! Eh ben, on peu pas dire que ça incite à manger du bacon ces bestioles-là ! ” S’écriait le garçon qui seyait à ses côtés. “ Parce que les escargots te tentent plus, peut-être ? ” Rétorqua Kelly.
Il sourit et la regarda dans les yeux pendant plusieurs secondes, minant la réflexion.
- Hum… Pas vraiment. Manger une créature qui se déplace avec sa propre bave devrait être considéré comme déshonorant, pour moi.
- Hey ! Mais j’adore les escargots !
- Sauvageonne !
” Lança t-il avec une grappe d’eau au visage de la Pistache qui hoqueta de surprise et glissa dans la fontaine. Le garçon s’esclaffa et la rejoignit, tout aussi surpris, lorsqu’elle lui fit un croche-pieds, d’un air faussement indignée.

Mais c’est alors qu’il y eut comme un problème, comme quoi les poissons n’étaient pas les bons, comme quoi ils devraient être en or et... Oh, mais que voyons nous dans le seau du bonhomme, là-bas ?
Lorsque des hurlements commencèrent à retentir, elle comprit que les choses allaient encore se corser. Dommage, elle s’amusait pourtant bien.

On ferait mieux de se casser, dit un des amis du garçon, quelque chose me dit que ça se nourrit de petit cons, ce truc. John, sauve ta peau, c’est toi le plus vulnérable ! ” Les autres jeunes ricanèrent amicalement et commencèrent à sortir de la fontaine, bien moins inquiets que le reste de la populace. Ils semblaient avoir moins de mal à se faufiler de ce côté, encore calme, de la place. Il profitaient que la panique n’était pas encore à son comble pour prendre la poudre d’escampette, plus prudents que bien des badauds dans cet endroit.

Une main vint se poser sur l’épaule de Kelly, et un sourire affable l’accueillit lorsqu’elle se retourna.
T’en fait pas, ça va aller. Mais c’est pas tout de traîner non plus, hein ?
Hésitant un instant, elle le tira par la main vers la direction opposée aux horribles monstres. Elle était calme, et lui aussi.

Mais rapidement, les mouvements commencèrent à se faire plus brusque dans la masse ; la lie se mouvait de violents soubresauts. Lui, serrait sa main plus fort et elle, ne lâchait pas prise. Ils ceinturèrent un instant un abruti affolé qui poussait les obstacles de ses avant-bras glabres, mais par quelque espèce de miracle, il réussirent à rester ensemble. Jouant des coudes en équipe, allant là où ils en avait l’occasion, il parvinrent vers l’hôtel de ville.

Les escaliers étaient plus clairsemés : les gens, même en fuite, évitaient de s’aventurer sur les terrains peu praticables. Périlleuse la course sur des marches.
Soudain, tandis qu’il essayaient de rejoindre une ruelle adjacente, les snailsabers se montrèrent, énormes et baveux. Des hurlements hallucinés sortaient de leur gueule et de long corps gélatineux sécrétaient une sorte d'effervescente écume de mer. John tenta de l’emmener vers la rue opposée, mais Kelly vit que la foule était sur le point de s’y presser plus que jamais, et elle était certaine que, une fois bloqués dans cette direction, les snailsabers auraient tôt fait de les rattraper. Et alors, libre à eux des les déguster. Ce serait les saturnales de noël.

- Pas par là !
- Mais si, par où tu veux…

Elle planta ses deux talons dans le sol et le tira vers lui, serra sa main plus que jamais, les jointures en feu.
Fais moi confiance !
Il la regarda, hésitant, puis hocha du chef, l’air comme rassuré. Il semblait avoir compris qu’elle savait ce qu’elle faisait.

Haletant, il avalait les marches de l’hôtel de ville à ses côtés et remarquait, avec un étonnement croissant, qu’elle ne semblait pas le moins du monde fatiguée. Son visage ne traduisait aucune émotion, ce qui ne manqua pas de le laisser perplexe. Une bien étrange fille. Il ne l’avait pas vu depuis plus de deux ans, et voilà qu’ils avaient renoué le contact avec une telle facilité qu’il avait eut l’impression d’avoir à faire à quelque être venu d’un conte pour enfants. Elle semblait extrêmement réceptive, et en même temps libre. Alors, sans même s'en rendre compte, il décida qu’il avait confiance en elle, qu’elle saurait quoi faire, même si lui, non. Il était bien décidé à l’aider à sortir de cet enfer coûte que coût. Elle en valait le coup, quelque chose en lui le lui soufflait.

Un coup d’œil en arrière l’inquiéta cependant.
- Ils gagnent du terrain !
- Pas d’genoux, pas d’crampe, c’est malin ça !
” Fit-elle ; et elle pressa le pas, comme portée par une nouvelle poussé d’énergie, le tirant presque. Il se maintint à sa hauteur, faisant attention à ce qu’elle ne trébuche pas. Dans une telle précipitation, ce genre de chose était si vite arrivé. Derrière, les créature tendaient leur cou, comme si elles pensaient pouvoir happer les deux adolescents avec un centimètre de plus. Une traînée bourbeuse les suivait, achevant d’éclater nonchalamment quelques bulles brunâtres.

Mais leurs efforts furent récompensés. Arrivant enfin en haut des marches, ils voyaient, à cinq mètres seulement, les portes de l’entrée. A l’intérieur semblait déjà s’être activé la malchance, mais ce ne pouvait être pis que dehors. John, à bout de souffle, était toujours galvanisé de peur, mais une sorte d’assurance tint lieu en lui de réconfort. A voir tous ces adultes à l’intérieur, il se sentait moins désemparé, même s’ils n’avaient pas l’air bien débrouillards. Il pourrait du moins se concentrer sur Kelly, la protéger.

C’est alors qu’une mauvaise surprise changea de nouveau la donne : un troisième snailsaber venait de débarquer qui barrait la route avec, en guise de bienvenue, un air des plus menaçants, les yeux exorbités touillant l’air comme un doigt réprobateur. Paniqué, le garçon serra Kelly contre lui, la tenant à distance des monstres. Il ne savait quoi faire, il espérait de tout cœur qu’une des personnes de l’intérieur viendrait les aider d’une manière ou d’une autre, mais rien ne se passait, et leurs deux poursuivants les avaient presque rattrapé. Dans un instant, ils les auraient encerclés. Tant pis, il faudrait se défendre. Il en dégueulasserait ses pantalons, mais il ne laisserait pas ses carnivore visqueux s’approcher d’un seul pouce de Kelly. Pas plus que de lui-même, bien entendu.

Il jeta d’ailleurs un œil sur le demoiselle, pour s’assurer qu’elle allait bien. Ce qu’il pouvait en voir n’était pas bon signe. Il n'apercevait pas son visage, retournée qu’elle était, mais elle ne décrochait pas son regard des créatures, et ce qu’elle serrait sa main ! Elle semblait pétrifiée. Il n’était pas très optimiste, mais il savait que si elle se laissait aller de la sorte, il ne pourrait pas l’aider, malgré toute sa volonté. Il fit un grand effort pour se maîtriser et adopta le ton le plus définitif possible :
Kelly, écoute moi. Ça va aller. Je ne te laisserai pas tomber.

Et alors, elle se retourna vers lui. Son visage était éclatant de sérénité. Elle ne tremblait pas, et sa main restait toujours aussi serrée, ferme et rassurante. Et sa voix était posée et presque suave.
Oui, fit-elle, je sais.

Et alors, son genou tressauta. Ce fut bref, fulgurant. Comme un de ces spasmes nerveux dont tout un chacun fait l’expérience au moins une fois dans sa vie. Ses forces le lâchèrent sans même qu’il ne sans rende compte, ainsi qu’il lui été parfois arrivé, au sortir du lit, le matin. Ses forces le lâchèrent et il s’écroula, obligé de lâcher la main de Kelly pour se rattraper. Cul au sol, quelque chose brillait dans la main gauche de jeune fille. John pouvait voir, hauteur de son visage, une lame dégoûter de sang. Son jean épongeait un liquide chaud, presque agréable. Il ressentait la douleur, mais n’en avait prit conscience que lorsqu’elle s’éloignait de lui, à pas de félin, sans un regard pour lui.

Le froid l’envahissait et la tête lui tournait. L’incompréhension laissait place à la peur et la souffrance n'avait même pas eut le temps de prendre ses droits. Il n’en n’avait pas oublié les snailsabers, mais, bizarrement, tout lui paraissait loin, irréel. Pourquoi avait-elle fait cela ? Ils se rapprochaient.
Qu’avait-elle fait, au juste ?
Et ce liquide chaud. Il ne savait pas s’il était en train de se pisser dessus ou si…
WHAAA !
Les créatures se précipitaient sur lui.  Hurlements. Des crocs se plantèrent dans son échine et un filet assombrit sa veste. Les escargots le recouvrèrent de leur corps poisseux, craquement, laissant tout leur poids le subjuguer, et plongèrent leur tête pour le démembrer. Hurlements.

En un rien de temps, il ne restait plus que de maigres restes sanguinolents. Une structure osseuse sur laquelle persistait, ici un morceau de viande, la un tendon, là encore une touffe de cheveux.
La Pistache, elle, était déjà dans le hall.

Lorsque les créatures, non encore rassasiées, s’introduisirent dans la pièce, deux femmes entreprirent de confectionner des… Est-ce qu’elle rêvait ? Des foutues cocktails Molotov ?

S’emparant aussi d’une bouteille, elle la brisa et en laissa couler l’alcool. Elle tenait fermement le goulot et, dans son autre main, toujours le couteau.
Incendier l’édifice dans lequel nous nous sommes réfugiés est, de loin, la meilleur idée que j’ai jamais vu. “ Tança t-elle, lançant de toutes ses forces sa bouteille vers la tête d'un barghest - qui semblait avoir quelque chose dans la gueule.

_________________
Un crayon Titi ça donne du courage, tu t'sens moins seul, ça t'donne envie d'tous les niquer une bonne fois pour toute. Ça t'donne envie d'les trainer dans la boue, à base de crayon Titi !
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Keith
Vampire
avatar

Messages : 220
MessageSujet: Re: L'Hôtel de ville   Ven 16 Mai 2014 - 14:03

Keith finissait sa glace tranquillement. Il n'oubliait cependant pas de scruter la foule pour dénicher un fouteur de trouble. Il s'attendait à ce que la fête soit gâcher par une sortie en force de l'équipe de Jaro. Il avait d'ailleurs prévu tout un arsenal au cas où.
La fête battait son plein et des groupes de soi-disant musique jouaient sur l'estrade. A ce moment là, Keith décida de s'éloigner au maxium de ces bruits infernaux. Quand on a une ouie aussi sensible que la sienne, il est malvenu de rester aussi près de gueulards de leur espèce et de plus l'inspecteur préférait la musique dites classique. Et puis vint la présentation des animaux. Pour l'instant tout ce passait bien et pas de dreadlocks en vue ni de mutant taupe-garou dans les parrages. Finalement, peut-être que tout allait bien se passer. Mais nous sommes à Galway et ce qui devait arrivait, arriva. L'incompétence des gens était partout, même avec des animaux aussi dangereux en cage, les organisateurs ont fait confiance à des imbéciles. Sûrement des problèmes dus à la crise.

Et la foule partit dans tous les sens. Keith avait essayer de comprendre ce qui était en train de se passer et entreprit de faire son boulot de flic. Il essaya tant bien que mal de diriger les gens pour qu'ils s'éloignent calmement. Autrement dit, il n'arrivait à rien. La panique était totale. Il fut pris dans la foule et recula jusqu'à l'hôtel de ville. Il se trouvait dans le premier édifice qu'il avait visiter en arrivant en ville. Il se souvenait de la première rencontre qu'il avait faîtes ici même avec le gouverneur Giacometti. Pas le temps de révasser, il voyait ces maudits escargots qui arrivaient. Il rentra alors par les portes grandes ouvertes du bâtiment.

Le policier essaya de courir dans le hall mais il manqua de s'éclater la figure par terre. Le sol était glissant et il se rattrapa comme il put. Les snailsabers commençait à arriver. Keith se mit alors sur ses pieds et vit dans son champ de vision une bouteille partir dans leur direction. Il se retourna et vit Charlie avec une jeune fille brune et une adolescente avec le sourire aux lèvres. Il comprit ce qu'elles essayaient de faire. L'inspecteur leva la tête et sentit l'eau lui coulait sur le visage. Il regarda les trois demoiselles.

- Heuu.. sans vouloir offenser personne, allumer un feu sous la pluie, je ne pense pas que ce soit l'idée la plus judicieuse sur le moment. Permettez moi de vous aider de manière plus efficace.

Il sortit deux automatiques de sous son veston et s'approcha tel un patineur près de Charlie.

- Tenez trés chère. j'ai ouie dire que vous vous êtes entraîner avec Kieran. Il n'est pas aussi bon que moi pour ce domaine mais il est un bon enseignant. Il lui montre le pistolet. Beretta 92. 9mm Parabellum chargé avec des balles en argent. La sécurité est ici. Je vous en prie, montrez moi ce que le commissaire vous a appris.

Il avait donné une des ses armes à la seule personne dans la pièce en qui il avait confiance. Il était calme et souriant comme à son habitude. Il avait tellement vu de problème ces derniers temps que rien ne pouvait lui enlever son flegme pour le moment. Il commença à tirer vers les animaux les plus proches : Les snailsabers.

_________________
Keith MILLIGAN

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé


MessageSujet: Re: L'Hôtel de ville   

Revenir en haut Aller en bas
 

L'Hôtel de ville

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 3 sur 4Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4  Suivant

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Hell's Gate :: LA VIEILLE VILLE DE GALWAY :: 
Eyre Square
-